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Procédé de fabrication d'engrais commerciaux non pulvérulents à partir d'engrais organiques et minéraux de toute nature.
La présente invention se rapporte à un pro- cédé de fabrication d'engrais commerciaux non pulvéru- lents, de grande valeur fertilisante.
Depuis longtemps on a constaté qu'un engrais de grande valeur fertilisante, spécialement pour les sols des jardins, doit comporter une proportion élevée de substances organiques.
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Depuis que Justus von Liebig a énoncé les principes de la fertilisation, on a commencé à fabriquer des engrais sous forme concentrée. Ces engrais ont été appelés "engrais commerciaux ou industriels".
Comme on sait que les déchets d'origine ani- male favorisent particulièrement la croissance des plantes, on a essayé de fabriquer des engrais commerciaux à partir de déchets tels que les os, la corne, le sang, etc.
Les farines d'os ou de corne préparées à cet @ effet étaient, en vue de leur désagrégation, souvent sou- mises à un traitement thermique complexe supplémentaire.
En ce qui concerne l'utilisation du sang, ce dernier a été ajouté, soit à l'état frais, soit après élimination des substances fibrineuses, aux sels minéraux tels que les phosphates, les carbonates, les nitrates, les sulfates et les silicates.
Contrairement aux engrais commerciaux miné- raux, les produits contenant des os, de la corne ou du sang sont appelés "engrais commerciaux organiques". Un des prin- cipaux inconvénients de ces engrais commerciaux organiques est leur trop grande pulvérulence. En effet, pour obtenir une action fertilisante rapide, on exige un très grand degré de finesse. Or, la pulvérulence est proportionnelle au degré de finesse de l'engrais, obtenu par broyage ou moulage des os ou des substances cornées. Les farines d'os ou de corne produites ont la consistance de la farine ou même de la poudre.
Lors de l'épandage d'engrais de ce type, des pertes
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se produisent même lorsque le vent n'a qu'une faible intensité; la poussière complique le travail des jar- diniers ou des agriculteurs, lorsqu'ils emploient de tels engrais, tant en ce qui concerne la manutention qu'en ce qui concerne la distribution ; au surplus, outre les pertes, ces engrais risquent de contaminer et de porter atteinte à la santé indépendamment de leurs excellentes qualités fertilisantes.
Dans le cas d'engrais minéraux, l'industrie a déjà tenté de faciliter l'épandage des engrais pulvé- rulents en les granulant ou en y ajoutant des huiles.
Toutefois, lorsqu'on ajoute de l'huile ou de la graisse aux farines de corne et d'os, on obtient un produit gru- aeleux; en outre, il est extrêmement nuisible d'ajouter de la graisse au sol.
La présente invention vise à supprimer la pulvérulence des farines d'os ou de corne qui répandent de la poussière. A cet effet, l'invention propose, pour de tels engrais commerciaux, de lier la poussière par addition de sang provenant d'animaux fraîchement abattus.
Cette opération est effectuée de la manière suivante :on ajoute aux farines de corne ou aux mélanges de farines une quantité telle de sang frais d'abattage qu'une masse grumeleuse est obtenue, masse qui est ensuite mise en tas et abandonnée pour subir une fermentation.
De nombreuses séries d'expériences ont été né- cessaires pour arriver à ce résultat, car il n'était pas
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prévisible que l'addition de sang frais, à concurrence d'une quantité déterminée, conduirait au résultat poursuivi.
La quantité de sang ajouté dépend notamment de la finesse et de la capacité d'absorption des différents produits moulus, et est d'environ 5 à 25 %, sur la base de la quantité totale de matières premières.
On a constaté, suivant l'invention, que le ré- sultat poursuivi n'est atteint, de manière optimale, que lorsqu'on utilise du sang frais d'abattage et non des dé- chets de sang. Ce sont précisément les substances fibrineuses du sang frais qui constituent, suivant l'invention, les agents de liaison les plus intenses pour les poussières.
Après un mélange intime des farines d'os ou de corne avec le sang, la masse est mise en tas et abandonnée pour subir la fermentation anaérobie pendant laquelle des températures de 70 C peuvent être atteintes ; achève- ment de la fermentation, la masse, qui est à présent gru- meleuse et non plus poussiéreuse, peut être conditionnée.
Grâce à-la fermentation des farines d'os et de corne, addi- tionnées de sang frais, les substances nutritives des ma- tières premières, qui ne peuvent être assimilées que lente- ment par les plantes, comme par exemple les combinaisons azotées et d'acide phosphorique, sont en outre transformées en combinaisons plus facilement assimilables par les végétaux.
La présente invention permet d'offrir à l'uti- lisateur des engrais organiques de grande finesse et donc d'action fertilisante maximale, engrais qui par suite de leur nature grumeleuse, pâteuse ne donnent pas naissance à
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de la poussière.
Un autre avantage de l'invention réside dans le fait que la poussière fine produite lors de la mouture des farines d'os et de corne, qui jusqu'à présent a dû être séparée par tamisage et rejetée, peut être également liée par le procédé suivant l'invention et peut dès lors être utilisée.
Aux mélanges préparés suivant l'invention, il est possible d'ajouter d'autres engrais commerciaux organiques et minéraux, ce qui conduit à des engrais mixtes non pulvérulents.
L'invention sera décrite ci-après avec réfé- rence à quelques exemples.
Exemple 1
Dans un tambour mélangeur, on mélange 150 kg de farine de corne pulvérulente et 200 kg de fine farine d'os ; on ajoute du sang frais d'abattage jusqu'à obten- tion d'une masse grumeleuse. A cet effet, il faut, dans le présent cas, environ 50 kg de sang frais d'abattage.
Lorsqu'on utilise un dispositif mélangeur adéquat, cet état est atteint en quelques minutes. Le mélange est ensuite sorti du tambour mélangeur, mis en tas et abandonné pour subir une fermentation anaérobie, ce qui élève la température jusqu'à atteindre 70 C dans certains cas, température qui provoque en même temps le séchage du mélange.
Suivant l'invention il est possible de mettre sur le même tas une deuxième charge et des charges supplé- mentaires, jusqu'à 100 t et plus, et l'on constate que la
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fermentation devient plus rapide au fur et à mesure que la dimension du tas augmente. Après l'achèvement de la farmentation, la masse qui est à présent grumeleuse et non plus pulvérulente est mise en sacs.
Exemple 2
150 kg de farine de corne et 150 kg de fa- rine d'os sont mélangés avec 50 kg de sel de potassium . et environ 50 kg de sang d'abattage frais et sont ensuite traités comme décrit à l'exemple 1. On obtient un engrais mixte non pulvérulent.
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