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L'invention concerne un dispositif pour indiquer des différences de tension de quelques volts, voire moins, à l'aide d'un tube à décharge par lueurs, en particulier pour indiquer les différences de tension entre les électrodes de transistors.- L'invention concerne en outre un tube à décharge par lueurs desti- né à un tel dispositif.
Les différences de tension se relèvent, en général, à l'aide de volt- mètres. Toutefois, les voltmètres de construction robuste requièrent des courants assez intenses, en tout cas d'une intensité élevée comparativement à celle des courants utilisés dans les montages à transistors. De plus, sur un tableau, ces voltmètres occupent une surface de plusieurs cmê, de sorte que lorsqu'il en com- porte un grand nombre, le tableau acquiert de grandes dimensions et devient peu clair. En outre, le prix est assez élevé. D'antre part, il suffit bien souvent de savoir qu'une différence dépassant quelques volts existe ou non, de sorte que même le voltmètre le plus simple fournit plus d'indications qu'il n'est nécessai- re.
L'invention fournit un dispositif indicateur de différences de ten-' sion de quelques volts, voire moins, de petites dimensions et ne-,requérant qu'une très faible énergie.
Dans un dispositif indicateur de différences de tensions de quelques volts ou moins, équipé d'un tube à décharge par lueurs, conformément à l'inven- tion, ce tube est constitué de façon qu'entre l'anode et la cathode il existe deux trajets de décharge à tensions d'amorçage différentes, et à proximité du trajet de décharge à haute tension d'amorçage se trouve une anode auxiliaire, dis- posée à une distance telle de la cathode et/ou portée à une tension de polarisa- tion telle, que lors de l'application, dans le sens positif, de la différence de tension à relever, à l'anode auxiliaire, la décharge s'amorce dans le trajet à tension d'amorçage élevée, tandis que pour une différence de tension insuffi- sante, elle s'amorce dans le trajet à basse tension d'amorçage, et par suite de la capacité existant entre l'anode et la cathode,
la décharge est intermittente avec un temps RC de l'ordre de 1 milliseconde, tributaire du temps de désionisa- tion de l'atmosphère gazeuse utilisée, alors que le temps RC du trajet de déchar- ge auxiliaire'est petit- par rapport à celui du trajet de décharge principal.
De préférence, conformément à l'invention, on communique la même,ten- sion de polarisation à l'anode principale et à l'anode auxiliaire, cet agence- ment étant plus simple.
Pour des courants de faible intensité, la capacité anode-cathode peut être suffisante.
De préférence, l'anode auxiliaire à propre résistance limiteuse de courant est connectée directement au fil d'alimentation de l'anode, car, dans ce cas, le montage est moins sensible à des variations de la tension d'amorçage ou à une lente désionisation, De préférence, la résistance limiteuse de courant pour le trajet de décharge principal est insérée dans la ligne cathodique, la ten- sion indicatrice pouvant alors être mise à la terre ensemble avec le pôle positif de la source de tension pour la décharge principale.
Le dispositif conforme à l'invention comporte donc un tube à déchar- ge par lueurs à deux trajets de décharge, dont l'un ou l'autre est amorcé suivant la différence de tension à indiquer.
L'intensité du courant dans la décharge principale peut varier entre de très larges limites. Pour une intensité moyenne de quelques dixièmes de mA, on obtient déjà une indication très satisfaisante. Le courant de crête dans le trajet de décharge principal est alors de quelque dizaines de mA. Le courant ano- dique auxiliaire à fournir par le montage servant à l'indication ne doit attein- dre, en moyenne, que quelques #A avec, comme intensités de pointe, quelques di- zaines de #A, ce qui constitue un avantage pour les montages qui ne sont à même
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de fournir que des courants de faible intensité.
En recouvrant l'une des deux positions de fonctionnement, on peut en- core faciliter la constatation de la présence ou de l'absence de la différence de tension à indiquer.
L'anode peut être constituée par un fil formant une boucle ouverte, entre les extrémités de laquelle se trouve un corps cathodique à des distances différentes des extrémités de l'anode.
La cathode peut également être constituée par une plaquette coudée de façon que l'anode se trouve à des distances différentes des deux parties.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limita- tif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particula-' rités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant bien entendu, partie de l'invention.
Les figs. 1 et 2 représentent deux coupes d'une forme de réalisation déterminée d'un tube à décharge par lueurs conforme à l'invention.
La Fig. 3 est une coupe d'une autre forme de réalisation.
Les Figs. 4 et 5 sont deux coupes d'une troisième forme de réalisa- tion. ,
Les Figs. 6 et 7 sont deux schémas de montage conformes à l'invention.
Sur les Figs. 1 et 2, une ampoule de verre.1 contient une cathode 2, montée sur un fil support et constituée par une plaquette de molybdène plane.
L'anode 3 est constituée par une boucle de fil dont les extrémités 4 et 5 se trou- vent respectivement à 2 mm et à 1 mm de la cathode. L'anode auxiliaire 6 se trou- ve, à côté de l'extrémité 4 de la cathode, à une distance de 1,1 mm de la catho- de. Le tube est rempli de néon comportant 0,1 % d'argon à la pression de 27 cm.
Sur la Fig. 3 la cathode est une plaquette 7 pliée en forme de L, en regard de laquelle se trouve une anode 8 constituée par un fil et disposée res- pectivement à une distance de 1 mm et de 2 mm des ailes 9 et 10 de la cathode.
La cathode auxiliaire est de nouveau indiquée par 6. Le remplissage de gaz est le même que dans le tube représenté sur les Figs. 1 et 2.
Sur les Figs. 4 et 5, deux plaquettes de mica 11 et 12 sont encadrées dans l'ampoule 1. Entre les plaquettes est montée, à l'àide de fils porteurs 14, une plaquette cathodique plane 13. Les deux parties 15 et 16 de l'anode princi- pale se trouvent respectivement à 0,4 et 0,8 mm de la cathode. L'anode auxiliai- re 17 se trouve à 0,6 mm de la cathode. Le tube est rempli de néon, contenant 0,1 % d'argon, à la pression de 10 cm. La cathode est constituée par du nickel, recouvert d'oxyde de baryum.
Sur la Fig. 6, le tube est indiqué schématiquement par 18, la cathode en deux parties par 19, l'anode principale par 20 et l'anode auxiliaire par 21.
La cathode est reliée au pôle négatif de la source de tension de 150 V dont le pôle positif,est relié à l'anode par l'intermédiaire d'une résistance 22 de 0,2 M ohm. L'anode auxiliaire 21 est reliée à l'extrémité anodique de la résistance 22 par l'intermédiaire d'une résistance 23 de 1 M ohm en série avec une résistan- ce 24 de 2 k ohm. La résistance 24 est insérée dans un montage indiqué par 25 tel que, suivant la présence ou l'absence d'un signal aux bornes 26, la résistance 24 est parcourue par un courant d'une intensité de 2 à 3 mA.
L'existence ou l'ab- sence du courant dans la résistance 24 implique la présence ou l'absence d'une différence de tension de 4 à 6 7 entre l'anode principale et l'anode auxiliaire, ce qui est largement suffisant pour faire passer la décharge sur la cathode'19., Dans le cas d'une construction minutieuse, 2 V est déjà plus que suffisant. Un condensateur 27 de 18 kpF est inséré entre l'anode et la cathode. En moyenne, l'intensité du courant principal dans le tube est de 200 #A et celui de l'anode
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