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"Procédé de briquettage de houille"
Dans les procédés ordinaires de briquettage de houille, on mélange, on chauffe et on comprime les char- bons fins ou pulvérisés sans tenir compte de la grosseur des grains, avec le liant en général du goudron de houille.
Ce charbon fin contient toutes les classes de grains entre 0 et 3 mm respectivement 6 mm de diamètre de grain.
On a déjà proposé de séparer la poussière fine d'avec le charbon de briquettage, de mélanger le charbon seul au liant et ensuite, d'ajouter de nouveau la poussière la plus fine totalement ou par partie. Mais ce procédé n'a pas trouvé d'application, parce que 1;'addition ulté- rieure de poussière la plus fine diminue la capacité d'adhé-
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rence des grains de charbon imprégné de liant.
Selon l'invention, on sépare la poussière la plus fine d'avec le charbon fin, puis on mélange la pous- sière la plus fine à un liant pendant longtemps et inti- mement puis on saupoudre ensuite ce mélange avec de la poussière la plus fine ne contenant pas de liant, de sorte qu'il se forme une masse granuleuse, du genre d'un mortier et non adhésive, et enfin, on mélange cette masse non adhé- sive au charbon fin d'abord séparé de la poussière la plus fine, auquel cas éventuellement, on peut ajouter à nouveau une petite quantité de liant, et on chauffe le mélange avec de la vapeur au-delà du point de ramollissement du liant; on comprime par moulage le produit ainsi obtenu pour en fabriquer des briquettes.
Le saupoudrage des grains individuels du mélange supprime passagèrement sa capacité de cuisson. Ce processus est dénommé l'inactivation. L'inactivation est la condition d'un malaxage énergique des grains avec le charbon fin au cours de la prochaine opération de mélange. Il est essentiel que, grâce à la production d'un mortier granuleux inactivé, on évite aussi une désagrégation du mélange au cours du transport ultérieur et des phases suivantes du procédé. Ce n'est qu'après un malaxage intensif que les grains sont chauffés par addition de vapeur jusqu'au-delà de leur point de ramollissement et ainsi réactivés. Ils récupèrent leur capacité de cuisson et forment le liant pour le charbon fin ou pulvérisé.
Au cas où, pour des charbons mous, il se forme, dans le charbon fin dépoussiéré, une nouvelle poussière fine, on peut aussi ajouter encore au cours de la deuxième opéra- tion de mélange, de petites quantités de liants. Dans ce cas on peut utiliser aussi un liant autre que celui utilisé au cours de la première opération de mélange.
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Dans le procédé connu, la vapeur est introduite, au contraire, pendant l'opération de mélange. Par ce moyen, on n'obtient pas un malaxage sans défaut, tout d'abord parce qu'on n'a pas prévu d'inactivation.
Il s'est révélé particulièrement avantageux de séparer la poussière la plus fine par criblage avec une grosseur de grain inférieure à 0, 1 mm. Mais ceci ne peut être obtenu que par criblage avec des cribles fins. La gros- seur de grain de la poussière fine détermine la grosseur de grain des grains du mélange, lesquels sont utilisés alors comme mortier pour les charbons fins ou pulvérisés. Les grains de mortier ne doivent pas dépasser 1 mm et avoir de préférence un diamètre compris entre 0,2 et 0,5 mm pour assurer une répartition uniforme du mortier entre les grains de charbon. Ceci est une condition pour la résistance des objets moulés avec une consommation la plus faible en liant.
Une addition réduite de liant,notamment de goudron de houil- le, augmente non seulement l'économie du briquettage, mais contribue aussi à maintenir la pureté de l'air. Les vapeurs de goudron sont partiellement distillées dans le four avec une main-d'oeuvre non spécialisée et elles parviennent dans l'atmosphère par la cheminée.
Dans le procédé, objet de l'invention, on obtient la diminution désirée de l'addition de liant en produisant, à partir de la poussière fine séparée, qui gêne librement, à la manière connue, le briquettage et à partir du liant, un mortier granuleux. Comme le liant n'est mélangé qu'à une fraction de la quantité de charbon, on peut obtenir un mélange intime et uniforme. Dans une seconde opération de mélange, on utilise ce mortier granuleux comme liant pour la masse de charbon fin. Comme de nouveau la quantité de mortier est un multiple de la quantité de liant, il est possible aussi d'ob-
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tenir dans la deuxième opération de mélange une répartition plus uniforme que dans les procédés de briquettage connus jusqu'à présent. La condition en est que, de nouveau, l'inac- tivation des grains ait lieu pendant le mélange.
Ce n'est que par le procédé selon l'invention que l'addition de liant peut être essentiellement diminuée, à savoir avec une résis- tance plus grande et, en outre, plus uniforme de la bri- quette.
Sur la figure unique du dessin, on a représenté schématiquement une installation de briquettage selon l'in- ven tion.
Le charbon fin ou pulvérisé F est amené, en même temps que la poussière de criblage S et la boue de filtrage FS à un sécheur associé T à un crible Si. Le mélange sort, en partie, sous forme de charbon fin ou pulvérisé CF, et en partie sous forme de poussière ST. La poussière est amenée, en même temps que le goudron liquide G à un mélan- geur M à la suite duquel est monté ou auquel est associé un dispositif de saupoudrage PV à partir duquel le mélange ainsi obtenu est amené, avec le charbon fin ou pulvérisé et éventuellement les déchets de briquettes A à un malaxeur MA d'où il ressort pour pénétrer dans un pétrisseur K où il reçoit de la vapeur V d'une source appropriée quelconque.
A partir du pétrisseur, la pâte ainsi obtenue est introduite dans une presse à moular P d'où elle sort sous forme de briquettes.
Le charbon à briquetter se compose dans l'exemple de réalisation de charbon fin ou pulvérisé de 10 à 0,5 mm de poussière de criblage inférieure à 0,5 mm de grosseur de grain et de boue de filtrage. Ces composants sont introduits en mélange dans le sécheur. Le sécheur constitue en même temps un crible fin pour de la poussière fine de grosseur de grain inférieure à 0,1 mm. Il est aussi possible de monter
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séparément le sécheur et le crible. On passe le charbon fin séché à la trémia et on amène la poussière fine au mélangeur.
Dans ce dernier, en le mélange à des températures supérieures au point de ramollissement du goudron, à du goudron liquide de houille, pendant longtemps et intimement. La température du mélange s'établit ici de préférence jusqu'à 180*C.
Pour que la masse granuleuse du genre du mortier ne cuise pas, c'est-à-dire ne soit pas adhésive, on a monté en aval un dispositif de saupoudrage, réuni, le cas échéant au mélangeur. Dans ce dernier, les grains sont saupoudrés avec de la poussière la plus fine sans addition de liant et sont ainsi inactivés. Pour mélanger le charbon fin ou pulvérisé séché aux grains de mortier saupoudré, on se sert d'un malaxeur, auquel on amène aussi le déchet de la fabrication des briquettes. Dans le pétrisseur suivant, le mélange est réactivé par addition de vapeur et est amené à la presse à briquettes.