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La présente invention se rapporte aux valves de retenue utilisées con- jointement avec des étranglements à action différée, par exemple dans les cana- lisations d'alimentation des cylindres de freins des appareils de freinage élec- tro-pneumatiques pour chemins de fer,en vue de commander l'écoulement d'un flui- de sous pression.
Il est souligné dans le brevet français 946.759 du 13 mai 1947 que si l'on permet, alors que la valve de retenue occupe sa position ouverte, aux pressions auxquelles est soumis son obturateur mobile de s'égaliser rapidement, ce dernier a tendance à se reformer et ainsi à vibrer bruyamment. Ceci est in- désirable pour beaucoup de raisons et pour y remédier, il a été proposé dans le mémoire descriptif du brevet mentionné ci-dessus de restreindre l'écoulement du fluide, passant devant l'obturateur ouvert, par un étranglement de façon à retar- der l'égalisation des pressions de part et d'autre de cet obturateur.
Plus précisément, on a décrit dans le brevet susmentionné des agence- ments dont chacun satisfait à la mesure palliative ci-dessus et comporte un or- gane obturateur commandé par ressort, se déplaçant dans une' chambre de soupape ou valve ayant, à ses extrémités opposées, des orifices d'entrée et de sortie alignés. L'étranglement est réellement disposé dans l'organe obturateur lui-même ou, en variante, aux confins de la chambre entre les orifices d'entrée et de sor- tie de celle-ci, afin d'imposer la resctiction voulue au passage du fluide à tra- vers la valve.
La présente invention vise à réaliser une autre forme de valve à plusieurs égards plus simple, dans laquelle on obtient une égalisation différée des pressions de part et d'autre de l'obturateur de la soupape.
Selon la présente invention, la valve d'arrêt comprend une chambre de valve ayant à ses extrémités opposées deux orifices, dont l'un est l'orifice d'entrée, l'intérieur de la chambre, entre les deux orifices, étant en communica- tion avec un canal de sortie dans lequel est disposé un élément d'étranglement, un obturateur de soupape pouvant se déplacer dans la chambre afin de coopérer avec les deux orifices et sollicité, de préférence, par gravité, vers une position de fermeture pour coopérer avec l'orifice d'entrée pour interrompre la communica- tion entre ce dernier et le canal de sortie et un canal établissant une communi- cation entre l'autre des deux orifices et un point du canal de sortie en ,aval de l'élément d'étranglement, ce qui fait que,
quand l'obturateur coopère avec l'au- tre orifice, alors qu'il occupe sa position ouverte, il est soumis à la différence des pressions régnant de part et d'autre de l'élément d'étranglement pour main- tenir ledit obturateur dans sa position d'ouverture. Etant disposé dans le banal de sortie, l'élément d'étranglement est plus facile à installer et plus accessible que dans les agencements décrits antérieurement; en outre, rien ne s'oppose à 1' utilisation d'une forme d'obturateur très simple, sans ressort de commande, par exemple d'un simple clapet-bille libre.
Plus précisément, selon la présente invention, la valve de retenue comprend un obturateur en forme de clapet-bille se déplaçant librement entre des sièges de soupape opposés délimitant deux orifices dont l'unit un orifice d'en- trée, l'espace compris entre ces deux orifices étant en communication avec un canal de sortie dans lequel est disposé un élément d'étranglement, cette valve de retenue étant adaptée pour être montée de façon que son orifice d'entrée soit disposé sensiblement à l'aplomb vertical et au-dessous de l'autre orifice, afin que son clapet-bille soit sollicité par gravité vers sa position de fermeture, c'est-à-dire vers la position où il s'applique contre le siège de l'orifice d'en- trée,
et un canal établissant une communication entre le second orifice et un point du canal de sortie en aval de l'élément d'étranglement, ce qui fait que le clapet-bille, quand il occupe sa position d'ouverture, où il s'applique contre le siège de l'autre orifice, est soumis à la différence des pressions régnant de part et d'autre de l'élément d'étranglement, laquelle agit pour maintenir le clapet- bille en position d'ouverture.
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D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, d'un mode de réalisation particulier de l'in- vention incorporé à une valve de serrage et de maintien d'un appareil de freinage électro-pneumatique pour chemins de fer, faite en regard de la figure unique du dessin annexé, qui est une coupe schématique de ladite valve.
La valve de retenue 11 est logée dans un corps 12 venu de fonderie avec la pièce moulée de l'ensemble combinée de valve de serrage et de maintien, ce corps comportant une chambre d'entrée 13 reliée à la valve de serrage et une chambre de sortie 14 appelée à être raccordée à un cylindre de frein non repré- senté.
La chambre d'entrée 13 communique, par un alésage 15, avec une chambre de valve délimitée par une courte douille ou cage 16 percée latéralement pour la mettre en communication avec un canal de sortie 17 conduisant, à travers un étranglement 18, à la chambre de sortie 14 et delà au cylindre de frein.
Aux extrémités opposées de la douille 16 sont ajustés des sièges de soupape 19 et 20 faits d'une matière élastique comme le caoutchouc, ces siè- ges étant du type de ceux faisant l'objet du brevet anglais N 757.738 du 16 No- vembre 1954 dans lequel chaque siège comporte une collerette et une partie tu- bulaire dont la longueur est calculée de façon qu'en dépit de la pression de ser- rage appliquée à la collerette pour retenir le siège, la surface d'application présentée par la partie tubulaire reste non déformée.
Le siège 19 délimite un orifice d'entrée entre la chambre d'entrée et l'intérieur de la douille et la collerette de ce siège est serrée entre l'une des extrémités de la douille et un épaulement présenté par le corpso Le siège 20 délimite un orifice entre l'in- térieur de la douille et une chambre 21 formée dans un capuchon fileté 22 vissé dans le corps afin d'exercer une pression sur une rondelle 23 ; antre cette ron- delle et l'extrémité voisine de la douille est serrée la collerette du siège 20. Un joint annulaire 24, logé dans une gorge circulaire de la douille, forme un joint étanche entre la chambre 21 et le canal de sortie 17.
La chambre 21 communique, par des créneaux taillés dans le capuchon 22 et par un canal 25,. avec la chambre de sortie 14, de sorte que la pression du fluide en aval de l'étranglement 18 et, partant, celle règnant dans le cylin- dre de frein, règne,-aussi dans la chambre 21.
Un obturateur de valve, sous forme d'une bille dure 26 se déplace li- brement dans la douille entre ls sièges 19 et 20, le premier nommé étant situé sensiblement à l'aplomb vertical'sous le second et la bille étant sollicitée par gravité vers 'la position de fermature où elle repose sur le siège 19 en fer- mant l'orifice d'entrée.
Quand la valve de serrage envoie du fluide sous pression dans la cham- bre d'entrée 13, la bille 26 est soulevée promptement et, sous l'action du flui- de 'ainsi introduit, s'applique contre le siège supérieur 20. Le fluide sous pres- sion commence alors à passer à travers l'orifice d'entrée et par l'intérieur de la douille vers le 1 de sortie 17 et de 1à, sous un débit déterminé par l'étranglement 18, au cylindre de frein. La pression du fluide en aval de l'étran- glement règne aussi dans la chambre 21, de sorte que suivant la surface délimi- tée par la ligne d'application de la bille contre le siège'20, cette bille est soumise à la pression¯d'aval, tandis que le reste de sa surface est soumis à la pression d'amont ou d'entrée.
Ainsi, la différence de pression se produisant de part et d'autre-,de l'étranglement est appliquée à la bille pour maintenir la valve ouverte. Quand la pression dans le cylindre de frein devient égale à la pres= sion d'entrée, il n'y a plus de différence de pression des deux côtés de la bil- le et cette dernière retombe sur le siège 19, par gravité, et reprend sa posi- tion de fermeture pour empêcher le fluide de s'échapper du cylindre de frein.
On voit que la construction de la valve qui vient d'être décrite est extrêmement simple,notamment du fait,qu'elle ne comporte aucun ressort, que son obturateur est une bille, qui n'exige aucun ajustage de précision, et du fait que
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ses autres éléments peuvent également être fabriqués sans tolérances d'usinage trop sévères.