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La présente invention concerne la transmission d'énergie électrique de fréquences élevées, de l'ordre de plusieurs centaines de kilocycles par secon- de, et plus particulièrement la transmission de courant à de telles fréquences par un générateur ou autre source d'énergie en des points d'application de l'éner- gie à des distances variables du générateur, comme par exemple dans l'application de l'énergie en des points espacés sur, ou continuellement le long de la longueur d'une pièce de travail ou objet de longueur appréciable.
L'un des objets de la présente invention est de permettre la trans- mission dans ces circonstances de l'énergie électrique à des fréquences élevées, au moyen de conducteurs relativement simples et peu coûteux sans l'emploi de câbles co-axiaux ou analogues.
Un autre objet de l'invention est de réduire au minimum les pertes électriques des conducteurs.
Selon la présente invention, un courant électrique de haute fréquence provenant d'un générateur ou analogue, est alimenté à des conducteurs en cuivre placés en direction substantiellement parallèle à une pièce de travail de forme allongée, et une tête mobile ou analogue au moyen de laquelle l'énergie est appli- quée à la pièce de travail reçoit le courant par l'intermédiaire de contacts glissants tenus en engagement de manière élastique avec les conducteurs.
Les conducteurs comprennent des bandes plates de cuivre sur les c8tés opposés d'une couche de matière isolante et sont séparés par celle-ci, cette ma- tière ayant de préférence un facteur de puissance bas, de sorte qu'on pourra lui donner une épaisseur minimum. La matière isolante se prolonge sur une distance appréciable au-delà des bords des bancs de cuivre pour éviter le risque d'étin- celles.
Avec cet arrangement, la surface en coupe de la boucle formée par les conducteurs est réduite au minimum, de telle sorte qu'il y a un rayonnement minimum d'énergie, ce qui est très important losqu'on emploie des courants in- tenses, ayant des fréquences de l'ordre de 300 kilocycles.
Un mode pratique de réalisation selon l'invention est illustré à ti- tre d'exemple dans les dessins ci-joints, dans lesquels la figure 1 est une élévation de bout d'une machine servant à effec- tuer une opération de soudure ou analogue le long d'un tube ou barre, le courant étant alimenté à une tête de soudure par des conducteurs selon l'invention.
La figure 2 est une vue en plan à échelle réduite de la machine.
La figure 3 est une vue d'extrémité à échelle plus grande de l'une des montures des conducteurs.
La figure 4 est une vue d'extrémité de l'un des supports posés sur le sol, portant les conducteurs.
Les figures 1 et 2 montrent une machine destinée à réaliser une opé- ration de soudure ou analogue le long d'un tube 10 qui est monté entre le porte- pièce antérieur 11 et le porte-pièce postérieur 12 d'un tour.
L'opération de soudure est effectuée au moyen d'un courant provenant d'un transformateur 14, lequel avec une tête de soudure 15 ou autre équipement auxiliaire (non montré) est déplacé longitudinalement par tous moyens connus en direction parallèle à l'axe du tube.
Le transformateur peut par exemple être monté sur un support 16 qui est guidé de manière à pouvoir se déplacer à glissement sur le châssis du tour et est déplacé longitudinalement par la vis-mère du tour ou par un actionnement séparé prévu dans ce but.
Le courant est alimenté au transformateur par des conducteurs de cou- rant ou bus-bars qui s'étendent longitudinalement en direction parallèle à l'axe
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du tube et ont une longueur pratiquement égale à celle du tube.
Les conducteurs de courant ou bus-bars comprennent deux bandes pla- tes de cuivre 20, 21 de largeur appréciable montées sur les c8tés opposés d'une couche plate de matière isolante 2 et séparées par celle-ci, laquelle présente une largeur telle qu'elle s'étend sur une distance suffisante au-delà des bords des bandes pour éviter le risque des étincelles. Dans l'exemple particulier illus- tré, où le courant transporté est de 500 à 700 ampères à 3000 volts et a une fré- quence de 300 kilocycles, les bus-bars ont une épaisseur de 1/4 de pouce (envi- ron 6,25 mm) et une largeur de 8 pouces (200 mm) et la matière isolante a une largeur de 10 pouces (250 mm) et est formée de 3 lames, chacune ayant'une épais- seur de 1/16 de pouce (1,56mm). Il a été trouvé que le polyéthylène constitue une matière isolante appropriée.
La longueur des bus-bars est au moins égale à la - course du transformateur qui doit recevoir le courant. Si des joints sont néces- saires dans les lames de matière isolante, ces joints doivent chevaucher sur une longueur considérable.
Les bus-bars sont montées dans des blocs espacés23 en matière isolan- te, boulonnés sur des consoles 24 dans des châssis 25, comme montré plus particu- lièrement dans les figures 3 et 4 des dessins. Une encoche est découpée dans l'extrémité supérieure de chaque bloc ,de largeur telle que les bus-bars et la matière d'isolement entre elles s'adapte confortablement dans l'encoche, dans la- quelle elles sont serrées par un tampon 26 en matière isolante tenu en place par une vis de fixation 27. Les châssis 25 portent également des plaques de protec- tion 28 se prolongeant sur toute la longueur des bus-bars
Le courant est envoyé de l'oscillateur 29 aux bus-bars ou bandes 20, 21 au point milieu de leur longueur.
Les conducteurs de l'oscillateur sont connec- tés à des plaques 30, 31 qui sont séparées par une couche de matière isolante et dont les extrémités sont prolongées et recourbées vers le haut de manière à venir se placer contre les bandes 20, 21 auxquelles ils sont fixés au moyen de vis 32.
Les plaques 30 et 31 peuvent être refroidies par de l'eau.
Pour prendre le courant des bus-bars vers le transformateur, celui-ci porte un étrier ou compas 33 en matière isolante qui est placé à cheval sur les bus-bars et dans lequel se trouvent montés en opposition des brosses ou pistons de contact 34, 35 pressés par des ressorts, et tenus en engagement à glissement avec les bandes respectives 20 et 21.
REVENDICATIONS.
1.- Moyens pours transporter le courant électrique de haute fréquen- ce en des points d'application situés à des distances variables d'un générateur ou autre source d'énergie, qui comprennent des conducteurs en cuivre se prolon- geant en direction pratiquement parallèle à une pièce de travail de forme allon- gée, et des contacts à glissement tenus en engagement à glissement de manière élastique avec les conducteurs et portés par une tête mobile ou analogue au moyen de laquelle on applique de l'énergie à la pièce de travail.