<Desc/Clms Page number 1>
PERFECTIONNEMENTS AUX DISPOSITIFS DE COMMANDE ET DE
SECURITE POUR INSTALLATIONS DE BRULEURS
La présente invention a pour objet un dispositif électrique assurant la commande, par exemple par thermostat d'ambiance, d'une installation de brûleur et réalisant la sécurité de celle-ci à l'encontre des divers incidents sus- ceptibles d'intervenir.
On sait qu'une installation de brûleur comprend en général un moteur entraînant le ventilateur de soufflage @ d'air et la pompe ou autre appareil d'alimentation en combustible, un appareil d'allumage, généralement à transformateur électrique et à éclateur, éventuellement une vanne électromagnétique d'arrivée du combustible au brûleur proprement dit, et enfin un dispositif de commande et de sécurité qui, recevant l'ordre du thermostat d'ambiance ou
<Desc/Clms Page number 2>
autre organe destiné à provoquer la mise en marche et l'arrêt de l'installation, réalise les diverses phases nécessaires à cet effet, telles que démarrage du moteur, ouverture de la vanne, mise en action momentanée de l'appareil d'allumage et arrêt de celui-ci dès que l'allumage est réalisé,
ce disposi- tif assure en outre la surveillance du fonctionnement de manière à arrêter l'installation si la flamme ne s'allume pas un en temps raisonnable ou si elle vient à s'éteindre au cours du fonctionnement du,brûleur. Le moyen de détection de la flamme le plus répandu est constitué par une cellule photoélec- trique à résistance, mais on a également utilisé des appareils à dilatation thermique, des couples thermo-électriques, etc...
Le dispositif utilisé doit en outre assurer la sécurité à l'égard de ses propres éléments et déterminer par exemple l'arrêt (ou ne pas permettre la mise en marche) de l'installa- tion si le détecteur de flamme vient à être mis hors service pour une cause ou une autre.
Dans les dispositifs connus du genre en question le 'moteur de l'installation, généralement du type monophasé à phase auxiliaire de démarrage, est toujours commandé par l'intermédiaire d'un interrupteur électromagnétique du genre dit "contacteur" sur les bobines motrices duquel agissent les divers circuits du dispositif. La présence de ce contac- teur comporte l'inconvénient d'élever très sensiblement le prix de revient, surtout pour les petites installations.
La présente invention, due à Monsieur Gaston BUFFAT vise à éviter l'inconvénient ci-dessus et à permettre d'établir un dispositif de commande et de sécurité pour installation de brûleur, de construction simple et de prix de revient peu élevé, et qui rerplisse cependant toutes les conditions qu'on est en droit diriger de dispositifs de ce genre.
<Desc/Clms Page number 3>
Conformément à Invention, l'organe de commande (thermostat d'ambiance ou autre) ferme directement le circuit de marche normale du moteur à travers un disjoncteur à fonc- tionnement retardé, tandis qu'en parallèle sur le moteur est branché l'enroulement d'un relais qui commande le circuit de l'enroulement de démarrage du moteur et préférablement aussi le circuit de l'appareil d'allumage, lequel relais est lui-même placé sous la dépendance du détecteur de flamme de manière à fermer les deux circuits précités lors de la ferme- ture de l'organe de commande et à les ouvrir ensuite lorsque la flamme est allumée.
En outre, suivant une autre caractéristique de l'invention, le détecteur de flamme, réalisé à la façon connue par une cellule photoélectrique à résistance. est branché en parallèle avec l'enroulement du relais, l'ensemble de l'enroue- ment et de la cellule étant monté en série avec une impédance limitatrice de courant, de manière que lorsque la flamme est allumée, la cellule court-circuite l'enroulement dans une mesure suffisante pour mettre celui-ci hors d'effet. Cette disposition particulière présente l'avantage que si la cellule vient à être détériorée, ce qui se traduit en pratique par un abaissement de sa résistance dans l'obscurité, le relais ne fonctionne plus, même de façon momentanée, de sorte que @ le moteur ne peut démarrer et que le brûleur ne peut s'allumer.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer.
La figure unique de ce dessin représente le schéma d'un dispositif de commande et de sécurité pour installation de brûleur suivant l'invention.
<Desc/Clms Page number 4>
Dans cette figure le moteur monophasé M d'entranie- ment du ventilateur et de la pompe d'un brûleur à combus- 'tibles. liquides comporte un enroulement de marche normale.
I1 et un enroulement de démarrage la en série avec un appa- reil déphaseur D. Le circuit de démarrage.(circuit de l'en- roulement I2 et du déphaseur D) est commandé par un contact de relais 1RF travaillant. à la fermeture. Ce circuit est branché en parallèle.avec le circuit de marche normale (enroulement I1) et l'ensemble de ces deux circuits est disposé en série entre les fils de ligne L1 et L2 avec la partie motrice d'un disjoncteur à fonctionnement retardé T (par exemple avec l'élément chauffant d'un disjoncteur thermique), le thermostat de commande TH de l'installation (thermostat d'ambiance par exemple) et le contact 1T du disjoncteur T, contact qui travaille,bien entendu, à l'ouverture,
L'appareil d'allumage est constitué par un trans- formateur à haute tension TA auquel est associé un éclateur approprié.
Ce transformateur est branché entre les fils L1 et L2 en série avec un contact de relais 2RF travaillant à la fermeture,
L'enroulement RF du relais qui comporte les contacts 1RF et 2RF sus-mentionnés est branché dans un circuit dérivé disposé en parallèle sur l'ensemble des circuits du moteur et de l'élément chauffant du disjoncteur thermique T, ce circuit comprenant une impédance Z limitatrice de courant, en série avec l'enroulement RF et une cellule photoélectrique résistante X en parallèle sur ledit enroulement.
On a encore indiqué en I en figure 1 l'interrupteur général de l'installation.
Pour exposer le fonctionnement, on supposera l'in- terrupteur 1 fermé et l'installation au repos, c'est-à-dire
<Desc/Clms Page number 5>
le thermostat TH ouvert. L'enroulement RF est sans courant et par conséquent les contacts IRF et 2RF sont ouverts.
Le transformateur d'allumage TA est hors d'action. Comme le brûleur ne fonctionne pas, la cellule X n'est pas éclairée et se trouve à sa résistance maximale, laquelle est considérable vis-à-vis de l'impédance de l'enroulement RF.
Quand le thermostat d'ambiance TH se ferme, le courant circule dans le circuit de marche normale (enroule. ment I1) du moteur M ainsi que dans le circuit dérivé qui renferme l'enroulement RF du relais. En raison de la grande résistance de la cellule X, cet enroulement agit et provoque la fermeture des contacts 1RF et 2RF. Le moteur démarre donc et le transformateur entre en action pour allumer le brûleur dont le moteur assure l'alimentation. Dès que la cellule X aperçoit la flamme, sa résistance tombe et elle court-circuite alors pratiquement l'enroulement RF, l'intensité du courant dans le circuit dérivé n'étant plus limitée que par l'inpédance Z convenablement établie à cet effet. Les contacts 1RF et 2RF s'ouvrent donc.
Le moteur M prend alors son régime de marche normale en moteur monophasé à enroulement I1 unique et le transformateur TA est mis hors d'action.
Si pour une raison quelconque la flamme ne s'allume pas, le moteur M continu à fonctionner avec son enroulement de démarrage I2 en absorbant ainsi une intensité considéra- ble par rapport à celle de régime normal. Il en résulte qu'au bout d'un certain temps, variable à volonté, le disjoncteur T déclenche et provoque le retour au repos de toute l'instal- lation. Celle-ci ne peu plus alors être remise en marche sans qu'on ré-enclenche préalablement le disjoncteur.
<Desc/Clms Page number 6>
Si la flamme vient à s'éteindre au cours du fonc- tionnement normal, la cellule X reprend sa résistance élevée d'obscurité et par conséquent l'enroulement RF agit pour fermer les contacts 1RF et 2RF, L'enroulement de démarrage la est donc remis sous tension en provoquant une forte augmentation de l'intensité absorbée par le moteur de sorte que le disjoncteur T déclenche au bout du temps de retard prévu.
Enfin si la cellule X vient à se détériorer, ce qui correspond en pratique à une diminution de sa résistance d'obscurité, quand le défaut atteint un degré susceptible de gêner le fonctionnement, le courant que cette cellule dérive lors de la mise en marche et avant l'allumage devient tel que les contacts 1RF et 2RF ne se ferment plus, Le moteur ne démarre donc pas et son enroulement normal I1 reste sous tension avec le rotor au repos. Dans ces conditions l'inten- sité absorbée est beaucoup plus grande que celle du régime de marche, de sorte que là encore le disjoncteur thermique T déclenche avant toute possibilité d'accident.
Il est important de noter que cette dernière sécurité est absolue en ce sens qu'on ne peut avoir un temps de fermeture initial, môme très court, suivi d'une ouverture, comme cela pourrait arriver si les contacts 1RF et 2RF travaillaient à l'ouverture, la cellu- le X étant branchée en série avec l'enroulement RF.
Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. C'est ainsi que l'installation peut comporter une vanne électromagnétique qu'on peut brancher par exemple en parallèle sur l'enroulement I1 du moteur M.