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La présente invention est relative à des poutres en bois qui sont composées de plusieurs planches ou lamelles collées entre elles et dont les bords latéraux s'étendent parallèlement à la direction longitudinale de la poutre. Des poutres en bois collées de ce genre sont connues mais ne possèdent cependant aucune résistance suffisante au cisaillement.
En particulier, lorsqu'un cisaillement déclenché par un relâchement de joints ou de fibres se produit, il peut se propager sur toute la longueur de la poutre sous la forme de fissures.
Afin d'éliminer ces inconvénients, l'on a déjà proposé de réaliser des poutres en bois avec deux épaisseurs de planches posées sur champs de telle sor- te que les sens des fibres des deux épaisseurs de planches forment entre eux des angles droits ou aigus. La pratique a cependant démontré que même des poutres en bois ainsi réalisées ne possèdent pas une résistance suffisante au cisaillement.
En outre, la fabrication de telles poutres entraîne relativement beaucoup de dé- chets .
Au contraire de ce qui est connu, l'invention réside essentiellement en ce que, dans une poutre en bois avec au moins deux couches de planches s'éten- dant parallèlement à la direction longitudinale de la poutre, ces couches de planches sont séparées par des planches ou baguettes s'étendant perpendiculaire- ment, c'est-à-dire à angle droit par rapport à la direction longitudinale de la poutre, et en ce que la couche médiane.servant à la séparation est calculée de telle sorte qu'elle constitue de 2 à 33% de la section totale de la poutre ou de l'âme.
Des essais et recherches effectués ont révélé que l'on peut obtenir avec une séparation ou un arrêt de cisaillement constituant environ 13% de la section totale, une résistance au cisaillement de 24kg/cm2, tandis qu'avec les poutres en bois précitées, l'on ne pouvait atteindre une résistance au cisaillement que de 16 kg/cm2. En outre, la réalisation suivant l'invention offre encore l'avan- tage qu'il n'en résulte que très peu de déchets ou rognures. L'invention apporte donc dans ce domaine un très net progrès technique et peut être mise en oeuvre pour des poutres à âme aussi bien que pour des constructions lamellaires.
D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description ci-après, donnée à titre d'exemple non limitatif et en se référant aux dessins annexés, dans lesquels :
La figure 1 est une vue en perspective du montage d'une poutre à âme réalisée suivant l'invention.
La figure 2 est une vue en perspective d'une âme de poutre avec des joints de montage collés avec une monture par tenons en coin.
Les figures 3 et 4 sont des vues en perspective de deux poutres- maîtresses réalisées suivant l'invention en construction lamellaire
Dans les exemples de réalisation des figures 1 et 2, l'âme de la pou- tre en bois en forme de I est constituée par deux couches extérieures de planches a et une couche médiane b collée à celles-ci. Les planches des deux couches ex- térieures a s'étendent parallèlement au sens longitudinal de la poutre, tandis que les planches de la couche médiane b s'étendent perpendiculairement aux plan- ches des couches extérieures a, donc à angle droit par rapport au sens longitu- dinal de la poutreo L'épaisseur la plus favorable de la couche médiane se situe à 13% de l'épaisseur totale de l'âme, qui est d'au moins 14 mm.
A partir de 94 mm., l'âme est utilement séparée en cinq épaisseurso Dans ce cas également, l'é- paisseur des séparations s'étendant perpendiculairement au sens longitudinal de la poutre atteint environ 13% de l'épaisseur totale. Des essais ont démontré que l'épaisseur de la ou des couches médianes peut osciller entre 2 et 33% de l'é- paisseur totale.
Les nouvelles poutres à âme peuvent être fabriquées avec des hauteurs d'âme jusqu'à deux mètres et donc atteindre, sous une forme rentable, des por-
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tées de 6 à 100 mettes. De ce fait, elles peuvent aussi supporter, en disposant une double ou triple âme, une plus grande charge. Pour faciliter le transport, l'on peut prévoir aux points de moments nuls des joints de montage et coller ceux-ci entre eux au moyen de montures par tenons en coin, comme représenté à la figure 2.
Sur les bords supérieur et inférieur, la poutre est garnie, pour la protéger contre l'infiltration d'humidité, d'une lamelle de semelle c. Les lamel- les de semelle peuvent être renforcées à volonté et être calculées statiquement ou être étagées suivant la variation des moments.
Dans les constructions lamellaires connues également, la résistance au cisaillement est (d'après le Prof. Dr. Metzer) relativement faible et il existe le danger qu'avec des constructions plus hautes, les lamelles ne se fendent ou n'éclatent. L'éclatement des lamelles peut aussi être évité avec l'agencement suivant l'invention, comme indiqué par les exemples de réalisation des figures 3 et 4.
Dans l'exemple de réalisation de la figure 3, la section totale, con- stituée en tout par 12 lamelles d dirigées dans le même sens, 'est fendue dans la zone de plus grande tension de cisaillement et dans la fente est introduit ou collé un séparateur ou une languette e. Ce séparateur ou cette languette e em- pêche un glissement dans le sens longitudinal des fibres, ce qui augmente forte- 'ment la résistance au cisaillement.
La figure 4 indique que l'invention peut aussi être mise en oeuvre avec des constructions lamellaires formées de deux groupes de lamelles f, de même hauteur, et après l'exécution du collage et le dressage ou rabotage, les lamelles sont séparées ou isolées par des planches ou languettes verticales g.
Pour obtenir la force de compression nécessaire, l'on utilise des tiges filetées et des boulons avec de grandes rondelles d'application ou des clous.
REVENDICATIONS.
1. - Poutre en bois, constituée par plusieurs planches ou lamelles collées ensemble et dont les bords latéraux s'étendent parallèlement au sens longitudinal de la poutre, caractérisé en ce que deux ou plusieurs planches ou lamelles s'étendant'dans le sens longitudinal de la poutre sont séparées ou iso- lées par des planches ou languettes verticales, c'est-à-dire s'étendant perpen- diculairement au sens longitudinal de la poutre.