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La présente invention est relative à un dispositif transformateur de couple, ou de changement de vitesse, convenant particulièrement bien à l'automo- bile mais capable de recevoir des applications plus étendues.
On connaît un grand nombre de transformateurs de couple basés sur les principes' les plus variés. Parmi ces appareils, on a généralement utilisé sé- parément pour la traction automobile, d'une part, des transmissions non différen- tielles fonctionnant par association de roues coopérantes, de diamètres différents, d'autre part, des transmissions à engrenage différentiel.
On entendra ici par engrenage différentiel ou transmission différen- tielle un engrenage ou une transmission comprenant plusieurs roues dentées où l'- axe de rotation d'au moins une roue est amené à tourner autour de l'axe de rota- tion d'une autre roue avec laquelle elle engrenée ( Tels sont, par exemple, les engrenages hypocyloidaux ou épicycloïdaux).
Les avantages et inconvénients respectifs des deux catégories de transmission sont bien connuso Ils exigent un organe de progressivité: l'embraya- ge classique ou hydraulique; la démultiplication totale obtenue est trop faible pour entraîner les roues, aussi un autre dispositif de démultiplication est-il nécessaire :le renvoi d'angle de pont qui vient augmenter le premier rapport de démultiplication insuffisanto
Peu de constructeurs ont eu l'idée de combiner des mécanismes de ces deux genres, et lorsqu'ils l'ontfait, par exemple en prévoyant en série une boî- te classique et une boite surmultipliée (overdrive), ils ont abouti à des groupes compliqués, présentant un échelonnement de vitesses désordonné, entachés des in- convénients cités plus haut.
Le manque de progressivité est particulièrement fâcheux actuellement, en raison de la tendance moderne d'établir des boites de vitesses automatiques dans lesquelles une telle progressivité est naturellement nécessaire.
Une étude attentive du problème montre que ces défauts peuvent dis- paraître en utilisant rationnellement les transmissions différentielles; cette utilisation rationnelle apportera d'autres avantages augmentation du nombre de combinaisons utilisables, échelonnement rationnel.
L'invention propose donc, au contraire, un dispositif transformateur de couple ou de changement de vitesse associant à une transmission à engrenage différentiel dont la couronne comporte un dispositif de freinage, une transmission non différentielle comprenant des roues coopérantes de diamètres différents et dans lequel le mouvement est communiqué à l'arbre mené à partir du porte-satelli- tes de l'engrenage différentiel, un autre élément de cet engrenage recevant le mouvement à partir de 1 arbre menant, caractérisé en ce qu'il comporte entre l'- arbre menant et le pignon planétaire de l'engrenage différentiel, une transmis- sion non différentielle à roues coopérantes à diamètres différents, à engagement facultatif (qu'on engagera pour obtenir les vitesses inférieures).
Cette première disposition, qui permet, dans ces combinaisons infé- rieures, d'entraîner directement, c'est-à-dire en utilisant deux arbres seulement, l'arbre des roues motrices d'une automobile, par exemple, par l'arbre moteur, per- met en outre d'obtenir le rapport de multiplication totale de la transmission en première vitesse que l'on désire, quelles que soient les caractéristiques du train planétaire
L'invention prévoit de réaliser cette première transmission non dif- férentielle avec un rapport variable, ce qui permet d'obtenir plusieurs vitesses inférieures dites de 9 démarrage
Suivant une autre particularité avantageuse de l'invention, on pré- voit une deuxième transmission non différentielle à roues coopérantes de diamè- très différents à engagement facultatif, entre l'arbre menant et la couronne,
ou organe équivalent, de 1 engrenage différentiel. Cette disposition permet
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dans les vitesses intermédiaires où le moteur entraînera la couronne et où on freinera le planétaire, d'obtenir un rapport de démultiplication total assez grand dans ces combinaisons pour qu'il soit possible de supprimer la démultiplication offerte ordinairement par un renvoi d'angle au pont.
L'invention prévoit, par ailleurs, de réalisir cette deuxième trans- mission non différentielle à rapport variable, ce qui permet d'augmenter sensible- ment le nombre des vitesses obtenu.
Le dispositif suivant l'invention permettra surtout-, cependant, de faire fonctionner simultanément es deux transmissions non différentielles en pro- voquant l'entraînement, d'une part, du planétaire, d'autre part, de la couronne (ou organe équivalent) à des vitesses indépendantes. Cette possibilité d'utili- ser l'engrenage différentiel a été méconnue par tous les constructeurs jusqu'à ce jour. L'avantage de cette disposition est qu'elle totalise les vitesses obtenues par les deux transmissions non différentielles.
La transmission, dans son ensem- ble, opère donc par addition des rapports totaux de démultiplication, obtenus dans les combinaisons inférieures ou intermédiaires, à l'inverse de ce que réali- sent les transmissions combinées usuelles dont le rapport final résulte du pro- duit de rapports de démultiplication des systèmes composants.
En associant, suivant une autre particularité de l'invention, un dis- que freinable à un pignon de la deuxième transmission non différentielle attaquant la couronne (ou organe équivalent) de l'engrenage différentiel, notamment au pignon primaire tournant à la plus grande vitesse, on obtient la possibilité de freiner la couronne avec beaucoup plus d'efficacité (avec commande de freinage par le levier de sélection des vitesses ou par contacteur de freinage) et à pres- sion égale sur les patins de frein.
Ce disque de freinage aura une triple fonction: 1 ) provoquer le démarrage du véhicule quand le planétaire est entraîné par le moteur ; 2 ) synchroniser le moteur et la transmission quand le véhicule roule et qu'une vitesse inférieure est engagée : planétaire entraîné par le moteur ; et30) freiner le véhicule avec ou sans frein moteur. La progressivité, l'efficacité, la constance des freins à disques n'est plus à prouver ; seul défaut est d'exi- . ger une action puissante sur les patins de freinage.
En associant également, suivant une autre particularité de l'inven- tion, un deuxième disque freinable à un pignon de la première transmission non ,différentielle, et de préférence en associant ce disque au pignon qui tourne le plus vite, on peut exercer un freinage puissant et rationnel sur le planétaire, qui immobilisera celui-ci rapidement (blocage). En permettant alors l'entraîne- ment de la couronne (ou organe équivalent) par le moteur, à la faveur de la deu- xième transmission non différentielle, on obtient la ou les vitesses intermédiai- res. Dans une disposition simplifiée, le disque de freinage peut être calé direc- tement sur l'arbre du planétaire.
Ce disque de freinage aura une double fonction : 1 ) synchroniser puissamment le moteur et la transmission dans les vitesses in- termédiaires : quand la couronne est entraînée par le moteur; cette caractéristi- que permettra de rétrograder facilement et ainsi d'accroître fortement le Freina- ge par le moteur; 2 ) accroître l'efficacité du freinage sur la deuxième trans- mission en immobilisant le planétaire. Quand la boîte est au-point mort, aucune vitesse n'est enclenchée.
Suivant une autre particularité avantageuse de l'invention, la liai- son de l'arbre menant à la deuxième transmission non différentielle, qui attaque la couronne, et qui est le siège de la transmission de forces importantes, se fait par l'intermédiaire d'un engrenage à griffes.
L'ensemble des dispositions prévues ci-dessus permet, notamment dans son application à une boîte de vitesses par automobile, d'obtenir un échelonne- ment des vitesses rationnel(toutes les combinaisons sont utilisables) et capable de caractéristiques de progressivité désirables dans la réalisation d'une trans-
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mission automatique, ainsi qu'il résultera de l'examen des formes de réalisation décrites ci-après à titre d'exemple.
La réalisation d'une telle boite est particulièrement simplifiée par l'emploi connu en soi des embrayages magnétiques, des servo-freins à commande électrique et des servo-moteurs agissant sur le levier de l'embrayage à griffes, dont les commandes peuvent être obtenues sélectivement par un clavier à boutons poussoirs ou par un contacteur rotatif.
On trouvera ci-après, à la suite de la description de chacun des dis- positifs donnés à titre d'exemple, l'indication des opérations à effectuer succes- sivement pour réaliser, dans chaque dispositif décrit, l'échelonnement des vites- ses le plus rationnel. Ces indications feront mieux comprendre les grands avanta- ges de l'invention.
-Figure 1 est une représentation schématique d'une boîte de vitesses pour automobiles, suivant l'invention; - figure 2 est un détail représentant une variante d'une partie de la figure 1; - figure 3 est un schéma montrant l'échelonnement des vitesses auquel on parvient à l'aide de ce dispositif; - figure 4 est une représentation schématique d'une autre boite de vitesses pour automobiles, suivant l'invention, - figure 5 est un schéma analogue à celui de la-figure 3 ; - figure 6 est encore une représentation schématique d'une troisième forme de réalisation de l'invention; - figure 7 est un schéma analogue à ceux des figures 3 et 5 appliqué au cas de la figure 6 ; - figure 8 est un détail représentant une variante du dispositif d'at- taque de la couronne d'une des transmissions précédentes;
et - figure 9 est un schéma correspondant à la figure 3, applicable dans l'emploi du dispositif de la figure 8.
Sur toutes les figures, les mêmes signes de référence désignent des organes identiques ou analogues.
Considérant la figure 1, on voit en 1 l'arbre moteur sur des canne- lures 2 duquel est monté à coulissement un baladeur 3 à griffes 4, 4'... et 5 5'... Le baladeur 3 peut coopérer, suivant l'orientation d'un levier de comman- de 6, avec un plateau 7 ou un plateau 8 tournant fou sur l'arbre moteur et soli- daires l'un d'un pignon denté 9, l'autre d'un pignon denté 10.
Le pignon 9 engrène avec une denture extérieure Il établie à la pé- riphérie d'un plateau 12 dit ci-après "couronne", tournant librement sur un man- chon 13, traversé lui-même par un arbre indépendant 14. Le plateau 12 porte une denture périphérique 15 dirigée vers son axe. Le manchon 13 porte un pignon den- té 16. Entre la denture 15 de la couronne et le pignon denté 16, dit "planétai- re", tournent des roues dentées " satellites" 17, 18 tournant sur des broches 19, 20 fixées à un plateau porte-satellites 21 calé sur l'arbre 14'.
Dans cet agencement, l'arbre 14 est l'arbre récepteur et il sera re- lié aux roues du véhicule parmi un différentiel 14'.
Un agencement supprimant le pignon de renvoi conique pour l'attaque de la couronne du différentiel est représenté à la figure 2. Les broches 19, 20 sont coudées et portent des satellites 22, 23 d'un différentiel dont les roues latérales 24, 25 sont reliées aux roues motrices du véhicule par les arbres coaxiaux 26, 27. Dans cette variante, l'arbre 27 joue le rôle de l'arbre 14 pour porter le manchon 13.
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Les plateaux 7 et 8 présentent sur leurs deux faces des régions annulaires ser- vant à leur freinage à l'intervention de pinces 28, 29 munies de patins 30, 30', 31, 31',Les pinces 28, 29 se ferment et s'ouvrent sous l'action des solénoides 32, 33, qui lorsqu'ils sont alimentés ferment les pinces par attraction des pis- tons plongeurs 34, 35, reliés respectivement à l'une des branches de chaque pin- ce ; tendant à s'écarter par un ressort antagoniste.
Le pignon 10 représente le premier élément d'une paire de roues coo- pérantes 10, 35, appartenant à un ensemble de transmission non différentielle et à rapport de transmission variable, établi entre l'arbre 1 et le manchon 13 du pignon planétaire 16. Le pignon 10 est un pignon à chaîne engrenant avec une roue à chaîne 35 calée sur le manchon 13.
Le reste de cette transmission comprend un baladeur électro-magnéti- que 36 mobile longitudinalement sur des cannelures 37 de l'arbre 1, et capable de coopérer facultativement avec l'un, l'autre ou aucun des plateaux 38 ou 39, tour- nant fous sur l'arbre 1. Le plateau 38 est relié au pignon 40 engrènant avec une roue dentée 42 calée sur le manchon 13. Le plateau 39 est relié au pignon 41, . qui engrène avec une roue dentée 43 calée sur le manchon 13. On remarquera que les roues 40, 42 et 41,43 sont toujours en prise. La liaison cinématique de l'arbre 1 et des plateaux 38 et 39 est établie par attraction magnétique suivant un prin- cipe connu.
Les bobinages qui créent le champ nécessaire, soient 44 et 45, reçoi- vent le courant par des bagues 48 et 49 en contact avec des balais 46 et 47. L'au- tre extrémité des bobinages (non visible) est reliée à la masse. Les fils 50, 51, 52, 53 qui alimentent les solénoides 32 et 33, et les bobinages 44 et 45, peuvent être mis en contact avec un pôle d'une batterie 54 (dont l'autre pôle est à la masse) par un commutateur de sélection 55 dont les dessins offrent une vue pure- ment schématique. Par la manoeuvre de son levier de commande 56', on peut envoyer à volonté le courant de la batterie 54 dans un ou dans deux des enroulements pré- cités. En fait, la commande du commutateur peut être associée au levier 6.
En analysant l'appareil ainsi décrit dans ses détails, on observe les faits suivants : 1.- Il s'agit d'une transmission combinée, associant à une transmission différen- tielle. (12, 18, 16, 21) une première transmission non différentielle, à roues coopérantes de diamètres différents, à rapport variable et à engagement faculta- tif (-8-la-35, 36, 38, 40, 42, 36, 39, 41, 43) établie entre l'arbre moteur 1 et le manchon 13 du planétaire 16.
2.- Le même dispositif comprend une deuxième transmission non différentielle, à roues coopérantes de diamètres différents (7-9-11-12) et à dispositif d'engage- ment facultatif, établie entre l'arbre moteur 1 et la couronne 12 de l'engrenage différentiel.
3. La couronne 12 est freinable par le disque 7 relié à un pignon 9 appartenant à la deuxième transmission non différentielle définie ci-dessus.
4.- Le pignon planétaire 16 est cinématiquement solidaire d'un deuxième disque de freinage (8) relié à un pignon (10) appartenant à la première transmission non différentielle.
5.- On observera quer par ¯la solidarisation du baladeur 3 et du piston 7, d'une part, et du baladeur 36 et d'un des plateaux 38 et 39, d'autre part, on peut attaquer simultanément à partir de l'arbre moteur 1 la couronne 12 et le pignon 16 de l'engrenage différentiel, le couple sortant étant recueilli sur le porte-satellites.
6. - On remarquera que l'embrayage classique des transmissions ordinaires est sup- primé.
7. - On remarquera que les grands efforts sont transmis par griffes.
Bien que le dispositif ici décrit ne le comporte pas, on pourrait prévoir, au lieu de la transmission à rapport fixe réalisée par le pignon 9 et la denture 11 de la couronne, une transmission à rapport variable. On étendrait ainsi encore la gamme des vitesses échelonnées susceptibles d'être obtenues par
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l'appareil.
Une telle disposition est figurée à la figure 8. On y voit en 2' des cannelures portées sur l'arbre moteur 1 et solidarisant celui-ci d'un baladeur électromagnétique 3' dont les bobinages de droite et de gauche sont alimentés par les fils 50' et 51' qui vont au commutateur 55. Ce baladeur coopère facultative- ment avec les plateaux 7 et 7', dont le premier joue le rôle qui lui a déjà été attribué ailleurs, et dont le second est relié à un pignon 9' attaquant la dentu- re 11' d'un pignon 12' solidaire de la couronne 12.
On énumérera à présent les opérations successives à effectuer pour ti- rer tout le parti possible de la boîte qui a été décrite dans ce qui précède.
1.- Démarrage en marche arrière : on fait prendre le baladeur 3 sur le plateau 8. La couronne 12 entraîne alors le plateau 7 à grande vitesse. En freinant - dans d'excellentes conditions - le plateau 7, on provoque le démarra- ge progressif du véhicule.
2. - Démarrage avant, en petite vitesse; on maintient le baladeur 3 dégagé des plateaux 7 et 8. On rend l'arbre moteur solidaire du pignon 40, en a- limentant le bobinage 44. On freine le plateau 7.
3. - Deuxième vitesse : maintenant le freinage du plateau 7, on alimen- te le bobinage-45,-ce qui solidarise l'arbre moteur avec le pignon 41.
4.- Troisième vitesse : on solidarise d'abord le plateau 7 du bala- deur 3. On freine ensuite le plateau 8 (à noter qu'on a la faculté d'agir pro- gressivement sur le freinage du plateau 7, toujours en prise avec la couronne 12 ce qui procure un double freinage extrêmement puissant).
5.- Quatrième vitesse : maintenant la coopération du baladeur 3 et du plateau 7, on excite le bobinage 44 pour rendre l'arbre moteur 1 solidaire du pignon 40. C'est un premier cas d'attaque de l'engrenage différentiel par le pla- nétaire 16 et la couronne 12 en même temps.
6. - Cinquième vitesse : maintenant toujours la coopération du bala- deur 3 et du plateau 7, on excite le bobinage 45 pour solidariser l'arbre moteur 1 du pignon 41.
Pour freiner, en général, on a la faculté d'agir sur les plateaux 7 et 8, dans des conditions excellentes puisque ces plateaux tournent vite, donc la pression qui s'exerce sur eux peut être faible. Le jeu des disques freinables remplace complètement l'embrayage usuel.
Le système mécanique qui vient d'être décrit peut être représenté par le schéma de distribution des vitesses représenté à la figure 2.;-Ce schéma com- prend trois lignes verticales et parallèles AA', BB' et CC', écartées de telle sorte que le rapport des distances des deux premières au rapport des distances des deux dernières soit égal à où R mesure le rayon de la couronne (denture 15) et r le rayon du planétairer(16).
A partir d'une origine Ao, on porte sur l'axe AA4 des ordonnées pro- portionnelles aux vitesses du planétaire. A partir de l'origine Bo, on porte sur l'axe BB', des ordonnées traduisant à la même échelle les vitesses de la couror- ne. Une droite reliant un point de l'axe AA' à un point de l'axe BB' coupe l'axe CC' en un point dont la distance à la droite origine Ao Bo indique, à l'échelle des vitesses, la vitesse du porte-satellites. On a indiqué par AA le point de l'axé AA' correspondant à la vitesse du planétaire lorsque le pignon 10 attaque la roue 35, ce qui correspond à la marche arrière (la vitesse est reportée dans le sens négatif). Le point Ao indique la vitesse nulle du planétaire, obtenue par le freinage du plateau 8.
Le point A1 correspond à la vitesse du planétaire lors- que le mouvement est transmis du pignon 40 à la roue 42. Le point A2 correspond à la transmission du mouvement du pignon 41 à la. roue 43. Sur l'axe BB', le,point Bo indique la vitesse nulle de la couronne, obtenue par le freinage du plateau 7.
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Le point Bi indique la vitesse de la couronne obtenue par la coopération du bala= deur 3 avec le plateau 7, c'est-à-dire correspond à la transmission du mouvement du pignon 9 à la denture 11.
Le diagramme traduit la formule ;
Vitesse de la couronne -vitesse de l'axe d'un satellite r itesse du planétaire-vitesse de l'axe d'un satellite R ainsi qu'il est bien connu.
La figure 9 montre ce que devient le diagramme de la figure 3 dans le cas où il existe une transmission différentielle à rapport variable entre l'ar- bre moteur et la couronne. Le point B2 correspond au mode d'entraînement supplé- mentaire introduit par le pignon 12'. On voit sans plus d'explications que l'on accroît immédiatement, dans une proportion considérable, les possibilités du dis- positif. On remarquera les combinaisons supplémentaires traduites par les liai- sons de B1 avec AA et de B2 avec AA.
L'appareil représenté à la figure 4 comprend un arbre moteur 1, un arbre récepteur 14, portant le manchon 13 du planétaire 16, et solidaire du por- te-satellites 21. Tous les organes ont été numérotés comme à la figure 1, à l'ex- ception de ceux qui concernent la marche arrière, et que l'on décrira ci-après en détails.
Les roues 35, 42 et 43 tournent librement sur le manchon 13. Celui-ci porte des cannelures 37'sur-lesquelles se déplace longitudinalement le baladeur électromagnétique 36.
Le plateau 8 qui assure le freinage du planétaire est calé sur le manchon 13. Il coopère avec un bobinage 8' lié au châssis de la transmission, et ' alimenté par le fil 51.
Le baladeur 3 n'intervient plus dans la marche arrière. Celle-ci est obtenue par la coopération d'un plateau 5, calé sur le manchon 13, avec le pignon
35 (faisant le même office que la roue 35 du dispositif décrit précédemment). Le plateau 5 porte un bobinage 57 alimenté par le fil 56 à l'intervention du balai
58 et de la bague-59.
L'analyse du mécanisme est identique à celle du mécanisme précédent, l'échelonnement des vitesses, figuré au schéma de la figure 5, suivant le princi- pe exposé à l'occasion de la figure 3, s'obtient par les manoeuvres suivantes
1- Marche arrière: on excite le bobinage 57 et on freine le plateau 7.
2- Démarrage en marche en avant : premièrevitesse: on excite l'enroulement 48 et on freine le plateau 7.
3- deuxième vitesse: maintenant le freinage du plateau 7, on excite le bobinage
49.
4- troisième vitesse : on attaque d'abord le plateau 7 par le baladeur 3 puis on excite l'enroulement 57
5- quatrième vitesse : maintenant le baladeur 3 engagé avec le plateau 7,n frei- ne le planétaire par excitation du bobinage 8'. On a dans cette combinaison une puissance de blocage très importante
6- cinquième vitesse: maintenant le baladeur 3 engagé avec le plateau 7, on exci- te le bobinage 44.
7- sixième vitesse: maintenant le baladeur engagé avec le plateau 7, on excite -le bobinage 45. -
On voit qu'en troisième, cinquième et sixième vitesse, l'engrenage différentiel reçoit un mouvement à la fois sur sa couronne et sur son planétaire.
L'appareil suivant la figure 6 permet l'attaque directe des deux roues motrices du véhicule par le moteur. Il ne comporte ni embrayage classique, ni différentiel classique. Sa construction est presque parfaitement symétrique.
L'arbre moteur 1 porte sur des cannelures'2 un baladeur 3 susceptible .de coopérer par ses griffes 4, 4'... avec un manchon correspondant 7'tournant
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librement sur l'arbre 1. Le manchon 7' porte un plateaufreinable 7 et une roue dentée 9 engrenant avec la denture extérieure 11 d'une cage 1:2 enfermant deux engrenages différentiels symétriques.
Ceux-ci comprennent des éléments analogues à ceux qui ont été décrits à l'occasion des systèmes précédents, savoir chaque fois un porte-satellites 21, 21' porteur des satellites 17, 17ge 18, 18'... en- grenant avec une denture intérieure 15, 15' de la couronne 12, et chaque fois un pignon planétaire 16,16' monté sur un manchon 13, 13' porté par l'arbre récepteur correspondant 14,14', ces arbres 14, 14' allant aux deux roues opposées d'un train du véhicule.
On a ainsi réalisé, en un bloc compact et en respectant l'individua- lité de chaque roue, un ensemble correspondant à ce qui a été appelé ci-dessus la transmission différentielle, attaquée par l'arbre moteur par des roues de dia- mètre différent constituant ce qui a été appelé la "deuxième" transmission non différentielle (pignon 9, denture 11).
Les manchons 13, 13' portent d'autre part les éléments d'une autre transmission non différentielle ("première transmission non différentielle). On voit sur le'manchon 13, porté par des cannelures 37, un baladeur électromagnéti- que 36, et coopérant avec des roues 42 et 35, folles sur le manchon 13, mais en prise permanente avec des pignons (pignon 40 et pignon à chaîne 10) calés sur ' l'arbre 1. La sélection se fait en excitant les bobinages 44 ou 57. Une disposi- tion identique a été figurée sur le manchon 13' (avec des indices '). Les plané- taires sont freinables par les plateaux 8, 8".
On voit immédiatement que les deux roues peuvent être attaquées à des vitesses différentes. On peut désolidariser du moteur une des roues en coupant l'alimentation des bobinages se référant à cette roue.
Le mécanisme permet une marche arrière et quatre vitesses échelon- nées, qui, pour l'arbre 14, seront : l.- Marche arrière : excitation des enroulements 57 et 57'et freinage du plateau 7.
2. - Démarrage et première vitesse avant :excitation des enroulements 44 et 44' et freinage progressif du plateau 7.
3. - Deuxième vitesse : engagement, d'abord, du baladeur 3 et ensuite excitation des enroulements 57 et 57'.
4. - Troisième vitesse :maintien de l'engagement du baladeur 3 et freinage par les plateaux 8 et 8" des planétaires 16 et 16'.
5.- Quatrième vitesse : maintien de l'engagement du baladeur 3 et excitation des enroulements 44 et 44'.
Le schéma de la figure 7, construit comme indiqué précédemment montre l'échelonnement des vitesses obtenues (axe CC'). Le schéma tracé s'applique à une roue. Il se développerait symétriquement pour la roue opposée.
On remarquera que si l'on utilisait, comme engrenage différentiel, un engrenage épicylcoîdal, le,rôle de la couronne, dans l'engrenage hypicycloïdal, pourrait être tenu par un deuxième planétaire.