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Cette invention est basée sur une conception toute nouvelle de l'arri- mage, plus spécialement des véhicules automobiles dans les bateaux, en vue d'as- surer, d'une manière rationnelle,' aussi bien l'arrimage proprement dit que les o- pérations d'embarquement et de débarquement, ces opérations intervenant d'une ma- nière sensible dans l'économie générale des transports maritimes, notamment des véhicules automobiles.
Le but de l'invention est de substituer de tels moyens rationnels aux méthodes traditionnelles qui consistent à caler les véhicules sur le fond des cales ou sur des faux ponts, par des moyens empiriques exigeant, à la fois, une main- d'ôeuvre spécialisée et nombreuse, c.à.d. coûteuse, le coût de l'application de tels moyens augmentant dans des proportions considérables lorsqu'il s'agit d'as- surer un tel arrimage en plusieurs étages dans la même cale.
La conception générale sur laquelle repose l'invention consiste à prévoir, pour. chaque véhicule, un dispositif d'arrimage, respectivement de protec- tion individuel, ce dispositif étant dûment standardisé et capable d'être juxta- posé et superposé à d'autres dispositifs semblables en sorte de réaliser, finale- ment, une véritable cale cellulaire, chaque cellule étant, constituée par un tel dispositif et chaque dispositif fixant et protégeant un véhicule.
Pour appliquer cette conception nouvelle, la présente invention révè- le un dispositif absolument nouveau en matière d'arrimage et constituant, en quel- que sorte, une telle cellule dont l'une des caractéristiques dominantes est aussi que ses éléments constitutifs, sauf l'élément de base, sont rabattables, respecti- vement éolipsables, dans le plan dudit élément de base, en sorte que le disposi- tif puisse être ramené à un encombrement minimum sans aucune partie saillante ou délicate, condition essentielle pour pouvoir assurer un transport économique, no- tamment pour les expéditions de retour.
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Un tel dispositif peut être constitué substantiellement par une base conditionnée pour recevoir et caler un véhicule, en sorte que les dimensions dudit élément de base sont au moins égales aux dimensions, hors tout, du plus grand véhicule considéré dans la standardisation, majorées d'une certaine marge de sé- curité; sur cet élément de base, sont fixés, respeotivement articulés des montants disposés, par exemple, vers les quatre coins de ladite base, ces montants étant susceptibles d'être immobilisés fermement dans une position perpendiculaire par rapport au plan général de ladite base.
De préférence, .aussi, ces montants seront conditionnés de manière à présenter une longueur variable, respectivement réglable.
Une autre caractéristique encore de ce dispositif unitaire se trouve dans la disposition particulière du bout libre supérieur des montants, d'une part, et de la partie inférieure au droit des quatre coins de l'élément de base, d'au- tre part, en sorte que, par une coopération de cette disposition particulière, un tel élément de base puisse être fermement supporté par lesdits montants d'un dispositif sous-jacent, dans de telles conditions que cet élément de base ainsi supporté forme, à la fois, le ciel d'une cellule et l'élément de base de la cellu- le directement sus-jacenteo Les montants articulés à l'élément de base peuvent, d'autre part, être réunis au même élément de base par un tringlage approprié en sorte qu'en position déployée, lesdits montants,
lesdits tringlages et la partie correspondante de l'élément de base constituent un montage triangulé donnant à la construction une grande stabilité.
Il est évident que l'élément de base, les montants de longueur varia- ble, les moyens de stabilisation desdits montants audit élément de base, les mo- yens pour juxtaposer, en coopération, lesdits montants et ledit élément de base pour l'exécution d'un étage supplémentaire, ainsi que les moyens pour fixer éner- giquement le véhicule dans une telle cellule sont infiniment variables et les moyens susceptibles d'être employés, après révélation de la présente, ressortis- sent plus généralement au domaine des constructeurs de ponts, charpentes et cons- tructions similaires.;
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Aussi, la présente invention s'étend-elle à tous les moyens générale- ment quelconques susceptibles d'être utilisés pour l'exécution des différentes parties essentielles du dispositif, objet de l'invention.
C'est donc à titre purement exemplatif, sans aucune restriction d'au- cune sorte, que certaines réalisations sont décrites avec plus de détails ci-après en se référant aux dessins.annexés dans lesquels la figure 1 est une vue en plan d'un 'dispositif rabattu ; la figure 2 est une vue latérale d'un dispositif déployé ; la figure 3 est une vue perspective d'un élément de base avant fixa- tion des montants ; la figure 4 représente, en vue perspective, l'élément de base de la figure 3, vue de dessous ; la figure 5 représente, en coupe, un tronçon de montant et son moyen de oalage ; la figure 6 est une vue en plan de la disposition de la figure 5; la figure 7 représente en coupe un tronçon de montant avec une varian- te d'un dispositif de calage ; la figure 8..est une vue en plan de la disposition de la figure 7 ;
la figure 9 représente, en coupe, l'emboîtement de deux montants su- perposés ; la figure 10 représente, en vue perspective, trois dispositifs super- posés ; la figure 11 schématise un ensemble formé par la superposition et la juxtaposition de dispositifs selon l'invention.
Selon la réalisation très caractéristique des figures 1 à 6, un dis- positif conforme à l'invention est substantiellement constitué par une base sta- ble 1 et quatre montants 2 disposés au droit de chaque sommet de ladite base 1.
L'élément de base 1 présente, en l'occurrence, deux profilés en U
3-4 formant deux poutrelles longitudinales externes et deux chemins de roulement 5-6 disposés entre lesdites poutrelles. Cette disposition peut être réalisée en une seule pièce à partir d'une tôle pliée ou en plusierus pièces mutuellement rap- portées, respectivement soudées. Cet élément de base est renforcé par des traver- ses 7 (figure 4).
Les montants 2 seront, de préférence, réalisés de manière à pouvoir présenter une longueur variable, respectivement réglable. A cet effet, ces mon- tants pourront être réalisés en deux tronçons engagés l'un dans l'autre par cou- lissement, vissage ou de toute autre manière, l'élément mobile pouvant être calé dans l'élément fixe. Dans l'exécution schématisée, lesdits montants sontreprésen- tés par deux tronçons 2'-2", le premier coulissant dans le second et susceptible d'être fixé en position correcte par une cheville schématisée en 8.
Chaque mon- tant comporte au moins un bras 9 prenant appui sur ledit élément de base 1 et conditionné de telle manière que, les montants étant redressés, ceux-ci forment une triangulation à l'endroit de chaque sommet de l'élément de base Dans l'exem- ple schématisé plus spécialement à la figure 5, le tronçon inférieur 2' du mon- tant est articulé autour d'un pivot 10 prenant appui vers l'un des bouts d'une poutrelle en U, 3 ou 4.A une certaine hauteur dudit tronçon 2', le bras 9 est articulé, par un bout, sur un pivot 11; à l'autre bout, ledit bras 9 prend appui, par une traverse 12, dans le creux dûment profilé d'un sabot 13.
Dans la variante schématisée aux figures 7 et 8, le bras 9 est réali- sé par deux tronçons 9'-9", le premier articulé, par un bout, au pivot 11 prenant appui sur le tronçon du montant et le second étant articulé autour d'un pivot
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14 solidaire de la partie correspondante de l'élément de base, ces deux tronçons étant mutuellement réunis par un pivot 15 et le tronçon 9' étant prolongé au-delà dudit pivot 15 et comportant un élément d'appui ou d'arrêt 16.
Vers le bout inférieur, les tronçons 2" des montants comportent une plaquette d'arrêt 17, par exemple soudée, en vue de permettre la superposition de tel dispositif par emboîtement partiel des montants, au-travers des orifices 18, pratiqués dans le fond et vers les bouts des poutrelles 3-4 en regard desdites plaquettes d'arrêt 17.
Cette disposition est telle que, normalement, dans les poutrelles longitudinales 3-4, sont rabattus les montants!, en sorte de présenter un encombre- ment minimum, plusieurs tels dispositifs ainsi rabattus pouvant être juxtaposés et réunis, par exemple par un cerclage ou de toute autre manière, pour faciliter et réduire le coût des expéditions à vide comme,par exemple, les expéditions de retour.
Au moment de leur utilisation, ces dispositifs sont déployés, o.à.d. que les montants sont redressés pour être amenés'dans une position perpendiculai- re au plan général de l'élément de base 1 et fermement immobilisés dans cette posi- tion par les bras 9.
Dans le cas des figures 5 et 6, le bras .2 qui se trouvait allongé le long du montant 2, dans la poutrelle correspondante 3 ou 4, est simplement amené, par sa traverse inférieure 12, dans le creux du sabot 13. Dans le cas du disposi- tif des figures 7 et 8, les deux tronçons de bras 9'-9", qui se trouvaient repli- és l'un sur l'autre dans le prolongement du montant 2 dans la poutrelle 3 ou 4, sont déployés et amenés dans le prolongement l'un à l'autre. Les chemins de roule- ment 5 et 6 ont une largeur déterminée par les différentes distances entre roues ou empattements au prorata de la longueur maximum de la voiture admise sur le dis- positif considéré.
Les véhicules peuvent être'\solidarisés à l'élément de base par tout genre d'attache, généralement quelconque, prenant appui, d'une part, solidement, sur des parties fixes du véhicule et, d'autre part, sur les parties voisines'de l'élément de base. @
Un même élément de base peut être placé sur quatre montants, le bout libre supérieur de ceux-ci traversant, chacun un orifice 18 dudit élément de base supérieur et venant buter contrée la plaquette d'arrêt correspondante 17 (figures 9-10).
On peut ainsi superposer plusieurs dispositifs et, d'autre part, ceux-ci peuvent être juxtaposés latéralement et longitudinalement de manière à for- mer une véritable division cellulaire de l'espace destiné au chargement, respecti- vement à l'arrimage des véhicules (figure 11).
Ce complexe peut comporter soit tous dispositifs amenés à même hauteur ou soit encore des dispositifs disposés à hauteur différente, au prorata de la hauteur des véhicules.
Ces dispositifs seront généralement exécutés en t8le mince dûment profilée et conditionnée de manière à présenter un poids minimum, de tels disposi- tifs devant nécessairement être manipulés par deux ou quatre hommes maximum.
On pourra également solidariser ces dispositifs entre eux, par exemple en reliant les montants adjacents de dispositifs voisins.
Il va de soi qu'on pourra compléter de tels dispositifs par tous ac- cessoires, moyens de renforcement, dispositifs d'attache et autres jugés opportuns, le tout au prorata des problèmes d'arrimage à résoudre, ce qui entre dans le cadre normal des connaissances des spécialistes.
Il va également de soi que les montants peuvent être de section circu- laire ou polygonale et que les moyens appliqués pour rendre variable, respective-
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ment réglable, la longueur des montants seront également choisis dans les moyens connus au prorata des conditions de sécurité imposées.
L'invention concerne aussi bien chaque dispositif considéré individuel- lement que leurs parties constitutives ainsi que les ensembles réalisés à l'aide de tels dispositifs. Ceux-ci peuvent être appliqués pour la protection et le trans- port aussi bien par terre que par mer.
On pourra les réaliser en dimensions dûment standardisées par groupes de voitures.
REVENDICATIONS.
1.- Dispositif pour l'arrimage des voitures automobiles et similaires, plus spécialement pour le transport maritime, caractérisé en ce qu'il comporte substantiellement une base conditionnée pour recevoir et fixer un véhicule, des montants susceptibles d'être fixés perpendiculairement au plan dudit élément de base, un ciel susceptible d'être fixé en bout desdits montants et des moyens pour solidariser fermement le véhicule au dispositif ainsi conditionné.
2.- Dispositif pour l'arrimage des voitures automobiles et similaires, caractérisé en ce qu'il comporte des montants solidarisés à un élément de base de manière à pouvoir être rabattus dans le plan dudit élément de base et de pouvoir être déployés, respectivement fixés, dans une position normale audit plan de base.
3.- Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les montants sont articulés à l'élément de base et sont, de plus, reliés à ce der- nier par un tringlage tel qu'en position déployée, dans une direction normale au plan de l'élément de base, lesdits montants, lesdits tringlages et lesdits éléments de base forment une triangulation de stabilité.
4.- Dispositif selon une ou plusieurs des revendications précédentes, caractérisé en ce que les montants sont réalisés en deux tronçons capables de se déplacer l'un par rapport à l'autre, et d'être fermement solidarisés l'une à l'au- tre, de manière à pouvoir varier, respectivement régler, la longueur desdits mon- tants au prorata de la hauteur des véhicules.