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Dans la construction des fours industriels, des parois et des revê- tements qui doivent en dehors de leur pouvoir réfractaire répondre à d'autres conditions, telle que par exemple une bonne isolation thermique, une résistance mécanique élevée et la propriété de résister aux actions chimiques, ont été construits au moyen de diverses briques composées de parties différentes au point de vue de la matière ou de la structure. Des conduits pour gaz chauds peuvent être construits par exemple en différentes briques dont la partie dirigée vers l'intérieur est particulièrement résistante aux actions chimiques, tandis que la partie tournée vers l'extérieur présente des qualités thermo-isolantes très éle- vées. D'autres combinaisons ou dispositions des parties des briques sont égalemeni réalisables.
Dans le domaine général de l'industrie de la construction on emploie aussi des briques de genre approprié qui se composent par exemple d'une partie résistante portante et d'une partie isolante, résistant à la corrosion, qui doit répondre au bel aspect extérieur ou remplir un autre but.
L'exécution de pareilles briques présente de grandes difficultés spécialement lorsqu'elles doivent être soumises à la cuisson lors de leur fabri- cation. Même lorsque les briques paraissent irréprochables après leur achèvement il se produit souvent après montage, par suite des actions dues au service, et notamment par suite d'un chauffage fort poussé, surtout aux surfaces de contact des parties de nautres différentes des briques, des crevasses provoquant la rupture des briques, ou la séparation des deux parties de la brique l'une de l'autre. Mais fréquemment aussi les parties de la brique se détachent l'une de l'autre déjà lors de la cuisson, lorsqu'on n'apporte pas tous les soins voulus à la fabrication et la cuisson de la pièce ébauchée.
Ces inconvénients des briques réfractaires, qui rendent plus diffi- cile la fabrication de celles-ci et limitent leur emploi pour la construction des parois et des revêtements, malgré leurs grands avantages sans cela indiscutables en comparaison des briques qui-ne sont faites qu'en une seule matière, doivent être attribués à une liaison insuffisamment ferme entre les parties de natures différentes de la brique.
En particulier, on n'obtient pas une liaison ferme ou on ne l'obtient que dans une mesure insuffisante lorsque les parties de la brique sont faites en des matières dont les propriétés s'écartent considérablement l'une de l'autre ou dont les structures sont fort différentes, par exemple lorsque la brique se compose d'une partie solide, dure, compacte, résistant aux actions chimiques et mécaniques ou constituant une partie portante, et'd'une partie très poreuse et thermo-isolante.
Jusqu'ici les masses à joindre entre elles de ces briques réfractaires devaient avoir la même contraction ou approximativement la même contraction au séchage et à la cuisson et les coefficients de dilatation de ces masses devaient aussi être égaux ou presque égaux. Si ces conditions n'étaient pas satisfaites les détériorations mentionnées ci-dessus se produisaient.
On n'est pas parvenu jusqu'à présent à fabriquer par leur emploi des briques réfractaires de stabilité ou durabilité suffisante qui se composent de parties différentes aux points de vue matière ou structure dont les propriétés, et notamment le comportement sous l'effet du chauffage s'écartent considérablement l'une de l'autre. On a appliqué diverses mesures et notamment on a constitué de différentes manières la liaison entre les parties différentes de la brique pour obtenir une cohésion ferme des parties. On a d'abord choisi une surface limitative rectiligne entre les différentes parties de la brique; ensuite on a fait pénétrer l'une des parties de la brique, notamment la partie la moins ferme dans l'autre partie plus ferme en lui donnant la forme d'une courte queue d'aronde.
Toutefois on n'atteignait pas le but désiré par ces mesures et le résultat était insuffi- sant même lorsque les contractions des masses au séchage et à la cuisson et-les coefficients de dilatation des parties de la brique étaient identiques ou presque identiques.
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Or, on a constaté que des briques composées de parties différentes matériellement et/ou structurellement peuvent être obtenues sans les défauts men- tionnés précédemment et sans que les contractions au séchage et à la cuisson ni les coefficients de dilatation des parties de la brique soient égales ou approxi- mativement égales, lorsque les différentes parties de briques s'engagent les unes dans les autres sous forme de coins par des dents présentant en coupe perpen- diculaire aux surfaces de séparation la configuration de triangles isoscèles.
Le rapport'de la hauteur des dents à la base doit autant que possible ne pas être inférieur à 1 et être de préférence supérieur à 1. De cette manière, la surface d'adhérence entre les parties de natures différentes de la brique est augmentée au-delà du double. Par suite des tensions d'origine thermique ou autres efforts engendrés dans la brique les actions exercées sur les surfaces limitati- ves des parties ne sont pas inférieures à celles qui se développent dans une brique à surface de séparation rectiligne, mais elles se répartissent sur une surface d'adhérence accrue au-delà du'double et ne suffisent plus à provoquer la séparation des deux parties de la brique.
Ainsi qu'on l'a constaté, la stabilité ou la durabilité de ces briques peut encore être augmentée lorsqu'on ménage sur les pointes des dents des parties de brique de natures différentes de petites rainures ou des joints ouverts. Par ces petites fentes ou rainures ouverte on empêche que les tensions engendrées se propagent sur toute la surface de 'séparation. Elles sont ainsi limitées à une fraction de la surface d'adhérence.
En outre, il est encore possible d'augmenter la stabilité ou la du- rabilité de la brique en égalisant la contraction au séchage des parties par le réglage de la teneur en eau des masses de départ, la contraction à la cuisson des parties, par exemple pour des briques en chamotte ou argile réfractaire qui se composent d'une partie compacte et d'une partie isolante, par l'addition de chamotte incandescente à la masse pour la partie compacte ou par addition de quartz à la masse pour la partie isolante. On peut aussi augmenter la stabilité ou la durabilité de ces briques en faisant concorder les coefficients de dila- tation des parties par'additions de substances appropriées aux matières premières ou masses de départ':
L'épaisseur des différentes parties de la brique peut varier, suivant l'usage auquel la brique est destinée.
Ainsi, pour les revêtements ou garnissages par exemple qui doivent avant tout servir d'isolant thermique, mais qui, doivent aussi être résistants à la corrosion'on emploiera des briques à partie',isolante large et à partie compacte étroite. Pour les revêtements qui doivent avant tout résister à de grands efforts mécaniques et à de hautes températures, etc. mais qui doivent aussi être thermo-isolants, on emploiera de préférence des briques à partie dense large et à partie isolante étroite.
Le dessin. annexé montre la surface d'assise d'une brique de format normal. Les chiffres de référence 1 et 2 désignent deux parties de la brique qui diffèrent l'une de l'autre chimiquement ou physiquement ou encore chimiquement et physiquement. Ainsi, la partie 1 se compose par exemple d'une masse de chamotte thermo-isolante, poreuse tandis que la partie 2 est faite d'une masse de chamotte compacte. Le chiffre de référence 3 désigne les dents de la partie poreuse de la brique et le chiffre 4 les dents de la partie dense. Les surfaces latérales des dents 3 et 4 forment les surfaces de contact ou surfaces limitatives dentelées 5 entre les deux parties 1 et 2. De petits espaces creux, ou joints ouverts 6, sont ménagés à la pointe des dents.
La ligne délimitative suivant l'invention entre les deux parties de brique qui sur le dessin s'étend dans le sens de la largeur de la brique peut aussi être disposée dans le sens de la hauteur ou de la longueur de la brique.