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"Procédé de fabrication de tuyau..: souples en caoutchouc vulcanisés".
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La présente invention est relative à un procédé pour fabriquer des tuyaux en caoutchouc vulcanisés, armés intérieu- rement de tissu textile ou de nappes de cordes.
Jusqu'à présent, de tels tuyaux étaient fabriqués en longueurs voulues, par un procédé consistant à monter les di- verses matières constitutives du tuyau, dans l'ordre voulu, sur des mandrins métalliques rectilignes, sur lesquels on vulcanisait les tuyaux dans de longs autoclaves ou étuves de vulcanisation. Après refroidissement, on retirait les tuyaux des mandrins, que l'on pouvait ensuite réutiliser. Il est également connu d'employer des mandrins flexibles de longueur voulue, que l'on roule en serpentin, ensemble avec les tuyaux montés sur ces mandrins, ces derniers étant placés sur des plateaux que l'on introduit dans une étuve de vulcanisation circulaire, laquelle offre certains avantages opératoires par rapport à une étuve de vulcanisation étirée en longueur.
Il est également connu de vulcaniser des tuyaux souples sans faire appel à un mandrin mais en insérant un tampon dans chaque extrémité du tuyau et en gonflant ce dernier à une pression correspondant à celle qui existe à l'intérieur de l'étuve de vulcanisation au moment où le tuyau a atteint la température régnant dans cette étuve. Cette méthode est appliquée à la fois dans le cas de longues étuves de vulcani- sation rectilignes et dars celui d'étuves circulaires de fai- ble longueur.
Finalement, il convient de noter que l'on fabrique des tuyaux en caoutchouc par extrusion, tout en coulant simulta- nément une gaine en plomb. Après que le tuyau souple a été vulcanisé en longueurs appropriées, d'une manière connue en soi, on enlève le plomb, lequel peut être ensuite réemployé.
La présente invention a pour objet la fabrication con- tinue de tuyaux en caoutchouc munis de nappes d'armature.
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Suivant l'invention, ceci est réalisé en appliquant de façon continue les différentes couches de caoutchouc et de fils d'ar- mature autour d'un mandrin flexible établi en caoutchouc vul- canisé et armé, ce mandrin étant muni à ses deux extrémités de crochets ou autres organes d'attache destinés à permettre l'établissement d'une liaison séparable avec les mandrins voisins, après quoi le tuyau est vulcanisé - avant ou après avoir été débité en longueurs correspondant aux longueurs des mandrins - et, après avoir été refroidi, est retiré du mandrin, que l'on détache des autres mandrins et que l'on peut utiliser à nouveau. On a constaté que l'on pouvait employer de tels mandrins en longueurs allant jusque 50 mètres environ, sans éprouver de difficultés au moment où les tronçons de tuyau finis sont retirés des tronçons de mandrins correspondants.
Des tuyaux d'une longueur supérieure à 50 mètres sont rare- ment demandés dans la pratique.
Il est connu, dans la fabrication de câbles électriques, d'appliquer d'une manière analogue la couche extérieure de caoutchouc qui non seulement sert d'isolant, mais est en ou- tre destinée à protéger le câble contre les détériorations.
Toutefois, il convient de remarquer à ce propos qu'il ne s'a- git pas là de fabriquer un tuyau, mais un câble plein, dont la partie centrale n'est pas appelée à être séparée des par- ' ties périphériques.
Dans un mode de réalisation particulier du procédé sui- vant l'invention, la vulcanisation peut être effectuée d'une manière continue, les mandrins accouplés et les tronçons de tuyau montés de façon continue sur ceux-ci étant amenés à passer d'une manière continue et à une vitesse uniforme à travers une chambre de vulcanisation dont la température, la pression et la longueur sont adaptées à la vitesse du mouve- ment du tuyau et à la qualité de son caoutchouc constitutif, @
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de telle façon que la vulcanisation du tuyau s'accomplit.
Il va de soi que, dans ce cas, le tuyau ne doit être découpé en tronçons qu'après avoir traversé la chambre de vulcanisa- tion ; en revanche, on réalise un procédé parfaitement continu.
Etant donné les conditions particulières de pression et de température qui existent dans la chambre de vulcanisation, et conformément à la présente invention, on peut faire en sor- te que le tuyau traverse une ou plusieurs chambres d'éclusage prévues à l'extrémité de la chambre de vulcanisation, le tuyau étant conduit, après avoir traversé la derr.ière chambre d'éclusage, vers une chambre à eau de refroidissement, pour être refroidi, après quoi le tuyau est coupé en longueurs con- tinues aux points de jonction des mandrins, ces points étant marqués par des parties rétrécies, réparties le long de la surface extérieure du tuyau. Après que les tronçons de tuyau ont été retirés des mandrins, ces derniers peuvent être à nouveau attachés les uns aux autres et réutilisés.
Cette mé- thode exige un degré d'automatisation élevé dans la fabrica- tion de tuyaux en caoutchouc munis de nappes de fils métalli- ques ou de fibres, de sorte que sa mise en oeuvre permet de réaliser des économies importantes.
Pour la mise en pratique du procédé ci-dessus, on peut employer des mandrins qui, conformément à l'invention, con- sistent chacun en un mince cylindre de caoutchouc, souple et vulcanisé, comportant un noyau métallique à fils multiples, un crochet et un anneau étant fixés aux extrémités respecti- ves du noyau et servant à attacher le mandrin à l'anneau ou au crochet, respectivement, d'un autre mandrin. Ces moyens d'attache constituent des organes très simples et sont à mê- me de transmettre l'effort de traction nécessaire d'un mandrin à l'autre, lors du passage des mandrins par les divers éche- lons de l'installation dans laquelle les procédés décrits ci-
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dessus sont exécutés.
Les dessins annexés représentent une installation et un mandrin destinés à la fabrication de tuyaux en caoutchouc sui- vant l'invention. Dans ces dessins :
La fig. 1 représente schématiquement une partie de l'ins- tallation.
La fig. 2 représente la suite de cette installation, et
La fig. 3 est une vue latérale d'un mandrin.
Un certain nombre de mandrins en caoutchouc vulcanisé, pourvus d'une armature centrale de fils métalliques 1, à la- quelle sont fixés, aux extrémités respectives du mandrin, un crochet 2 et un anneau 3, sont accroches les uns aux autres, de manière à former un long mandrin 4, sur lequel on applique de façon continue une couche de caoutchouc 5, des couches d'armature constituées par une ou deux nappes 6 et 7 de tis- su textile ou d'une autre matière, ainsi qu'une couche de caoutchouc extérieure 8. On fait ensuite passer le tout, à travers un certain nombre de chambres d'éclusage 9 et 10, dans une chambre de vulcanisation 11, dans laquelle les cou- ches 5 et 8 sont vulcanisées à une pression et une températu- re appropriées.
La chambre 11 possède en réalité une longueur belle que la vulcanisation puisse s'opérer, en considérant la vitesse à laquelle le mandrin est avancé, avant que l'en- semble, qui avance à travers les chambres d'éclusage 12 et 13, ne traverse un long bac 14 contenant de l'eau de refroi- dissement maintenue à une température appropriée. On section- ne ensuite les couches 5-8, qui entourent le mandrin 4, en des points correspondant aux parties rétrécies 16, formées en regard des éléments d'attache 2 et 3 des mandrins. Les couches déposées sur les mandrins peuvent être retirées de chaque mandrin individuellement, ces mandrins pouvant présen- ter des longueurs variables, suivant la longueur que l'on dé-
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sire donner aux tuyaux finis, c'est-à-dire, 50 mètres environ.
REVENDICATIONS ---------------------------
1. Procédé pour fabriquer,des tuyaux en caoutchouc vul- canisés et munis d'armatures, par exemple, de garnitures inté- rieures en tissu textile ou en nappes cordées, caractérisé en ce que l'on applique de façon continue les différentes cou- ches de caoutchouc et des fils d'armature, pour le tuyau, au- tour d'un mandrin flexible établi en caoutchouc vulcanisé et armé, ce mandrin étant muni à ses deux extrémités de crochets ou autres organes d'attache;
destinés à permettre l'établisse- ment d'une liaison séparable avec les mandrins voisins, après quoi le tuyau est vulcanisé - avant ou après avoir été débi- té en longueurs correspondant aux longueurs des mandrins - et, après avoir été refroidi, est retiré du mandrin, que l'on détache des autres mandrins et que l'on peut utiliser à nou- veau.