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"Perfectionnements au*: appareils pour le chauffage des liquides-
L'invention a pour objet des perfectionnements aux ap- pareils pour le chauffage des liquides, en particulier aux appa- reils destinés â faire cuire ou a apprêter des aliments ou dt autres substances dans des liquides, et plus spécialement desti- nés à la cuisson de mets par quantités importantes dans des cui-
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beurs dits "sans feue.
Ces cuiseurs sont constitués pair un récipient à parole isolées contenant de l'eau et dans lequel on a mis à cuire par exemple des jambons. On porte tout d'abord rapidement l'eau une température élevée mais néanmoins sensiblement inférieure à son point d'ébullition. On ferme ensuite le récipient de façon entiè- rement étanche à l'air et on continue la cuisson dans une eau par- faitement calme et à une température qui baisse très lentement.
Le récipient n'est chauffé que pendant la période initiale. Ce procédé de cuisson a de nombreux avantages bien connus.
Très souvent il est avantageux ou tout au moins indiqué d'utiliser le gaz pour le chauffage initial. Mais lorsqu'on s'adresse à des récipients de grande dimension, les installations connues permettant le chauffage au gaz se heurtent à des diffi- cultés pratiques sérieuses. En particulier, il est difficile de chauffer une grande cuve de façon efficace par des flammes de gaz placées au-dessus d'elle, spécialement si la hauteur de liqui- de dans le récipient est supérieure à 30-40 centimètres, en rai- son de la quantité limitée de gaz que l'on peut brûler sous la cuve. En outre, une telle disposition est loin d'être économique en raison de la grande quantité de gaz chauds qui s'échappent le long des flancs du récipient.
Il faut remarquer également que, si le fond du récipient a une grande surface, il a tendance à fléchir, ce qui empêche les flammes de gaz de produire leur action la plus efficace. Tous ces inconvénients sont encore plus grands lorsque le chauffage du contenu de la cuve doit s'effec- tuer pendant une période très courte. C'est en particulier le cas lorsque l'on veut cuire des aliments dans les cuiseurs "sans feu" du type précité car si l'on prolongeait la période initiale de chauffage, on aboutirait à une perte de poids excessive due à l'évaporation.
Mais on se heurte à des difficultés analogues si l'on emploie le chauffage au gaz pour d'autres récipients ou cuves de grande dimension remplis de liquides, utilisés soit pour
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la cuisson soit pour des traitements industriels divers, spécia- lement lorsque le récipient doit être chauffé à grande allure.
L'invention, a pour objet la suppression des difficultés précitées, et, d'une façon générale, l'obtention d'un appareil de chauffage efficace et résistant permettant les opérations de cuisson mentionnées plus haut.
Suivant l'invention, l'appareil qui sert à chauffer le récipient contenant un liquide, en particulier lorsqu'il s'agit de chauffer au gaz un cuiseur "sans feu", comprend plusieurs tubes disposés dans le récipient et immergés dans le liquide, connectés à leurs extrémités respectives à une chambre de com- bustion et à une chambre d'échappement; la chambre de combustion renferme des brûleurs tandis que la chambre d'échappement est branchée sur un ventilateur d'aspiration. L'ensemble de l'appa- reil prend de préférence la forme d'un tout réuni dans une seule enceinte.
De préférence, les tubes peuvent être placés au fond du récipient et, dans le cas d'un cuiseur "sans feu", il sera en général préférable de prévoir un réseau plat de tubes, par exemple trois tubes en forme d'épingle à cheveux occupant tout au moins une partie importante du fond du récipient.
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On va décrira ci-après un mode de réalisation préféré de l'invention appliqué à un cuiseur "sans feu" particulièrement,.- destiné à la cuisson d'aliments, en référence aux dessins anne- @ xés sur lesquels :
La figure 1 est une élévation d'un cuiseur dont une partie d'une paroi latérale a été supposée arrachée.
La figure 2 est un plan correspondant.
La figure 3, une vue en bout.
La figure 4. une coupe par IV-IV de la figure 2.
La figure 5, un schéma.
Sur les dessins, on n'a représenté que le récipient rec-
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tangulaire intérieur 1 du cuiseur. En réalité, à la manière con- nue en elle-même, ce récipient est placé dans un second récipient extérieur avec interposition d'un isolant thermique, de lagon à obtenir une double paroi sur les quatre faces. Le tout peut être fermé de façon étanche à l'air par un couvercle isolé de manière analogue. Pour chauffer le récipient 1, on place des tubes 2 au voisinage du fond 3 du récipient, de façon à n'occu- per qu'une très faible partie de la hauteur de ce dernier {par exemple 10 centimètres).
En vue du résultat cherché, on peut utiliser un réseau plat constitué par exemple par-trois tubes 2 en épingle à cheveux occupant une partie importante de la surface du fond 3, comme on le voit sur le dessin, ou même occupant la totalité de la surface de ce fond. Cette disposition sera en gé- néral la meilleure et permettra également de placer dans le réel pient 1 les paniers, cages, etc..* permettant de supporter les aliments.
Cependant, il va de soi que le nombre, la forme et la disposition des tubes dépendront, dens chaque cas, du but pour. suivi, de la dimension et de la forme du récipient et d'autres circonstances. On pourra utiliser des tubes de formes différen- tes, pourvu que leur longueur et leur diamètre soient tels que la vitesse de circulation des gaz chauds soit modérée et conve- nablement retardée ainsi quron l'expliquera plus en détail ci- après.
Les tubes 2, de préférence en acier, sont brasés ou soudés à leurs extrémités respectives 4 et 5 dans une boite 6 formant chambre de combustion, et dans une boîte 7 formant chambre d'aspiration. Les tubes 2 sont supportés par une équerre 8 au voisinage de l'autre extrémité du récipient, de sorte qu'ils sont en légère pente vers les bottes 6 et 7. La boîte 6, dont le fond est également en pente, a une forme de rectangle plat et pénètre horizontalement dans le récipient 1, tandis que la botte
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7 est placée à l'extérieur de ce récipient, les extrémités $ des tubes étant soudées dans la paroi extrême du récipient qu'ils traversent.
Les brûleurs à gaz peuvent être constitués par une ou plusieurs rampes, par exemple, comme sur les dessins, par trois rampes 9 horizontales superposées, disposées transversalement A l'ouverture 10 de le botte 6. Les ripes 9 qui sont percées de troue 11 destinés à débiter la quantité voulue de gaz sont bran- chées à une extrémité sur un collecteur 12. Ce dernier est, à sort tour, relié à une arrivée de gaz 13 (figura 5), de préférence par l'intermédiaire d'une soupape 14 automatique, d'un régulateur de pression 15 et d'un robinet d'arrêt 16.
La boîte 7, perpendiculaire aux extrémités 5 des tubes 2, est reliée par un conduit 17 à un ventilateur aspirateur 16 mû par un moteur électrique 19 et permettant d'obtenir dans la boîte 6 l'aspiration désirée. La longueur de cette botte est telle que la combustion puisse être complète avant que les gaz n'arri- vent aux extrémités 4 des tubes 2 à travers lesquels ils sont aspirés par le ventilateur 18 pour être éventuellement évacués à l'atmosphère à travers un conduit 20. Des dispositifs, de préfé- rence des volets tournants placés en 21 sur le conduit d'aspira- tion, permettent l'introduction, dans le ventilateur 18, d'une quantité réglable d'air froid de dilution.
On peut également munir l'installation de dispositifs de sécurité connus en eux-mêmes : C'est ainsi qu'une veilleuse 22 combinée aux brûleurs principaux 9 peut être commandée par une valve 23 thermos- électrique,munie de dispositifs de commande manuelle tel qu'un poussoir 24 permettant son ouverture initiale, d'un branchement 25 et d'un brûleur 26 disposés au voisinage de la veilleuse 22. La valve 23 est reliée à l'arrivée de gaz par un robinet 27 et com- mandée par un couple thermo-électrique 28 placé près de la veil-
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leuse 22.
La valve 23 règle non seulement l'arrivée du gas à la veilleuse 22 maie également la transmission de la pression du gaz à un commutateur 30 à mercure commandant un starter 31 pour le ventilateur 19.Un allumeur 32, alimenté par un tube flexible 33 peut être branché sur un robinet automatique 34 en un point situé en amont de la valve 23,Le clapet automatique 14 est com- mandé suivant l'aspiration qui règle dans la botte 7 et ne s' ouvre que si le ventilateur 18 fonctionne et maintient 1' aspira tion voulue dans la boîte 7.
Avec ces dispositifs de sécurité, si la pression du gaz vient à tomber, le ventilateur 18 est ar- rêté par l'interrupteur 30 et la soupape automatique 14 se tomes Si, par ailleurs, le ventilateur 16 cesse de fonctionner, le clapet 14 se ferme et l'interrupteur 30 s'ouvre*
Pour mettre l'appareil en fonction, il suffit d'ouvrir le robinet 27 et la valve thermo-électrique 23 à la main et d' allumer la veilleuse 22 au moyen de l'allumeur 32, la valve 23 étant maintenue ouverte jusqu'à ce qu'elle reste automatiquement ouverte. Le brûleur 26 s'allume alors et la pression du gaz se transmet jusqu'à l'interrupteur 30.
Le circuit du moteur du ventilateur est ainsi fermé de sorte que la succion s'exerce dans la boite 7 et que le clapet 14 s'ouvre* Enfin, on ouvre lentement le robinet 16 de sorte que les brûleurs 9 sont allumés par la veilleuse 22. Pour mettre l'appareil au repos, il suffit de fer- mer les robinets 27 et 16. Bien entendu, les tubes de chauffage suivant l'invention peuvent être chauffes au mazout, en particu- lier lorsqu'il s'agit de récipients destinés à la cuisson.