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On sait que les talons des chaussures de femmes, notamment les talons dits "Louis XV" ou les talons dits "aiguilles" sont sujets à une usure rapide de l'extrémité qui porte sur le sol et que la réparation en est délicate.
On a déjà proposé de remédier à ces inconvénients en munissant l'ex- trémité des talons de ce genre d'un bonbout rapporté, en caoutchouc ou en une ma- tière similaire relativement souple mais résistant à l'abrasion. Toutefois, les bonbouts rapportés actuellement connus offrent généralement une résistance insuf- fisante à l'usure et aux détériorations causées par la marche, et leur fixation au talon n'est assurée que d'une façon précaire.
La présente invention a pour objet un bonbont rapporté qui possède une résistance remarquable à l'usure et aux causes habituelles de déformation et qui est pourvu de moyens d'assemblage simples et efficaces avec l'extrémité du talon proprement dit.
Le bonbout selon l'invention comprend essentiellement un élément d'ap- pui sur le sol en une matière relativement souple mais résistant à l'abrasion et un tenon en une seule pièce avec cet élément, destiné à s'engager dans une mortai- se de forme correspondante ménagée dans le talon, l'élément d'appui sur le sol étant emboîté dans une cuvette métallique qui l'enveloppe à sa partie supérieure et dont le bord libre inférieur vient affleurer sensiblement la surface inférieure dudit élément d'appui.
Grâce à cette disposition, l'élément d'appui du bonbout se trouve cons- tamment maintenu sur toute sa hauteur lorsqu'il vient au contact du sol pendant la marche et il ne peut ni s'écraser ni se déformer ou se désagréger.
Dans la réalisation de l'invention, le bonbout peut être percé, sur toute sa hauteur, d'un trou central destiné notamment à laisser s'échapper l'air qui se trouve emprisonné dans la mortaise du talon lorsqu'on y enfonce le tenon du bonbout, ce trou pouvant être utilisé également pour donner passage à une poin- te venant s'enfoncer dans le talon pour constituer un moyen de fixation complémen- taire du bonbout.
Ce moyen de f ixation complémentaire est toutefois inutilisable dans le cas où le talon est en un métal léger tel que l'aluminium et il se révèle parfois insuffisant, dans le cas de talons en bois, pour empêcher le bonbout de tourner par rapport au talon.
Selon une particularité d'un mode de réalisation préféré de l'inven- tion, ces inconvénients peuvent être éliminés grâce au fait que le trou ménagé sur toute la hauteur du bonbout présente une faible conicité de bas en haut et qu'il reçoit, lors de la pose du bonbout, une broche métallique ayant une section transversale polygonale, carrée par exemple, dont les cotés sont de préférence concaves et dont les diagonales sont légèrement supérieures au diamètre moyen du trou.
Dans ces-conditions, l'enfoncement de la broche ci-dessus définie, dans le trou du bonbout, a pour effet de provoquer une expansion latérale du tenon et d'assurer son application énergique contre la paroi de la mortaise du talon. Cette application se fait en outre plus énergiquement le long des arêtes longitudinales de la broche à section polygonale, ce qui empêche efficacement la rotation du bonbout par rapport au talon.
D'autres particularités de l'invention ressortiront de la description complémentaire faite ci-après avec référence au dessin annexé, donné à titre d'ex- emple non limitatif, et dans lequel - La Fig. 1 est une coupe verticale d'un talon, muni de son bonbout.
- La Fig. 2 est une coupe à plus grande échelle d'un bonbout selon l'invention et de la cuvette métallique correspondante.
- La Fig. 3 est une coupe partielle d'un talon sur lequel un bonbout
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selon l'invention a été mis en place et fixé.
- La Fig. 4 est une vue en élévation d'une broche destinée plus parti- culièrement à la fixation du bonbout sur un talon en aluminium.
- La Fig. 5 est une coupe transversale de la broche de la Fig. 4.
- La Fig. 6 est une vue en élévation d'une broche destinée plus parti- culièrement à la fixation du bonbout sur un talon en bois.
Comme on peut le voir sur les Fig. 1 et 2, le bonbout 1, fixé à la ba- se du talon 2 de la chaussure, se compose d'un élément 3 d'appui sur le sol et d'un tenon 4 venant s'engager dans une mortaise 5 ménagée dans le talon 2. Les éléments 3 et 4 sont établis en une seule pièce en une matière relativement souple mais résistant à l'abrasion, telle qu'un plastique, un mélange de caoutchouc, du cuir ou une matière équivalente. Conformément à l'invention, l'élément d'appui 3 est emboîté dans une cuvette métallique 6 munie d'une ouverture 7 pour le pas- sage du tenon 4 et qui présente sensiblement la même hauteur que l'élément 3, de sorte que, lorsqu'elle est en place sur le bonbout (V. Fig. 3), son bord inférieur vient pratiquement affleurer la surface inférieure de l'élément 3.
De préférence, cette cuvette est établie en acier trempé afin de présenter une grande rigidité et d'assurer un maintien aussi parfait que possible de l'élément 3 lorsque le talon est appuyé sur le sol.
Le bonbout ainsi constitué est percé sur tout sa hauteur d'un trou 8 qui, selon un mode de réalisation préféré de l'invention, présente une faible co- nicité dirigée de bas en haut. Ce trou est destiné à recevoir une broche de fixa- tion 9 telle que représentée aux Fig. 4 et 5, dont la section transversale présen- te ici une forme analogue à celle d'un as de carreau, c'est-à-dire la forme géné- rale d'un carré dont les c8tés sont concaves.
Les diagonales de cette section ont une longueur quelque peu supérieure au diamètre moyen du trou 8, de sorte que, lor de la pose du bonbout sur le talon 2, l'enfoncement de la broche 9 dans le trou 8 doit se faire à force et les arêtes latérales 10 de ladite broche forment des nervures qui déterminent une expansion du tenon 4 à l'intérieur de la mortaise 5 du talon et assurent sa fixation énergique dans cette mortaise, tout en empêchant efficacement la rotation du bonbout par rapport au tenon 2.
Dans le cas d'un talon en aluminium - qui correspond à la forme d'exé- cution représentée à la Fig. 3, - la mortaise 5 du talon présente une profondeur un peu supérieure à la hauteur du tenon 4 et la broche 9 comporte une pointe 11 faiblement acérée (Fig. 4); la longueur totale de ladite broche est alors telle que, lorsqu'elle est complètement enfoncée dans le bonbout, comme on le voit à la Fig. 3, la pointe 11 vienne s'écraser sur le fond de la mortaise 5 et remplir au moins partiellement l'espace laissé libre par le tenon 4.
Dans le cas d'un talon en bois, la broche 9 utilisée (Fig.6) comporte une pointe 12 d'une longueur sensiblement supérieure à celle de la broche précé- demment décrite, de sorte qu'au lieu de s'écraser sur le fond de la mortaise 5 du talon, elle s'enfonce dans le bois augmentant ainsila solidité de la fixation.
Le mode d'exécution de l'invention qui vient d'être décrit n'est, bien entendu, qu'un exemple non limitatif, et l'on peut lui apporter toutes modi- fications de détail sans franchir pour cela le cadre de l'invention.
REVENDICATIONS.
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