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L'invention a pour objet un procède de fabrication d'un fourrage d'ensilage,dans lequel on n'a pas besoin de fourrage frais pour obtenir un fourrage fini qui contient, dans les proportions voulues,toutes les substances nécessaires à la nourriture de l'animal.
On a déjà propose de fabriquer un fourrage d'ensilage en ensilant un mélange de fourrage frais et de substances sèches; dans ce pro- cède, la substance sèche est un mélange de substances féculentes ' et protéiniques et on utilise en supplément des substances sucrées sèches dans la mesure où le fourrage frais contient moins, de 2 % environ de sucre.
Dans un tel procédé, il est vrai que l'on obtient également un fourrage complet sous une forme bien digestible, mais un certain inconvénient et une certaine limitation d'application découlent du fait qu'il doit tout de même y avcir 50 % de fourrage frais comme matière première. Il est vrai que cela ne comporte pas de grandes difficultés dans une ferme, quand les conditions de temps et de récolte sont normales, mais dans les exploitations,' qui pratiquent essentiellement l'engraissement on préfère souvent utiliser uniquement un fourrage mixte à base de céréales, parce que l'on peut se procurer celui-ci avec une composition toujours constante et que d'autre part le stockage nécessite un encombrement beaucoup moindre que pour le fourrage frais, par exemple les plantes sarclées.
Le fourrage de céréales présente par contre l'inconvénient qu'il est plus difficile à digérer que le fourrage d'ensilage, car celui-ci est désagrégé par le procédé d'ensilage.
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On a trouvé maintenant que l'on peut fabriquer comme suit pour les animaux un fourrage d'ensilage facile à digérer même sans utiliser de fourrage frais comme matière première:on utilise comme substances sèches des produits de céréales avec un fourrage mixte protéinique, on mélange ces matières à de l'eau dans un rapport de poids compris entre 100 60 ot 100 : 75 et l'on ensile le tout de manière en elle-même connue pendant au moine 4 - 6 semaines environ. On peut utiliser des produits de céréales et des fourrages mixtes protéiniques sous la forme de fourrages mixtes de céréales qui sont déjà connus.
Il est avantageux aussi d'ajounter au fourrage mixte, avant l'ensilage, des antibiotiques, notamment de l'auréomycine, et/ou des oligo-éléments et/ou des vitamines, en particulier de la vitamine B.12.
On nourrit généralement les animaux de rapport avec un fourrage : de base qui peut être formé de betteraves, de pommes de terre, de fanes de betterave, d'herbe ou encore de céréales de différentes sortes. Pour compléter ce fourrage de base, on y ajoute en proportions appropriées un fourrage protéinique, qui sort depuis des années de véhicule à des substances actives.
Il est très important d'établir, entre la quantité globale de nourriture et les protéines une relation correspondant aux besoins du cas d'espèce.
Etant donné qu'on est parvenu à fabriquer à cet effet un fourrage fini contenant tous les constituants nécessaires et en particulier présentant un rapport avantageux fécule: protéine, en ensilant un fourrage frais, sons pertes notables d'ensilage, et étant donné que l'on a aussi mis au point un appareil per-
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mettant de mesurer exactement la masse pâteuse à distribuer que l'on retire du silo et de l'amener dans la mangeoire, la nécessité est apparue de transformer aussi en fourrage d'ensilage un fourrage mixte de céréales qui ne contient pas de fourrage frais, L'alimentation de animaux domestiques, notamment des pores, est actuellement assurée exclusivement, dans bien des cas, par un fourrage mixte de céréales Ainsi, on ne donne pas de feuilles,
de betteraves ni d'herbe.
Dans presque tous les pays où l'on pratique la transformation des, produits agricoles, excepté en Allemagne, la transformation de fourrages mixtes de céréales joue môme un rôle plus important que l'alimentation avec des plantes sarclées. Même lorsqu'on nourrit les porcs avec un aliment d'engraissement à base de pentes sarclées, il est souvent usuel que les gorets, sevrés lorsqu'ils ont un poids de 10 kg, soient nourris, jusqu'à un poids vif de 25 kg, avec un fourrage de démarrage en grains constitué par un fourrage mixte de céréales.
Ce fourrage contient une forte proportion de céréales moulues faciles à digérer, en outre un fourrage mixte protéinique, et enfin des quantités particulièrement importantes de substances actives comme les antibiotiques, les vitamines ou les oligo- él-éments.
La qualité particulière d'un fourrage doit aider sûrement au résultat futur de l'engraissement, en améliorant l'état de l'animal pendant la première partie de son existence, pondant la deuxième partie, qui va de 25 kg à 40 kg de poi--de
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vif, les porcs reçoivent toujours, même si l'on a l'intention de leur administrer le plus possible de plantes sarclées. un fourrage mixte composé exclusivement de céréales, d'un fourrage mixte protéinique et également de substances votives. Les quantités de substances actives sont alors diminuées étant donné les besoins moindres.
Dans la dernière partie, qui va de 40 kg jusqu'au poids d'abattant (en Allemgane, environ 110 kg de poids vif), les porcs reçoivent, là où l'on veut conduire l'engraissement à l'aide de plantes sarclées, des betteraves, des fanes de betteraves, des pommes de terre, éventuellement aussi de l'herbe mélangée à un fourrage concentré (ici aussi du fourrage mixte de céréales) qui contient un fourrage mixte protéinique en quantité suffisante pour compenser le déficit protbinique des plantes sarclées.
Alors qu'autrefois ce mélange de plantes sarclées était le ' plus souvent administré à l'état frais, ou qu'à la rigueur on ensilait les plantes sarclées et ajoutait par la suite la fracti@ de céréales, on effectue, suivant de nouvelles méthodes avantageuses, immédiatement l'ensilage de betteraves en mime temps que du mélange sec de céréales, et, pour ne pas assarer uniquement une fourniture optimale d'aliments à l'animal mais pouvoir en outre obtenir un ensilage optimal, on a modifié en conséquence ce mélange sec.
Dans l'engraissage des porcs aux céréales, la première et la deuxième partie mentionnées, soit de 10 à 25 kg et de 25 à 40 kg de poids vif, restent inchangées pr rapport à l'engraissement aux plantes sarclées; par contre, alors que dans ce dernier procédé on n'administre plus qu'un mélange uniforme entre 40 et
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110 kg de poids vif, on subdivise encore cette période dans l'engraissement aux céréales. Il est usuel de considérer une partie qui va de 40 à 75 kg de poids vif et une autre de 75 à 110 kg. Le point commun entre les différentes périodes d'ali- mentation est que l'on utilise comme fourrage principal des céréales de diverse nature, éventuellement aussi des produits provenant de céréales.
Pour établir le rapport oorrect entre l'alimentation totale et les protéines, on ajoute, dans ces ' mélanges de céréales, un fourrage mixte protéinique en diverses proportions e@ des substances actives également en diverses proportions Le rapport entre l'alimentation totale et les prot6nineo varie avec la quantité de fourrage protéinique ajoutée.
On augmente ce rapport d'une période à l'autre. L'augmentation de oe rapport est nécessaire parce que le porc, à mesure que son poids augmente, forme plus de graisse que de viande, et que la graisse est formée à partir des hydrates de carbone contenus dans l'alimentation et la viande à partir des protéines contenues dans l'alimentation.
Si l'on administre du fourrage d'ensilage que l'on peut retirer du silo, l'avantage obtenu est que, pour chaque période, on peut toujours fournir des mélanges constants, judicieusement dos6s, de sorte que - puisque l'alimentation uniforme dans l'élevage et l'engraissement produit des effets très avantageux - on peut toujours obtenir un résultat particulièrement bon avec du fourrage d'ensilage. En outre, le fourrage d'ensilage est particulièrement facile à digérer, et toute la valeur alimentaire du mélange peut , être utilisée par l'animal.
Dans le procédé suivant l'invention, un autre avantage réside dans le fait que, puisque l'ensilage nécessite un mélange avec de l'eau, on peut obtenir une masse pâteuse, tandis que le fourrage mixte de céréales est habituellement sous forme de fourrage sec. Une
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tuasse pâteuse cet notablement plus facile à administrer et à doser avec les appareils nécessaires à cet effet que la nasse sèche usuelle.
Il fallait vérifier en premier lieu si, dans le procédé suivant l'invention, l'avantage que l'on peut obtenir au point de vue du travail n'est pas neutralisé par le fait que, dans l'ensilage; du fourrage mixte de céréales, il se produit de pertes qui ne seraient pas tolérables. Cependant, des essais d'ensilage montrent qu'en moyenne, comme indiqué au Tableau 1 annexé, les pertes d'ensilage ne sont pas supérieures à 5 %. Ces faibles pertes sont largement compensées par la meilleure utilisation du fourrage et l'économie qui en résulte, grâce à la désagrégation des céréales par fermentation.
Le Tableau 2 annexé montre que, par le procédé suivant l'invention, on obtient une économie de fourrage de 10 %.
On a obtenue ces résultats en administrant le mélange de fourrage fabriqué suivant l'invention à un groupe de porcs, et à titre de comparaison, en prenant comme témoins des porcs nourris de la même façon mais avec un fourrage concentré de même composition, non ensilé, mélangé à de l'eau dans la mangeoire* Le résultat de l'expérience montre que l'on obtient un avantage qui revient à une économie de fourrage d'environ 10 %. Il s'ensuit que, dans le procédé suivant l'invention, on peut obtenir la même valeur alimentaire en utilisant des ingrédients de qualité inférieure, par exemple des sous-produits de minoterie, ce qui n'était pas possible antérieurement. j
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Il est apparu en outre que des porco nourris avec du fourrage ensilé présentent un meilleur rapport viande. graisse.
Le fait que lors de l'abattage on trouve advantage de viande que chez des animaux témoins nourris avec du fourrage non ensile confirme l'hypothèse que les protéines sont mieux assimilées par l'animal après l'ensilage.
Un autre avantage du procédé suivant l'invention réside dans le fait que le fermier et l'éleveur sont maintenant en mesure de mélanger, dans une installation située & la ferme, la provision destiné à un laps de temps prolongé. Pour opérer ce mélange, on ajoute au fourrage mixte de céréales la proportion d'eau nécessaire. Etant donné qu'un fourrage mixto de céréales contient environ 10 - 15 % d'eau, il faut ajouter environ 50 - 60 litres d'eau à 100 kg de fourrage mixte de céréales. On mélange intimement l'eau au fourrage et on introduit le tout dans le silo avec une pompe. La fermentation s'établlit. Au bout d'environ 4 - 6 semaines, on peut commencer le prélèvement. Le fourrage d'ensilage forme une couche pâteuse épaisse.
On peut facilement retirer cette masse du silo par le bas, et l'administrer aux porcs de façon dosée, par exemple au moyen de wagonnets.
On peut opérer la transformation du fourrage mixte de céréales au moyen d'une installation mobile de mélange qui comprend un récipient àeau destiné au dosage de l'eau, un récipient servant à prélever le mélange fini, une pompe placée sous ce récipient et servant à amener le mélange dans le silo.
Le dosage du mélange de grains peut se faire à la main quand on dispose de mesures appropriées, par exemple de sacs de 50 kg.
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Mais on peut aussi l'effectuer au moyen d'une bascule qui peut être alimentée par un silo. Une installation comportant une silo à fourrage mixte et une bascule peut avantageusement être érigée sous forme fixe.
Une autre possibilité de préparation du fourrage mixte do céréales aveo l'eau consiste à préparer, dans la fabrique de fourrage, un fourrage mixte termine contenant la quantité d'eau appropriée, à l'agiter dans un tambour tournant qui tourne pendant le trajet, et à l'introduire dans le silo, à la ferme du consommateur, au moyen d'une pompe.Pour ce mode de travail, on peut utiliser les installations de transport et de mélange qui ont été mis au point pour la fabrication de b6ton préfabriqué.
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TABLEAU 1
EMI9.1
RécaPite-lation des pertes d'ensilage, % sur la quotité initiale
EMI9.2
<tb> Groupe <SEP> 1 <SEP> Groupe <SEP> 2 <SEP> Moyenne
<tb> %
<tb> 4,14 <SEP> 7,43 <SEP> 5,78
<tb>
TABLEAU 2 Interprétatation d'un essai d'alimentation
EMI9.3
<tb> Groupe <SEP> Nombre <SEP> d'a-Poida <SEP> Poids <SEP> Gain <SEP> de <SEP> Gain <SEP> Consommation <SEP> Dépense <SEP> de <SEP> pronimaux <SEP> initial <SEP> final, <SEP> poids <SEP> total <SEP> journalier, <SEP> de <SEP> fourrage, <SEP> d'action, <SEP> kg <SEP> de
<tb> kg <SEP> kg <SEP> par <SEP> animal, <SEP> moyen <SEP> kg <SEP> de <SEP> masse <SEP> masse <SEP> sèche <SEP> par
<tb> kg <SEP> sèche <SEP> / <SEP> kg <SEP> kf <SEP> de <SEP> poids <SEP> vif
<tb>
EMI9.4
2 grains ( + 10 7.;
000 84,625 101,625 759 29#273 bzz
EMI9.5
<tb> ensilage <SEP> 73,000 <SEP> 84,250 <SEP> 11,250 <SEP> 804 <SEP> 23,782 <SEP> 2,56
<tb> 3 <SEP> graine <SEP> ( <SEP> + <SEP> )10 <SEP> 70, <SEP> 000 <SEP> 80,000 <SEP> 10,000 <SEP> 732 <SEP> 28,069 <SEP> 2,74
<tb> ensilage <SEP> 71,250 <SEP> 83,125 <SEP> 11,875 <SEP> 848 <SEP> 28,454 <SEP> 2,40
<tb>
( + ) La composition du mélange de grains dans les groupes 2 et 3 est identique à la composition du mélange de grains qui a été administré après ensilage.