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Cette invention a pour objet=un procédé de récupération des métaux précieux, et en particulier des métaux du groupe du platine de la classification périodique des éléments qui sont perdus 'par exemple lors de réactions chimiques exothermiques par des catalyseurs formés par ces métaux ou par leurs alliages, par vaporisation ou par suite d'une séparation mécanique.
Pour pouvoir récupérer une fraction aussi grande que possible du mé- tal précieux formant catalyseur qui s'est vaporisé ou qui a été entrainé sous for- me de poussières, on a proposé notamment d'utiliser des matières et des disposi- tifs de fixation ou d'arrêt très coûteux, et de monter ces dispositifs en divers endroits de l'appareillage de réaction. Mais les quantités ainsi récupérées de platine, de rhodium ou d'autres constituants d'alliage-de ces métaux précieux for- mant catalyseurs n'ont pas donné parfaitement satisfaction, et par ailleurs la manipulation et le traitement de ces métaux en vue de la séparation et de la ré- cupération de ces métaux à l'état pur étaient compliqués, tandis que les matières de fixation employées étaient elles-mêmes coûteuses et risquaient souvent d'être. perdues.
Des expériences difficiles et prolongées en vue de permettre la ré- cupération des métaux du groupe du platine dans des conditions optima à l'aide de matières auxiliaires moins coûteuses et se prêtant à un traitement plus facile ont permis d'aboutir au procédé décrit dans ce qui suit et qui constitue l'objet de l'invention..
Le principe de l'invention qui est décrit ci-après et dont les moda- ' lités d'application peuvent d'ailleurs varier selon'les conditions de chaque cas particulier consiste à utiliser comme matière de fixation peu coûteuse et se prê- tant à un traitement facile l'un ou l'autre des éléments de groupes de matières, individuellement ou en mélange avec d'autres éléments de ce groupe, qui, aux tem- pératures de travail du catalyseur fournissent ou contiennent des produits stables et demeurant solides, de préférence des oxydes, ou ces produits'de chauffage eux- mêmes.
L'invention prévoit à cet égard l'utilisation des oxydes, des hydroxy- des, des carbonates, des nitrates, des acétates, des ferrites, le cas échéant des aluminates, des zincates ou des phosphates de calcium, de magnésium, de baryum; de strontium, ou même des métaux lourds fournissant des oxydes solubles comme le fer ou le cuivre.
Les matières de fixation constituées par ces composés ou provenant de ces derniers sont séparés, après épuisement de leur capacité de fixation et par dissolution dans des solvants appropriés, des métaux rares qu'elles contien- nent et qui sont insolubles dans le solvant en question.
Parmi les matières de fixation peu coûteuses et auxquelles il y a lieu pour cette raison de donner la préférence dans l'énumération susdite, il convient de mentionner le carbonate de calcium, pouvant se présenter sous la for- me du marbre naturel, et également la dolomite ou la magnésite. Ces minéraux brû- lent dans le four de traitement par contact après la mise en service de celui- ci, pour donner du CaO, du MgO, ou leurs mélanges lorsqu'ils ne sont pas-déjà sous l'a forme de ces oxydes. Le marbre ou les!matériaux analogues ont d'ailleurs l'avantage de pouvoir être aisément concassée'selon la granulométrie désirée.
Il importe dans tous les cas de veiller à ce que la teneur en fondants soit aussi faible que possible, ce qui donne lieu à un prqduit de chauffage dont la porosité naturelle présente un avantage au point de vue de l'effet de fixation.
II-importe également que la teneur en SiO2 soit faible et ne dépasse pas autant que possible 0,2%, sinon, lors de la dissolution de la masse chargée dans le four le résidu insoluble formé par le platine et ses éléments d'alliage est souillé de telle sorte par l'acide silicique que la suite du traitement s'en trouve rendue plus difficile.
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Si le four de combustion a un diamètre approximatif de 3 m et se prête à une charge approximative de 3 tonnes à 3 tonnes 1/2 de N par heure, calculée sur la base d'une batterie de quatre fours semblables de 3 m de diamètre chacun, et si sa température de fonctionnement est de 800 à 900 C, la grosseur de grains du marbre est de l'ordre de 3 à 5 mm et la hauteur du lit peut être par exemple de l'ordre de 165 mmo Le lit de marbre repose sur une toile ou un treillis mé- tallique constitué par une matière réfractaire ( par exemple la matière désignée par V2A, l'Ohmanité, le NCT-3 ou leurs équivalents) elle-même placée sur une robuste tôle perforée ou sur un autre support convenable placé à la partie infé- rieure d'un tablier et au-dessous de la masse du catalyseur.
Grâce au phénomène connu sous le nom de "détermination de la résistan- ce" c'est-à-dire grâce à une augmentation de la surface de passage du gaz résul- tant par exemple de l'établissement de la couche de matière de fixation sous forme d'ondulations ou de tubes, la résistance au passage du gaz peut naturellement être réduite le cas échéant, ou bien pour une même résistance la grosseur de grain de la matière de fixation peut être diminuée jusqu'à une limite minimum déterminée.
Il peut en outre être avantageux, dans certains cas, d'employer au lieu d'une matière première minérale granuleuse comme du marbre concassé ou son équivalent des grains réfractaires et insolubles ayant la grosseur uniforme dési- rée et qui, en vue de la constitution de la masse de fixation, ont été revêtus préalablement par l'un des composés ou des oxydes décrits, selon une épaisseur de couche convenable. Dans ce cas, la grosseur de grain optimum pour le passage du gaz est déterminée de façon définitive, et d'autre part il suffit d'éliminer par dissolution la couche superficielle de fixation lors du traitement après ex- traction, au lieu de la masse d'oxyde intégralement soluble. Ceci permet en ef-, fet de réaliser une économie supplémentaire en acide de dissolution ou en pro- duit analogue.
La masse décrite peut fixer les métaux du groupe du platine prélevés au catalyseur sous une forme quelconque. Sa capacité de fixation dépasse de fa- çon notable, du point de vue durée, la longévité du catalyseur lui-même.
Le traitement de la masse de fixation est extrêmement simple. Il s' effectue par exemple, lors de l'utilisation de marbre ou de matériaux analogues, par addition d'acides minéraux dilués, de préférence d'acide nitrique dilué, la masse de chaux éteinte additionnée d'eau, la quantité d'acide ajoutée devant être mesurée de façon telle que l'on ne descende pas au-dessous d'un pH de 6 à 7.
De cette façon, le platine métallique ne passe pas en solution. Le résidu ainsi obtenu, qui représente de 10 à 20% du poids de la masse de fixation extraite du four, est transformé en métal pur de la manière habituelleo ,
Bien que ces substances aient déjà en soi un effet de fixation très satisfaisant, on peut encore augmenter cet effet dans une mesure notable en recou- vrant la couche ou le lit de substance avec un organe de recouvrement perméable aux gaz, formé d'une matière résistant à l'incandescence, dont la perméabilité aux gaz est au moins égale ou supérieure à celle des grains sous-jacents ou de la couche de matière de fixation autrement conformée.
On peut utiliser pour for- mer ce recouvrement une tôle perforée ou fendue, mais on emploie de préférence un treillis ou une toile métallique en matière résistant à l'incandescence et à l'action de la flamme, comme les alliages V2A, V4A et NCT3, ou l'Ohmanite, mais le dit recouvrement peut, le cas échéant, être également en métaux¯précieux com- me le platine ou ses alliages, éventuellement sous la forme de treillis de cata- lyseur épuisé.
,Ces treillis de recouvrement en alliages de métaux non précieux ré- sistant à la flamme, utilisés de préférence, sont constitués lors d'un emploi comme treillis sous-jacents pour supporter le lit de matière, par des fils d'un diamètre de 1 mm environ, tandis que des fils d'un diamètre de 0,5 mm suffisent pour constituer le treillis supérieur, étant donné que celui-ci ne subit aucune
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fatigue.
En ce qui concerne la grosseur de mailles du treillis supérieur, il suf- fit de ne pas augmenter inutilement la résistance au passage des gaz au delà de la valeur correspondant à un treillis en platine catalyseur ou à une structure analo- gue, de sorte que'les mailles du treillis supérieur disposées sur la masse d'ab- sorption peuvent, sans nuire à l'effet de cette dernière, être notablement plus grosses que celles du treillis-en platineo L'augmentation remarquable de l'effet de l'agent de fixation décrit, qui caractérise l'invention, est obtenu également quand la grosseur de mailles-du treillis supérieur est égale ou même légèrement supérieure à la grosseur des grains de l'agent de fixation sous-jacento D'une fa- çon générale, on peut, pour cette raison,
utiliser des grosseurs de mailles allant de 2 à 5 mm. La somme des orifices du treillis sous-jacent recevant le lit 'de matière suivant 1 invention doit naturellement être inférieure à celle correspon- dant au treillis supérieur, et pour cette raison on peut également utiliser judi- cieusement à cet effet un treillis métallique ou une tôle fendue convenablement dimensionnée.
Alors qu'avec le lit non recouvert décrit précédemment on ne pouvait récupérer au maximum qu'entre 1/3 et la moitié du platine métallique se volatili- sant, on parvient, à l'aide du treillis supérieur utilisé suivant l'invention et appliqué sur le lit de fixation, à obtenir un taux de récupération de 86 à 88% et même plus, et il est évident que l'on tient compte ici des pertes par séparation mécanique plus faibles, qui sont fixées également, et qui se présentent par suite de la formation intense produite en particulier dans le ças de treillis en platine utilisés déjà depuis un laps de temps notable.
Il n'est pas possible actuellement de donner une explication certaine de cette augmentatidn d'efficacité remarquable qui est due à l'utilisation d'un treillis supérieur conjointement à la masse de fixation décrite précédemmento
On obtient un autre avantage tephnique, dans le cas considéré ici, lorsque le lit de matière de fixation est subdivisé en plusieurs couches, qui sont chaque fois séparées les unes des autres par des treillis métalliques inter- posés du type décrit précédemment.
La première couche, qui est formée par exemple de morceaux de marbre concassé, repose, sur une épaisseur de 60 mm par exemple sur le treillis inférieur maintenu par une tôle perforée ou par tout autre support approprié, et constitué par un fil d'un diamètre de 1 mm environ, tandis que la grosseur des mailles est approximativement de 5 m, mais est comprise de préférence entre 2 et 3 mm, et on recouvre cette couche à l'aide d'un treillis formé par un fil de diamètre plus faible, par exemple de 0,5 mmo Ce treillis porte la couche suivante, qui a une épaisseur approximative de 55 mm, et sur laquelle on applique un autre treillis de type analogue, puis la troisième couche, dont l'épaisseur est d'environ 50 mm, et enfin le dernier treillis métallique, formé de fils d'un diamètre de 0,3 à 0,5 mm environ,
et dont la grosseur de mailles est de 2 mmo Des recherches ont en effet montré que le platine métallique fixé se distribue dans les épaisseurs de couche indiquées approximativement ( en allant du haut vers le bas) qui correspond à 50/50/60 mm, dans des rapports de 64/26/10 à 70/28/8, de sorte qu'il n'est pas nécessaire, durant un cycle de travail de four correspondant à la durée utile d'une garniture de treillis de contact, de démonter chaque fois l'ensemble du dispositif de fixation pour remplacer les éléments agissant par con- tact, et de provoquer la dissolution de la charge totale formée par exemple de CoO, pour isoler le,platine métallique.
Etant donné le pouvoir de fixation élevé , déterminé d'une masse de ce type, il suffit de séparer simplement à chaque change- ment de treillis de platine, la couche supérieure (après avoir soulevé le treillis de recouvrement du treillis immédiatement sous-jacent) par exemple par aspiration, et de transférer cette masse au stade de traitement suivant, et d'effectuer sim- . plement, après un échange répété de la couche de fixation supérieure, le remplace,) ment de la couche suivante et, encore plus rarement de la troisième couche éven- tuellement présente, pour la remplacer par un lit frais. De cette manière, on peut économiser les frais de traitement inutiles de couches de fixation ou d'ar- rêt faiblement imprégnées de platine métallique, et on peut réduire encore le temps
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nécessaire à cet échange.
Ce recouvrement du lit de fixation décrit ci-avant agit également de manière à augmenter le rendement, et il sert ainsi de promoteur de l'effet de fixation de la masse sous-jacente. Cet effet est si intense qu'il apparaît éga- lement de façon très nette quand les composés mentionnés précédemment et formés par des oxydes ou convertis en oxydes par combustion lors du fonctionnement, et qui présentent un effet de fixation, sont remplacés par des pièces moulées réfrac- taires et insolubles dans les acides, dont l'effet de fixation était en soi ex- trêmement insuffisant jusqu'ici. On pent utiliser à cet effet des pièces de remplis- sage en matière céramique, en quartz, ou en matières synthétiques, ou bien encore en matières minérales naturelles ayant des propriétés équivalentes.
En fait, il est judicieux dans ce cas particulier, afin d'obtenir un effet de fixation optimum, de faire reposer en même temps le treillis de platine rhodié à action catalysante sur un lit formé par la même matière que le lit de fixation. Dans ce cas également, il est judicieux de disposer la couche de fixa- tion ou d'arrêt recouverte du treillis métallique résistant à la flamme ou de son équivalent, non pas au voisinage immédiat du catalyseur chaud à base de platine, mais à quelque distance de celui-ci ou dans une zone où règne une température déjà réduite, comprise approximativement entre 600 et 750 C et voisiné de préfé- rence de 680 Co Le montage de serpentins pour la production de vapeur entre le catalyseur et la couche d'arrêt ne gène donc en aucune façon.
Il est alors particu- lièrement avantageux que la vitesse des gaz dans la couche de fixation ne soit pas supérieure à celle obtenue dans le treillis catalytique.
On peut utiliser comme pièces de remplissage toutes les pièces de for- mes et de dimensions connues, comme par exemple des anneaux de Raschig de 8 x 8 mm ou de 5 x 5 mm, des selles, ou des grains.
Alors qu'un lit de fixation de ce type absolument non traité ne pré- sente qu'un effet en soi non satisfaisant comme agent de fixation, comme indiqué précédemment, le recouvrement par exemple par un treillis métallique du type dé- crit ci-avant constitue un promoteur remarquable de cet effet, qui est capable d'augmenter le taux de récupération d'un lit de ce type' sans treillis supérieur pour le faire passer du tiers environ des pertes en platine à un taux de 85% et plus .
Il est alors intéressant de constater que le treillis de recouvrement décrit participe lui-même dans une mesure à peine appréciable au phénomène de fixa- tion ou d'arrêt, de sorte que chaque* treillis de recouvrement peut être utilisé un grand nombre de fois à cet effet et ne contient encore que des traces juste décelables de métaux précieux lorsqu'il est devenu inutilisable par brûlure.
Dans le dispositif de fixation.qui vient d'être décrit, un revêtement en platine faible mais toutefois présent sur l'agent de fixation céramique ou au- tre ne constitue aucun inconvénient s'opposant au maintien de la masse de fixation et le cas échéant également de l'organe de recouvrement dans l'appareil de réac- tion pendant d'autres périodes de travail du treillis de platine (cycles de tra- vail du four) étant donné que, dans le cas présent, ce n'est pas la nature de la surface des pièces de fixation qui intervient dans la détermination de l'effet obtenu, mais simplement la combinaison, suivant l'invention, de pièces de ce type avec le treillis de recouvrement ou l'élément analogue en matériau réfractaire ou résistant à la flamme.
La séparation du revêtement de platine métallique par rapport aux piè- ces de remplissage une fois dégagées de l'appareil est assurée à l'aide d'eau régale ou, le cas échéant, d'eau chargée en chlore, avec apport d'air, par exem- ple par lavage en cycle fermé,.afin de permettre la récupération de solutions concentrées. Si, au cours du fonctionnement, une petite quantité de platine se dé- pose également sur le lit formé de pièces supportant le treillis en métal pré- cieux à action catalysante, ce lit est alors traité conjointement à la couche d'a- gent de fixation preduite simultanément en vue de la récupération du platine.
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Le procédé faisant l'objet de l'invention peut également être mis en oeuvre dans un dispositif de fixation ou d'arrêt séparé de l'appareil de réaction catalytique, étant donné que,comme indiqué précédemment,on doit éviter une intérven tion dans la zone de réaction la plus chaude en vue d'obtenir un effet de fixa- tion optimum.
On peut obtenir une'autre simplification encore en subdivisant le lit de pièces de remplissage formantla couche d'arrêt par des couches intermédiaires en treillis métallique du type précité,pour former deux ou plusieurs couches élé- mentaires. Il suffit alors d'enleverlors du remplacement ou après plusieurs rem- placements successifs du treillis catalysant en platine rhodié, la couche d'arrêt supérieure, après dégagement du treillis de recouvrement, pour la remplacer par un lit frais. On peut, de cette manière, réaliser l'économie des frais de traite- ment superflus de couches qui ne sont que légèrement imprégnées, jusqu'à ce que ces couches aient fixé une quantité suffisante de platine.
Un effet analogue à celui de l'organe de recouvrement décrit précédem- ment, constitué par exemple par un treillis métallique résistant à la flamme et à l'incandescence, ou par un élément équivalent servant de promoteur pour des lits de pièces de remplissage ne réalisant qu'une fixation faible ou presque nulle, peut être obtenu lors de l'utilisation de masses de fixation du type précité, par exemple d'oxydes ou de composés fournissant des oxydes,lorsqu'on utilise, au lieu du treillis métallique mentionné à titre d'exemple, ou encore de tôles fendues ou perforées, des pièces en matière insoluble dans les acides et de nature réfrao- taire, par exemple en matière céramique, en quartz, en matières quartzeuses ou en une matière équivalente, ou encore leurs équivalents minéraux naturels ;
comme orga- ne de recouvrement pour"les masses à base d'oxydes ou équivalentes, du type décrit précédemment en combinaison avec des organes de recouvrement métalliques et servant de masses d'arrêt pour le platine entraîné ou de supports pour le catalyseur en : platine.
Une combinaison de ce type, formée par les éléments mentionnés ayant les propriétés définies suivant l'invention, comprend ainsi un lit d'une épaisseur de 60' mm environ, mais de préférence plus grande, pouvant aller jusqu'à 160 mm environ, constitué par les oxydes décrits ou par des composés du type mentionné précédemment,, qui sont convertis en oxydes du type précité par combustion préalable ou bien aux températures de travail du catalyseur, comprises approximativement entre 800 et 900 C, et par une couche d'appuid'épaisseur plus faible, formée de pièces moulées ou de grains en matières résistant à l'incandescence et insolubles dans les acides;, du type cité en second lieu, et on peut également constater ici que la presque . totalité du pouvoir de fixation est fournie par les oxydes, tandis ;
que la couche d'appui en matière céramique ou analogue n'y participe presque pas.
Dans ce cas, par opposition à la variante décrite'en second lieu du procédé suivant l'invention, le catalyseur à base de platine peut être supporté de toute-manière. désirée. Lors du traitement du lit d'arrêt ou de fixation, recouvert de cette dernière manière, par dissolution dans des acides minéraux, de préférence dans l' acide nitrique dilué jusqu'à un pH d'au moins 6 à 7,la couche de recouvrement en matière céramique peut être enlevée la première, et on peut traiter le lit de fixation seul, ou bien les pièces de recouvrement qui forment une couche relative- ment plus faible reposant sur la masse de fixation peuvent être soumises, conjoin- tement à celle-ci, à un traitement par un acide, sans que cela ait d'importance pour le procédé suivant l'invention.
Dans ce dernier cas, il suffit de débarrasser les anneaux de Raschig ou leur équivalent de la solution adhérente intéressante par lavage une fois le processus de dissolution terminé, et on peut ensuite les réutiliser de façon pratiquement illimitée.
Dans toutes ces variantes du procédé faisant l'objet de l'invention pour la récupération de métaux du groupe du platine entraînés à haute tempéra- ture à partir de catalyseurs en alliage de platine par vaporisation, soufflage, ou friction,on a constaté que l'on peut renforcer l'action d'un lit formé de pièces de remplissage à effet de fixation en soi insuffisant ou même négligeable (en ce qui concerne les métaux du groupe du platine) pour l'amener jusqu'à un maximum théo- rique,en recouvrant ce lit par un organe de recouvrement métallique perméable aux gaz,résistant à l'incandescence et résistant dans une large mesure aux
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flammes, ou par un organe minéral naturel ou synthétique, également perméable aux gaz, réfractaire et résistant aux acides.
On a indiqué précédemment qu'en cas d' absence d'un organe de recouvrement métallique de ce type par exemple d'un treil- lis en V2A, en V4A, en NCT3, en Ohmanité, ou en leur équivalent, il suffit d'utili- ser, avec une couche d'arrêt ou de fixation oxydée, une couche de revêtement dé- ramique ou analogue, mais qu'on peut obtenir déjà un effet d'arrêt ou de fixation très satisfaisant par l'utilisation, comme couche de remplissage, d'oxydes ou de composés fournissant des oxydes.
Le procédé, suivant l'invention, pour la récupération dans des condi tions optima des pertes réduites par séparation ou des pertes élevées par vapo- risation, provenant de catalyseurs constitués par des métaux précieux, est éga- lement indépendant de l'utilisation de métaux précieux de prix élevé ou capables de se volatiliser comme éléments de fixation, et l'élément de fixation utilisé ici peut, tout en ayant un effet accru, être traité d'une façon notablement plus simple et plus économique que les pièces céramiques à revêtement de métaux pré- cieux ou les treillis métalliques utilisés jusqu'ici.
En outre, les masses de fixation suivant l'invention sont, en ce qui concerne leur pouvoir actif, égale- ment indépendantes de la pression gazeuse régnant lors du procédé de synthèse catalytique appliqué, il en est de même de l'effet du treillis de recouvrement décrit.
Le fait que la couche d'oxyde assurant la fixation ou l'arrêt ne peut pas être considérée comme un filtre à action purement physique découle de cette observation qu'un marbre calciné normalement blanc est par exemple coloré en vert . après sn utilisation suivant l'invention comme élément d'arrêt du platine, et en outre par le fait que l'oxyde chargé en platine métallique se dissout avec la plus grande partie de sa teneur en platine lors du traitement avec de l'acide chlorhydrique, ce qui n'est jamais le cas avec du platine seul.
Les exemples suivants donnés à titre non limitatif permettront de mieux comprendre l'invention.
EXEMPLE 1.
On établit dans un four de combustion de gaz ammoniac d'un diamètre de 3 m au-dessus des treillis en platine rhodié (3 treillis, reposant sur une couche de pièces de remplissage en matière céramique d'une hauteur de 250 mm) un lit en vrac d'une hauteur de 160 mm en marbre granuleux, disposé entre deux treillis de NCT3 (grosseur des mailles 2 mm et diamètre du fil 0,5 mm). La tem- pérature des treillis de platine rhodié est de 830 C. pour le treillis supérieur (refroidissement par le gaz frais afférent) et la température dans la couche de marbre est par contre de 920 Ca Pendant le temps de séjour du marbre, s'étendant sur 512 heures, on a brûlé 404 tonnes de N, et la perte en platine s'est élevée à 136,5 grammes.
Pour le traitement, on a traité les éléments de fixation une fois sortis du four avec de l'acide nitrique à 45%, on a fait dissoudre la boue insolu- ble contenant le métal précieux dans l'acide chlorhydrique, et on a précipité le platine à partir de la solution dans l'acide chlorhydrique, sous forme de sulfure.
Le concentré obtenu après traitement thermique du sulfure, et qui contient envi- ron 80% de platine rhodié, peut être purifié par les méthodes habituelles.
On a pu obtenir de cette manière 120,2 grammes de métaux précieux, ce qui correspond à une récupération de 88% des pertes en métaux précieux.
EXEMPLE 2.
On a déversé sur les trois treillis en platine rhodié reposant chacun pur une couche de 250 mm d'épaisseur d'éléments de remplissage en porcelaine de
2 fours de combustion de gaz ammoniac ayant chacun un diamètre de 3 m, une couche de 60 mm d'épaisseur de marbre granuleux, chaque fois entre deux treillis de NCT3 ( grosseur de mailles 2 mm, diamètre du fil 0,5 mm). La perte en métal pré-
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cieux des treillis de catalyseur représente au total 10504,8 grammes pendant le temps de travail, qui est de 30796 heures.
Dans le cas présent, pour une tempéra- ture des treillis de platine de 840 C, (mesurée sur le treillis supérieur) on a brûlé 5024 tonnes de No
Lors du traitement des éléments d'arrêt extraits du four, on a pu ré- cupérer au total 1022,5 grammes de métaux précieux, ce qui correspond à une récu- pération de 68% des pertes en métaux précieuxo EXEMPLE 3.
On prélève à un four de combustion de gaz ammoniac d'un diamètre de 3 m renfermant trois treillis de platine rhodié reposant sur une couche de 250 mm d'épaisseur de pièces de remplissage en matière céramique (porcelaine) dont la température est de 850 C environ, 92,85 m3 par heure (conditions normales) de gaz de combustion ayant une teneur de 22,2 grammes/m3 en métal précieux. On fait pas- ser ce gaz à travers un récipient (300 mm de diamètre) rempli avec des anneaux de Raschig en porcelaine (8 x 8 mm), à une température de 670 C (déterminée par me- sure) . Les anneaux de Raschig sont subdivisés en trois couches par des treillis de V2A interposés (576 mailles au cm2, diamètre de fil 0,16 mm) et un treillis de V2A est disposé également sur la couche supérieure.
On obtieent pour un passage de gaz total de 1330700 m3 (conditions normales) correspondant à la combustion de 10,14 tonnes de N, une quantité de métal précieux entraîné égale à 2,970 grammes.
Les anneaux de Raschig présentent, lorsqu'on les sort du four, un re- vêtement épais en métal précieux, et le traitement fournit 2,851 grammes de pla- tine rhodié, ce qui correspond à un taux de récupération de 96,4%.
EXEMPLE 40
On établit dans un four d'essai pour la combustion:de gaz ammoniac ayant un diamètre de 300 mm, au-dessus des trois treillis de combustion en platine rhodié (reposant sur une couche d'une épaisseur de 70 mm, environ d'anneaux de Raschig de 8 x 8 mm, dont la température est de 850 C environ) et au-dessus d'un dispositif de refroidissement incorporé au four, trois couches d'anneaux de Ra- schig (8 x 8 mm) d'une épaisseur de 30 mm environ, séparées par un treillis en V4A (576 mailles au cm2, diamètre du fil 0,16 mm) Un treillis analogue V4A repo- se sur la couche supérieure.
On interpose à une certaine distance de la couche de fixation suivant l'invention, et en aval de celle-ci, une autre couche d'anneaux de Raschig d'une épaisseur de 30 mm environ, à des fins de contrôle.
On règle le refroidissement du gaz, après la mise en service du four d'essai, de façon telle que la température dans les trois couches d'anneaux de Raschig soit maintenue à 670 C, tandis que la température de la couche porteuse se trouvant immédiatement au-dessous des treillis (70 mm d'anneaux de Raschig de 8 x 8 mm) est de 850 C environ (mesurée au moyen de thermocouples).
Le four travaille avec une charge de 105 m3/heure (conditions norma- les) d'un mélange gaz ammoniac-air, et on brûle au total 3,05 tonnes de N pendant la durée de l'essaio
Lors du traitement des anneaux de Raschig portant un revêtement de métal précieux, on récupère 0,728 gramme de métal précieux sur les 0,943 gramme perdus par les treillis de combustion, ce qui correspond à un taux de récupéra- tion de 77,2%.
EXEMPLE 5.
On établit dans un four d'essai pour la combustion de gaz ammoniac d'un diamètre de 300 mm, au-dessus des trois treillis de combustion en platine rhodié reposant sur trois treillis en NCT, une couche de marbre granuleux d'une épaisseur de 85 mm, que l'on recouvre d'une couche d'une épaisseur de 30 mm formée
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de pièces de remplissage en matière céramique.
On mesure la température des treillis en platine rhodié à l'aide d'un thermocouple. Elle est égale à 830 C La température de la masse de fixation au- dessous de la couche de recouvrement,qui est convertie en oxyde avec dégagement d'anhydride carbonique, est sensiblement égale à celle déterminée par mesure sur le catalyseur en platine.
Avec une charge de 93 m3/heure (conditions normales) on brûle au to- tal pendant l'essai 14,63 tonnes de N. Les pertes en platine des trois treillis représentent 5,536 grammeso
Après l'essai, on extrait le marbre calciné du four, on l'éteint avec --de l'eau, et on règle à un pH égal à 7 avec de l'acide nitrique à 45%. On sépare le métal précieux de la boue résiduaire contenant le dit métal. par dissolution avec de l'acide chlorhydrique, et on précipite le métal sous forme de sulfure à partir de la solution dans l'acide chlorhydrique. Le métal précieux pur est ré- cupéré à partir du sulfure de la manière connue.
On peut obtenir de cette manière
3,795 grammes de métal précieux, ce qui représente un taux de récupération de
68,5%
Seules des traces de platine juste décelables demeurent sur les an- neaux de Raschig recouvrant la couche de marbre*
Les détails de mise en oeuvre peuvent être modifiés, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention.
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This invention relates to a process for recovering precious metals, and in particular metals of the platinum group of the periodic table of elements which are lost, for example during exothermic chemical reactions by catalysts formed by these metals or by their. alloys, by vaporization or by mechanical separation.
In order to be able to recover as large a fraction as possible of the precious metal forming a catalyst which has vaporized or which has been entrained in the form of dust, it has been proposed in particular to use materials and fixing devices or very expensive shutdown, and to mount these devices in various places of the reaction apparatus. But the quantities thus recovered of platinum, rhodium or other alloying constituents of these precious metals forming catalysts have not been entirely satisfactory, and moreover the handling and treatment of these metals with a view to separation and recovery of these metals in their pure state was complicated, while the fixing materials employed were themselves expensive and were often in danger of being. lost.
Difficult and prolonged experiments with a view to allowing the recovery of the metals of the platinum group under optimum conditions with the aid of auxiliary materials which are less expensive and lend themselves to easier processing have made it possible to achieve the process described in this article. which follows and which constitutes the object of the invention.
The principle of the invention which is described below and the methods of application of which may moreover vary according to the conditions of each particular case, consists in using as inexpensive fixing material which is suitable for use. easy processing of one or other of the elements of groups of materials, individually or in admixture with other elements of this group, which, at the working temperatures of the catalyst, provide or contain products which are stable and remain solid, preferably oxides, or these heating products themselves.
In this regard, the invention provides for the use of oxides, hydroxides, carbonates, nitrates, acetates, ferrites, where appropriate aluminates, zincates or phosphates of calcium, magnesium or barium; of strontium, or even heavy metals providing soluble oxides such as iron or copper.
The fixing materials constituted by or derived from these compounds are separated, after exhaustion of their fixing capacity and by dissolution in suitable solvents, from the rare metals which they contain and which are insoluble in the solvent in question.
Among the inexpensive fixing materials and which should therefore be given preference in the above enumeration, mention should be made of calcium carbonate, which may be in the form of natural marble, and also dolomite or magnesite. These minerals burn in the contact treatment furnace after it has been put into service to give CaO, MgO, or mixtures thereof when not already in the form of these oxides. Marble or similar materials have the advantage of being able to be easily crushed according to the desired particle size.
It is important in all cases to ensure that the content of fluxes is as low as possible, which gives rise to a heating product whose natural porosity has an advantage from the point of view of the fixing effect.
It is also important that the SiO2 content is low and does not exceed 0.2% as much as possible, otherwise, during the dissolution of the mass charged in the furnace, the insoluble residue formed by the platinum and its alloying elements is so soiled with silicic acid that further processing is made more difficult.
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If the combustion furnace has an approximate diameter of 3 m and is suitable for an approximate load of 3 tons to 3 1/2 tons of N per hour, calculated on the basis of a battery of four similar furnaces of 3 m in diameter each, and if its operating temperature is 800 to 900 C, the grain size of the marble is of the order of 3 to 5 mm and the height of the bed may be for example of the order of 165 mmo The bed of marble rests on a canvas or wire mesh made of a refractory material (for example the material designated by V2A, Ohmanity, NCT-3 or their equivalents) which is itself placed on a sturdy perforated sheet or on another suitable support placed at the bottom of an apron and below the mass of the catalyst.
Thanks to the phenomenon known under the name of "determination of the resistance", that is to say thanks to an increase in the gas passage surface resulting, for example, from the establishment of the fixing material layer in the form of corrugations or tubes, the resistance to the passage of gas can naturally be reduced if necessary, or else for the same resistance the grain size of the fixing material can be reduced up to a determined minimum limit.
It may further be advantageous in certain cases to employ instead of a granular mineral raw material such as crushed marble or its equivalent refractory and insoluble grains of the desired uniform size and which, for the purpose of forming of the fixing mass, have been coated beforehand with one of the compounds or oxides described, in a suitable layer thickness. In this case, the optimum grain size for the passage of the gas is definitively determined, and on the other hand it suffices to remove by dissolution the surface fixing layer during the treatment after extraction, instead of the mass. fully soluble oxide. This in fact makes it possible to achieve an additional saving in dissolving acid or the like.
The mass described can bind the platinum group metals taken from the catalyst in any form. Its binding capacity significantly exceeds, in terms of duration, the longevity of the catalyst itself.
The processing of the fixing mass is extremely simple. It is carried out, for example, when using marble or similar materials, by adding dilute mineral acids, preferably dilute nitric acid, the mass of slaked lime added with water, the amount of acid added to be measured in such a way that it does not drop below a pH of 6 to 7.
In this way, the metallic platinum does not go into solution. The residue thus obtained, which represents from 10 to 20% of the weight of the fixing mass extracted from the furnace, is transformed into pure metal in the usual way,
Although these substances already have a very satisfactory fixing effect in themselves, this effect can be further enhanced to a noticeable extent by covering the layer or bed of substance with a gas-permeable cover member formed of a material. incandescent resistant, having a gas permeability at least equal to or greater than that of the underlying grains or the layer of fixing material otherwise shaped.
A perforated or slit sheet can be used to form this covering, but preferably a mesh or a wire mesh made of a material resistant to incandescence and to the action of the flame, such as the V2A, V4A and NCT3 alloys, is used. , or Ohmanite, but the said covering can, where appropriate, also be made of precious metals such as platinum or its alloys, optionally in the form of a spent catalyst lattice.
These covering trellises of non-precious metal alloys resistant to flame, preferably used, are formed, when used as an underlying trellis to support the bed of material, by wires with a diameter of 1 mm approximately, while wires with a diameter of 0.5 mm are sufficient to constitute the upper mesh, since it is not subjected to any
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tired.
With regard to the mesh size of the upper mesh, it is sufficient not to unnecessarily increase the resistance to the passage of gases beyond the value corresponding to a platinum catalyst mesh or similar structure, so that 'the meshes of the upper lattice placed on the absorption mass may, without impairing the effect of the latter, be notably larger than those of the platinum-latticeo The remarkable increase in the effect of the agent fixing described, which characterizes the invention, is also obtained when the mesh size of the upper mesh is equal to or even slightly greater than the grain size of the underlying fixing agento In general, we can, for this reason,
use mesh sizes ranging from 2 to 5 mm. The sum of the openings of the underlying mesh receiving the bed of material according to the invention must, of course, be less than that corresponding to the upper mesh, and for this reason a metal mesh or a metal mesh can also be judiciously used for this purpose. suitably sized slotted sheet.
While with the uncovered bed described above, it was only possible to recover at most between 1/3 and half of the metallic platinum which volatilizes, it is possible, using the upper mesh used according to the invention and applied on the fixing bed, to obtain a recovery rate of 86 to 88% and even more, and it is obvious that one takes into account here the lower mechanical separation losses, which are also fixed, and which are presented by result of the intense training produced in particular in the case of platinum mesh already used for a notable period of time.
It is not currently possible to give a certain explanation for this remarkable increase in efficiency which is due to the use of an upper mesh together with the fixing mass described above.
Another technical advantage is obtained, in the case considered here, when the bed of fixing material is subdivided into several layers, which are each time separated from each other by interposed metal lattices of the type described above.
The first layer, which is formed for example of pieces of crushed marble, rests, on a thickness of 60 mm for example on the lower trellis maintained by a perforated sheet or by any other suitable support, and constituted by a wire of a diameter of about 1 mm, while the mesh size is approximately 5 m, but is preferably between 2 and 3 mm, and this layer is covered with a mesh formed by a wire of smaller diameter, for example 0.5 mmo This mesh carries the following layer, which has an approximate thickness of 55 mm, and on which is applied another mesh of similar type, then the third layer, the thickness of which is approximately 50 mm , and finally the last metal mesh, formed of wires with a diameter of approximately 0.3 to 0.5 mm,
and whose mesh size is 2 mmo Research has indeed shown that the fixed metallic platinum is distributed in the layer thicknesses indicated approximately (from top to bottom) which corresponds to 50/50/60 mm, in ratios of 64/26/10 to 70/28/8, so that it is not necessary, during a furnace cycle corresponding to the useful life of a contact mesh packing, to disassemble each times the entire fixing device to replace the elements acting by contact, and to cause the dissolution of the total charge formed, for example of CoO, to isolate the metallic platinum.
Given the high fixing power, determined by a mass of this type, it is sufficient to simply separate at each change of the plate mesh, the upper layer (after lifting the covering mesh from the immediately underlying mesh) for example by suction, and to transfer this mass to the next processing stage, and to perform sim-. additionally, after repeated exchange of the upper fixing layer, it replaces it with the next layer and, even more rarely with the third layer possibly present, to replace it with a fresh bed. In this way, the unnecessary processing costs of weakly impregnated platinum metal fixing or stop layers can be saved, and the time can be further reduced.
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necessary for this exchange.
This covering of the binding bed described above also acts to increase the yield, and thus serves as a promoter of the binding effect of the underlying mass. This effect is so intense that it also appears very clearly when the compounds mentioned above and formed by oxides or converted into oxides by combustion during operation, and which exhibit a fixing effect, are replaced by molded parts. refractory and insoluble in acids, the fixing effect of which in itself has been extremely insufficient so far. For this purpose, filling pieces made of ceramic material, of quartz, or of plastics, or else of natural mineral materials having equivalent properties, can be used.
In fact, it is judicious in this particular case, in order to obtain an optimum fixing effect, to at the same time rest the rhodium-plated platinum mesh with catalyzing action on a bed formed by the same material as the fixing bed. In this case also, it is advisable to place the fixing or stop layer covered with the flame resistant wire mesh or its equivalent, not in the immediate vicinity of the hot platinum-based catalyst, but at some distance. of this or in a zone where there is an already reduced temperature, between approximately 600 and 750 C and preferably close to 680 Co. The assembly of coils for the production of steam between the catalyst and the barrier layer does not gene therefore in any way.
It is then particularly advantageous that the speed of the gases in the fixing layer is not greater than that obtained in the catalytic mesh.
It is possible to use as filling pieces any pieces of known shapes and dimensions, such as, for example, 8 x 8 mm or 5 x 5 mm Raschig rings, saddles, or grains.
While an absolutely untreated fixing bed of this type exhibits only a per se unsatisfactory effect as a fixing agent, as indicated above, the covering for example by a metal mesh of the type described above. is a remarkable promoter of this effect, which is able to increase the recovery rate of a bed of this type without a top lattice from about a third of the platinum losses to a rate of 85% and more.
It is then interesting to note that the described covering mesh itself participates to a scarcely appreciable extent in the phenomenon of fixing or stopping, so that each covering mesh can be used a large number of times. this effect and still contains only just detectable traces of precious metals when it has become unusable by burning.
In the fixing device which has just been described, a weak platinum coating but nevertheless present on the ceramic fixing agent or other does not constitute any disadvantage opposing the maintenance of the fixing mass and, if necessary. also of the cover member in the reaction apparatus during other working periods of the platinum mesh (working cycles of the furnace) since, in the present case, it is not the nature of the surface of the fasteners which is involved in determining the effect obtained, but simply the combination, according to the invention, of parts of this type with the covering mesh or the similar element made of refractory material or resistant to the flame.
The separation of the metallic platinum coating from the filling parts once removed from the device is ensured using aqua regia or, where appropriate, water loaded with chlorine, with air supply. , for example by washing in a closed cycle, in order to allow the recovery of concentrated solutions. If, during operation, a small quantity of platinum also settles on the bed formed of pieces supporting the precious metal mesh with catalyzing action, then this bed is treated together with the layer of agent. simultaneous fixation preduced for the recovery of the platinum.
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The process forming the subject of the invention can also be carried out in a fixing or shut-off device separate from the catalytic reaction apparatus, given that, as indicated above, interference in the reaction must be avoided. hottest reaction zone for optimum fixing effect.
A still further simplification can be obtained by subdividing the bed of fillers forming the barrier layer by intermediate layers of wire mesh of the aforementioned type, to form two or more elementary layers. It is then sufficient to remove, during the replacement or after several successive replacements of the rhodium-plated platinum catalyzing lattice, the upper stop layer, after release of the covering lattice, to replace it with a fresh bed. In this way, it is possible to save on the unnecessary processing costs of layers which are only slightly impregnated, until these layers have fixed a sufficient quantity of platinum.
An effect analogous to that of the covering member described above, consisting for example of a flame and incandescent resistant metal mesh, or of an equivalent element serving as a promoter for beds of filling parts not producing that a weak or almost no fixation, can be obtained when using fixing masses of the aforementioned type, for example of oxides or of compounds providing oxides, when used, instead of the metallic mesh mentioned above. for example, or of slit or perforated sheets, parts made of a material insoluble in acids and of a refractive nature, for example ceramic material, quartz, quartzaceous materials or an equivalent material, or their mineral equivalents natural;
as a covering body for "oxide-based or equivalent materials, of the type described above in combination with metallic covering bodies and serving as stopping materials for the entrained platinum or as supports for the platinum catalyst .
A combination of this type, formed by the elements mentioned having the properties defined according to the invention, thus comprises a bed with a thickness of approximately 60 mm, but preferably greater, up to approximately 160 mm, constituted by the oxides described or by compounds of the type mentioned above, which are converted into oxides of the above type by prior combustion or else at the working temperatures of the catalyst, of approximately between 800 and 900 C, and by a support layer ' smaller thickness, formed of molded parts or grains of materials resistant to incandescent and insoluble in acids ;, of the type cited second, and we can also see here that almost. all of the fixing power is provided by the oxides, while;
that the support layer of ceramic material or the like hardly takes part.
In this case, as opposed to the second described variant of the process according to the invention, the platinum-based catalyst can be supported anyway. desired. When treating the stop or fixation bed, covered in the latter manner, by dissolving in mineral acids, preferably in dilute nitric acid to a pH of at least 6 to 7, the cover layer ceramic material can be removed first, and the fixation bed can be treated alone, or the covers which form a relatively weaker layer lying on the fixation mass can be subjected, together with it. ci, to treatment with an acid, without this having any importance for the process according to the invention.
In the latter case, it is sufficient to wash the Raschig rings or their equivalent of the adhering solution of interest by washing after the dissolution process is complete, and they can then be reused practically indefinitely.
In all these variants of the process forming the subject of the invention for the recovery of metals of the platinum group entrained at high temperature from platinum alloy catalysts by vaporization, blowing or friction, it has been observed that 'the action of a bed formed of filling pieces with a fixing effect insufficient or even negligible (with regard to the metals of the platinum group) can be enhanced to bring it up to a theoretical maximum , by covering this bed with a metal covering member permeable to gases, resistant to incandescence and to a large extent resistant to
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flames, or by a natural or synthetic mineral organ, also permeable to gases, refractory and resistant to acids.
It has been indicated previously that in the absence of a metallic covering member of this type, for example a trellis in V2A, V4A, NCT3, Ohmanity, or their equivalent, it suffices to use, together with an oxidized barrier or fixing layer, a ceramic coating layer or the like, but which can already be obtained a very satisfactory barrier or fixing effect by the use, as a coating layer. filler, oxides or compounds providing oxides.
The process according to the invention for the recovery under optimum conditions of the reduced losses by separation or of the high losses by vaporization, originating from catalysts consisting of precious metals, is also independent of the use of metals. valuable expensive or capable of volatilizing as fasteners, and the fastener used herein can, while having an increased effect, be processed in a significantly simpler and more economical manner than ceramic coated parts. precious metals or wire mesh used heretofore.
In addition, the fixing masses according to the invention are, as regards their active power, also independent of the gas pressure prevailing during the process of catalytic synthesis applied, the same is true of the effect of the lattice of recovery described.
The fact that the oxide layer ensuring the fixation or the stop cannot be considered as a purely physical action filter results from this observation that a normally white calcined marble is for example colored green. after use according to the invention as a platinum stopper, and further by the fact that the oxide charged with metallic platinum dissolves with the greater part of its platinum content upon treatment with hydrochloric acid , which is never the case with platinum alone.
The following examples given without limitation will make it possible to better understand the invention.
EXAMPLE 1.
A bed is established in an ammonia gas combustion furnace with a diameter of 3 m above the rhodium-plated platinum lattices (3 lattices, resting on a layer of ceramic fillers with a height of 250 mm) a bed in bulk, 160 mm high in granular marble, placed between two NCT3 lattices (mesh size 2 mm and wire diameter 0.5 mm). The temperature of the rhodium-plated platinum lattices is 830 C. for the upper lattice (cooling by the fresh afferent gas) and the temperature in the marble layer is on the other hand 920 Ca During the residence time of the marble, s' Over 512 hours, 404 tonnes of N were burned, and the platinum loss amounted to 136.5 grams.
For the treatment, the fasteners after taking out of the oven were treated with 45% nitric acid, the insoluble sludge containing the precious metal was dissolved in hydrochloric acid, and the precipitate was precipitated. platinum from solution in hydrochloric acid, as sulphide.
The concentrate obtained after heat treatment of the sulphide, and which contains about 80% rhodium-plated platinum, can be purified by the usual methods.
In this way, 120.2 grams of precious metals could be obtained, which corresponds to an 88% recovery of the losses in precious metals.
EXAMPLE 2.
On the three platinum rhodium trellises, each resting pure, a 250 mm thick layer of porcelain fillers of
2 ammonia gas combustion furnaces each having a diameter of 3 m, a layer of granular marble 60 mm thick, each time between two lattices of NCT3 (mesh size 2 mm, wire diameter 0.5 mm). Metal loss pre-
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The skies of the catalyst mesh represent a total of 10,504.8 grams during the working time, which is 30,796 hours.
In the present case, for a temperature of the platinum mesh of 840 C, (measured on the upper mesh), 5024 tons of No
During the treatment of the stop elements taken out of the furnace, a total of 1022.5 grams of precious metals could be recovered, which corresponds to a recovery of 68% of the losses of precious metals. EXAMPLE 3.
Ammonia gas combustion furnace with a diameter of 3 m containing three rhodium-plated platinum lattices resting on a 250 mm thick layer of ceramic filling pieces (porcelain), the temperature of which is 850 C, is taken from a furnace. approximately, 92.85 m3 per hour (normal conditions) of flue gas having a content of 22.2 grams / m3 of precious metal. This gas is passed through a vessel (300 mm in diameter) filled with porcelain Raschig rings (8 x 8 mm), at a temperature of 670 C (determined by measurement). The Raschig rings are subdivided into three layers by interposed V2A mesh (576 meshes per cm2, wire diameter 0.16 mm) and a V2A mesh is also placed on the upper layer.
For a total gas passage of 1330700 m3 (normal conditions) corresponding to the combustion of 10.14 tonnes of N, a quantity of entrained precious metal is obtained equal to 2.970 grams.
The Raschig rings show, when taken out of the oven, a thick coating of precious metal, and the treatment provides 2.851 grams of rhodium plated platinum, corresponding to a recovery rate of 96.4%.
EXAMPLE 40
Is established in a test furnace for the combustion: of ammonia gas having a diameter of 300 mm, above the three combustion lattices of rhodium-plated platinum (resting on a layer of a thickness of 70 mm, approximately rings of Raschig 8 x 8 mm, the temperature of which is approximately 850 C) and above a cooling device incorporated in the oven, three layers of Raschig rings (8 x 8 mm) of a thickness approx. 30 mm, separated by a V4A mesh (576 meshes per cm2, wire diameter 0.16 mm) A similar V4A mesh rests on the upper layer.
Another layer of Raschig rings with a thickness of approximately 30 mm is interposed at a certain distance from the fixing layer according to the invention, and downstream thereof, for control purposes.
After switching on the test furnace, the cooling of the gas is adjusted so that the temperature in the three layers of Raschig rings is maintained at 670 C, while the temperature of the carrier layer is immediately below the lattices (70 mm of 8 x 8 mm Raschig rings) is approximately 850 C (measured using thermocouples).
The furnace works with a load of 105 m3 / hour (normal conditions) of an ammonia gas-air mixture, and a total of 3.05 tonnes of N is burned during the duration of the test.
During the treatment of Raschig rings bearing a precious metal coating, 0.728 grams of precious metal is recovered from the 0.943 grams lost by the combustion lattices, which corresponds to a recovery rate of 77.2%.
EXAMPLE 5.
In a test furnace for the combustion of ammonia gas with a diameter of 300 mm, above the three rhodium-plated platinum combustion lattices resting on three NCT lattices, a layer of granular marble with a thickness of 85 mm, which is covered with a layer with a thickness of 30 mm formed
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of ceramic fillers.
The temperature of the rhodium-plated platinum lattices is measured using a thermocouple. It is equal to 830 ° C. The temperature of the fixing mass below the covering layer, which is converted into oxide with evolution of carbon dioxide, is substantially equal to that determined by measurement on the platinum catalyst.
With a load of 93 m3 / hour (normal conditions), during the test, 14.63 tons of N are burned in total. The platinum losses from the three lattices represent 5.536 grams.
After the test, the calcined marble is removed from the furnace, quenched with water, and adjusted to a pH of 7 with 45% nitric acid. The precious metal is separated from the sludge containing said metal. by dissolving with hydrochloric acid, and the metal is precipitated as the sulfide from the hydrochloric acid solution. The pure precious metal is recovered from the sulfide in the known manner.
We can get this way
3,795 grams of precious metal, which represents a recovery rate of
68.5%
Only just detectable traces of platinum remain on the Raschig rings covering the marble layer *
The details of implementation can be modified, in the field of technical equivalences, without departing from the invention.