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Il Réservoirs d'emmagasinage de liquide à basse température, parois calorifugées et contenant des liquides, et leurs éléments constitutifs destinés 1 être utilisés dans ces réservoirs
La présente invention concerne la construction d'un espace isolé et elle concerne plus particulièrement la construc- tion du plancher d'un espace isolé, où l'on fait usage de panneaux modulaires de grande dimension pour la garniture des parois et du plancher de la cale d'un navire afin d'isoler l'espace destiné à l'entreposage et au transport d'une matière qui doit être mainte- nue à une température différant fortement de la température ambian- te.
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L'invention sera décrite en se référant au transpor par bateau d'un gaz liquéfié à partir d'une source d'alimentation abondante vers une contrée où il existe une carence. Il sera bien entendu que les idées générales énoncées pourront s'appliquer au transport par bateau d'autres gaz liquéfiés ou d'autres matières qui doivent être maintenues à une température froide correspondan- te.
Dans le brevet belge n 565.624,on donne la descrip. tion des moyens pour isoler la cale d'un navire destinée à y monte: de grands réservoirs métalliques, qui sont appropriés à l'emmaga- sinage du gaz naturel liquéfié. L'isolation de la cale est effec- tuée par l'emploi de larges panneaux modulaires d'isolement, formée d'une section centrale relativement épaisse ayant une matière iso- lante très poreuse, à structure solide et à dimension constants, qui est garnie,sur ses surfaces interne et externe,de panneaux en contreplaqué, possédant une haute résistance de structure.
Les panneaux sont montés bout à bout et côte à côte sur les parois latérales de support de façon à couvrir pratique- ment complètement les parois. La fixation est effectuée au moyen de goujons de Nelson qui sont introduits de l'intérieur au travers d'ouvertures espacées s'étendant au travers des panneaux et sont amenés en contact avec des parties alignées de la paroi afin d'ê- tre soudés avec celles-ci. Des parties des goujons s'étendent vers l'intérieur au travers des ouvertures permettant ainsi d'y engager un écrou de serrage, avec une rondelle élastique entre chaque écrou de serrage et le panneau extérieur en contreplaqué, afin de serrer le panneau avec une force suffisante pour maintenir les panneaux sur la paroi lorsque l'écrou de serrage est bloqué.
Les ouvertures sont remplies ou obturées par après et les panneaux sont montés sur les parois et liés intimement chacun avec les autres qui lui sont adjacents au moyen d'une cheville de blocage et d'une bande fermante de dilatation afin de réaliser un cont ct de fermeture
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entre les panneaux d'une manière à permettre le mouvement relatif entre des panneaux adjacents en réponse aux dilatations et contra tions, qui ont lieu du fait du changement de température, mais toutefois sans rompre la fermeture.
Les panneaux du plancher sont de construction ana- logue mais ils seront sujets à de plus grands efforts suite aux mouvements de roulis du navire. En général,ces efforts seront des efforts transversaux qui auront tendance à déranger les positions des panneaux,, et la présente invention a pour but d'obvier à cet inconvénient.
Un objet donc de cette invention est de prévoir des panneaux de plancher en matière d'isolement et un moyen pour maintenir les panneaux sur le plancher d'une manière à empêcher des mouvements relatifs ou involontaires.
D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description ci-après, donnée à titre d'exemple non limitatif et en se référant aux dessins annexés, dans lesquels:
La figure 1 est une vue schématique en élévation, partiellement en coupe, d'une partie de la cale du navire renfer- mant les caractéristiques de cette invention.
La figure 2 est une vue en coupe et en élévation d'une partie des panneaux d'isolement, montés comme plancher sur le fond de la cale.
La figure 3 est une vue en coupe et en élévation, similaire à celle de la figure 2, représentant la disposition des éléments assemblés mais d'une partie différente de la construction du plancher.
Selon la technique de cette invention, on fait usa- ge de larges panneaux préfabriqués 10 de calorifugeage, comprenant une section centrale 12 ou âme relativement épaisse en une matière calorifuge, de structure résistante de dimension constante, recou- verte, sur sa face de fond,d'une feuille 14 en contreplaqué, formé
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de préférence de placages en bois dur, et recouverte sur sa face supérieure d'une feuille analogue 16 en contreplaqué. Les feuilles 14 et 16 des couches extérieures sont fixées par collage sur l'â- me isolante 12 afin de former un panneau modulaire.
On donne de préférence aux panneaux une forme rectangulaire avec une dimension longitudinale et transversale de l'ordre de 4 à 16 pieds (1,21 à 4,87 mètres) et avec une épaisseur d'environ 6 à 24 pouces (envi- ron 152 à 610 mm).
L'âme 12 peut être formée d'un bois très poreux, à faible densité, comme du bois de balsa ou quippo, ou elle peut ê- tre formée en nid d'abeille fabriqué en papier traité résineux, revêtement rugueux ou matière analogue.
Les panneaux, tels que celui représenté par le pan- neau 10a, adaptés pour être alignés avec les centres des réservoir 18 longitudinalement au navire, sont formés avec une pièce rappor- tée 20, relativement °rosse en bois dur, insérée dans sa partie su. périeure et dans laquelle sont formées des rainures 22 espacées et alignées longitudinalement, servant comme rainures de cale dans lesquelles sont reçues des cales, dépassant vers le bas de la pa- roi de fond du réservoir, pour mettre le réservoir en position dans l'espace isolé.
Pour la fixation de la manière décrite ci-avant pour les panneaux des parois, les panneaux de plancher 10 peuvent être munis de plusieurs ouvertures espacées 24 s'étendant vers le bas à travers eux, les ouvertures 26 au travers du panneau de fond en contreplaqué étant de plus petite dimension que les ouvertures 24. Ceci permet d'ancrer les panneaux à la plaque métallique 28 du plancher par introduction de goujons de Nelson 30 au travers de chacune de ces ouvertures jusqu'à entrer en contact avec les par- ties, en regard, de la plaque de plancher pour permettre leur fixa- tion avec celle-ci, par exemple par soudage.
Une rondelle élasti- que 32 est disposée sur une partie du;goujon, s'étendant à l'inté-
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rieur de l'ouverture, et un écrou de serrage 34 est vissé sur'le goujon et est tourné sur celui-ci jusqu'à comprimer la rondelle élastique sur le panneau 14 en contreplaqué avec une force suffi- sante pour maintenir le panneau sur le plancher. La partie restan- te des ouvertures 24 peut alors être remplie avec un bouchon 36 en matière isolante.
Comme dans le cas des panneaux de paroi, les bords linéaires entre les panneaux adjacents sont formés avec des évide- ments ou rainures 38 afin d'obtenir ainsi une ouverture contiguë 40 entre ceux-ci, ouverture dans laquelle l'on insert une cheville 42 en bois, possédant une entaille courant longitudinalement dans sa partie centrale afin d'augmenter la flexibilité. Les parois la- térales de la cheville sont fixées par collage aux parties adjacen- tes de la paroi des panneaux afin de réaliser un joint entre les panneaux et la cheville, et éviter la formation d'une ouverture entre les panneaux.
Les panneaux adjacents sont joints l'un à l'autre de façon étanche au moyen de bandes 44 de dilatation, ayant la forme d'un élément métallique ou d'une matière plastique de poly- ester renforcé par des fibres de verre, de dimensions telles qu'el- les ont une largeur permettant de recouvrir les parties adjacentes du bord des panneaux adjacents pour leur fixation étanche, par collage, à celles-ci, comme en 46. Les bandes de dilatation linéai- res sont formées avec une partie bulbeuse 48 s'étendant longitudi- nalement dans leur partie centrale, et la cheville 42 est évidée de façon à permettre à la partie bulbeuse d'être reçue dans cet évidement sans y être fixée.
La bande de dilatation est donc capa- ble d'augmenter ou de diminuer en dimension transversale, en fonc- tion des mouvements relatifs entre des panneaux adjacents à cause des dilatations et contractions naturelles, qui se produisent du fait du changement de température.
Un joint de dilatation de coin est aussi prévu aux
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intersections entre les panneaux. Un tel joint de dilatation, form- en métal ou en matière plastique ou en bois, comprend une partie centrale bulbeuse qui est reçue,sans y être fixée, dans un évide- ment prévu entre les panneaux de coin, et qui a des parties qui s'étendent vers l'extérieur de la partie bulbeuse jusqu'à entrer en contact étanche par collage avec les parties sous-jacentes des panneaux de coin. Le joint de dilatation de coin est décrit plus complètement dans le brevet belge précité.
Jusqu'ici, les panneaux et leur assemblage corres- pondent plus ou moins à la construction et à l'assemblage des pan- neaux de paroi, exposés dans le brevet belge précité. Les idées générales de cette invention ont pour but une construction nouvel- le et originale selon laquelle les panneaux sont maintenus sur le plancher d'une manière à ;mpêcher tout mouvement de¯déplacement en fonction des mouvements de roulis ou de tangage du navire.
On a trouvé que les mouvements de tangage du navi- re n'ont pas tendance à effectuer un déplacement longitudinal des panneaux, de sorte que les moyens de fixation décrits sont suffi- sants pour maintenir les panneaux dans leur position relative d'as- semblage. Le roulis du navire est tel qu'il provoque un effort con- sidérable, opérant selon la dimension transversale,ayant tendance à perturber la position des panneaux et à réaliser un mouvement relatif de déplacement dans la direction transversale. Ceci est indésirable, surtout dû au fait que les panneaux de plancher sont utilisés comme éléments stabilisateurs pour la position des réser- voirs à l'intérieur de la cale isolée du navire.
Afin d'éviter tout déplacement involontaire des pan- neaux de plancher, les plaques 28 de plancher sont construites avec des bandes métalliques 50, de section rectangulairefixées de façon à s'étendre longitudinalement au navire, tout en étant espa- cées latéralement. L'espacement entre les bandes métalliques 50 ou rails est adapté pour correspondre à la largeur des panneaux
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de plancher 10 et pour être dans une position correspondant aux bords latéraux linéaires des panneaux lorsque ceux-ci sont en posi- tion d'emploi. Les panneaux 10 sont chacun formés avec un évidement 52, dans le bord latéral et le long de leur face de fond, cet évi- dement étant de dimension telle qu'il présente une hauteur corres- pondant à la hauteur du rail 50 et une largeur correspondant à en- viron une demi-largeur du rail.
A l'installation, les panneaux peuvent être déposés sur les plaques du plancher, bout à bout et côte à côte avec la bande métallique-ou rail 50 s'ajustant dans la partie évidée 52. Chaque rail ou bande sera donc reçue dans l'é- videment rectangulaire formé entre les bords linéaires adjacents des panneaux adjacents afin d'engager les panneaux de chaque côté.
La base de chacun des panneaux est donc bloquée sur des bords op- posés par les rails ou bandes, qui s'étendent longitudinalement, afin de prévenir tout déplacement transversal des panneaux.
Au montage, les panneaux 10a, présentant les piè- ces insérées 20, seront mis en place sur le plancher en alignement longitudinal avec les centres des réservoirs, que doit recevoir l'espace isolé, afin de maintenir les réservoirs dans leurs posi- tions relatives centrées. Comme représenté à la figure 2 de la planche de dessins, ces panneaux peuvent être alignés entre les rails espacés embrassant les bords latéraux des panneaux. Dans de telles circonstances, dans les bords adjacents des panneaux adja- cents seront prévues des rainures 52a de dimensions appropriées pour recevoir le rail en entier.
Avec l'assemblage décrit à rail ou bande, il peut ne pas être nécessaire de faire usage des moyens spécifiques de fixation décrits antérieurement, étant donné que le poids des ré- servoirs et le poids des panneaux seront suffisants pour maintenir ; les panneaux sur le plancher, tandis que les rails longitudinaux servent à maintenir les panneaux contre des mouvements relatifs.
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Un plancher d'isolement, à panneaux, peut donc être installé fa- cilement et efficacement afin de fournir un espace isolé.
Comme dans les constructions antérieures, les pan- neaux de plancher peuvent être formés avec des rainures 54, s'éter- . dant de façon continue autour des parois périmétriques et servant à l'emboîtage avec des rainures correspondantes des panneaux adja- cents, afin de fournir une ouverture, qui s'étend longitudinale- ment entre ceux-ci et qui est appropriée pour recevoir une bande continue 56 en matière élastique afin d'obstruer tout espace for- mé entre les panneaux et d'empêcher la circulation de courants de convection.
Il apparaîtra de ce qui précède, qu'on a fourni un moyen pour isoler un large espace dans lequel de la matière doit être entreposée à une température différant fortement de la tempé- rature ambiante, et qu'on a également fourni des éléments qui peu- vent être préfabriqués et destinés pour leur installation rapide et facile sur les parois et le plancher de l'espace d'entreposage d'une manière à retenir les panneaux dans leur position relative d assemblage.
Il sera entendu que les rails et les évidements correspondants dans les panneaux peuvent être prévus de façon à s'étendre longitudinalement au travers d'une partie intermédiaire des panneaux pour la stabilisation des panneaux contre tout mou- vement dans la direction transversale, mais il est préféré de fai- re usage pour la stabilisation d'une disposition, selon laquelle les rails coïncident avec les bords linéaires entre les panneaux adjacents.
Il sera entendu qu'on peut faire des changements dans la construction, la disposition et le fonctionnement, sans sortir de l'esprit de l'invention.