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1. Nouveau procède de fabrication de produite moulés à partir de résines thermodurcissables armées de fibres naturelle "
On a déjà réalisa des produits moulés à l'aide de résines polymérisées à chaud et renforcées par des fibres naturelles, telles que des fibres de jute.
Il a en particulier été proposé de réaliser de tels produits moulés en imprégnant d'une poudre de résine thermo- durcissable des nappes de feutre aiguilleté préalablement desséchées à l'étuve, puis en les soumettant à l'action cons'- cutive de deux presses chauffantes, la premiers presse (dont la température permet la fusion mais non la polymérisation des résines) ayant pour objet de repartir la résine dans la masse du feutre, alors que la deuxième presse a une température suffisante pour assurer la polymérisation sous pression du produit fabriqué.
Ces procédés reçu jusqu'à ce jour qu'un déve- loppcment très limité en raison de la difficulté qu'il y a à obtenir une bonne répartition de la résine dans le feutre et également en raison du prix élevé des produits qui sont
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obtenus par un procédé nécessitant de nombreuses manipula- tions et l'utilisation de deux presses travaillant dos températures différentes.
La présente invention concerne un nouveau procédé de fabrication qui procure une grande simplification et par conséquent un abaissement notable du prix do revient.
La présente invention a pour objet un nouveau pro- cédé pour fabriquer des produits moulés l'aide de résines polymérisables renforcées par des fibres naturelles, telles que des fibres de jute, ce procédé étant essentiellement caractérisé par le fait qu'après avoir assuré une réparti- tion de la poudre de résine dans le feutre d'une manière qui doit être uniforme sur ta surface du foutre, et qui ne l'est pas nécessairement dans l'épaisseur, on soumet le feutre ainsi imprégné a l'action d'une seule presse de moulage, réglée à la température de polymérisation, en faisant subir à la presse une succession d'ouvertures et de fermetures qui ont pour but de provocT' coût d'abord la fusion d la résine et sa répartition dans la masse du feutre,
puis sa polymérisation pour obtenir l'objet fini.
Conformément à l'invention, la répartition de la résine en poudre dans le feutre peut s'effectuer en saupou- drant de résine une nappe de fibres avant de l'aiguilleter pour donner naissance au feutre, soit encore, d'une manière plus économique, en saupoudrant d'une couche uniforme de résine un feutre que l'on recouvre ensuite d'un second feutre.
Dans ce dernier mode d'imprégnation, il est possi- ble, conformément à l'invention, de procéder au liage des deux feutres entourant la couche de résine en les faisant passer entre doux rouleaux de calandrage, à une température
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suffisante pour provoquer leur collage à l'aide de la résine sans que cette dernière s'en trouve toutefois polymérisée.
On peut ainsi procéder facilement à la manipulation des feutres contenant la résine sans risque d'en perdre une quantité appréciable.
Alors que dans les procédés connus jusqu'à ce jour, il était nécessaire de procéder à une dessication des fibres naturelles avant de les introduire dans la presse chauffante, on s'est aperçu qu'il est possible, et même souhaitable, d'utiliser conformément à l'invention des fibres naturelles possédant une teneur en eau normale, qui est généralement de l'ordre de 13 à 16 %, l'échappement de la vapeur M'effectuant lorsque, conformément au procédé défini ci-dessuson effec- tue les premières ouvertures de la presse chauffante.
On a remarqué que, contre toute attente, la présence d'humidité dans les fibres offre un double avantage ; d'une part, la vaporisation de l'eau imprégnant les fibres permet de maintenir la température aux environs de 100 , bien que la presse soit chauffée à une température supérieur co qui remplace avantageusement la première presse chauffante qui était utilisée dans les procédés antérieurs dans le but de provoquer la fusion de la résine et sa répartition dans la masse ; d'autre part, l'évacuation de la vapeur lors des ouvertures successives de la presse facilite la répartition de la résine dans l'épaisseur du feutre.
Enfin, le fait d'ouvrir plusieurs fois la presse fait subir au feutre une succession de compressions et de détentes qui provoquent un malaxage de la résine liquéfiée et assure une excellente répartition de celle-ci dans toute l'épaisseur du feutre.
Dans le but de mieux faire comprendre l'invention,
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on va en décrire maintenant titre d'illustration et sans eucun caractère limitatif deux modes de mise en oeuvre :
Exemple 1
Peur fabriquer, conformément à l'invention, des plaques ondulées en matière plastique, on utilise une bande de feutre aiguille,'.-4 de jute, ayant une largeur de 100 cm, pesant 600 g au m2 au conditionnement normal.
On dépose sur ce feutre, à l'aide d'un saupoudreuse à vibrations une couche uniforme de 750 g par m2 de résine formophénolique en poudre, puis on applique un second feutre identique sur le premier et l'on fait passer l'ensemble des deux feutres contenant entre eux la couche de résine on poudre entre deux cylindres de 40 cm de diamètre, chauffés à 120 C, à la vitesse de 2 maires à la minute.
On obtient ainsi l'agglomération des doux feutrée en une bande semi-rigide qui est découpée en panneaux de 3 m 50 de longueur pouvant être facilement manipulée et stockés On introduit ensuite deux panneaux ainsi fabriquée, superposée avec interposition d'une tôle ou d'un film anti- adhésif, dans une presse d'une puissance de 1800 tonnes qui est munie de deux moules à ondulations chauffés à 165 C.
On fait subir à la presse une succession d'ouver- tures et de fermetures selon le cycle suivant : trois ferme- tures successives de 15 secondes chacune, suivies chaque fois do 5 secondes d'ouverture, la troisième ouverture étant sui- vie d'une fermeture de 45 secondes.
Il suffit ensuite d'ouvrir la presse et de séparer les deux plaques l'une de l'autre puis de les ébarber pour obtenir le produit fini.
On remarque que les ondulations se formant par éti-
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rage du feutre dans le moule, les plaques obtenues présentent la même largeur que le feutre de départ, à savoir 100 cm.
Exemple 2
Pour fabriquer un carter de moteur conformément à l'invention, on découpe à la presse deux flancs identiques dans un feutre de sisal pesant 1000 g au m2 au conditionne- ment normal, puis on place les deux flancs superposés sur une bande transporteuse en toile métallique qui passe sous un distributeur de résine formophénolique qui dépose sur le flanc supérieur une couche régulière de résine de 1000 g au m2.
La poudre tombant à côté du flanc passe à travers la toile métallique et est recyclée au distributeur de poudre, On constitue ensuite un sandwich en plaçant le flanc inférieur sur celui qui a été recouvert de résine, puis on préforme le sandwich ainsi obtenu par passage pendant 5 se- dondes. dans une presse chauffante dont les plateaux sont 1 la température de 120 C donnant une pression de 10 kg/cm2.
A la sortie de cette presse, les deux flancs sont collés l'un sur l'autre et ont pria une forme préparatoire du moulage final.
Ensuite, et après un stockage éventuel, les sand- wichs préformés sont introduits dans une presse susceptible de donner une pression de 70 kg par cm2, cette presse étant munie d'un moule dont les deux parties sont chauffées à 165 C.
La presse est soumise à une succession d'ouvertures et de fermetures, de manière à provoquer trois ouvertures successives d'une durée de 5 secondes, séparées par des fer- metures d'une durée de 20 secondes, à la suite de quoi la presse est fermée à nouveau pendant 60 secondes.
La pièce ainsi obtenue ne nécessite plus qu'une fi- nition qui s'effectue d'après les méthodes classiques.
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On voit que la mise en oeuvre du procède selon l'in- vention permet une simplification importante et une grande diminution des prix de revient comparativement aux procédés connus antérieurement.
Ces avantages résultent notamment du fait qu'il est inutile de procéder à une dessication des fibres constituant le feutre et du fait qu'il est possible de n'utiliser qu'une seule presse chauffante, alors que jusqu'alors deux étaient nécessaires.
Il est bien entendu que les modes de mise en oeuvre qui viennent d'être décrits ci-dessus ne présentent aucun caractère limitatif et pourront recevoir toutes modifications désirables sans sortir pour cola du cadre do l'invention.
En particulier, il est clair que si la réalisation de sandwichs obtenus par un léger calandrage à chaud de la couche de résina prise entre les deux feutres permet une manipulation facile de l'ensemble constitua par les fibres textiles et la résine nécenssaire à l'obtention du produit, il cet possible cependant de mettre en oeuvre le procède conforme à l'invention en introduisant directement dans la presse chauffante le sandwich feutres-poudre de résine sans l'avoir préalablement calandré à chaud.
De même, on peut également, sans sortir du cadre de l'invention, utiliser des feutres qui ont été imprégnée de résine avant leur aiguilletage.
Enfin, il va de soi que le procédé objet du présent brevet n'est pas limité à l'utilisation des fibres de jute ou de sisal et il peut être mis en oeuvre pour la fabrication de @ produits en matière plastique renforcée l'aide d'autres fibres textiles naturelles ou synthétiques ou artificielles.