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La présente invention est relative à une porte de four à coke pourvue de ressorts guidés autour d'une tige perpendiculaire à la porte .et qui pressent celle-.ci contre un cadre solidaire du four en prenant eux-mêmes appui contre des verrous qui basculent simultanément dans une position de déverrouillage après que les ressorts susdits en ont été éloignés par des organes portés par la porte et commandés par une liaison mécanique comprenant une traverse horizontale disposée de façon à pouvoir être soulevée par un appareil arrache-porte du genre utilisé pour la manoeuvre des portes à déverrouillage manuel et pourvu à cet effet d'un levier capable d'accrocher une traverse de la porte en pivotant autour d'un axe horizontal, ladite liaison mécanique étant pourvue, d'une part,
d'une saillie qui fait basculer les verrous dans leur position de déverrouillage après que les organes susdits ont éloigné les ressorts de ces verrous et, d'autre part, d'une butée qui rencontre une pièce solidaire de la porte après que les verrous ont été amenés dans leur position de déverrouillage.
Dans le brevet d'invention n 5570649 du 20 mai 1957, il est question d'une porte de four à coke de ce genre dans laquelle les organes servant à sur- comprimer les ressorts avant le déverrouillage comprennent des manivelles mobiles dans des plans parallèles à l'axe de tiges coulissantes servant de guide aux ressorts, lesdites manivelles étant calées sur des arbres portant une came ou un plateau excentré situé en avant des tiges coulissantes correspondantes. Ces arbres sont relativement'coûteux. De plus, les supports de leurs paliers sont soumis à des moments de flexion importants et doivent être en acier coulé. A cause des dimensions qu'on doit leur donner pour résister aux efforts auxquels ils sont soumis, ces supports sont coûteux. Le mécanisme occupe en outre beaucoup de place dans la direction perpendiculaire à la face de la porte.
La présente invention a comme objet une porte de four à coke qui ne présente pas ces inconvénients malgré qu'elle puisse être déverrouillée par un appareil arrache-porte du genre utilisé pour la manoeuvre des portes déverrouil- lées à la main.
La porte de four à coke suivant l'invention est caractérisée en ce que les organes éloignant les ressorts des verrous comprennent des manivelles actionnées par la liaison mécanique susdite dans un plan perpendiculaire à l'axe de la tige guidant les ressorts, ainsi que des vis à deux filets opposés mises en rotation par lesdites manivelles et disposées parallèlement à ladite tige, l'un des filets de chaque vis étant mobile dans un écrou fixé sur la porte tandis que l'autre est mobile dans un écrou rendu solidiaire d'une pièce engagée,avec un jeu latéral, dans une rainure formée entre deux épaulements d'un tube entou- rant la tige et interposé entre les ressorts et les verrous.
Afin d'éloigner desmodromiquement chaque verrou basculant des crochets correspondants quand la pression des ressorts cesse d'y être appliquée, chacun des tubes susdits passe à travers le verrou adjacent et présente, en avant de celui-ci une butée appliquée contre la face antérieure de ce verrou pendant la surcompression des ressorts.
La porte suivant l'invention présente encore l'avantage de pouvoir être déverrouillée manuellement en cas d'accident à l'appareillage à condition d'être pourvue d'une particularité supplémentaire.
Cette particularité consiste en ce que la pièce engagée avec jeu dans la rainure entre les deux épaulements de chaque tube est montée de manière amovible tandis que la tige autour de laquelle le tube considéré est disposé pré- sente en avant du verrou une partie filetée pouvant recevoir un écrou servant à écarter les verrous de crochets de verrouillage, donc à déverrouiller manuelle- ment la porte en cas d'accident à l'appareillage.
D'autres particularités et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description des dessins annexés au présent mémoire, qui représentent schématiquement et à titre d'exemple seulement, une forme d'exécution de la porte
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de four à coke suivant l'invention.
La figure 1 est une vue de face d'une porte de four à coke suivant l'invention en position de travail.
La figure 2 est une coupe verticale suivant la ligne II-II de la fi- gure 1, une partie de l'appareil arrache-porte y étant, en outre représentée dans la position qui précède la manoeuvre de déverrouillage.
La figure 3 représente, de la même façon qu'à la figure 2, la porte et l'appareil arrache-porte à la fin de la manoeuvre de déverrouillage.
Les figures 4 et 5 représentent, à plus grande échelle qu'aux figures 2 et 3, des parties de ces figures voisines du verrou supérieur.
La figure 6 est, à plus grande échelle qu'à la figure 1, une vue en plan du verrou inférieur et des organes voisins de ce verrou, après coupe horizon- tale au niveau de la ligne VI-VI de la figure 1.
La figure 7 est une vue en élévation après coupe verticale suivant la ligne VII-VII de la figure 4, le verrou étant représenté en traits mixtes.
La figure 8 est une vue en élévation après coupe verticale suivant la ligne VIII-VIII de la figure 5, le verrou étant représenté en traits mixtes.
La figure 9 est une coupe suivant la ligne IX-IX de la figure 8.
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence dési- gnent des éléments identiques. -
Aux figures 1 et 2, on voit une porte de four à coke 2 pressée contre un cadre 3 solidaire de la maçonnerie du four, par des ressorts 4. Ceux-ci sont constitués par des rondelles Belleville comprimées entre la porte et un épaule- ment 5 (figure 4 et 5) d'un tube coulissant 6 servant de pivot à un verrou 7.
Celui-ci est immobilisé axialement par rapport au tube 6 par un écrou 8 vissé sur ce tube contre le verrou 7, par une rondelle 9 de l'épaulement 10 faisant corps avec le tube 6. Aux figures 1, 2, 4 et 7, ce verrou est engagé dans deux crochets 11 solidaires du cadre 3.
Un deuxième verrou 7 existe à la partie inférieure de la porte. Il est soumis à l'action de ressorts 4 identiques à ceux susdits, par l'intermédiaire d'un épaulement 5 et d'un tube coulissant 6. Le déverrouillage et le verrouilla- ge des deux verrous 7 sont effectués simultanément grâce, d'une part, à une barre de connexion 12 (figures 1 et 6) et, d'autre part, à une liaison mécanique qui réunit des organes provoquant le coulissement des tubes 6 sur des tiges 13 rendues solidaires de brides 14 fixées à la porte 2 par des boulons 15 (figure 7).
Cette liaison mécanique, qui est actionnée par l'appareil arrache- porte et qui sera décrite plus loin, est portée par la porteo
Des lamelles d'étanchéité 16 (figure 6) fixées à la porte par des vis 17 sont appliquées contre un fer profilé 18 solidaire du cadre 3, par l'in- termédiaire de vis de réglage 190 Ces lamelles et les vis 17 et 19, qui sont d'un emploi courant, m'ent pas été représentées à la figure 1 pour ne pas surcharger inutilement la figure. A la figure 2, on a désigné par les mêmes notations de ré- féremce les éléments analogues qui assurent l'étanchéité le long des bords infé- rieur et supérieur de la porte.
Pour permettre le déverrouillage de la porte, on comprime davantage les ressorts 4 afin que les verrous 7 ne soient plus en contact avec les crochets 11.
La surcompression des ressorts 4 est effectuée automatiquement par un arrache-porte dont', une partie est représentée en traits mixtes aux figures 2 et 3 et qui est du type-bien connu qui vient accrocher par le bas une traverse horizor tale de la porte pour emlever celle-ci après déverrouillage à la main.
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Cet arrache-porte connu 20, comprend un châssis mobile par rapport auquel on peut faire pivoter, autour d'un pivot horizontal 21, un bras 22 relié à une tringle 23 mise en mouvement à la main ou par un moteur quelconque porté par l'arrache-porte.
Dans la porte suivant l'invention, la traverse horizontale susdite, au lieu d'être montée rigidement sur la porte 2, est fixée à deux barres 24 qui font partie de la liaison mécanique à laquelle il a été 'fait allusion plus haut. Ces barres peuvent coulisser dans des guides 25 solidaires de la porte et sont réunies entre elles par ,une traverse 26 que le bras 22 de l'arrache-porte peut faire monter.
Les barres 24 sont maintenues dans la position de repos représentée aux figures 1, 2, 4 et 6 par des butées 27 de position réglable qui s'appuient sur les guides supérieurs 25 (voir figures 1 et 2). Les barres 24 sont articulées à leurs extrémités à des billes 29 et 30. Les bielles 29 portent des écrous de réglage 31 à filets droit et gauche.
Ces bielles 29 et 30 sont, en outre, articulées à des manivelles 32 et 33 faisant corps avec des vis 32' et 33' (figure 9) à filets droit et gauche sur lesquels sont engagés des écrous 35 et 34 qui sont rendus solidaires, d'une part, des brides 14 fixées à la porte et, d'autre part, de brides 36 elles-mêmes fixées sur des pièces 37 engagées avec un jeu latéral dans des rainures formées entre les épaulements 5 et 10.
Les articulations des bielles 29 et 30 aux barres 24 et aux manivelles 32 et 33 snt, de préférence, réalisées par des joints à la cardan (figures 7 et 8). Des tubes 39 (figure 9), soudés aux manivelles 32 et 33, servent de carter de protection des écrous 34 et 35 contre les poussiers de coke tandis que des graisseurs 40 en permettent la lubrificationo Accessoirement, les ressorts 4 sont protégés par des tubes 41.
Lors du soulèvement des barres 24 par le bras 22 de l'arrache-porte la rotation des vis à filets droit et gauche 32' et 33' dans les écrous 34 et 35, rapproche la bride 36 de la bride 14. Les verrous 7 entraînés vers la porte 2 par les tubes 6 ne sont plus en contact avec les crochets 11; Lorsqu'ils en sont suffisamment écartés, une vis 42, de position réglable dans un support 43 fixé à la bielle supérieure 29 (figures 4 et 5) entre en contact avec le verrou supérieur 7 et le fait basculer dans sa position de déverrouillage représentée aux figures 3,5 et 8. Les verrous inférieur et supérieur étant réunis par la barre de connexion 12, connue en soi, les deux verrous sont déverrouillés simul- tanément des crochets 11.
Pour que la porte puisse être soulevée et emportée après son déver- rouillage, des butées réglables 44 fixées aux barres 24 entrent en contact avec les guides inférieurs 25 (figure 3).
Lorsque la porte 2 est remise en contact avec le cadre 3 par l'ar- rache-porte, le pivotement dans le sens horlogique à la figure 3, du bras 22, permet aux verrous 7 de revenir dans leur position horizontale de verrouillage sous l'action du poids de la barre 12 qui est suffisamment lourde pour que les verrous retombent automatiquement derrière les crochets lors du verrouillage de la porte. Par l'action des ressorts 4, les verrous 7 sont poussés contre les crochets 11 comme indiqué aux figures 1, 2, 4 et 7.
Les écrois 8 formant butée contre les verrous 7 et les rondelles 9 d'épaisseur variable, permettent de régler la position de ces verrous par rapport aux crochets Il de façon telle que la pression de la porte 2 sur le cadre 3 ait la valeur désirée.
En cas d'accident à l'appareillage, des écrous 45 sur les parties fi- letées des tiges 13 situées en avant des tubes 6 permettent de déverrouiller et de verrouiller la porte manuellement par le fait que les tubes 6 transmettent
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aux butées 8 la poussée qu'ils reçoivent des écrois 45. Afin que cette poussée ne soit pas absorbée par l'appareillage supposé immobilisé par suite d'un acci- dent, il est nécessaire de supprimer les pièces 37. C'est ce qui justifie le montage amovible de celles-ci.
Le jeu axial entre les pièces 37 et les épaulements 5 et 10 du tube 6 a pour but d'éviter que pendant que la porte est en service,la liaison mécani- que qui provoque le déverrouillage quand elle est actionnée par un appareil arra- che-porte du gemre utilisé en cas de déverrouillage manuel, puisse empêcher la transmission de la poussée des ressorts aux verrous.
REVENDICATIONS.,
1. Porte de four à coke pourvue de ressorts guidés autour d'une tige perpendiculaire à la porte et qui pressent celle-ci contre un cadre solidaire du four en prenant eux-mêmes appui contre des verrous qui basculent simultanément dans une position de déverrouillage après que les ressorts susdits en ont été éloignés par des organes portés par la porte et commandés par une liaison mécani- que comprenant une traverse horizontale disposée de façon à pouvoir être soulevée par un appareil arrache-porte du genre utilisé pour la manoeuvre des portes à dé- verrouillage manuel et pourvu à cet effet d'un levier capable d'accrocher une tra- verse de la porte en pivotant autour d'un axe horizontal, ladite liaison mécanique étant pourvue, d'une part,
d'une saillie qui fait basculer les verrous dans leur position de déverrouillage après que les organes susdits ont éloigné les ressorts de ces verrous et, d'autre part, d'une butée qui rencontre une pièce solidaire de la porte après que les verrous ont été amenés dans leur position de déverrouil- lage, caractérisée en ce que les organes éloignant les ressorts des verrous com- prennent des manivelles actionnées par la liaison mécanique susdite dans un plan perpendiculaire à l'axe de la tige guidant les ressorts, ainsi que des vis à deux filets opposés mises en rotation par lesdites manivelles et disposées paral- lèlement à ladite tige, l'un des filets de chaque vis étant mobile dans un écrou fixé sur la porte tandis que l'autre est mobile dans un écrou rendu solidaire d'une pièce engagée, avec jeu latéral,
dans une rainure formée entre deux épaule- ments d'un tube entourant la tige et interposé entre les ressorts et les verrous.