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Le recouvrement, au moyen de vitres ou de glaces, de tableaux, dessina, photographies, plans et analogues, a pour but de protéger les objets en question contre les souillures ou la poussière, comme aussi d'empêcher toute déformation ou gauchis- sement de la feuille recouverte par le verre.
Dans le cas du verre ordinaire, les nécessaires qualités de transparence et d'invisibilité aussi parfaites que possible ne sont pas assurées, une feuille de verre ayant un effet de réflexion, fonction de son pouvoir de réfraction, d'au moins 8 % de la lumière incidente, pourcentage encore nettement plus élevé en cas d'éclairement oblique.
Il est vrai que l'on s'est si bien accoutumé à la brillance des verres d'encadrement que, souvent même, on trouve que ce fait améliore la qualité de l'image; mais, d' autre part, des difficultés se présentent très
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souvent par le fait que la réflexion du verre rend impossible la vision de l'image lorsque celle-ci est éclairée frontal.ment par des fenêtres ou lampes situées en regard, effectivement, l'image réfléchie de la fenêtre claire ou du corps lumineux se révèle généralement déjà comme nuisible lorsque son éclat dépasse les 10 % de celui du tableau éclairé.
Maie, comme le pouvoir de diffusion en retour de la toile de lin peinte se situe nettement en dessous de 1. l'action réfléchissante de la plaque de verre gênera toujours la vision de limage , par suite du pouvoir de réflexion d'au moine 8 % de ladite plaque, lorsqu'il s'agit d'un éclairage frontal qui envoie dans l'oeil de l'observateur l'imago réfléchie de la source lumineuse.
On a tenté de pailler cet inconvénient au moyen d'un léger matage de la face de la plaque de verre dirigée vers l'observateur. Alors la lumière réfléchie par le verre n'est plus directionnelle mais diffuse et, de ce fait, l'impression de luminosité est sensiblement plus faible. Toutefois, cette méthode présente l'inconvénient que la plaque agit désormais comme un émetteur diffus de la lumière émanant du tableau et forme un voile grisâtre sur 11 Image voile qui,dans le cas d'images sombres, peut encore en réduire la perceptibilité.
Le verre ainsi préparé ne s'est donc valorisé que dans une mesure très limitée.
Depuis nombre d'années on connaît des procédés grâce auxquels il est possible, dans une large mesure, d'abaisser la réflexion du verre par recouvrement superficiel de celui-ci au moyen d'une ou de plusieurs couches minces. Mais, lorsque l'on utilise, comme verre à recouvrir, une plaque polie ordinaire métallisée suivant un tel procédé, plusieurs inconvénients se manifestent alors ; 1. La réflexion résiduelle encore existante possède nécessairement
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par suite de l'effet d'interférence du recouvrement réduisent la réflexion, une coloration plus ou moins intense, principale- ment rouge âtre ou blouse.
2. Comme il s'agit d'une réflexion directionnelle d'un verre @ poli, la réflexion résiduelle du verre traité peut, dans le cas d'images sombres, posséder une intensité encore gênante.
3. Comme on le sait, boutes les souillures se marient parti eu- lièrement nettement sur le verre poli métallisé.
Le procédé de l'invention a pour but de réduire très sensiblement les inconvénients mentionnés* Ce procédé consiste en la combinaison de deux phases de traitement en soi connues. il conduit à l'obtention d'un nouveau genre de verre à efficacité améliorée Partant du fait connu que la courbe de réflexion d'un verre métallisé contre les reflets se déplace vers les ondes plus courtes lorsque l'on passe de l'incidence perpendiculaire à l'incidence oblique, il a été trouvé que, par superposition des réflexions en un grand nombre de miorosurfaces métallisées, d'orientations diverses et situées les unes à coté des autres, on pouvait arriver à une notable atténuation des teintes réfléchies résultantes et, simultanément,
à une dispersion de la réflexion @ directionnelle en une réflexion diffuse. Le verre proposé présente,: en conséquence, au moins sur la face dirigée vers l'observateur, de fines irrégularités qui, à la distance d'observation de l'image, ne sont pas ou sont à peine décelables à l'oeil nu et qui, en tous pointa, sont recouvertes d'une couche d'interférence diminuant le reflet et qui,mesurée normalement à tout point de la surface est d'épaisseur constante.
On comprend aisément qu'en ceci il doit être donné un domaine optimal de variations pour l'orientation de chaque élément réfléchissant; effectivement, lorsque, dans le cas d'un grand nombre d'éléments, les angles d'incidance et de réflexion sont très grands par suite d'une orientation fortement
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divergente sur la surface macroscopique, une diminution efficace du reflet n'est plue à attendre de celle-ci et la réflexion résultante totale doit considérablement augmenter. Ainsi au'il. ressort des essais effectuée,
une structure superficielle du verre particulièrement appropriée au but recherché se présente lorsque le verre a été tout d'abord soumis à un moulage très fin et ensuite décapé. La couche diminuant le reflet doit, suivant la condition mentionnée, recouvrir la surface ainsi préparée d'un revêtement aussi régulier que possible* Pour son obtention, conviennent donc au mieux tous les procédés formant, en tous points de la surface rendue rugueuse, un revêtement d'épaisseur constante; c'est par exemple le cas pour les couches se formant par macération superficielle, par dépôt hors de solu- tions ou par condensation de matières sous forme de vapeurs ou. de brouillards.
Par contre, les revêtements obtenus par vaporisa- tion sous vide de matières appropriées sont d'épaisseur variable selon l'orientation dois éléments superficiels considérés car ils résultent de diverses sources d'évaporation et, en fait, de façon défavorable, sont justement plus minces sur les éléments disposés obliquement que sur ceux qui sont perpendiculaires au rayon incident* Les éléments superficiels fortement inclinés n'obtiennent donc pratiquement aucune atténuation de reflet*
On connaît bien un autre procédé dans lequel des verres optiques fortement réfringents sont également, avant le garnissa- ge, munis par trempage, d'une couche évaporée diminuant le reflet, ce suivant une méthode donnée par Tari or.
Contrairement à l'inven- tion, n'existe dans ce cas qu'un lessivage moléculaire de la surface du verre qui en laisse la structure superficielle mioros- oopiquement entièrement inchangée et ainsi, par exemple dans le cas des lentilles, ne diminue ni la transparence ni la Qualité de l'image. Un verre exempt de reflets et convenant pour le recou- vrement d'imagée et analogues n'est pas obtenu ainsi.
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En général, il suffit que la seule face du verre dirigée vers l'observateur soit superficiellement décapée, la face arrière étant polie mais toutefois également? recouverte d'une couche non réfléchissante; mais ce n'est pas un inconvénient si cette dernière est traitée comme la première. Selon les cas, ceci peut méme être avantageux dans la mesure où la surface métallisée, préalablement meulée et décapée possède une sensibilité particu- lièrement faible vis-à-vis des souillures ou à l'égard des dégra- dations mécaniques* En ceci se marque une supériorité particulière du verre conforme à l'invention par rapport à un verre poli rendu non réfléchissant par la voie ordinaire.
Bien que généralement l'épaisseur de la couche anti-reflets soit mesurée telle que les plaques, lors de l'observation normale présentent un éclat bleu foncé-gris extrêmement faible, on peut naturellement le laisser passer un peu plus dans le violet rougeâtre ou le brunâtre afin d'obtenir, selon les circonstances, une désirable syntonisa- tion de la réflexion résiduelle sur l'image placée sous le verre.