<Desc/Clms Page number 1>
"Perfectionnements relatifs au séchage du tabac..
La présente invention concerne des perfectionnements relatifs au traitement du tabac haché par un agent gazeux dans le but de le sécher, c'est-à-dire dans celui de 1'élimination de l'humidité du tabac. D'une Manière générale, l'agent gazeux est l'air chaud, bien que d'autres agents convenables puissent être utilisés* Le terme d'"air" ici utilisé s'étend donc à ces autres agents.
Un des procès du séchage du tabac par l'air chaud été décrit dans le brevet belge N 581014 su mime non. Il a été trouvé que le tabac qui a été séché par ce procédé, comparé au tabac séché par d'autres procédés connus, peut avoir un pouvoir
<Desc/Clms Page number 2>
de remplissage infériéar.
C'est dire que les cigarettes faite de ce tabac peuvent être moins fermes ou, autrement, qu'on doit employer une plus grande quantité de tabac pour obtenir la robe fermeté La présente invention concerne partiellement des modifi- cations apportées au procédé susdit, grâce à quoi le pouvoir de remplissage et la qualité du tabac peuvent être amélioré** L'in- vention présente cet autre avantage que la teneur en humidité au tabac peut même être rendue plus uniforme et, par conséquent, que la qualité des cigarettes peut aussi être rendue plue uni- forme,
Selon l'invention, pour améliorer le pouvoir de rea- plissage du tabac, on effectue le séchage-, de préférence par le procédé susdit,
en utilisant en tant qu'agent de séchage ou en- tant qu'agent de séchage et de transport, l'air chaud contenant une forte proportion de vapeur d'eau. Pour assurer la présence d'une forte proportion de vapeur d'eau, il doit y avoir non moins d'une partie en poids d'humidité pour 10 parties d'air sec. Toutefois, généralement, il ne doit pas y avoir moins de
1 1/2 partie d'humidité pour 10 parties d'air sec. Par exemple, l'emploi d'un air contenant 1 partie d'humidité pour 5 parties d'air sec, fait qu'on obtient un pouvoir remplissant supérieur à celui qu'on obtient par les: procédés bien connus.
Bien qu'une augmentation de la teneur en humidité de l'air donne lieu à une réduction de la quantité d'humidité extraite du tabac dans l'appareil de séchage, elle fait sugmenter la quantité de chaleur transportée par le tabac à sa sortie de l'appareil. Cette chaleur accrue donne lieu à une augmentation de la quantité d'humidité extraite au cours du refroidissement subséquent et, par conséquent, la quantité totale d'humidité' extraite n'est pas sensiblement réduite par l'aumentation de la teneur en humidité de l'air,
Il est possible d'obtenir un air ayant la teneur requise en humidité en injectant dans l'air, à son entrée dans l'appareil
<Desc/Clms Page number 3>
EMI3.1
de séchage, de la vapeur 4teau,
de l'eau sous forme d'un pulvérin fine ou une combinaison des deux* La quantité de vapeur ou 4tegu à évaporer dans l'air dépasserait alors considérablement la quantité d'humidité à extraire du tabac. Par conséquent la consommation de chaleur de l'appareil serait excessive. En outre,
EMI3.2
l'uniformité de la proportion de vapeur d'eau à lta.x.,, peut être facilement obtenue par ce procédé.
Selon une manière préférée de mettre l'invention en
EMI3.3
oeuvre, la teneur en vapeur d'eau de l'air est constituée tetalm lement ou partiellement par l'humidité évaporée du tabac. On peut obtenir cela en amenant l'air a circuler cowandmztt dans un système sensiblement fermé. Il est entendu que ai la totalité de l'air était amenée à reeirculer, sa teneur en vapeur df# u augmenterait jusqu'à ce que l'air ne soit plus capable dlaeqçp" ter l'humidité du tabac.
Par conséquent, une grande proportion, par exemple une proportion non intérieure à la moitié du débit
EMI3.4
d'air, est amenée à recirculer, Pour cette nanlère de mettre l'invention en oeuvre, la teneur en vapeur d'eau de l'air egbt'- réglée en amenant une petite proportion, par exemple une propor- '
EMI3.5
tion d'un vingtième, du débit d'air, à sortir continûment du ,système et en introduisant une quantité équivalente d'air frais, ta majeur* partie de l*excès de vapeur dtt*u est itlors entrînô par l'air sortant et le restant <Mtt tondeuse par l'effet refroi"' dissant de l'air frais et peut être égoutté.
La quantité 4* air frais introduit* peut être résida
EMI3.6
automatiquement de manière è maintenir une température- d'air constante dans la région de la condensation, par suite de quoi la proportion de la vapeur d'eau dans l'air peut être réglée et gardée constante. La quantité d'air frais introduite peut aussi
EMI3.7
régler la quantité d'air sortant du système. Si la perte d'fmrai- dite par le système est excesaf'ra, pur exemple par suite d'une fuite d'air aux points d'entrée du tabac ou à sa sortie du sys- thème, il peut ètrd nécessaire d'ajouter quelqu* peu de vapeur
<Desc/Clms Page number 4>
d'eau et/ou d'eau à 3.'air en-circulation.
La quantité de vapeur ou d'eau alors requise, est toutefois bien inférieure à celle qui est mise en oeuvre pour l'exécution du procédé susdit.
Dans l'appareil décrit dans le brevet susdit, il.est pourvu à la recirculation d'une partie de l'air. Toutefois, dans ce cas, il n'était pas possible de régler à la fois la tempéra- ture et la teneur en humidité de l'air, de manière indépendante*
En outre, seule une petite proportion de l'air pouvait être remise en circulation, car, autrement, la quantité de l'air chaud entrant pouvait être insuffisante. Selon la manière pré- férée de mettre en oeuvre la présente invention, la température de l'air au point où le tabac est déchargé peut être réglée en amenant une proportion variable de l'air de remise en circulation à passer par l'appareil de chauffage et le restant de cet air, à by-passer ledit appareil et à être remis en circulation sans réchauffage.
L'eau peut être éliminée sous forme de gouttelettes de l'air à l'aide d'une chambre contenant une série de plaques de chicane. Le choc de l'air sur les plaques mouillées enlève alors aussi à l'air lea particules suspendues de fine poussière de tabac, qui forment autrement des dépôts nocifs dans l'appareil de chauffage.
L'appareil de séchage selon la présente invention peut donc comprendre, de préférence en combinaison, avec un appareil tel que celui qui est décrit.dans le brevet susdit, un moyen destiné à rocirculer une grande proportion de l'air chaud, un moyen destiné à :remplacer une partie de cet air par de l'air frais, un moyen destiné à maintenir un rapport constant de va? pour d'eau à l'air, un moyen destiné à éliminer de l'air les @outtelettes d'eau et la fine poussière de tabac, et un moyen destiné à régler la température de l'air, indépendamment de sa teneur titi vapeur eau.
<Desc/Clms Page number 5>
Certaines Manière de mettre l'invention en oeuvre vont maintenant être décrites plus complètement à titre d'ecam- ple et en se référant au dessin schématique annexa.
Dans le système représenté par le dessin, l'air est introduit par un ventilateur 1 dans un conduit 2, son débit étant réglé par un registre 3, manoeuvré à la main. Le tabac est in- ' 'troduit dans leconduit 2 par un appareil d'apport automatique
4 par un sas à air comprenant une vanne rotative 5 et il est entraîné par l'air qui s'écoule dans une ou plusieurs chambres de séchage 6.
Ces chambres peuvent avoir la forme décrite dans le brevet susdit N 581.014. Dans chaque chambre 6, le tabac lest alors acheminé vers le haut, la vitesse de l'air étant sensible- ment inférieure à celle de l'écoulement dans les conduits,du système.
La chambre est proportionnée par rapport à la vitesse du courant d'air de manière que le courant d'air dans la cham- bre ne suffise pas à vaincre la force de la pesanteur agissant sur les parties les plus denses du tabac, si bien que ces par- ties denses perdent de leur vitesse montante initiale avant d'atteindre le sommet de la chambre, redescendent dans la partie externe de la chambre et exécutent un mouvement de circulation dans la chambre jusqu'à ce que leur densité ait diminué,
L'air chargé de tabac s'écoule depuis la dernière cham- bre 6, pour pénétrer dans un séparateur 7 de type connudans lequel le tabac est séparé de l'air et sort par un sas à air comprenant une vanne rotative 8.
Le tabac est alors =mené par une courroie transporteuse 9 vers un appareil de refroidissement rotatif 10 de type connu*
L'air passe du séparateur 7 par un conduit 11, vers un cyclone 12 dans lequel la poussière est éliminée et l'air passe de là par un conduit 13 pourvu d'un débit-mètre 13a. Un conduit auxiliaire 14 permet de laisser sortir du système une
<Desc/Clms Page number 6>
petite partie du débit d'air.
L'air restant, qui doit être remis en circulation, passe par un venturi ou un injecteur 15, ce qui
EMI6.1
.t,rûvUY,U\1 une réduction locale de la pression d'air statique, ce Ilui permet l'aspiration de l'air frais dans le système par un conduit auxiliaire l, pourvu d'un débit-mètre bzz, nous le i*>?>j1û d'un registre 17. Un autre conduit le mène l'air du venturi 15 4 une chambre 19 dans laquelle il heurte une série de plaques de chicane façonnées"sur lesquelles se déposent les ,;outtelettes d'eau et la fine poussière éventuelle de tabac, entraînée par l'air.
La matière déposée sur les plaques de chi- cane s'accumule sur le fond de la chambre 19 et en est évacuée
EMI6.2
par un joint à eau et un séparateur 19.a* La teneur en vapeur d'eau de l'air peut être augmentée par l'introduction de la vapeur d'eau et/ou de l'eau par un bec 20, soit au point indiqué
EMI6.3
:4r.s le dessin, soit en un point du conduit 13, compris entre les branches 14 et 16.
Dans certains cas, cette dernière .localisation
EMI6.4
peut être préférée pour l'introduction de l'eau, car -l'eau aldva- rore plus facilement à la température plus élevée qui règne en cette région et le refroidissement subséquent dû à l'admission
EMI6.5
de l'air fris en lob assure que l'air soit sature-avant. qu-tjULJ*&=-# pénètre dans la ciar..bre de séparation 19.
Un élément détecteur de température 21, disposé dans le
EMI6.6
courant d'air immédiatement au-delà de la chamora 19, est relié par un régulateur connu, répondant à la température, 21a, au fraie registre 17, par quoi l'admission de l'air/peut être réglée pour maintenir une température constante de l'air à l'endroit de
EMI6.7
l'élément 21. Cette a:,.i:>sio: de l'air frais tend à augmenter le pression statique dans tout le système et l'augmentation de la pression dans le conduit auxiliaire 14 fait augmenter le débit de 2 'air sortant en ce point. Les débits de l'air entrant et sortant du système sont ainsi- gardés en équilibre.
<Desc/Clms Page number 7>
L'air s'écoule de la chambre 19 vers une vanne de déri- vation 22 qui divise le courant d'air sous un rapport variable entre un, appareil de chauffage 23 et un conduit de by-pass 24.
De préférence, la vapeur d'eau ou l'eau chaude est utilise dans. l'appareil de chauffage 23 pour chauffer l'air..Un registre 25 disposé dans le conduit 24 est réglé de manière permanent pour équilibrer la résistance à l'écoulement de l'air dans l'appareil de chauffage 23, de manière que le débit total de l'air soit sen- siblement non affecté par les déplacements do la vanne 22.
Les écoulements par l'appareil.de chaufftge 23 et' la by-pass 24 sont réunis et envoyés à l'entrée du ventiateur 1, la température de l'air réuni dépendant du rapport des deux écou- lements susdits. Un élément détecteur de température 26, disposé dans le conduit 11, est connecté par un appareil do réglage connu, répondant à la pression, 26a, à la vanne de dérivation 22 pou régler la consignation de ladite vanne, par suiée de quoi une température constante de l'air peut être maintenue à l'enrit de l'élément 26,
Là quantité de chaleur requise pour sécher le tabac dépend dudébit du tabac dans le système et de là teneur initiale du tabac en humidité.
Une augmentation de ce débit ou de cette teneur-tend à produire une réduction de la température de l'air à l'endroit de l'élément détecteur 26, si bien que, grâce au procédé- de réglage 'décrit plus haut, l'apport de chaleur se trouve augmenté. Semblablement, une réduction du.débit d'apport ou de l'humidité contenue dans le tabac produit une réduction-de l'apport de chaleur, Pr conséquent, l'apport de chaleur est proportionné, d'après les conditions, de manière que la teneur finale en humidité du tabac soit maintenue à une valeur constante.
Si l'on met en oeuvre une variante du procédé de réglage, l'apport de chaleur est gardé constant en utilisant une
<Desc/Clms Page number 8>
consignation fixe de la vanne de dérivation 22 ou en supprimant cette vanne et le by-pass 24, et l'élément détecteur de tempé- rature 26 est scènes puur régler le débit de l'appareil d'apport 4 de manière que 'l'air passant à l'cnarcit dudit élément soit ..ardé à une température constante.
Ce procédé de réglare peut être préféré lvec des sources de chaleur autres que la vapeur d'eau ou l'eau chaude, sources dont l'effet de chauffage n'est pas susceptible d'être réglé par la variation du débit d'air passant par l'appareil de chauffare et peut n'être pas susceptible ae réglage rapf.de par un autre moyen,
Si on le désire, un second ventilateur peut être inclus dans le conduit 11, 13, entre le séparateur de tabac 7 et le conduit auxiliaire 14. Il est alors possible que l'agencement soit tel que la pression de l'air dans .le conduit 2 au point (5) de pénétration du tabac, soit plus proche de la pression atmosphéri- que,
de manière qu'un venturi puisse être utilisé au lieu de la vanne rotative à sas 'd'air 5, pour l'introduction du tabac,comme le propose le brevet susdite sans que la vitesse de l'air dans ce venturi ne soit excessive. Au lieu rie la vanne rotative à sas d'ir d, on peut faire usage d'un tuyau sensiblement vertical dont 1' extrémité inférieure ouverte se trouve à une petite hau- leur au-dessus de la courroie.9.
La vitesse de la courroie est -lors réglée de manière qu'à chaque instant, il y ait une profon- deur suffisante de tabac dans le tuyau pour empêcher le passade de l'air entre le séparateur 7 et l'atmosphère*
Au lieu du dispositif à venturi 15, on peut faire usage d'un registre ou d'un autre étranglement situé dans le conduit 13, entre les conduits auxiliaires 14 et 16, de manière que la pression à la sortie de 14 soit supérieure à la pression atmos- phérique, et celle qui règne à l'entrée de 16, soit inférieure à la pression atmosphérique, ou l'on peut faire usage d'un petit ventilateur auxiliaire qui introduit l'air par le conduit suxiliai- re 16 sous pression.