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La suppression du talon haut et fin des chaussures de femme a déjà été plusieurs fois visée par les inventeurs, à cause des inconvénients notamment d'ordre hygiénique que présente ce talon.
On connaît des chaussures orthopédiques, qui ont été à la mode pen- dant un certain temps, mais qui n'ont pas résolu le problème.
On a également proposé de soutenir le talon et ùne partie plus ou moins grande de la cambrure du pied par une pièce saillante agencée de façon qu'au moins le talon du pied soit supporté élastiquement, de façon à éviter les chocs physiologiquement nuisibles que l'on doit supporter dans le cas de chaus- sures à talon haut.
Les remèdes proposés et parfois mis en pratique ne se sont pas impo- sés parce qu'ils proposaient de remplacer le talon par un autre élément de sup- port destiné a être fixé à la chaussure sous la cambrure du pied, de former une partie saillante de support pour le talon et d'assurer au pied, sur le sol, une surface d'appui pareille à la surface d'une chaussure classique, afin de ne pas compromettre:l'équilibre.
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En pratique, on ne s'est guère éloigné de la chaussure orthopédique bien connue, qui n'est plus d'actualité, en obtenant seulement un allègement très faible de la chaussure. On a aussi éprouvé de sérieuses difficultés techniques pour fixer cet élément de support de manière pure et efficace et ces difficultés n'ont jusqu'à présent pu être résolues sans gâter définitivement l'esthétique de la chaussure. a présente invention vise à remédier à ces inconvénients.
Suivant l'invention, on propose de fabriquer une chaussure qui met le talon du pied à 10 - 12 cm et même davantage du sol, sans munir la chaussure du talon classique, mais simplement en prolongeant la cambrure métallique dont les chaussures de ce genre sont munies jusqu'au plan de la semelle, puis en rabattant angulairement cette cambrure vers le talon, tout en la maintenant dans le même plan que la semelle elle-même.
Deux formes d'exécution d'une chaussure suivant l'invention sont dé- crites ci-après, à titre exemplatif, en se référant aux dessins ci-annexés, dans lesquels : ' la figure 1 montre une première forme d'exécution d'une chaussure suivant l'invention montée sur forme; ;- la figure 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la figure 1; @ - la figure 3 montre une seconde forme d'exécution d'une chaussure suivant l'invention, et - la figure 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3.
Aux figures 1 et 2, la notation de référence 1 désigne une forme ordinaire pour chaussure sous laquelle est appliquée une première semelle 3 à laquelle est'fixée de manière connue, dans la zone de la partie cambrée du pied,, une cambrure métallique 5, qui dans ce cas se prolonge jusqu'à la zone A, en regard de la'partie postérieure de la plante du pied et qui, dans cette zone, est rabattue (vers l'arrière) vers le talon (en formant un angle) en formant une partie saillante 9, comme le révèlent clairement les figures 1 et 2.
Sur la première semelle 3 sont ensuite appliquées, de manière connue, l'empeigne 2 et la seconde semelle 4, qui présente une fente 7 pour la partie saillante 9 de la cambrure 5.
Aux figures 3 et 4, la notation de référence 10 désigne une chaussu- re ordinaire 10, dans laquelle après application de la semelle extérieure 11 on n'insère pas:de cambrure métallique entre la semelle intérieure 16 et la semelle extérieure 11. Une cambrure 12 prolongée et rabattue vers l'arrière, comme décrit
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en référence aux figures 1 et 2, est fixée exténeunement à la semelle 11 au moyen de rivets 15, en regard du talon du pied et en regard de l'extrémité postérieure de la partie cambrée du pied, à l'endroit ou commence le plat du pied.
La cambrure 12 peut être recouverte, sur sa partie visible, de peau, qui peut, par exemple, être identique à celle de l'empeigne. La partie saillan- te 13 de la cambrure est recouverte de cuir 17.
A des fins de renforcement, la cambrure métallique présente un évidement de raidissement ou analogue particulièrement important à l'endroit de la courbure de cette cambrureo
L'allure de la personne portant les chaussures en question est phy- siquement plus correcte, en ce sens que le corps acquiert une position droite naturelle, alors qu'avec les chaussures à talons hauts le corps a tendance à se pencher vers l'avant.
Dans la seconde forme d'exécution de la chaussure suivant l'invention, le revêtement de peau de cambrure.confère à la chaussure un aspect particuliè- rement esthétique.
REVENDICATIONS.
1. Chaussure de femme, dans laquelle le talon et la cambrure du pied sont supportés par une partie saillante, caractérisée en ce que la cambrure métallique (5), connue en soi, est en une matière élastique et est prolongée jusqu'au plan de la semelle (4), puis rabattue, en formant un angle, vers le talon, tout en s'étendant dans le même plan que la semelle.