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L'invention se rapporte à un dispositif semi-automatique pour la soudure à l'arc, convenant plus particulièrement pour le contrôle des électro- des enrobées, en vue de vérifier leurs propriétés, notamment en ce qui concerne leur faculté d'être utilisées à la tension minimum d'amorçage prévue.
Le contrôle de la tension minimum d'amorçage s'opère en procédant à des, soudures d'essai sur tôle au moyen d'électrodes prélevées d'un lot d'é- lectrodes à examiner. Actuellement, ces essais sont faits à la main par des soudeurs qui doivent tenir l'électrode, pendant qu'elle se consomme, à une dis- tance constante de la tôle pour maintenir un arc ayant la hauteur prescrite,ou qui doivent déplacer l'électrode amorcée, à une vitesse et une pression aussi constan- tes que possible, en contact direct avec la tôle. Une coupure de l'arc qui se produit pendant l'essai est un indice que l'électrode essayée ne satisfait pas aux exigences prescrites quant à la tension minimum d'amorçage, et si des cou- pures de l'arc se produisent avec plusieurs électrodes, le lot examiné doitêtre rebuté.
Il est évident que les essais ainsi faits dépendent entièrement de l'attention et de la dextérité des opérateurs ainsi que de leurs habitudes per- sonnelles ce qui rend ces essais aléatoires, et avant de décider d'accepter ou de rebuter un lot douteux, on fait répéter les essais par d'autres opérateurs, ce qui constitue une perte de temps et de matière sans apporter finalement une justification certaine de la décision.
. Le dispositif suivant l'invention a l'avantage d'écarter l'incerti- tude introduite dans les essais par le facteur humain et d'effectuer de façon automatique le déplacement de l'électrode à essayer.
A cet effet, le dispositif comporte, monté sur un axe tourillonné dans un bâti se trouvant sous la tension d'essai, un ou plusieurs organes arti- culés qui sont pourvus d'un porte-électrode destiné à recevoir l'électrode à essayer et d'un ou plusieurs ressorts agissant de manière à faire se déplacer en ligne droite, en direction du bâti, la pointe de l'électrode amorcée et posée sur la tôle mise à la masse, sur laquelle elle dépose un cordon de soudure.
L'organe articulé comprend de préférence une tige isolée qui est fixée sur l'axe du bâti, dressée obliquement dans un plan perpendiculaire au plan de la tôle mise à la masse, et pourvue au sommet d'une articulation à deux bran- ches, dont la branche libre constitue le porte-électrode. Avantageusement, il est prévu un levier qui est solidaire de la branche porte-électrode, pourvu d'un poucier isolé électriquement, et conformé de manière que le poucier puisse ai- sément être atteint par le pouce quand la main de l'opérateur entoure la tige isolée dressé obliquement, en vue d'abaisser le levier pour éloigner la pointe de l'électrode du bâti, l'amorcer et la poser sur la tôle mise à la masse, ain- si que pour armer en même temps le ou les ressorts.
L'articulation est pourvue d'un ressort approprié, par exemple un ressort tendu entre les deux branches, ou un ressort disposé entre la branche formée par la tige dressée obliquement et le levier solidaire de la branche porte-électrode, le premier ressort ayant tendance à rapprocher, quand il est armé, les deux branches de l'articulation, le second ressort agissant dans le même but ,en écartant, quand il est armé, le levier de la tige dressée obliquement, les deux ressorts pouvant être prévus simultanément et concourir à l'effet envisagé.
On peut monter sur l'axe tourillonné dans le bâti, plusieurs orga- nes articulés, l'un à côté de l'autre, ce qui permet d'essayer simultanément un nombre correspondant d'électrodes, et avantageusement, on fixe en outre sur l'axe un doigt donnant contre une butée du bâti afin d'arrêter le mouvement de l'organe articulé quand une électrode est presque consommée et que le porte- électrode risque d'entrer en contact avec la tôle mise à la masse.
-Le-maniement du dispositif est très simple.Après avoir monté dansleporte- électrode l'électrode à essayer, on appuie le pouce sur le levier pour écarter la pointe de l'électrode le plus possible du bâti, on abaisse la pointe sur la tôle
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mise à la masse en levant légèrement le pouce pour faire décrire à la pointe un trait d'amorçage, on répète si nécessaire ce mouvement jusqu'à obtenir un amorça- ge franc, on pose la pointe sur la tôle et on lâche le dispositifo Pendant que l'électrode se consomme, sa pointe se rapproche en ligne droite du bâti, en dé- posant un cordon de soudure.
Une coupure de l'arc se produisant pendant le dépla- cement de l'électrode, permet de conclure avec certitude que l'électrode ne con- vient pas pour la tension minimum d'amorçage prévue.,
Le dessin annexé représente à titre d'exemple une forme d'exécution préconisée de l'invention.
La figure montre schématiquement un dispositif semi-automatique pour l'essai des électrodes destinées à la soudure à l'arc.
Sur l'axe 1, tourillonné dans le bâti 2 qui repose par l'entremise d'une couche. isolante 3 sur la tôle 4 mise à la masse en 5, est montée la tige 6 qui porte à son sommet une articulation 7 comportant les branches 8 et 9. La branche 9 est conformée en porte-électrode, avec vis de serrage 10, pour recevoir l'électrode à essayer 11. Le levier 12 est solidaire de la branche 9 et possè- de un poucier 13. Entre les branches 8 et 9 est tendu le ressort 14 et entre la branche 8 et le levier 12 est comprimé le ressort 15. Les deux..ressorts agis- sent de manière à faire se déplacer la pointe 16 de 11 *électrode 11 vers le bâti 2. Un seul de ces ressorts peut suffire. L'électrode 11 est mise sous la ten- sion d'essai par l'entremise du bâti 2 connectée en 5' à la borne.
Pour amorcer l'électrode 11, on appuie sur le poucier 13 pour abais- ser le levier et on pose la pointe 16 sur l'extrémité de la tôle 4 (au-delà) de la partie de la tôle visible sur le dessin) et on la laisse revenir à plusieurs reprises sur une courte distance afin de l'amorcer. Le réamorçage, s'il est né- cessaire, peut se faire par un moyen mécanique, par exemple en la posant un ins- tant sur une meule installée à l'extrémité de la tôle 40 On la pose alors sur la tôle à un angle d'environ 70 degrés et on lâche aussitôt le levier 12. Les ressorts 14 et 15, armés par l'abaissement du levier 12, obligent l'électrode à se déplacer suivant une ligne droite en direction du bâti 2.
Etant u con- tact de la masse, l'électrode fond et dépose sur son parcours un cordon de sou- dure. Avant la consommation complète de l'électrode, le doigt 17 monté sur l'axe 1, donne contre la butée 18 et arrête l'essai.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la forme d'exécution qui a été décrite et représentée à titre d'exemple, et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modificationso
REVENDICATIONS.