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"Procédé de récupération d'ions par flottation". la présente invention concerne un procédé de récupéra.'* tion d'ions par flottation, et plus particulièrement un procédé de récupération d'ions organiques ou inorganiques d'une solu- tion par la mise en contact de ceux-ci avec un réactif organi- que ionique approprié pour former un produit de réaction inso- luble, qui est ensuite séparé de la solution.
Ce prooédé constitue en partie un développement ulté- rieur du procédé révélé dans les demandes de brevets U.S.A. respectivement Serial No. 818,501 déposée le 3 juin 1959 et
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Sériai No. 868,482 déposée le 29 décembre 1959 encore en instance, ces deux brevets étant citée) ici à titre de référence.
Dans les procédés de récupération d'ions par flottât ion, suivant lesquels des ions rendus insolubles sont mis en contact avec des bulles d'air auxquelles ils adhèrent de manière à être entraînée et transportés vers la surface du liquide, il y a lieu d'éviter soigneusement la formation de mousse à la surface ou de colloïdes troubles à proximité de celle-ci* En effet, ces deux phénomènes sont de nature à entraver sérieusement la séparation et dono'la récupération desdite ions.
Un des objets de la présente invention concerne un pro- cédé de flottation dans lequel toute formation de mousse ou de colloïdes troubles est soigneusement évitée. Un autre objet de l'invention concerne un procédé efficace par lequel le produit à récupérer est recueilli, lors de son transport vers la surface du liquide par des bulles gazeuses, dans une couche liquide, qui est ensuite enlevée en vue de la récupération du produit voulu.
Un autre objet encore de la présente invention concerne un pre- cédé de récupération d'ions par flottation du genre précédent, ayant recours à une couche liquide surnageant à la surface de la solu- tion, non miscible avec celle-ci et destinée à recueillir le produit à récupérer lorsque celui-ci est transporté à la surface par des bulles gazeuses.
Un objet ultérieur de l'invention con- cerne un procédé dans lequel une solution aqueuse du produit à récupérer est r couverte d'une couche liquide non aqueuse suscep- ti&le de mouiller le produit en question lorsqu'il est entraîné et transporté à la surface par flottation, ledit procédé permet- tant l'application d'un processus de récupération continu, dans ce sens que ladite couche liquide non aqueuse surnageante est continuellement enlevée et la solution(qui contient le produit à récupérer ont continuellement introduite dans l'appareil pendant le processus de séparation.
D'autres objets caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront olairement au fur et à
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mesure que se poursuivra l'exposé ci-après concernant l'invention.
Suivant les procédés de séparation décrits dans les sus- dites demandes de brevets U.S.A. Sériai No. 818,501 et Sériai No. 862,482 encore en instance de l'auteur de la présente inven- tion, les ions sont séparés d'une solution pratiquement totale- ment dépourvue de particules minérales insolubles, en mettant cette solution en contact avec un agent collecteur d'ions de charge opposée à celle des ions à récupérer, pour former un produit de réaction insoluble, en transportant ensuite ledit produit de réaction vers la surface au moyen de bulles d'air barbotant à travers la solution, et finalement en séparant le produit à récupérer de l'écume ainsi formée et enlevée de la surface.
Pour éviter les difficultés résultant d'une formation éventuelle de mousse ou de colloïdes troublent l'inventeur préco- nise de recouvrir la solution d'une couche liquide non mélan- Semble avec l'eau, dans laquelle le produit à récupérer est re- cueilli lorsqu'il est transporté à la surface par les bulles gazeuses. Un réglage judicieux du courant gazeux barbotant à travers la solution permet dans ces conditions d'éviter toute formation de mousse, ainsi que la réception du produit à récupé- rer par ladite oouohe surnageante avant que des colloïdes ne puis- sent se former.
Voici un exemple pour illustrer l'exposé préoédent. Une solution d'ions de ferrooyanure à récupérer est recouverte d'une couche d'alcool ootylique et additionnée de chlorure de lauryl- pyridinium comme agent collecteur d'ions. Il ne se forme pas de mousse et le produit de réaction insoluble est intégralement re- cueilli par ladite couche d'alcool octylique. Le processus de récupération se poursuit de manière continue dans une cuve con- tenant la solution aqueuse du produit à récupérer avec la couche non aqueuse surnageante.
De l'air insufflé par le bas à débit réduit barbote doucement à travers la solution et la couche li- quide non aqueuse surnageante est continuellement évacuée et re-
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nouvelée. l'alcool ootylique est un composé cationique et con- stitue un dissolvant de nature polaire, qui arrête tout parti- culièrement à la captation cationique.
Les agents collecteurs employée dans le procédé de la pré- sente invention sont, de manière générale, des substances ionique. tensioactives du genre de celles employées datas les procédés de concentration de minerais par flottation, L'ion de ces substance% doit avoir au moins un centre d'activité hydrophile et au moine , . un centre/activité aérophile et posséder une charge électrique de signe opposé à celui de l'ion à récupérer pour pouvoir être em- ployé au but proposé.
Un agent collecteur anionique tensioactif, c'est-à-dire une substance formant en solution aqueuse un ion teneioaotif né- gatif, telle qu'un savon d'acide laurique, est employé pour sé- parer un cation soluble de la solution Inversement un agent collecteur oationique tensioactif, c'est-à-dire une substance formant en solution aqueuse des ions tensioactifs positifs, telle que le chlorure de laurylpyridinium, est employé pour séparer de la solution un anion à récupérer.
La plupart des agents collecteurs cationiques employée dans le procédé de la présente invention sont des composée con- tenant un atome d'azote aminique (composés aminés), tels que les aminés alkylées, arylées ou arylalkylées, ainsi que les dérivés quaternaires halogènes de ces aminés. Parmi les arylamines cm- ployées, il y a lieu de citer tout particulièrement les pioolines, les pyridinea, les quindéinea et leurs homologues, ainsi que leurs analogues substitués alkyléa inférieurs.
Voici plusieurs exemples d'agents collecteurs cationiques qui réagissent avec les anions organiques en milieu polairesles dérivés quaternaires d'ammonium, tels que le chlorure de triméthyl- n-octylammonium, le chlorure de triméthyl-n-décylammonium, le chlorure de triméthyl-n-dodécylammonium, le bromure de triméthyl-
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!1-ootadtfoYlll1111on1um, l'iodure 4.
t 1'1éh.Yl"'n..h,xadlcl1..oJÙWI1' des mélangea de sels quaternaires dérivés d'acides grae ani@aux ou d'aoides gras végétaux, tela que les acides gras de l'huile de coton, de l'huile de aoya et de l'huile de coco, ainsi que des mélangea d'acides gras animaux et d'acides gras végétaux, tels que les acides de l'huile de mais, de l'huile de soya et de l'huile
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de coco;
des alinéa alkyléea, telles que la diataylamine, la didodeoylamine, la n-déaylamine, la n-tétradécylamine, la tri-rit actadéaylam,ne, la n-op.tadéoylam1ne et des mélanges d'aminés ! et des agents collecteurs divers, tels que l'ammoniumphét111- nitroaohydroxylamine, l'iodure de 1-4-doddoylpyrîdi,.iï=p le bromure d'oot8déoyl- !3-bydroxyéthylînorpholiniwn, le /3 -etéaramà.de phényltrimétnylanraoniumméthylsulfate, l'iodure d'ootadéCr11py1idi- mura, le bromure d'ootadëoyl-0( -picolinium, le bromure dbexadé. oylquinolinium, le chlorure de déaylstyry.pyr3,din3utn, le d04é011- P1r1d1n1wnphényleultonate, le diméthyldodéoylphéaylammonium- phénylsulfonate, les dérivés du -mexaaptabenxothiable, plusieurs dérivée d'imidazoline et d 'imiaazoJ;i1!ne, et le chlorure de d1:
néthfl. n-hexadé oy 1 b enzyl ammonium les agents collecteurs anioniques appartiennent à deux type différents! d'une part ceux du type oxhydrylique, dans lesquels un atome métallique ou un atome d'hydrogène est lié à un radical hydrocarbure par un atome d'oxygène, et d'autre part ceux du type
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eullhydxylique, dans lesquels la susdite liaison est réalisée par un atome de soufre. Le groupe des agents collecte=$ oxhydryli-
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que 3 comprend des composée tels que les oarboxylatea les alkyl- sulfates, sulfonates et phosphates acides et les ph08phonaes, tandis que celui des agents collecteurs au1fhldry'liqUII comprend les meroaptana, les thiocarbonates (xanthat.8), les thiourées et j les dithlophoophates.
Voici plusieurs exemples de collecteurs anion1que8 appliqués dans le procédé de la présente invention les aoides f les sels de sodium, de potassium et d'ammonium corres 1 -pondants d la colophane et des huiles animales ou Végétales
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les acides naphténiqueet le n-001lyl.ultate de sodium le n-dedd- oylaulfate de potaaaiuatt le sel d'ammonium de n-doddoyldièthyléntm gluo0laulfate< le sel sodique de l'acide 811lton1que du pétrole brut ou raffiné; l'aoide ,.6...phénylp1"OpioniqueJ l'acide pélargoJ1iqu8, des mélangea d'aoidea provenant de l'huile de lin, l'huile de noyai
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l'huile de palme, l'huile de maïa et l'huilé de coton; 10 0( *'aul* fopalmi.tate monosod1que, 1-aulfoatérate bisodiques la .,'-diphényl-2-thiourée et le thiooaarbanilide.
Les extimples pré- cédents d'agent$ oolleoteurs oationiques et anioniquea ne oonsti- tuent qu'un choix restreint fait parmi les Nombreuses substances connues de ce genre qui se trouvent dans le commerce et sont ap- pliquées dans les procédés de flottation.
Le nombre 4'atomes de oarbone du radical ou des radicaux
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adrophiles des agents collecteurs nécessaire pour que ceux-ci jouissent des propriétés aérophiles voulues varie d'un type d'a- gents collecteurs à l'autre. En général, un nombre de 5 à 24, et de préférence de 8 à 22 atomes de carbone s'avère nécessaire dans au moins un radical sérophile de la molécule desdite agent*
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oolleoteura. les agents collecte=-$ oa'Uoniques et anieniquew préférés dans le procédé de la présente invention sont des déri- vés de triglycérides d'origine végétale ou animale, et de pré- férence des triglycérides d'origine végétale ou provenant d'ani- maux marins.
Ces glyoérides peuvent être hydrolysée pour libé- rer leurs acides gras, qui peuvent être employés tels quels ou ou transformée en sels d'ammonium/de métaux alcaline Comme agents collecteurs anioniques Si l'on veut obtenir des agents col-
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lecteurs oat1onique8, lew aoi.dea gras en question peuvent être transformés en aminée, nitriles ou sels quaternaires par tout pro- cédé approprié connu. Il est également préférable que les chaînes
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de carbone des radicaux hydrocarbures desdite agents colleoteurc contiennent des liaisons non saturées* Si des a8ent8:
o1.ot.U. tels que des sels quaternaires d'ammonium, des diamine$ ou des
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triamines, doivent être employés, il est particulièrement fece- mandé de choisir des composés dont la molécule contient au moins un radical hydrocarbure de 8 à 22 atomes de carbone.
L'expression *produits de réaction insolubles", aimai que d'autres expressions analogues, sont couramment employées dans la présente spécification. Il est à noter que le terme "insoluble' ne signifie pas que la "solubilit" constitue un état d'équilibre entre des ions en solution et un cristal ionique solide-, mais qu'il concerne plutôt des conditions dans lesquelles le produit de réaction, se compose d'ions à charges opposées qui ne sont pas indépendante lorsqu'ils ont perdu de l'entropie.
C'est ainsi que le terme en questions'applique à des produits adsorbés aux surfaces intermédiaires entre le dissolvant et lea bulles gazeu- ses, c'est-à-dire que les molécules individuelles du produit en question ne sont plus dispersées au hasard dans la solution, maie se trouvent en majeure partie adsorbée% auxdites surfaces intermédiaires entre le dissolvant et les bulles gazeuses.
L'état dans lequel se trouvent les molécules adsorbées auxdites sur fa- ces intermédiaires peut d'une certaine façon être interprété comme un étai cristallin à cristaux aonomoléoulaires . Tous ces cristaux monomoléculaires sont étroitement rapprochés les uns des autres dans la couche d'écume à enlever, écume très insoluble et, même plus insoluble que les cristaux à molécules nombreuses.
Les proportions d'agents oolleoteurs requises à la récu- pération d'ions par flottation sont relativement élevées* Dans le procédé de la présente invention, il est reoommandable d'employer une proportion d'agent collecteur allant d'environ 0,001 d'équiva-! lent à 10 équivalents de substance collectrice par équivalent d'ion à récupérer, et de préférence une proportion de 0,1-10 équivalents de substance collectrice par équivalent d'ion à reçu- : ment gérer,ou plus préférable/encore une proportion de 1/1, c'est-à- dire une quantité de substance collectrice stoechiométriquement
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équivalente à la quantité d'ions à récupérer. - :
-
Ion produite de réaction formée lorsque les agents col- - lecteurs définis ci-dessus sont aie en contact avec les ions à récupérer, sont séparés de la solution par flottation, c'est-à-dire par leur transport à la surface du liquide par des bulles d'un gaz pratiquement inerte vis-à-vis des substances avec lesquelles il est mis en contact. Parmi les gaz à appliquer à cet effet, des substances telles que les hydrocarbures oomme le méthane, l'éthane et le cutané, et les hydrocarbures halogénée comme le fréon, ainsi que des corps gazeux tels que l'air, le gaz oarboni- que (CO2), l'azote et l'argon, so recommandent tout particulière- ment.
Il est toutefois préférable dane le procédé de la présente invention d'employer de l'air comme agent de transport pour sé- parer les produits de réaction insolubles des dissolvante*
Le liquide employé pour former la couche collectrice surnageant. doit être immiscible aveo le liquide qui contient les ions à récupérer, et de plus jouir des propriété. polaires, grâce auxquelles il se prête à la réception des ions en question. les caractéristiques et avantagea du procédé de la pré- sente invention ressortiront plus clairement de la description suivante d'un certain nombre d'exemples d'exécution.
Exemple 1
3 mg de méthylorange sont dissous dans 300 ml d'eau. La solution ainsi obtenue est tamponnée à un pH égal à 6,5 avec du bicarbonate de sodium et puis versée dans un entonnoir Buohner nO 4 à plaque de verre fritte (diamètre 3"). 25 ml d'aloool isoootylique sont alors versée sur la surface de la solution.
3 mg de chlorure de dodécyltriméthylammonium, dissous dans 3 ml d'alcool absolu et chauffés pendant quelques secondes à la tem- pérature dfébullition, sont additionnés à la solution de méthyl- orange au moyen d'un tube capillaire traversant la couche d'al- cool isoootylique et pénétrant jusqu'à proximité immédiate de la
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plaque de verre fritte. Un courant d'azote est alors soufflé à travers cette dernière de manière à barboter doucement par la solution sous forme de très fines bulles gazeuses.
Le courant d'azote est judicieusement réglé pour perturber le moins possible ladite couche d'alcool isoootylique. On voit que les fines bulles qui arrivent et s'accumulent sous cette dernière s'accroissent graduellement par coalescence de manière à former des bulles suffisamment grosses pour pouvoir monter et traverser la couche d'alcool ootylique surnageante. Pendant que les bulles traver- sent cette couche, le produit résultant de la réaction entre l'anion de méthylorange et le cation d'ammonium quaternaire se sépare des bulles et se dissout dans l'alcool octylique en ques-. tion. De temps en temps, l'eau entraînée avec les bulles vers la surface, retombe éous forme de petites gouttelettes dans la solution.
Après 15 minutes, la couche aqueuse s'est complètement décolorée et la couche d'aloool ootylique surnageante est devenue jaune vif, d'où. il est permis de conclure que l'anion du méthyl- orange a été intégralement séparé de l'eau et dissous dans le dissolvant non aqueux.
Exemple2
3 mg de violet de Lauth, un colorant cationique, sont dissous dans 300 ml d'eau. La solution ainsi obtenue est légère- ment acidifiée avec de l'acide chlorhydrique, versée comme ci- dessus dans un entonnoir Buohner à plaque de verre fritte et re- couverte d'une couche de 25 ml d'alcool isooctylique. 3 mg d'aci- de [alpha] -sulfolaurique sont dissous dans 3 ml d'alcool absolu, chauf- fés pendant quelques secondes à température d'ébullition et puis ajoutés à la solution du colorant, comme dans l'exemple 1. Le môme mode opératoire est alors suivi que dans l'exemple 1.
Après 15 minutes, la solution aqueuse, violette au début, s'est complè- tement décolorée, le colorant ayant été intégralement transféré à la couche d'alcool isooctylique, d'où. il est permis de conclure : @
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que le cation du colorant 'est combiné avec l'anion sulfolaurate et a été intégralement recueilli par l'alcool isooctylique.
Exemple 3
0,01 g de chlorure de cobalt et 0,01 g de chlorure de nickel sont dissous dans 300 ml d'eau. La solution ainsi obtenue est additionnée d'une quantité tout juste suffisante d'ammoniaque pour redissoudre les hydroxydes formés, puis versée dans l'enton- noir Buohner des exemples précédente et recouverte d'une couche de 25 ml d'alcool isooctylique. 6 mg d'acide laurique sont dis- sous dans 10 ml d'alcool et 3 mg de potasse caustique sont ajoutée à la solution ainsi obtenue pour transformer l'acide laurique en laurate de potassium. Cette solution est alors chauffée pendant un certain temps à la température d'ébullition et puis introduite dans l'entonnoir sous la couche d'alcool isooctylique en portions successives de 2 ml, tandis que l'azote est mis à barboter à travers le milieu.
Après chaque addition, le bartotage est con- tinué pendant cinq minutes,après quoi le contenu de l'entonnoir Buohner est versé dans un entonnoir à séparation et la couche d'alcool isoootylique est séparée de la solution. Celle-ci est alors reversée dans l'entonnoir Buchner, recouverte d'une nouvelle couche d'aloool isooctylique et additionnée de la por- tion suivante (2 ml) de la solution de l'agent collecteur. Apres la première addition, l'alcool isoootylique est devenu verdâtre, par suite du fait qu'il contient un peu de produit non dissous.
L'aloool isoootylique contient du cobalt, mais seulement des traces de nickel. Le cinquième et dernier échantillon d'alcool isooctylique, qui est d'une oouleur bleu-vert, ne contient que du nickel. Cet exemple montre que le procédé de séparation d'ions par flcttation appliquée garde sa sélectivité même si les ions sont recueillie par un liquide dans lequel ils ne se dissolvent pas.
On voit donc qu'il n'est pas absolument indispensable que le produit transporté par les bulles gazeuses boit soluble dans la phase non aqueuse, maie qu'il suffit que ce produit se laissa
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mouiller par cette dernière* ,
Exemple 4 . 300 ml d'une solution saturée de chlorure ouivrique sont comme dans les exemples précédents, versés dans un entonnoir Buchner et recouverts d'une couche de 25 ml d'alcool isooctylique.
50 mg de laurylamine sont dissous dans 5 ml d'alcool absolu, tout juste acidifiés avec de l'acide chlorhydrique, chauffés à la tem- pérature d'ébullition et ajoutés à ladite solution de chlorure ouivrique. De l'air est mis à barboter à travers la solution pendant 10 minutes, de manière que la couche d'alcool isoootylique prend une couleur jaune vif. Cette couche est alors séparée de la solution et l'analyse montre que sa coloration jaune est due à la présence de l'ion Cucl2-4. Cette expérience démontre donc la pré- senoe de cet ion dans les solutions saturées de chloruré cuivrique et que cet ion est recueilli par la laurylamine, le tétrachlorure laurylaminique cuivrique étant soluble dans l'alcool octylique.
Exemple 5
4 mg de ferrooyanure de potassium trihydraté sont -dissous dans 200 ml d'eau. Le pH de la solution ainsi obtenue est réglé à 10,5 avec de l'hydrure de potassium. La solution est alors ver- sée dans un entonnoir Buohner n 4 à plaque de verre fritte (dia- mètre 2") et recouverte d'une couche de 10 ml d'alcool isooctyli- que. 10,8 mg de chlorure de laurylpyridinium, quantité exactement équivalente à celle de l'ion ferrocyanure à récupérer, sont dis- sous dans de l'éther de pétrole (60-80 C).
Cette solution est soigneusement séchée et ensuite mélangée avec 5 ml d'alcool abso- lu, chauffée pendant un certain temps à la température d'ébulli- tion et finalement ajoutée à la solution de ferrocyanure sous la couche d'alcool isoootylique. De l'air est mis à barboter lente- mant pendant 30 minuter travers la solution. L'alcool octylique est alors soigneusement séparé de cette dernière et évaporé. Le résidu obtenu est détruit avec de l'acide sulfurique oonoentré et traité avec du pyrosulfate de potassium. L'ion est déterminé
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par voie colorimétrique. Il s'agit de l@ion thiocyan@te et l'analyse montre que 97,5 % de l'ion ferrocyanure sont passés de la solution aqueuse à la oouohe d'alcool ootylique.
Exemple 6
0,3 g de sulfate cuivrique sont dissous dans 250 ml d'eau.
Une quantité d'ammoniaque tout juste suffisante pour dissoudre l'hydroxyde formé est ajoutée. La solution ainsi obtenue est versée dans un entonnoir Buchner comme dans l'exemple 1 et recou- verte d'une couche d'un mélange de 30 ml de benzène et 10 ml d'alcool butylique. 0,2 g d'acide laurique sont dissous dans 10 ml d'alcool et transformés en laurate de potassium avec de l'hydroxyde de potassium (KOH). Cette solution est ajoutée à la solution de l'ion cuivrique en deux portions avec un inter- valle de 10 minutes, au moyen d'un tube capillaire traversant la couche non aqueuse surnageante. De l'air est alors mis à barbo- ter lentement à travers la solution pendant 20 minutes.
Après ce temps, la couche supérieure est vivement colorée en bleu, oe qui montre que la majeure partie du cuivre s'est concentrée dans cette couche. La couche aqueuse a toutefois conservé une légère coloration bleue, ce qui est attribuable au fait que l'alcool butylique se dissout légèrement dans l'eau tout en y en- traînant un peu de laurate de ouivre, Le laurate de cuivre dis- sous dans le mélange benzène + alcool butylique peut être facile- ment extrait de sa solution en agitant celle-ci avec une solu- tion diluée d'acide chlorhydrique,
Le nouveau prooédé de récupération d'ions par flottation selon la présente invention présente un certain nombre d'avanta- ges précieux.
Il y a tout d'abord lieu de souligner que le pro- cédé de l'invention est plus souple que le procédé de séparation par extraction au moyen de dissolvants, et cela dans ce sens qu'il permet la séparation de l'agent collecteur et du dissolvant. Tan- die que dans le procédé de séparation par extraction au moyen de
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dissolvants le volume de dissolvant à employer dépend du volume de la solution du corps à extraire, dans le procédé de la présente invention le volume du dissolvant à employer dépend de la quantité du corps (ion) à récupérer, la limite supérieure dudit volume étant seulement imposée par la solubilité dans le dissolvant du savon formé par la réaction de l'ion à récupérer avec l'agent col- lecteur.
Un réglage judicieux de l'épaisseur de la couche du dis- solvant surnageant permet d'éviter que des gouttelettes d'eau ne s'élèvent jusqu'à la surface de celle-ci. De plus, les pertes de dissolvant-cauchemar de tous ceux qui pratiquent l'extraction au moyen de dissolvants-sont pratiquement négligeables.
Un autre avantage consiste en ce que le risqua d'émulsi- fioation est réduit au minimum. Dans les procédés d'extraction au moyen de dissolvante, la vitesse d'extraction dépend de la vitesse de diffusion ducorps à récupérer dans les gouttelettes du dissolvant employé, tandis que dans le procédé de séparation de la présente invention l'adsorption se fait à la surface des bulles gazeuses et la désorption vers le dissolvant s e fait égale-* ment à partir de cette surface, de manière que la vitesse de sé- paration est déterminée par le débit du courant gazeux barbotant à travers la solution ducorps à séparer.
De plus, il y a lieu de noter, comparativement au procédé de séparation par extraction au moyen de dissolvants, que la sélec tivité du procédé de l'invention (sélectivité qui constitue un des grande avantages des procédés de flottation) est très grande, grâce au fait que ce procédé réunit les avantages de la séparation par échange d'ions et ceux de la séparation par extraction au moyen de dissolvants ou de mouillants,
Finalement, le procédé de l'invention se prête à une ré- cupération continue.
La récupération de l'ion et du dissolvant peut se faire par tout procédé approprié connu, tel que l'éva- poration (distillation) du dissolvant avec formation d'un résidu
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constitué par le même composé ou savon qui aurait été recueilli dans l'écume dans le procédé de récupération d'ions par flottât ion.
Il va de soi que les exemples et procédés détaillés ci- dessus pour illustrer le procédé de l'invention ne sont donnée qu'à titre purement indicatif sans intention limitative aucune et que, par conséquent, l'invention en prévoit toute variation, modification et adaptation respectant son principe fondamental et restant dans le cadre des revendications formulées ci-après.
REVENDICATIONS.