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L'orientation et le travail sous l'eau des scaphandriers sont forte- ment entravés par des conditions défavorables, notamment par le manque de lumière, les courants sous-marins et le trouble produit par ces courants sur un fond sa- blonneux. Lors de la descente, les scaphandriers peuvent subir un déportement par les courants et, arrivés au fond, ils éprouvent des difficultés à gagner le lieu de travail désigné, ce qui diminue la durée utile de la plongée. Les courants de l'eau les gênent aussi pendant le travail et diminuent par le soulèvement de sa- ble la zone de visibilité déjà très réduite. L'éclairage portatif, alimenté par une batterie d'accumulateurs, gène le travail et n'a qu'une portée et une effica- cité limitées, tout en réduisant l'outillage dont les hommes peuvent se munir.
De plus, cet outillage est exposé à s'égarer et se perdre, s'échappant facilement du champ de visibilité et s'enfonçant dans le fond ou état recouvert de sable.
Le dispositif conforme à l'invention remédie à ces inconvénients et est de nature à faciliter dans une très forte mesure les travaux sous-marins.
Ce dispositif comprend essentiellement un écran pourvu de projecteurs, destiné à être immergé pour éclairer le lieu de travail des scaphandriers et protéger ceux- ci contre les courants de l'eau.
L'écran est avantageusement constitué d'au moins deux panneaux for- ' mant dièdre, de façon que l'écran puisse être posé sur les tranches des panneaux, mais de préférence, il est constitué de panneaux formant un cadre polygonal, ou d'une virole circulaire ou ovale.
Les projecteurs de grande intensité sont disposés à l'intérieur du ca- dre polygonal ou de la virole et leur effet est accentué par une peinture claire des parois. L'écran est avantageusement pourvu d'abris servant aux scaphandriers pendant l'immersion et la remontée de l'écran, et est équipé de rateliers pour loger les outils. De cette façon, les scaphandriers arrivent au fond à l'intérieur du cadre qui y délimite leur champ de travail fortement éclairé et se trouvant dans de l'eau rapidement clarifiée par la sédimentation du sable dont l'apport diminue fortement, l'intérieur du cadre étant à l'abri des courants. Les scaphan- driers disposent aussi d'un outillage varié, beaucoup plus riche que celui qu'ils peuvent ordinairement emporter, et facile à ranger dans les rateliers prévus à cet effet sur les panneaux.
L'écran est pourvu avantageusement de vérins à large semelle, dis- posés au bas et servant à lui assurer une position stable lorsqu'il n'est pas posé sur un fond plat, par exemple sur le pont d'une épave, et il peut comporter des rideaux fixés sur les panneaux et pouvant être abaissés pour couper les cou- rants entre le bord inférieur de l'écran et le fond non plat sur lequel il est posé. Le dispositif suivant l'invention comporte en outre des câbles d'arrimage, ainsi que des moyens pour accrocher à l'écran des câbles de suspension manoeuvrés par des treuils sur un ou plusieurs pontons en vue de l'immerger, de le déplacer au fond ou de le remonter en même temps que les scaphandriers.
Quand il s'agit de travailler sur une épave ou une construction enune eau peu profonde, l'écran constitue avantageusement la jupe d'un flotteur immer- geable pourvu d'un large conduit vertical ouvert, donnant accès à l'écran et permettant de remonter ou de descendre des charges au moyen d'un treuil. L'écran solidaire d'un flotteur immergeable convient par exemple pour évacuer dans d'ex- cellentes conditions la cargaison d'une épave gisant en eau peu profonde. A cet effet, l'écran est descendu sur une écoutille par lestage du flotteur au moyen d'eau qu'on laisse pénétrer dans le compartiment de ballast, et, après avoir for- cé l'accès à la cale, le scaphandrier peut faire remonter petit à petit la cargai- son qu'il charge sur un plateau ou place dans un filet suspendu au crochet d'un câble passant par le conduit vertical.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple plusieurs formes d'exé- cution de l'invention.
La figure 1 montre un écran immergeable suspendu et comporte un arra-
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chement partiel laissant voir l'aménagement intérieur de-l'écran; les figures 2 t 3 sont des vues schématiques d'écrans manoeuvrés respectivement par deux et par un seul ponton, et la figure 4 montre schématiquement un écran constituant la jupe d'un
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flotteur immergeable, cet écran étant posé sur un navire gisant en eau peu profo de.
L'écran suivant la figure 1 est constitué de quatre panneaux 1 forma les cotés d'un parallélipipède ou d'un tronc de pyramide ouvert en haut et en ba Il oomporte des oeillets 2 disposés aux coins supérieurs (fig.1) ou sur les arg- tes (fig.3), permettant de suspendre l'écran par des câbles 3 pour l'immerger, le poser au fond de l'eau, sur une épave ou contre une épave (fig. 3) à l'endroi où les scaphandriers doivent travailler, et de le remonter ensuite.
L'écran comporte des projectes 4 répartis sur les différents pan- neaux afin d'éclairer l'espace délimité par les panneaux qui sont avantageusemen de couleur claire, réfléchissant la lumière. Les projecteurs sont alimentés de courant par un câble 5 largué simultanément avec les câbles de suspension 3, mai ils pourraient aussi être alimentés, au moins partiellement, au moyen de batterie d'accumulateurs fixées sur un panneau de l'écran.
Au bas de l'écran sont placés des vérins 6 ayant une large semelle 7 permettant de redresser l'écran et de lui donner une position stable quand il n'est pas posé sur un fond plat, ainsi que des rideaux souples 8 qui, abaissés coupent les courants pouvant passer entre le bord inférieur de l'écran et le fon L'écran comporte en outre des abris servant aux scaphandriers pendan la descente et la remontée, constitués par exemple de plateaux 9, escamotables o non. Les panneaux sont pourvus de rateliers 10 pour y fixer l'outillage 11 et d' chelons 12 permettant aux hommes de quitter et de réintégrer l'enclos formé par l'écran, ainsi que de câbles 13, fixés et enroulés à l'extérieur des parois et destinés à arrimer le dispositif, par exemple au point ou à la superstructure de l'épave.
Les dimensions de l'écran sont variables suivant la nature des tra- vaux sous-marins prévus ; la longueur des panneaux peut par exemple être compris entre 2 et 5 mètres ou plus, alors que la hauteur est choisie de manière à proté ger les scaphandriers contre les courants marins, même si l'écran est appuyé obliquement oontre la coque d'une épave ou contre la fondation sous-marine d'un pilier ou d'une autre construction de ce genre, mais elle dépasse rarement 3 à 4 mètres et est comprise le plus souvent entre 2 et 2,5 mètres.
Les câbles de suspension 3, ainsi que le câble électrique 5 passent par les poulies de mâts de charge 14 et sont manoeuvrés par des treuils montés sur un ou plusieurs pontons 15, suivant les dimensions et le poids de l'écran et de son équipement et la capacité de charge des pontons.
Pour les travaux en eau peu profonde, l'écran est avantageusement re du solidaire d'un flotteur immergeable 16 pourvu d'un conduit vertical 17 servan de passage aux scaphandriers et aux charges 18 qui y sont montées ou descendues au moyen du câble 19. L'écran 1 formant la jupe de flotteur est descendu jusqu' lieu de travail en laissant pénétrer de l'eau dans les compartiments de ballast 20, et est posé par exemple sur l'écoutille 21 d'une épave 22 pour en sauver la cargaison. Les câbles d'arrimage 13, fixés à des endroits convenables de l'épave assurent le maintien du flotteur en position verticale.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux formes d'exécution qui ont été décrites et représentées à titre d'exemple, et on ne sortirait pas de son cadre en y apportant des modifications.