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Des canaux d'écoulement étroits et allongés de forme tortueuse ne peuvent que difficilement être moulés d'une pièce dansun mouleà noyau et re- viennent très cher par suite de l'usure considérable du moule et des difficultés du démoulage. C'est pourquoi, on a eu l'idée de diviser la pièce à mouler en deux parties, dans chacune desquelles on formait une partie du canal d'écouler ment. Au montage, on superposait ces deux pièces, de sorte qu'il subsistait en- tre elles un espace creux ayant la:forme voulue. On les solidarisait par des vis d'assemblage. Ce procédé exige que les surfaces de contact entre les élé- ments moulés soient dressées,afin d'obtenir un joint étanche à leur jonction.
Quand le fluide qui y circule présente des températures différentes, les vis de desserrent rapidement et le joint cessed'être étanche Un autre procédé connu comporte un espace intérieur formé: de deux éléments en tôle assemblés, autour du joint desquels on coule de la matière, puis dans une opération de moulage ul- térieure, on coule le reste de la pièce moulée autour de la première.- Sans par- ler du fait que ce procédé exige plusieurs opérations de moulage successives, il est assez diffidle d'unir solidement et de façon durable la seconde pièce moulée autour de la première et de maintenir pendant le moulage les températu- res correctes que cela exige. On a également inséré au moulage des serpentins tubulaires.
Mais d'une part, des conduits de seotion circulaire, comme le ser- ,pentin, ne conviennent pas toujours, et notamment pas quand le canal d'écoulement doit avoir une forme compliquée, et d'autre part, il est impossible d'utiliser avantageusement l'espace intérieur de la pièce moulée avec un serpentin tubulai- re. Par ailleurs, il est impossible de confectionner rationnellement des serpen- tins tubulaires en grandes séries, à la machine. Tous ces procédés connus sont donc ohers ou peu sûrs en ce qui concerne l'étanohéité ou la solidité des piè- ces produites.
.La présente invention évite les inconvénients des procédés antérieurs.
On forme la pièce en une s seule opération de moulage. Le canal d'écoulement am allongé et tortueux est formé de deux éléments moulés pariinjection ou matrices, assemblés, et est, par conséquent, d'un prix de revient très bas. N'importe quel mode d'utilisation de l'espaoe libre est possible sans aucune difficulté. Le canal ou l'espace d'écoulement ainsi formé est ensuite entouré de toutes parts de matière en fusion en,une seule coulée, ce qui assure une étanchéité parfaite.
Le procédé de l'invention sera décrit en prenant pour exemple la fa- brication d'une semelle de fer à repasser à vapeur.
Ces types de fers à repasser comportent dans leur semelle une enaein- te de vaporisation, dans laquelle l'eau arrive goutte à goutte et est vaporisée en s'écoulant suivant une voie aussi longue que possible, pour gagner finalement, par des orifices percés dans la semelle, l'artiole en train d'être repassé.
Cette voie allongée et tortueuse de vaporisation doit être logée dans un espace relativement resserré, situé entre la résistance chauffante électrique et son isolant. Selon le procédé de l'invention, on forme cette enceinte de vapori- sation par moulage par injection d'un élément inférieur présentant tous les ca- naux requis, ouvers vers le haut. Pour couvrir qet élément inférieur, on pré- j voit un couvercle formé d'une plaque unie produite par moulage ou découpage, Selon l'invention, on traite le corps creux ainsi obtenu comme un noyau de moule normal et on verse autour de celui-ci la masse de moulage. Le dessin an- nexé est une vue en coupe latérale et en plan d'une semelle de fer produite par le procédé de l'invention.
Sur le dessin :
La figure 1 est une coupe verticale le long du plan de symétrie II-II de la semelle du fer à repasser, dont, pour simplifier la représentation on n'a représenté que la semelle, le corps creux et la résistance chauffante ; la figure 2 est une vue en plan correspondant à la figure 1, montrant la semelle coupée suivant le plan horizontal I-I de la figure 1. La partie su-
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périeure du corps creux a été enlevée, ce qui permet de voir les canaux ouverts vers le haut de la partie inférieure de celui-ci.
La référence 1 désigne la semelle en métal léger du fer à repasser, dans laquelle a été coulé un canal de vaporisation 2 formé de la partie inférieure 3 et de la partie supérieure 4. La référence 5 désigne des chicanes moulées sur la partie inférieure 4, qui s'élèvent jusqu'à la partie supérieure 4 et servent d'une part, par leur disposition, à former le danal de vaporisation allongé 2 et d'autre part, à renforcer la partie supérieure 4, en supportant les forces extérieures. 6 désigne le conduit d'arrivée d'eau habituel raccordé au réser- voir d'eau du fer à repasser. La référence 7 se rapporte à cinq canaux de sor- tie de vapeur, qui, d'une manière connue, traversent la semelle 1 du fer glis- sant sur l'objet à repasser.
La partie supérieure 4 du-corps creux est dans le présent exemple, constituée par une plaque unie qui est fixée à la partie infé- rieure 3 par sertissage du bord supérieur 8 de cette dernière. La résistance chauffante est référencée par 9 et est entourée d'un isolant 10 et insérée ou coulée dans la semelle, de manière connue. La référence 11 désigne les con- ducteurs d'alimentation de la résistance électrique 9. Les éléments 3 et 4 pour- raient également être obtenus à la presse, procédé qui pour la fabrication en grande série permettrait d'arriver à un prix de revient aussi avantageux que ce- lui du moulage par injection.
La figure 1 montre clairement que le procédé de l'invention permet, en entourant complètement le canal de traversée, d'obtenir une étanchéité par- faite. La figure 2 met en évidence l'utilisation avantageuse de l'espace com- pris entre la résistance chauffage 9, malgré l'obligation d'y loger un long ca- nal d'écoulement.