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La présente invention a pour objet une installation pour la produc- tion de matières compressibles pour briquettes, en particulier de mélanges à basq de houille.
Dans la fabrication des briquettes de houille, il faut considérer comme facteur de dépense essentiel, la consommation du liant-brai de goudrons de houille dans la plupart des cas - le fait que la fabrication de briquettes ne donne que des possibilités de bénéfice très réduites ou même nulles est également connu (dans beaucoup d'exploitations minières cette fabrication ne représente que l'u- tilisation non lucrative d'un produit de déchet). Ce fait rend fatalement indis- pensable la réduction de la consommation de liant car, eu égard à l'organisation généralement bonne des fabriques de briquettes et à la perfection technique des procédés existants, mais déjà démodés - cette réduction représente l'unique chan- ce possible de diminution efficace des frais de revient.
La plupart des fabriques de briquettes appliquent le procédé du "pé- trissage au brai broyé"o Dans ce procédé, on abaisse la teneur en eau des fines venant du lavage de 10% environ à 1% à peine, dans des sèchoirs spéciaux à la température de sortie de 90 à 1000 C. Le charbon ainsi préparé est ensuite ache- miné, vers la trémie de charbon sec, au moyen d'un convoyeur puis il y est souti- ré par une bande-doseuse menant à la vis sans fin d'alimentation. Le brai dur est brisé par opérations manuelles dans les fosses à brai, il est réduit à la dimension voulue (environ 1 m/m) dans un broyeur à meules, puis il est amené par convoyeur à la trémie de brai broyé.
Là s'effectue par l'intermédiaire d'un dis- positif de dosage rudimentaire, le soutirage en direction de la vis sans fin d'alimentation, qui véhicule en même temps les fines sèches. Le charbon sec et le brai broyé sont alors amenés, par une vis sans fin de mélange et de transport, au convoyeur d'alimentation et de là - par un distributeur central - aux diverses pétrisseuses à vapeur.
Dans la pétrisseuse à vapeur, grâce à l'opération de pétrissage et grâce à l'admission de vapeur-favorisant la liquéfaction du brai broyé et per- mettant l'augmentation de la teneur en eau jusqu'à la proportion nécessaire pour la compression ultérieure, c'est-à-dire jusqu'à la valeur de 2 à 4 % - s'accom- plissent ensuite la transformation proprement dite du mélange de fines et de brai broyé en une matière compressible en briquettes et la préparation corres- pondante. Après passage à la pétrisseuse, la matière finie est introduite, en général, directement dans la tête de distribution de la presse à briquettes.
L'examen critique de ce procédé, fait apparaître l'avantage d'une parfaite continuité, mais aussi des inconvénients nettement plus considérables, à savoir : a) un dosage imprécis de l'apport de liants, car on ne peut régler la proportion de liant qu'approximativement à la valeur requise.
L'imprécision de ce réglage entraîne la plupart du temps un dosage trop élevé. b) le malaxage complètement homogène n'est possible entre les fines chaudes et le brai broyé froid, ni dans le dispositif d'alimentation acheminant ensemble les deux produits, ni dans la vis sans fin de malaxage faisant suite à ce dispositif et il est rendu encore plus difficile par le fait que les divers grains de brai broyé commencent bien à fondre mais ne se liquéfient pas complè- tement, si bien qu'on ne peut éviter un assemblage partiel et prématuré des grains de brai broyé et leur enrobage consécutif par de la poussière de charbon très fine (formation d'agglomérats saturés de liant). Cette impossibilité d'obtenir un mélange vraiment intime de charbon et de brai broyé, entraîne donc une répar- tition également irrégulière du liant dans la matière finie des briquettes.
La formation d'agglomérats déjà précitée ne peut en effet, pas être compensée par l'opération du pétrissage. Elle est même plutôt renforcée par suite de ce que l'on appelle "l'effet de papier buvard" par lequel les grains les plus fins enlèvent ' du liant aux parties constituées de grains plus gros. Ce fait occasion-
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ne des différences de rigidité considérables dans les 'briquettes, d'où résulte la nécessité d'augmenter encore la dose du liant nécessaire. c) la répartition à l'intérieur de la matière des futures briquettes est irrégulière. La matière débitée à travers la pétrisseuse n'est que peu ou pas ameublie, si bien que seule une faible partie de la surface de la matière est soumise à l'action de la'vapeur, qui est dirigée sur la matière en circulation au moyen de buses.
Cette irrégularité détermine, elle aussi, des différences de rigidité dans les briquettes et, conduit de même, à un accroissement de la dose de liant. d) l'opération de broyage nécessaire entraîne l'emploi de variétés de liant relativement dures, ce qui entrave plus tard la répartition requise de minces pellicules de'liant sur les diverses surfaces individuelles des grains. e) la manutention du brai sec entraîne une forte dépense de main d'oeuvre et, en outre, le travail du brai est nuisible à la santé (cancer du gou- dron). f) la préparation du brai sec exige des machines coûteuses (broyeurs à meules). g) des frais inadmissibles relatifs aux installations mécaniques s'op- posent à la production simultanée de diverses qualités de briquettes.
Si une partie des briquettes doit être d'une qualité particulièrement élevée - cas des briquettes destinées'à l'exportation ou à l'expédition par mer par exemple - on est obligé de faire marcher l'installation entière d'après les règlages exigés par cette qualité.
La présente invention a pour objet une installation complètement au- tomatique de malaxage par charges en vue de la production de matières compressi- bles en briquettes immédiatement après la sortie du malaxeur, installation grâce à laquelle on évite les inconvénients précités.
L'installation conforme à l'invention comprend : dispositif per- mettant la pesée, par charges fixées à l'avance, de la matière à briquettes ame- née en vrac ainsi que son acheminement ; dispositifs permettant la pulvéri- sation simultanée de quantités fixées à l'avance de liant liquide et de vapeur d'eau sur la matière placée dans le malaxeur; un dispositif d'évacuation hors du malaxeur de la matière prête à être comprimée en briquettes et enfin des moy- ens permettant la commande automatique des dispositifs précités, selon un pro- gramme fixé à l'avance, ainsi que des moyens de réglage de la succession des charges dans le temps.
Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant à titre d'illustration et sans caractère limitatif un mode de réali- sation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé.
Sur ce dessin, le repère a désigne une bande transporteuse (type "Redler" par exemple) acheminant la matière en vrac (fines) et entraînée par un moteur d. Dans la zone de déchargement a, de la bande transporteuse est montée une cuve collectrice b, dont la sortie comporte une trappe c. Pour ouvrir la sortie de la cuve collectrice b, on peut faire pivoter la trappe c, dans le sens des aiguilles d'une montre, de la position de fermeture représentée sur le dessin jusqu'à la position indiquée en trait interrompu, sous l'action d'un cy- lindre de commande y1 fonctionnant par exemple à l'air comprimé. Le cylindre y1 est commandé par un? soupape électro-magnétique x1 d'une manière qui va être exposée ci-après plue en détail.
Sous la sortie de la cuve collectrice b, se trouve, conjugué avec un mécanisme de pesé non représenté sur le dessin, un récipient à bascule e, dont la sortie est commandée par une fermeture e'. Cette fermeture e' peut être amenée de la position de fermeture représentée sur le dessin à la position d'ou-
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verture représentée en trait interrompu, sous l'action d'un cylindre de commande ;
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Z2' fonctionnant à l'air comprimé. Le cylindre de commande 12 est placé sous la dependance d'une soupape électro-magnétique X2 Le récipient à bascule ou son mécanisme de pesée sont conjugués avec un indicateur de poids g, à graduation
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circulaire.
L'appareil indicateur g comporte au point d'origine de la graduation circulaire, un repère-zéro g"' et, en outre, une aiguille mobile ' et une aiguil- le de réglage préalable g', ces aiguilles formant contacts électriques. Lorsque les deux aiguilles coïncident, elles ferment un circuit électrique dont le rôle sera décrit plus loino
Sous la sortie du récipient à bascule j , se trouve un malaxeur f. équipé de préférence - selon le dessin ; en malaxeur de grand rendement compor- tant deux arbres. Dans la région de l'embouchure du récipient à bascule, des bu- ses de pulvérisation de liant liquide p, sont montées dans le malaxeur f, buses dont la zone d'action;est indiquée sur le dessin et qui sont reliées par un con-
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duit g à une pdmpe de circulation h.
La pompe de circulation h est entraînée, par une moteur ¯i9 grâce à un accouplement magnétique 19 et elle aspire le liant dans; un récipient ¯1' par une canalisation EL9 et à travers un appareil ne mesurant le , débit, appareil relié à un indicateur de débit. L'appareil indicateur o comporte une graduation circulaire avec une aiguille mobile o' et une aiguille de réglage
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préalable ¯o ''v Les deux aiguilles forment contact et ferment un circuit électri- que lorsqu'elles coïncidente
A la partie supérieure du malaxeur f sont prévues des buses d'arro- ' sage à la vapeur s' alimentées en vapeur par une canalisation s dépendant elle- ? même d'une soupape électro-magnétique d'arrêt r.
La soupape électro-magnétique- , d'arrêt r est précédée d'un dispositif de régulation de pression . La zone d'ac- tion des jets de vapeur sotant des buses s' est indiquée sur le dessin.
La sortie du malaxeur ± situé au fond du récipient, peut être fermée
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par un tiroir rotatif ¯f actionné par un cylindre de commande Z . fonctionnant à l'air comprimé. Le cylindre de commande y3 est placé sous la dépendance d'une
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soupape électro-magnétique x ; sous le tiroir rotatif ¯f se trouve un récipient inte>médiaire u à partir duquel la matière malaxée est directement amenée à la presse à briquettes w par une vis sans fin transporteuse v.
Pour la commande des organes ci-dessus décrits, on a prévu conformé- ment au mode de réalisation représenté sur le dessin à titre de simple exemple, des moyens de commande électriques.
Un interrupteur à main non représenté sur le dessin sert à la com- mande initiale de la soupape électro-magnétique x1, dont la bobine est, reliée en outre électriquement à l'aiguille mobile g' et à l'aiguille de réglage préa- lable g". Le dispositif est organisé de telle façon que la soupape électro-magné-
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tique puisse s'ouvrir lorsque les aiguilles K' et Kn ne sont pas en coincidence.
Elle se ferme en revanche sous l'effet de l'impulsion électrique provoquée par la coïncidence de ces aiguilles.
Dans les zones de fins de courses d'ouverture et de fermeture de la
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trappe ¯c' de la cuve collectrice ¯b9 sont montés des interrupteurs de fin de cour- ses et z2. Ces interrupteurs zij et ¯z2 sont actionnés respectivement par l'ou- verture et par la fermeture complètes de la trappe. Les interrupteurs et 42 sont reliés au circuit du moteur d'entraînement ¯d' de la bande transpirieuse a de telle manière que lorsqu'il est actionné par l'ouverture de la trappe c, l'in- terrupteur z1 mette en marche le moteur.!, tandis que lorsqu'il est actionné par la fermeture de la trappe ce l'interrupteur z2 coupe l'alimentation du moteur.
Pour la commande initiale de la soupape électro-magnétique x2, on a prévu un interrupteur à main, non représenté sur le dessin. En outre, la soupape
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électro-magnétique ¯g2 est reliée électriquement à 1,'indicateur Ey de telle ma- nière que la soupape se ferme quand l'aiguille mobile g' coïncide avec l'aiguille- zéro E71.
Dans la zone de fin de course de la fermeture el du récipient à bascule
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e est monté un interrtlpteur xyz qui est commandé par le mouvement de la fermeture et qui est conjugué avec la soupape électro-magnétique x1, de telle manière que l'impulsion transmise par l'interrupteur z4 lors de la fermeture ouvre la soupape électromagnétique x1
En outre,, l'interrupteur z1 commande le circuit de l'accouplement' magnétique de telle manière que l'impulsion transmise par l'interrupteur z4,
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lors de la fermeture,, de ¯e' mette en prise l'accouplement k.
L'accouplement est également conjugal avec l'appareil indicateur de telle manière que le flux magnétique soit coupé dans l'accouplement k lorsque l'aiguille mobile o' vient en coïncidence avec l'aiguille de réglage préalable o".
Pour la commande initiale de l'accouplement k, on utilise un interrup- teur à main, non représenté sur le dessin, interrupteur qui sert en même temps à la commande initiale de la soupape électro-magnétique de vapeur r. De son côté la soupape de vapeur coopère avec l'appareil indicateur 0 de telle manière que la soupape r se ferme lorsque l'aiguille mobile o' vient en coïncidence avec l'ai- guille de réglage préalable o".
L'appareil indicateur o est encore conjugué électriquement avec la soupape x-, de telle manière que, lorsque l'aiguille mobile o' entre en coincidence avec l'aiguille de réglage préalable o", il en résulte une impulsion déterminant l'ouverture de la soupape électro-magnétique x . En outre, un commutateur. à minuterie réglable.,est soumis à l'action de l'appareil indicateur o; il entre en action sous l'effet de l'impulsion produite par la coïncidence des aiguilles
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et os'. La minuterie , comporte une aiguille de réglage préalable ¯t" et une aiguille mobile ¯t' formant contacts électriques et auxquelles sont reliées des lignes électriques.
Ces lignes qui laissent passer le courant lorsque l'ai- guille de réglage préalable ¯t" coïncide avec l'aiguille t' conjugrostt électrique- ment la soupape x, et la minuterie t, de telle manière que lorsque l'aiguille mobile t' entre en coïncidence avec l'aiguille de réglage t" la soupape électro- magnétique se ferme,
Dans la zone de fin de course de fermeture du tiroir rotatif f' est
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monté un interrupteur de fin de course z3 actionné par le tiroir rotatif fil et conjugué avec la soupape électro--magnétique x2 de telle manière que l'impulsion produite par l'inteupteur z3 lors de la fermeture du tiroir rotatif ouvre la soupape électro-magnétique x2.
Après la mise en marche manuelle de l'installation commandée élec- triquement, qui est décrite ci-dessus, cette dernière poursuit son fonctionne- ment de façon, automatique. Pour la mise en marche, on ferme tout d'abord au moyen
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de l'interrupteur â--;main le circuit de la soupape électro-magnétique m en sorte que cette soupape permette l'arrivée de l'air comprimé dans le cylindre de com- mande y1 Sous l'action de l'organe mobile du cylindre, la trappe .2. pivote dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'à ce qu'elle actionne l'interrupteur z1 Quand l'ouverture du fond de la cuve collectrice b est achevée le moteur d'en-
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trainement d qui mi en circuit,
la bande transporteuse a se met en marche et le produit en vrac ou les fines se déversent dans le récipient à bascule à travers la cuve collectrice. Lorsque le poids du produit en vrac atteint dans le réci- pient à bascule une valeur fixée à l'avance, l'aiguille mobile ' de l'appareil indicateur vient en coïncidence avec l'aiguille de réglage préalable g" placé conformément à cette valeur fixée à l'avance,
ce qui déclenche l'impulsion d'ar- rêt de la soupape électro-magnétique x1 Cette dernière coupe l'arrivée d'air comprimé et supprime n même temps la pression dans le cylindre de commande y1 de telle manière que la trappe .2. ferme la sortie de la cuve collectrice et ac-
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tionne l'intérrupteur de bout de course ¯z qui émet l'impulsion de mise à l'ar- rêt du moteur! et met ainsi fin à l'arrivée du produit en vrac.
On ouvre ensuite la soupape électro-magnétique x2 au moyen du deuxième interrupteur à main, (interrupteur déjà mentionné mais non représenté sur le des-
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sin) et le cylindre de commande y2 ouvre alors la fermeture e' du récipient à bascule e. Le récipient à bascule e vide son contenu dans le malaxeur f; en même temps l'aiguille mobile g' revient en arrière et lorsqu'elle coïncide avec l'ai- guille-zéro g"', elle produit une impulsion de mise à l'arrêt de la soupape élec- tro-magnétique x2. Cette dernière interrompt l'arrivée d'air comprimé au cylindre y2 et le décomprime en même temps, si bien que son organe mobile revient à sa position de départ et ferme le récipient à bascule e.
La fermeture e' du récipient à bascule actionne en fin de course l'interrupteur z1 qui transmet une impulsion d'ouverture à la soupape électro-magnétique x1, provoquant ainsi la répétition automatique de l'opération de pesée.
Au moyen du 3ème interrupteur à main non représenté sur le dessin, on met alors en prise l'accouplement magnétique k et on démarre ainsi la pompé à liant h entraînée par son moteur i. Le liant est aspiré dans le récipient 1 par la pompe h par l'intermédiaire de la canalisation m et de l'appareil de mesure de débit.!! et il est amené par la conduite sous pression.1!. aux buses de pulvéri- sation p1 du malaxeur f.
Le même commutateur à main émet aussi une impulsion d'ouverture de la soupape électro-magnétique r de telle sorte que, par l'intermédiaire de l'instal- lation de régulation de pression précédant cette soupape, installation permettant de régler le débit de vapeur, la vapeur afflue vers le malaxeur par la canalisa- tion s et par les buses s'. La vapeur et le liant parviennent ainsi simultanément au malaxeur.
Au fur et à mesure de l'écoulement du liant à travers l'appareil de mesure de débit n, l'aiguille mobile o' de l'appareil de réglage de débit ± se déplace et après écoulement d'une quantité de liant fixée à l'avance, elle entre en coïncidence avec l'aiguille de réglage préalable o"; et elle produit ainsi une impulsion provoquant le débrayage de l'accouplement k, la fermeture de la soupape électro-magnétique r et l'ouverture de la soupape électro-magnétique x3.
Par suite de cette dernière impulsion le cylindre de commande y- ouvre le tiroir rotatif f' sous l'effet de l'air comprimé arrivant de la soupape x3 et la matière compressible en briquettes, mélangée au liant sous arrivée de vapeur, tombe du malaxeur f dans le récipient intermédiaire qui sert de régulateur entre le dé- versement périodique de la matière du malaxeur et son évacuation continue par la vis transporteuse v.
Lorsque l'aiguille mobile o' de l'appareil de réglage de débit du liant ± vient en coincidence avec l'aiguille de réglage préalable o", elle pro- voque une impulsion supplémentaire destinée à la mise en marche de la ninuterie réglable t.
Cette minuterie t agit en tant que relais retardateur et détermine l'espacement des charges dans le temps. Après écoulement du temps fixé à l'avan- ce l'aiguille mobile t' de la minuterie t recouvre l'aiguille de réglage préa"- lable t" et elle fournit ainsi une impulsion destinée à la fermeture de la soupape électro-magnétique x3. Cette dernière coupe l'arrivée d'air comprimé au cylindre de commande y3 dont il supprime la pression de telle manière que le tiroir f' se ferme et actionne ainsi l'interrupteur de fin de course z1.
Cet interrupteur de fin de course ouvre la soupape électro-magnétique x - alors que l'opération de pesée redéclenchée comme indiqué ci-dessus est terminée - et le produit en vrac qui vient d'être pesé tombe dans le' malaxeur f A la fin de cette opération, la fermeture de e' actionne l'interrupteur de fin de course z1,ce qui déclenche à nouveau l'adduction de liant et de la vapeur au malaxeur. Un organe de blocage non représenté sur le dessin arrête l'impulsion de l'interrupteur de fin de course z avant l'achèvement de la pesée du récipient à bascule.
Du mode de fonctionnement décrit ci-dessus, il ressort que l'instal- lation fonctionne de manière entièrement automatique dès que les opérations de pesée et d'apport de liant et de vapeur ont été successivement déclenchées à la main au moyen des commandes précitées étant admis que le moteur i de la pompe à liant et l'entraînement du malaxeur f sont constamment en marche.
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Le réglage préalable des débits par les appareils indicateurs ± et .9. garantit une grande précision des apports correspondants. L'installation de régur lation de pression 3¯précédant la soupape électro-magnétique de vapeur r (dont le temps d'ouverture est déterminé par la durée de l'apport du liant) garantit en outre une grande précision dans l'apport de la quantité de vapeur nécessaire par charge, en fonction du débit par unité de temps, et en même temps de la durée d'injection de vapeur. Les fonctions asservies attendues du moteur d'entraînement d du transporteur a et de la trappe de fermeture .± s'accomplissent aisément grâce à une telle commande automatique.
L'espacement des charges se règle à volonté grace à la minuterie t précitée et le rendement de l'installation de malaxage peut ainsi s'adapter toujours exactement, au rendement des presses à briquettes.
Si on désire éventuellement faire un apport dosé de diverses grosseurs de grains on peut y parvenir sans difficulté en utilisant une balance à cadran circulaire à branchements multiples, ainsi qu'un nombre correspondant de trans- porteurs débouchant dans le récipient à bascule et en complètant de façon appro- priée les dispositifs de commande correspondants.
Le degré de perfection du malaxage dépend dans une large mesure de la finesse de dispersion du liant, de la viscosité du liant pulvérisé, et de l'ef- ficacité du malaxeur.
En ce qui. concerne la durée de pulvérisation du liant il est recom- mandé de régler le débit des organes de pulvérisation de telle manière que la durée d'aspersion soit égale à celle du malaxage, car l'expérience montre qu'on n'obtient qu'ainsi lé malaxage optimum.
Il y a avantage à régler la direction des organes d'injection de va- peur de telle manière que le travail d'ameublissement du malaxeur se trouve favo- risé par l'afflux de, la vapeur. La répartition uniforme de l'humidité dans la matière à briquettes-a la même importance que la répartition uniforme du liant; par conséquent 1'apport de vapeur injectée doit lui aussi être de même durée que le malaxage.
La comparaison entre une telle installation de malaxage par charges successives d'une part et l'installation connue mentionnée au début de la des- cription et fonctionnant suivant le procédé du pétrissage au brai broyé d'autre part, est nettement à l'avantage de l'installation de malaxage par charges suc- cessives conformément à l'invention car celle-ci permet d'éliminer pratiquement tous les facteurs défavorables. En particulier les défauts mentionnés ci-dessus en a) et d) dans l'examen critique du procédé de pétrissage au brai broyé, dis- paraissent car tout en commandant de façon simple les diverses opérations, on peut parfaitement régler aussi bien le dosage du charbon, du liant et de la va- peur, que la répartition du liant et de la vapeur à l'intérieur de la matière en cours de mélange.
Les frais de main d'oeuvre et de machines mentionnés en e) et f) sont de même pratiquement éliminés. Le liant n'a pas besoin d'être préala- blement brisé par des "piocheurs de brai" ni concassé dans un broyeur à meules ; il peut au contraire être amené directement du camion citerne aux divers réser- voirs par des canalisations courantes et à l'aide d'une simple pompe. Les risques de troubles de santé sont supprimés complètement du fait que le système est en- tièrement fermé et qu'aucune formation de poussière volante de brai n'est possi- ble .
Un autre, avantage économique de cette installation de malaxage réside dans la possibilité de régler séparément la proportion de liant à utiliser dans chaque installation. particulière grâce à quoi une exploitation comportant plu- sieurs presses peut fabriquer simultanément diverses qualités de briquettes.
Cette possiblité n'existé' pas dans des exploitations où toutes les pétrisseuses ont une alimentation en brai commune.
Pour la commande automatique de l'installation, on a choisi dans le mode de réalisation ei-dessus décrit un système électro-pneumatique, mais on peut
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aussi bien utiliser tout autre système.
REVENDICATIONS
La présente invention a pour objet, le produit industriel nouveau que constitue une installation pour la production de matières compressibles en briquettes comportant un malaxeur par charges successives auquel la matière des futures briquettes est amenée par un convoyeur et par une cuve collectrice, in- stallation caractérisée par un dispositif servant à peser la matière par quan- tités fixées à l'avance et à l'introduire par charges successives dans le mala- xeur, par des dispositifs servant à diffuser simultanément sur la matière placée dans le malaxeur du liant liquide ou liquéfié et de la vapeur d'eau, par un dis- positif servant à retirer du malaxeur la matière malaxée et compressible,
et par des moyens permettant d'assurer la commande automatique des dispositifs précités d'après un programme fixé à l'avance ainsi que l'espacement des charges de mala- xage successiveso L'installation précitée peut en outre présenter les caractéris- tiques suivantes prises isolément ou en combinaison:
1) Le dispositif de pesée et d'adduction de la matière pour briquet-. tes au malaxeur présente une trappe de fermeture de la cuve collectrice, un ré- cipient à bascule conjugué avec un mécanisme de pesée et monté à l'aplomb de la sortie de la cuve collectrice et une'fermeture du récipient à bascule sur le tra- jet de chute de la matière hors du récipient 'à bascule.
Il est en outre prévu deux cylindres de commande : pour la mise en action de la trappe de fermeture de la cuve collectrice et l'autre pour la mise en action de la fermeture du ré- 'cipient à bascule.
2) Dans les zones de fin de course d'ouverture et de fermeture de la trappe de fermeture de la cuve collectrice sont prévus des interrupteurs de fin de course actionnés par la trappe de fermeture en vue de la mise en marche de la bande transporteuse à l'ouverture de la trappe et de l'interruption du fonctionnement de la bande transporteuse à la fermeture de la trappe.
3) Le dispositif assurant la diffusion du liant comporte une pompe entraînée par un moteur et précédée d'un appareil de mesure de débit et d'autre part, dans le malaxeur, deux buses de pulvérisation de liant alimentées par la pompe.
4) Le dispositif assurant la diffusion de la vapeur présente d.ans le malaxeur des buses de pulvérisation qui sont alimentées par une installation de régulation de pression et dont les jets sont dirigés de façon à ameublir la matière en vrac.
5) Le dispositif servant à retirer du malaxeur la matière compres- sible pour briquettes présente sur le trajet de chute de la matière hors du malaxeur une fermeture de malaxeur mise en action par un cylindre de commande.
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