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Il arrive souvent dans la pratique que l'on doive fixer une surface, en la calant dans une position angulaire déter- minée, par rapport à une autre surface. Les surfaces en ques- tion peuvent, par exemple, appartenir à des éléments de machi- ne, qui doivent occuper une position exactement déterminée l'un par rapport à l'autre. Pour garantir la position exacte entre les surfaces ou les éléments de machine, on pourrait faire appel à une combinaison saillies-évidements par exemple sous la forme de forures ou de goujons d'ajustage. Lorsque, dans ce cas, il est question d'un point de retenue fixe, il suffit de prévoir une seule forure et un seul goujon d'ajusta- ge.
Si cela n'est pas le cas, on doit prévoir un blocage en deux points au moins, si l'on veut être assuré que les surfaces se placeront ultérieurement dans la position angulaire cor- recto.
On peut ensuite déterminer les points de blocage au moyen d'un outillage approprié, de façon que le montage ou la fixa- , tion ultérieurs ne présente.plus de difficultés.
Toutefois, lorsqu'on doit faire en sorte que la position des deux éléments de machine considérés puisse aussi être choisie différemment, en tenant compte d'autres formes d'exé cution, on doit disposer de l'outillage nécessaire pour chaque cas séparément. Ceci signifie que l'on doit au moins disposer dtun gabarit de forage pour chaque cas, ce qui exige des inves-i tissements importants; d'autre part, si l'on fait usage d'un gabarit de forage réglable, le prix d'achat en est relative- ment élevé.
La présente invention vise à éliminer les inconvénients énumérés ci-dessus; ce but est atteint par le fait que les deux surfaces sont pourvues chacune d'au moins une saillie ou d'au moins un évidement et en ce qu'un organe intermédiaire, pourvu d'évidements ou de saillies correspondants , dont la
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position relative détermine le calage angulaire désira, est interposé entre ces surfaces, de façon que les constituants de la combinaison saillies-évidements coïncident entre eux, après quoi on fixe les surfaces l'une à l'autre de façon amo- vible ou non.
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De cette façon on peut économiser des frais d'outillage et du temps, parce que les surfaces ou éléments do machine en question peuvent tous être usinés d'une manière parfaitement identique et être stockés sous cette forme, l'organe intermé diaire déterminant, lors du montage ultérieur, la position re- lative exacte de ces surfaces ou de ces éléments de machine.
On fait appel,- de préférence, à un organe intermédiaire limité par deux surfaces parallèles ou non, dont chacune est pourvue d'au moins Une sailie ou d'au moins un évidement dont la position relative détermine le calage angulaire voulu, cet organe intermédiaire étant en outre pourvu d'une forure destinée au passage d'un élément de fixation, par exemple d'un goujon, d'une vis, ou analogues.
Cette forure peut constituer le point de retenue fixe visé plus haut, tandis que le second point de retenue est for mé par une saillie ou un évidement, prévu sur chacune de* fa ces de l'organe intermédiaire.
Comme l'organe intermédiaire peut présenter des dimensions' relativement réduites, il peut être manipulé avec facilité et ? l'on peut faire appel à un outillage simple et bon marché. pour établir d'une façon correcte la combinaison évidements-sail- lies sur l'organe intermédiaire.
Pour établir un tel organe intermédiaire, on peut- partir ' de deux éléments identiques dont chacun présente, sur une de ses surfaces'limites, au,moins un évidement ou une saillie, ces éléments étant fixés l'un à l'autre de telle façon que les évidementsou les saillies se trouvent sur des faces op-
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posées de l'organe.
De tels éléments peuvent être établis d'avance et leur fixation entre eux peut être réalisée à l'ai de d'un.'outillage très simple, la disposition étant telle que la position relative des saillies ou évidements situés sur les,faces opposées de l'organe intermédiaire détermine la. po- sillon dans laquelle les surfaces ou les éléments de machine doivent être montés.
' La méthode suivant l'invention convient en particulier au cas .pu. un certain nombre d'éléments doivent être montés sous'un angle déterminé sur un élément commun, par exemple, les aubes ou pales d'un ventilateur, ou analogue, sur le moyeu de ce ventilateur.
Dans ce cas, chaque aube peut être pourvue d'une saillie cylindrique dont la face inférieure porte un goujon et présente au moins un forure destinée à accueillir une saillie de l'organe intermédiaire, tandis que le moyeu est pourvu d'une chambre qui peut entourer la saillie cylin- driou et dans le fond de laquelle est pratiquée une forure centrale qui peut être traversée par le goujon, ainsi qu'au moins une forure destinée à accueillir une autre saillie de l'organe intermédiaire, le pourtour de l'organe intermédiaire concordant avec celui de la saillie cylindrique de l'aube et donc aussi avec celui de la chambre en question.
L'invention sera exposée ci-après de façon plus détaillée, en se reportant au dessin annexé, dans lequel ; le fig. 1 représente une application de la méthode sui vant l'invention à la fixation d'éléments entre eux, et
La fig 2 représente schématiquement, à une échelle plus petite, une vue de dessus des éléments en question, dans une position assemblée. on a choisi l'exemple de la fixation d'une aube ou pale sur le moyeu d'un ventilateur, ou analogue.
Dans le dessin on a résigné par 1 l'aube d'un ventilateur, pourvue d'un te-
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non désigné par 2, de préférence cylindrique. 3 daigne la face inférieure du tenon cylindrique 2, tandis que 4 est un goujon fixé dans l'élément 2 ou faisant corps avec celui-ci.
5 et 6 désignent des forures pratiquées dans la face inférieu re 3 du tenon cylindrique 2.
7 désigne un fragment du moyeu d'un ventilateur, dans lequel une chambre 8 peut être formée au tour, ou établie d'une autre façon, à l'endroit où doit être fixée l'aube 1.
Le fond 9 de la chambre 8 présente une forure centrale 10, ainsi que deux forures 11 et 12, situées à une certaine dis- tance de la forure 10.
Comme déjà indiqué plus haut, on fait appel, pour le mon- tage, à un organe intermédiaire ; dans l'exemple d'exécution représenté, cet organe se compose de deux éléments 13, 14- en forme de disques, réunis l'un à l'autre par soudage, par exem- ple.
Lorsque le matériau utilisé pour les éléments de la piè- ce intermédiaire est relativement mince, on peut' fixer ces éléments avantageusement l'un à. l'autre par soudage par points.} La face supérieure de l'élément 14 est pourvue de chevilles ou de saillies analogues 15 et 16, qui coïncident avec les fo rures'5 et 6 de la partie cylindrique 2 de l'aube 1, tandis que l'élément inférieur 13 de la pièce intermédiaire est pour, vu de chevilles, ou de saillies analogues, 17, 18 qui conci dent avec les forures 11 et 12 prévues dans le fond 9 de la deux chambre 8.
En outre, les/éléments 13 et 14 présentent chacun une forure centrale, les deux, forures formant, après assembla- ge, un canal continu 19 pour le passage du goujon 4 prévu sur l'élément cylindrique 2 de l'aube 1.
Suivant l'invention, on procède comme suit :
La surface 3, qui fait partie de l'aube 1, soit de l'élé ment cylindrique 2 de cette aube, doit être bloquée dans une position angulaire déterminée,par rapport à la surface 9,
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qui fait partie du moyeu 7. Il va de soi que, dans le cas d'un ventilateur, il s'agit d'une -série d'aubes; cependant, comme la manière de procéder est identique pour chaque aube, il suffira d'exposer la méthode suivant l'invention dans son application à une seule aube.. La surface 9 est obtenue à la 'suite de la formation de la chambre 8 dans le moyeu 7, au tour ou. d'une autre manière, lors du moulage par exemple. On forme ensuite au centre du fond 9, c'est-à-dir de la surface 9, une forure 10.
A titre de variante, cette forure peut âtre formée ! d'avance dans le moyeu 7, lors du moulage. On pratique ensui- te les forures 11, 12, lesquelles peuvent également être for- mées d'avance dans le moyeu, lors du moulage. Lorsque la fo rure 10 est calibrée avec précision, c'est-à-dire, lorsque le goujon 4 s'y ajuste exactement, il suffira de prévoir une seu- le forure, 11 ou 12, parce que la forure 10 et le goujon 4 déterminent déjà un point de retenue fixe.
En général, on don- ne à la forure 10 des dimensions telles que le goujon 4 puisse y être inséré aisément, ce qui contribue évidemment à la ra- pidité du montage. Il va de soi que, dans ce cas, il est né- cessaire de prévoir au moins deux points de fixation sous la forme de forures 11, 12. Les chevilles 17, 18, prévues sur la face inférieure de l'organe intermédiaire, concordent, en ce qui concerne leur écartement et leurs dimensions, avec l'écar- tement et les dimensions des forures 11 et 12.
Chaque aube 1 est pourvue, conformément à l'exemple re- présenté, d'un élément cylindrique 2, dont la face inférieure 3 porte un goujon 4. La mise en place du goujon peut s'effec- tuer à l'aide d'un outil spécial; à titre de variante, le goujon peut venir de fonderie avec l'aube. On forme dans la face inférieure 3 de l'élément cylindrique 2 des forures 5 et 6, qui accueillent, lors du montage, les chevilles 15 et 16 prévues sur la face supérieure de l'organe intermédiaire.
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va de soi que l'écartement des chevilles 15 et 16 et leurs dimensions doivent correspondre exactement à l'écartement des forures 5 et 6 et leur diamètre, respectivement. l'organe intermédiaire est réalisé de telle façon qu'une ligne relisnt les broches ou chevilles 17,18 et une ligna reliant les bro- ches ou chevilles 15 et 16 forment entre elles un angle [alpha]. lequel représente la position angulaire voulue de l'aube l par rapport au moyeu 7 Il n'est cependant pas nécessaire que la distance entra les broches 15 et 16 soit égale à celle existant entre les broche$ 17 -et 18 cependant pour des rai sons qui seront exposées dans la suite, on adoptera des dis- tances exactement identiques.
En outre, les dimensions de l'organe intermédiaire sont chcisies de telle façon que ce dernier puisse être contenu entièement dans la chambre 8 du moyeu 7. Le diamètre extérieur de l'élément cylindrique doit également être choisi de telle talon qu'au moins une partie de cet élément soit contenue dans la chambre 8, une fois l'as semblage effectué. Lorsque les chevilles 17 et 18 de l'orga ne intermédiaire sont engagées dans les forures 11 et 12 la forure centrale 19 de cet organe coïncida avec la forure 10 du fond 9 de la chambre 8 Il se forme ainsi un canal à tra- vers lequel le goujon 4 de l'aube 1 peut être inséré, cepen- dant que les chevilles ou prisonniers 15 et 16 s'emboîtent dans les forures 5 et 6 du tenon cylindrique 2.
L'aube 1 peut désormais être fixée au moyeu 7 à l'aide du goujon 4 et au moyen d'un écrou 20 et d'une rondelle élastique 21. Il. va de soi que l'aube peut aussi être rivée ou fixée d'une au-- tre manière. La position occupée par l'aube 1 par rapport au moyeu 7 est désormais déterminée par l'angle la disposi- tion étant telle que, lorsque toutes les chambres 8 sont pra- tiquées de la même manière dans ce moyeu, lorsque toutes les aubes 1 ont été préfaçonnées de la mène manière et lorsqu'on
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emploie des organes intermédiaires identiques, toutes les au-
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bes 1 occuperont, après montage, la même position angulairec par rapport au moyeu 7.
Lorsqu'on désire adopter un autre calage angulaire que celui correspondant à l'angle repré- senté, il suffit de faire appel à d'autres organes intermédiaires, où l'angle entre les droites reliant les chevilles 17, 18 et 15, 16, respectivement, diffère de façon correspon-
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dante de l'anelec . Ainsi, tous les moyeux et toutes les aubes peuvent être préfa<;onné3 d'une manière tout à fait iden- tique, quel que soit le calage angulaire , et l'ou peut employer à cette fin le même outillage.
Le même effet peut être obtenu en remplaçant les chevillât} 15, 16 et 17, 18 par
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990 4vigotaonte et -, M*<f! 1t l'I&nd c, d.11I 14 cmslre et la face inférieure 3 du tenon cylindrique 2 de saillies ou de broches. Cette construction est toutefois plus difficile à réaliser.
Il ressort de la fig. 2 que la distance radiale des of rures 5,6 par rapport au centre du goujon 4, la distance ra- diale des chevilles 15, 16, 17, 18 par rapport à la forure centrale 19 de l'organe intermédiaire et la distance radiale dos forures 11 et 12 par rapport à la forure centrale 10 pré vue dans la chambre 8 sont toujours égales entre elles. Ceci offre le grand avantage de pouvoir former l'organe intermé- diaire de deux éléments exactement identiques 13 et 14 qui peuvent être réunis, au cours d'un stade ultérieur, pour for- mer un organe intermédiaire. On peut ajuster, à l'aide d'un outillage simple, l'angle , ou un angle différent, et fixer ensuite les éléments 13 et 14 l'un à l'autre.
Si l'on part d'une tôle mince, on peut souder les éléments 13 et 14 l'un à l'autre par points, comme indiqué plus haut..-