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Machine pour le forage de galeries de mine.,
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de uir, de OIJI1ttUX, ob nnaloguer
La présente invention est relative à une machine destinée au forage de galeries de mines, de puits, de canaux, et analogues, comportant plusieurs ensembles d'ou- tils, qui consistent chacun en une tête porte-lames rota- tive, munie à sa périphérie de lames en métal dur, en une transmission et en un moteur, lesdits ensembles étant fixés sur un tambour commun, qui tourne autour d'un axe
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principal de la machine, coïncidant avec l'axe de la galerie, ou analogue, les axes des têtes porte-lames formant, de pré- férence, un angle aigu avec l'axe principal de la machine.
Etant donné que, par cette disposition, les têtes porte- lames ne sont pas pressées, comme dans d'autres dispositifs connus, dans la direction de l'axe de la galerie, mais sensiblement perpendiculairement à cet axe, en direction des tangentes aux trajets des têtes porte-lames, qui décri- vent une sorte d'hélice, par suite de l'avance de la machine, et sont par conséquent pressées contre la roche par un moment de rotation, de telles machines ont donné de bons résultats, mais il se produit des difficultés lorsque l'on a affaire à des roches très dures.
Les pressions aux appuis, résultant des pressions de coupe des lames, deviennent de plus en plus grandes, en effet, lorsque la résistant et la dureté des roches s'sooroiseent, et impliquant, au tambour de la machine ) respectivement au plateau de la machina, des momonts de rotation tels qu'il, est nécassaire, pour y faire face, de prévoir de grands dimensionnenents de la machine.
Etant donné que, de la même manière que pour des fraises à sens direct d'une fraiseuse cylindrique, il se produit, par les forces exercées par les lames et les pressions de coupe, un appui automatique des têtes porte-lames, sur le matériau à forer, dans la direction de la coupe, ladite pression d'appui peut, avec des roches très dures, devenir très importante et même dangereuse, et c'est pourquoi il a été jusqu'ici nécessaire de prévoir des dispositifs spéciaux, tels qae des couteaux de freinage, des mâchoires de freinage, et analogues, comportant leurs propres organes de commande, dispositifs de freinage qui impliquent une construction compliquée et coûteuse de la machine.
Par ailleurs, dans
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leur configuration et leur dimensionnement prévus jusqu'ici, les lames ne sont pas entièrement adaptées aux pressions élevées de coupe, et, ce qui fait notamment défaut, c'est également un refroidissement efficace des lames et des en- sembles d'outils. Il manque en outre, aux machines connues, des installations destinées à protéger les lames contre les chutes de pierrailles, et à empêcher les coincements le fragments de roches sur la partie frontale de la machine.
Enfin, les engrenages jusqu'ici prévus pour la transmission-. de moments de rotation élevés ne peuvent, pour la plup @rt, être logés dans un espace réduit.
L'invention vise à réaliser une machine de forage plus perfectionnée, tant aux points de vue susmentionnés qu'à d'autres, et tout-à-fait adaptée pour être, pratique- ment, utilisée, même avec les roches particulièrement dures.
Suivant une première caractéristique de l'inven- tion, les têtes porte-lames sont disposées, sur au moins deux circuits concentriques de rotation, en opposition diamétrale réciproque ou, si leur nombre est impair, sous un décalage angulaire uniforme, et présentent éventuelle- ment, suivant leur disposition, des sens de rotation opposés. Grâce à une telle disposition, il ne se produit, sur le tambour de la machine, que des moments de rotation s'équilibrant mutuellement, de sorte qu'il ne s'exerce aucun effort transversal dans les paliers.
Grâce aux dif- férents sens de rotation éventuellement prévus dans les diverses têtes porte-lames, il s'oppose, au moment de rotation produisant la pression automatique d'appui des outils dans le sens de l'avance, un moment de rotation antagoniste, de sorte qu'en cas d'une augmentation de la dureté de la roche, un déplacement de la pression d'appui
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admissible n'est pas à redouter, et qu'il n'est, par conséquent, pas nécessaire de prévoir d'organes spéciaux de freinage, ou analogues.
En raison de cet équilibrage réciproque des forces et des couples, il devient possible de réaliser des machines dont le dimensionnement et le poids se cantonnent dans des limites économiques et dont la construction est grandement simplifiée, bien que de très fortes pressions de coupe de lames puissent être développées pour des roches dures.
Une autre simplification de la machine est obtenue, suivant l'invention, par le fait que les têtes porte-lames du circuit intérieur de rotation présentent un diamètre de travail tel qu'elles attaquent la face de la galerie, ou analogue, jusqu'à une carotte correspon- dant avantageusement au diamètre intérieur de l'axe prin- cipal creux de la machine.
Pour permettre d'utiliser pour différents diamètres de forage la machine foreuse, équipée de têtes porte-lames tournant à la manière de satellites, les ensembles d'outils opérant sur le plus grand circuit de rotation sont équipés de boîtes de montage qui sont, d'une part, fixées oscillantes, à la manière de leviers, sur le tambour de la machine et qui, d'autre part, sont supportées de façon réglable , à l'aide de broches filotées ou de transmissions à pistons, de manière à obtenir, suivant la position d'oscillation des boites de montage, un intervalle radial différent entre les têtes porte- lames et l'axe de la machine, et, par suite, un diamètre total de forage variable.
Les boites de montage, qui en- tourent les ensembles d'outils, comprennent des raccords tubulaires qui pénètrent, avantageusement d'une façon
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étanche, dans le tambour de la machine. Il devient possiole, de cette manière, d'amener dans les boîtes de montage, à partir de l'intérieur du tambour et à l'abri des détériora- tions, toutes les conduites nécessaires au fonctionnement de l'ensemble oscillant d'outils.
Etant donné que, lors du forage de roches crevas- sées, stratifiées ou friables, il arrive souvent que d'assez gros fragments de pierraille, se détachant de la région supérieure du front de taille, tombent sur les têtes por@@- lames placées au-dessous, et risquent d'endommager les lames en métal dur, particulièrement sensibles aux chocs, qui font saillie sur les porte-lames, les ensembles d'outils sont munis, suivant une autre caractéristique de l'inven- tion, d'étriers de protection, éventuellement élastiques, qui entourent les lames à l'extérieur de la zone de coupe.
Les blocs, relativement gros, de pierre, suscepti- bles de se détacher et de tomber, peuvent égaleuent rester coincés entre les têtes porte-lames, ou la partie frontale de la machine, et le front de taille et empêcher, de cette manière, l'avance de la machine. Pour cette raison, il est prévu, sur les surfaces supérieures lisses des têtes porte- lames, celles des bottes de montage, du tambour de la machine, et autres organes, des éléments presseurs rigides, équipés de pointes ou de couteaux et qui, en utilisant la grande force de pression de l'avance, exercent une puissante action de broyage, de sorte que les fragments de pierre éventuel- lement coincés, sont fractionnés et éliminés, et qu'il ne se produit aucun empêchement à l'avance.
Pour pouvoir obtenir le faible encombrement et la compacité, rendus nécessaires par le peu d'espace dis- ponible, des organes de transmission des ensembles d'outils,
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et répartir la force motrice sur un grand nombre de dents, l'engrenage consiste en au moins deux transmissions plané- taires, montées à la suite l'une de l'autre, sur un même axe, dans un carter tubulaire, qui comportent un planétaire d'entraînement, des porte-satellites rotatifs et une couronne extérieure fixe, ainsi que, le cas échéant, une démultipli- cation d'entrée à engrenage droit, chacun des porte-satellites d'un dispositif d'entraînement étant relié au planétaire de l'entraînement suivant, tandis que la tête porte-lames est fixée au porte-satellite du dernier entraînement.
Etant donné que, lors des efforts élevés de coupe se produisant dans des roches très dures, les paliers usuels des arbres des têtes porte-lames devraient présenter des dimensions telles qu'il deviendrait impossible de les loger, le porte- satellite du dernier dispositif d'entraînement, et la tête porte-lames, sont portés, dans la boite d'engrenages, à l'aide d'un unique palier de roulement à gorges profondes, disposé entre ces pièces, capable d'absorber tous les efforts susceptibles de se produire, et qui est placé à proximité immédiate des points d'attaque desdits efforts, ce qui permet d'obtenir, avec un encombrement réduit, des rapports de charge particulièrement favorables.
Afin que les outils de coupe puissent eux-mêmes résister aux efforts élevés, les têtes porte-lames sont équipées de lames refroidies, le cas échéant, hydraulique- ment, et dont le support de lames, de forma sensiblement prismatique, disposé dans le sens périphérique, comporte une base courte, qui se continue par une large tige conique montée dans la tête porte-lames. On obtient, de cette manière, au point de transition entre le support de lames et la tige, ainsi que dans le support de lames lui-même,
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une résistance à la flexion telle que le broutage, si dan- gereux pour la garniture de métal dur, n'est plus à craindre.
On obtient en même temps une large et avantageuse surface conductrice de chaleur pour l'élimination efficaco de la chaleur produite par la coupe des lames. Le support de lame est réalisé sous la forme d'un bras très résistant, dans lequel, grâce à la transition d'un étroit suppor .. de lame en une large tige de lame, on obtient une absorption maximale de chaleur qui joue un rôle particulièrement important dans le refroidissement du support de lame e de la lame en métal dur.
Les alésages prévus dans la tête porte-lames pour l'insertion des lames s'entrecroisent avec la sur- face de la tête porte-lames, et les tiges des lames pré- sentent, dans la région libre de l'intersection, un apla- tissement oblique, qui se continue dans une des surfaces latérales du support de lame. Ceci permet donc d'éluder la zone non-porteuse de la tige de la lame et: d'obtenir, même avec une faible obliquité de la lame par rapport à la surface frontale de la tête porte-lames, un espace libre suffisant, entre cette dernière et le front de taille, pour l'écoulement des matériaux détachés par le forage.
Suivant une autre caractéristique de l'inven- tion, le support de lame est réalisé sous la forme d'une pièce adaptée par soudage, que l'on coupe dans la région de sa base, lorsqu'elle est usée, pour la remplacer par un nouveau support de lame, que l'on soude à la tige.
On obtient ainsi qu'après usure de la lame en métal dur, à la suite d'affûtages répétés, la totalité de la lame ne devient pas inutilisable, et que la grande tige de la lame peut être réutilisée de façon permanente.
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Etant donné que, notamment avec des roches dures, les lames en métal dur doivent transmettre au support de lame, respectivement à la tige de la lame, des forces trans- versales, provenant de la pression d'avance de la machine, et qui peuvent atteindre une intensité telle que la résis- tance au cisaillement de la soudure devient à peine suf- fisante, les lames en métal dur présentent, suivant une autre caractéristique de l'invention, une face postérieure profilée, tandis que le coté frontal des supports de lames est prévu d'une forme correspondante. Grâce à cette mesure, la surface de contact entre la plaquette de métal dur et le support de lame se trouve, en même temps,augmentée et, par suite, la chute de température est rendue encore plus faible.
Pour, lors de son insertion dans la tête porte- lames, orienter dès le départ la tige de lame de manière telle que l'aplatissement prévu dans ladite tige se trouve en alignement correct avec la surface frontale de la tête porte-lames, et que le support de lame occupe la position appropriée, la tige de lame est munie, à son extrémité d'in- sertion, d'un tenon excentrique qui pénètre, en faisant saillie à l'intérieur, dans un alésage correspondant de la tête porte-lames, ledit tenon servant en même temps d'en- clume de frappe, pour le desserrage de la tige, lors de l'enlèvement de la lame.
Pour obtenir, dans des cas extrêmes, une élimination encore meilleure de la chaleur de coupe, le support de lame et/ou la tige de lame peut comporter un noyau réalisé en un matériau à grande conductivité ther- mique, comme par exemple le cuivre, l'aluminium, le sodium, ou autre analogue.
Les plaques en métal dur absorbent une partie de
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la chaleur résultant de l'opération de coupe. Eu cas d'éli- mination insuffisante de cette chaleur, la température des lames, respectivement des plaques peut atteindre 500 C et même davantage, c'est-à-dire une température à laquelle la durée d'usage du métal dur se trouve déjà sensiblement abaissée, tandis que la soudure utilisée pour fixer 1 plaque de métal dix sur le support de plaque perd déjà la moitié de sa résistance au cisaillement, de sorte que l'on ce rt le risque d'une usure rapide des lames, et d'un détache ent des plaques en métal dur.
C'est pourquoi l'invention pre- voit un refroidissement efficace des lames, en vue duquel les tiges des lames, disposées dans les têtes porte-lames, sont entourées, au moins en partie, par des douilles de refroidissement, qui comportent, sur leur périphérie exté- rieure, des gorges, ou analogues, dans lesquelles circule un agent hydraulique de refroidissement.
En outre, chaque ensemble d'outils est muni d'une pompe de lubrification, qui' aspire, par l'intermédiaire d'un aspirateur oscillant, l'huile d'un réservoir prévu à l'intérieur dudit ensemble, et l'envoie, par l'intermédiaire d'un échangeur de chaleur et d'un organe transmetteur à bague de glissement, dans une chambre collectrice, située entre le porte-satellite du dernier dispositif de transmission planétaire et la tête porte-lames, chambre de laquelle l'huile parvient, par des alésages appropriés, dans les gorges, ou analogues, des douilles de refroidissement puis, par d'autres alésages et via le palier de roulement à gorges profondes, aux rouages des transmissions planétaires, pour revenir finale- ment au réservoir d'huile.
De cette manière, non seulement on obtient une élimination suffisante de chaleur des lames, mais, en même temps, une bonne lubrification et un
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bon refroidissement des engrenages.
Pour éliminer maintenant toute la chaleur perdue se produisant dans la machine, il est prévu, suivant l'in- vention, un système de circulation d'agent de refroidisse- ment, qui amène l'agent de refroidissement des échangeurs de chaleur des ensembles d'outils, par l'intermédiaire de bagues de glissement, de conduits prévus dans l'axe de la machjne, et d'une pompe, à un réfrigérant alimenté par le courant d'air méphitique, ou par un courant d'eau de réfrigération, et effectue le retour dudit agent de refroi- dissement.
Il faut compter, au bout d'un temps de service assez bref, dans les lames en métal dur, avec la formation de ce que l'on appelle des ponts du soudure ou, parfois, après un temps de service plus long, avec ce que l'on appelle des ponts de rupture il peut naturellement se produire aussi des ruptures du métal dur, dues à d'autres causes. Etant donné que, maintenant, dans la machine conforme à l'invention, les lames sont généralement sous- traites à la vue du conducteur de la machine, et qu'une rupture du métal dur, par suite des grandes variations de charge, dans le percement de roches, n'est, de toute façon, pas facile à déceler, elle reste ignorée jusqu'à ce que l'avance de la machine, respectivement le rendement de la machine, s'abaisse d'une manière évidente.
Jusque là, cependant, il se produit généralement toute une série de ruptures de lames en métal dur, étant donné que, lorsqu'une lame devient inutilisable, les lames suivantes se voient contraintes de travailler avec une profondeur de coupe double et, de co fait, ne tardent pas à se briser à leur tour.
La lamo qui vient ensuite est alcro soumise à un
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effort encore plus grand, de aorte que l'on peut s'attendre à ce qu'elle se brise très rapidementUne première rupture du métal dur d'une lame, non immédiatement décelée, provoque donc, très vite, toute une série de ruptures successives, et c'est pourquoi il est nécessaire, déjà pour de pures raisons d'économie, que toute rupture de lame puisse être rendue immédiatement décelable par le conducteur de la machine, pour qu'il puisse remplacer, au plus tôt, la lame brisée. Un tel dispositif de signalisation doit, cependant, être prévu suffisamment robuste pour le dur service auquel il est soumis, et insensible à n'importe quels dérangements.
C'est pourquoi, suivant une autre caractéris- tique de l'invention, il est prévu, dans le support des lames, une cartouche, munie d'un dispositif d'allumage, et renfermant une charge de poudre brûlant lentement en dégageant des gaz d'une odeur très prononcée, gaz qui s'échappent par des alésages débouchant dans la partie postérieure de la tête porte-lames et parviennent, par l'intermédiaire d'au moins un dispositif d'aspiration, jusqu'au poste de l'opérateur. Par le frottement contre la roche du support de lame émoussé, qui a perdu sa plaque de métal dur, ledit support s'échauffe à un tel point que la cartouche est allumée, de sorte que les gaz de combustion, à odeur caractéristique, avertissent le conducteur de la machine qu'une lame s'est brisée.
Il est possible de prévoir, pour chaque tête porte-lames, un dispositif particulier d'aspiration envoyant ledit gaz vers le conducteur de la machine, de manière que ce dernier sache immédiatement dans quelle tête porte-lames il convient de remplacer une la.ne. Il est également pos- sible de disposer, sur le trajet du gaz, une membrane à
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travers laquelle le gaz se diffuse, la hausse de pression en résultant pouvant servir à couper l'entraînement de la machine, de sorte que tout bris ultérieur de lames se trouve automatiquement évité.
Divers modes de réalisation de l'invention sont représentés, schématiquement et simplement à titre d'e "emple, sur les detsins annoxés, dans lesquels @ La fig. 1 est une vue de profil, en coupe partielle, dt l'avant de la machine.
La fig. 2 est une vue frontale de la machine.
La fig. 3 est une vue de profil de l'avant de la machine, avec une autre disposition des ensembles d'outils.
La tige 4 est une vue frontale correspondante.
Les fig. 5 et 6 sont des vues montrant deux autres possibi- lités de disposition des têtes porte-lames.
La fig. 7 est une vue en coupe, à plus grande échelle, sui- vant VII-VII de la fig. 2, d'un seul ensemble d'outils.
La fig. 8 est une vue développée et agrandie, représentant une douille de refroidissement de la tige de lame.
Les fig. 9 et 10 sont des vues représentant la tête porte- lames, avec une lame, respectivement en coupe axiale et transversale, suivant X-X de la fig. 9.
La fig. 11 est une vue montrant une lame, ainsi qu'un outil destiné à l'échange des lames.
Les fig. 12 et 13 sont des vues en coupe, respectivement suivant XII-XII et XIII-XIII de la fig. 10, mon- trant deux variantes d'exécution du support de lames.
La machine de forage comprend un axe central tubulaire 1, cylindrique dans sa partie antérieure, qui
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est porté, à l'avant et à l'arrière, par des entretoises 2 et , disposées en croix et réglables en longueur, et, qui vers le bas, le haut et les doux cotes, s'appuie contre la paroi de la galerie. Les entretoises 3, dirigées vers le bas, sont munies de chenilles de circulation 4. A travers l'alésage de l'axe principal 1 de la machine, on peut faire passer une tige de forage d'une machine foreuse (non représentée), prévue à l'extrémité postérieure de la machine, afin de pouvoir forer la paroi à la profondeur que l'on désire, et étudier ainsi la nature de la roche, les courants d'eau, etc.
Sur l'extrémité antérieure de l'axe 1 de la macnine est monté un tambour qui porte les divers en- sembles d'outils. Ledit tambour est muni, à son extrémité arrière, d'une couronne dentée intérieure 6, dans laquelle engrènent un ou plusieurs pignons 7, qui sont entraînés, par l'intermédiaire d'une transmission 8, par un moteur non représenté. Il est ainsi imparti au tambour un mou- vement de rotation autour de l'axe principal 1 de la machine.
A l'intérieur du tambour est créé, à l'aide d'un plus petit tambour 9, un espace de protection contre le grisou, espace dans lequel les dispositifs d'amenée de courant, de l'axe fixe de la machine aux moteurs tournants des ensembles d'outils, respectivement les bagues de glisse- ment pour les agents hydrauliques, sont logés.
Les ensembles d'outils consistent, selon les fig. 1 et 7, en une tête porte-lames rotative 10, respec- tivement 11, une transmission 12, respectivement 13, et un moteur 14, respectivement 15. Ils sont fixés sur le tambour 2 de la machine de manière telle que les axes des têtes porte-lames 10 et 11 forment un angle aigu avec l'axe principal 1 de la machine. Les têtes porte-
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lames 10 et 11 sont disposées, selon la fig. 2, diamétrale- ment opposées l'une à l'autre, sur deux circuits de rotation k et k2, et tournent en sens inverse.
Les ensembles d'outils 11, 13, 15, à plus grand circuit de rotation, comportent des boîtes de montage 16, qui sont, d'une part, fixées de manière oscillante, à l'aide d'une articulation 17, sur le tambour .9- de la ma@hine, et qui, d'autre part, sont montées réglables à l'aide de deux broches filetées 18. Il est possible, de cette man re, de modifier le circuit des têtes porte-lames 11 et, par suite, le diamètre de forage. Les boîtes de montage 16, qui entourent les ensembles d'outils, comportent un raccord tubulaire 19 qui pénètre, avec un jointoyagc approprié, dans l'intérieur du tambour, et sert à protéger le passage des conduites nécessaires au fonctionnement de l'ensemble d'outils.
Selon les fig. 1 et 2, il est prévu, outre les quatre ensembles d'outils 10, 12, 14 et 11, 13, 15, deux ensembles centraux d'outils 20, dont les dispositifs d'en- traînement et les engrenages, logés dans le tambour , présentent un arbre, monté obliquement dans la paroi anté- rieure du tambour, et laissent une zone centrale de pier- raille intacte, que l'on recueille sous forme de carotte 114.
Pour simplifier la machine, il est également possible de supprimer les deux ensembles d'outils 20 et de prévoir, pour deux têtes porte-lames 110 et 112, opérant sur le circuit de rotation intérieur (voir fig. 3 à 6), un diamètre de travail leur permettant de creuser la pier- raille du front de taille jusqu'à la carotte 114.
La fig. 5 montre un exemple d'exécution, dans
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lequel il est prévu, sur le plus grand circuit k2, quatre têtes porte-lames 111, se faisant diamétralement vis-à-vis, et seulement deux têtes porte-lames 110 sur le circuit in- t6rieur k1, Les têtes porte-lames 111, d'une part, et 11@, d'autre part, tournent, ici également, en sens opposés.
Les têtes porte-lames 110 sont équipées de lames à largeur de tranchant double, ou de deux rangs de lames.
Avec des machines de certaines dimensions, il est prévu, selon la fig. 6, sur les deux circuits de ro- tation k1 et k2, des têtes porte-lames 112 et 113, en nombre impair, par exemple trois sur chaque circuit, mais qui doivent être disposées sous un décalage angulaire uniforme, afin d'obtenir un équilibre de forces. Dans ce cas, les têtes porte-lames peuvent avoir le même sens de rotation.
Les ensembles d'outils sont, selon la fig. 2, munis de plaques protectrices 21, qui entourent les têtes porte-lames 10 et 11, en dehors de la zone de coupe, pour protéger les lames contre les chutes de pierraille. En outre, la surface des têtes porte-lames 10 et 11, et, le cas échéant, celle des boîtes de montage 16 et du tambour ,5 de la machine, est garnie de pointes de pression 22, destinées à broyer les fragments grossiers de roche, tombés de la paroi et restés coincés entre l'avant de la machine et le front de taille.
Les transmissions 12 et 13 des ensembles d'outils consistent, selon la fig. 7, en trois engrenages planétaires, montés coaxialement, à la suite les uns des autres, dans un carter tubulaire 23, et en une démultiplication d'entrée à engrenage droit 24. Le moyeu de la dernière roue dentée de la démultiplication d'entrée 24 coupe un planétaire 25
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du premier engrenage planétaire. Dans le planétaire 25 engrène un satellite 26, qui coopère avec une couronne dentée extérieure fixe 27 et est monté dans un porte- satellite rotatif 28. Le porte-satellite 28 est solidaire d'un planétaire 29 de l'engrenage planétaire suivant, dont un porte-satellite 30 est à nouveau solidaire d'un plané- taire 31 du dernier engrenage planétaire.
Sur un porte- satellite 32 de ce dernier engrenage est montée, par vis- sage, la tête porte-lames 11. Les trois engrenages plané- taires présentent, en principe, la même construction, et les références 22 et 34 représentent respectivement les satellites, et 22 et 6, respectivement les couronnes dentées extérieures du deuxième et du troisième engrenage.
L'unité constituée par la tête porte-lames 11 et le porte- satellite 32 est uniquement portée, à proximité du plan des lames, par un grand palier à billes 37, qui est équipé d'une couronne de rotation antagoniste 38, et présente la configuration d'un palier à gorgée profondes, capable d'absorber les efforts axiaux, radiaux et, éventuellement, excentriques.
Les lames consistent en des plaques 39, en métal dur, en des supports de plaques 40, de forme sensiblement prismatique, en de courtes parties de base 41, et en des tiges 42, en forme do large cône, et de grand diamètre, qui sont montées dans les têtes porte-lames 11 ou 10. Les plaques en métal dur 39 peuvent être profilées sur leur coté postérieur, et les supports de plaques 40 présenter une forme correspondante sur leur face antérieure, de sorte que d'importants efforts transversaux peuvent être transmis (fig. 12 et 13). Au lieu du profil selon la fig. 13,
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il serait également possible de prévoir un profil ondulé ou en forme de trapèze.
Des alésages 43, prévus dane le? têtes porte-lames pour recevoir les lames, s'intersectent avec la surface frontale des têtes porte-lames, et les tiges 42 des lames comportent, dans la zone libre d'inter- section, un aplatissement oblique 44, qui se continu? en une des suri aces latérales du support de lame 40. On peut voir, à la fig. 9, que, grâce à cet aplatissement, il reste-encore, même lorsque la lame occupe une position @3 faible obliquité vers la surface frontale de la tête porte- lames, un espace libre suffisant, devant cette dernière, pour l'écoulement des matériaux détachés. Le support de lame 40 est conçu sous la forme d'une pièce adaptée par soudage.
Lorsque la lame 39 est usée, on scie le support sur une ligne 45, et le remplace par un nouveau support de lame, que l'on adapte par soudage. La tige de lame 42 est pressée dans son siège conique par une vis oblique de pression 46.
Pour, lors de son insertion, orienter dès le départ la tige de lame 42, de manière telle que l'aplatis- sement 44 se trouve en alignement avec la surface frontale de la tête porte-lames, et que le support de lame 40 occupe la position appropriée, la tige de lame est munie, à son extrémité d'insertion, d'un tenon excentrique 47 qui pénètre, en faisant saillie à l'intérieur, dans un alésage correspondant 48 de la tête porte-lames. Pour sortir la lame, on peut frapper sur ledit tenon saillant 47, et déboîter ainsi la tige de son siège.
Pour pouvoir, lors de l'échange, qui doit s'ef- fectuer aussi rapidement que possible, saisir facilement les lourdes lames, et les transporter, tout en évitant
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de détériorer les plaques en métal dur 39, un outil spécial, représenté à la fig. 11, a été prévu. Il consiste en un étrier de préhension 49, qui est muni, d'une part, d'un capuchon 50 protégeant la lame en métal dur 39 et, d'autre part,d'une vis oblique de serrage 51, qui pénètre dans un alésage ou évidement correspondant 52 pratiqué dans la tige de lame 42. Au lieu de la vis de serrage 51, il serait possible de prévoir une cheville à ressort.
Pour pouvoir éliminer des lames la chaleur résul- tant de l'opération de coupe, les lames ne sont pas directe- ment insérées dans les alésages de la tête porte-lames, mais elles sont entourées, au moins en partie, par des douilles de refroidissement 53 (voir fig. 7, 8 et 9), qui comportent, sur leur périphérie extérieure, des gorges 54, comme les représente, développées, la fig. 8. Les ensembles d'outils sont équipés chacun d'une pompe de lubrification 55, qui aspire, par l'intermédiaire d'un aspirateur oscillant 56, l'huile d'un réservoir et l'envoie, par une conduite 57, à un réfrigérateur d'huile 58 (voir fig. 7). Du réfrigérant 58, l'huile parvient, via un conduit 59, une bague de glissement 60, et un conduit tournant 61, dans une chambre centrale 62, située entre la tête porte-lames 11 et le porte-satellite 32.
De là, l'huile est amenée, par des conduits radiaux 63. au dispositif de gorges 54 des douilles de refroidissement 53, et s'écoule ensuite, par des alésages 64, dans un espace annulaire 65, d'où elle parvient, à travers le palier à billes 57, aux roues d'engrenages, et retourne finalement au réservoir. Le réfrigérateur 58 est relié à un système de circulation d'agent de refroidissement qui amène l'agent de refroidissement, par l'intermédiaire de bagues de glis- sement, à l'intérieur du tambour 2 puis, à travers des
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conduits prévus dans l'axe de la machine, à une pompe, et, ensuite, à un réfrigérant alimenté par un courant d'air @ méphitique, et qui effectue le retour dudit agent de refroi- dissement (dispositif non représenté on détail aux dessins).
Dans un alésage 66 de lame est insérée, dans la région du support de lame 40, uno cartouche 67, qui peut 8tre, par exemple, maintenue contre la chute par une doille à ressort, et qui porte, extérieurement, une capsule d'al- lumage. Lors du frottement du support de lame 40 contre ' * roche, après un bris de la lame en métal dur, la capsule s'allume la première, puis la cartouche, laquelle est à combustion lente, et dégage un gaz d'odeur caractéristique.
@ Ce gaz parvient, via un alésage transversal 68, à la partie postérieure de la tête porte-lames. Au voisinage de la tête porte-lames 11 est prévue une bouche d'aspiration 69 (fig. 7), qui est reliée à un ventilateur, et les gaz, aspirée,' sont envoyés, via des conduites tubulaires adéquates, jusqu'au' conducteur de la machine. Dans un type d'exécution anti- grisou, l'alésage 68 que traverse le gaz avertisseur est muni intérieurement d'une garniture en treillis métallique, ou analogue.
Pour obtenir à volonté un lissage plus ou moins poussé de la paroi de la galerie, des lames supplémentaires peuvent 6tre disposées, dans un support approprié, sur les boîtes de montage, ou en d'autres parties du dispositif.