BE637092A - - Google Patents

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BE637092A
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Description


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  "Abrasifs pour dentifrice et leur procédé de préparation", 
La présente invention concerne, à titre   de   produite   industriels   nouveaux, des abrasifs pour denti- trice. Slle a plus particulièrement pour objet des abra- sifs au pyrophosphate de calcium qui sont destinés à être utilisés dans des dentifrices renfermant des fluorures solubles servant à diminuer la solubilité de l'émail. 



  L'invention concerne d'autre part des moyens pour   prépa-   rer lesdits abrasifs à base de pyrophosphate de calcium, 
Lors du nettoyage des dents à l'aide d'une brosse à dents, il est d'usage de mettre sur la brosse à dents un peu de substance de nettoyage telle qu'une pâte ou une poudre dentifrice. L'un des constituants de cette pâte ou de cette poudre est avantageusement un produit abrasif qui entaille les filma superficiels for- 

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 més sur les dents et élimine les taches adhérentes, Parmi les produits couramment utilisés à cette fin, figurent le carbonate de chaux précipité, l'orthophosphate dical- cique, le carbonate de calcium, l'hydroxyde d'alumine, la ponce finement pulvérisée et la silice finement divi- sée. 



   Un des problèmes qui se pose lors du choix d'un abrasif pour dentifrice approprié, est celui de la sélection d'une substance qui nettoie les dents de façon satisfaisante maie qui n'enlève pas des quantités substan-   tielles   de dentine.   On   constate que la dentine eat fréquem- ment exposée à la surface des dents près de la gencive, en particulier aux endroits où les gencives sont   repous-     $des.   L'usure de la dentine par un abrasif est beaucoup plus importante (de 10   à   100 fois) que l'usure de   l'émail   par le môme abrasif.

   L'usure de l'émail est donc   consi-   dérée comme étant d'une importance mineure par rapport à l'usure de la dentine et le taux d'usure de la dentine sert de critère dans le choix d'abrasifs dentaires ap-   propriés.   



   L'efficacité des fluorures solubles pour la réduction de la solubilité de l'émail dentaire est bien connue. Bien que l'application locale de solutions aqueuses des différents fluorures soit devenue un lieu commun, la tendance que les ingrédients dentifrices usuels, des abrasifs notamment, ont à réagir sur le fluorure et sur d'autres composants ioniques pour former des sels   in.   solubles qui ne sont plus disponibles pour réagir sur l'émail dentaire, a fait obstacle à la mise en oeuvre sa- tisfaisante de cette substance par l'intermédiaire d'un véhicule dentifrice. 

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   Certaine auteurs ont enseigné (Brevet des   Etats-Unis   n  2.876.166, accordé le 3 Mari 1959) que certains abrasifs au phosphate peuvent, grâce à un traitement thermique, être rendus moins réactifs envers les fluorures. D'autres ont décrit (Brevet des Etats- Unis N    2.876.168,   accordé le 3 Mars 1959) un agent de nettoyage au pyrophosphate de calcium et préparé par traitement thermique d'orthophosphate dicalcique dihy-   draté à   des vitesses de chauffage bien   déterminais,

     Les   abrasifs   préparés conformément à ces   enseignements   sont sensiblement supérieurs à d'autres   abrasifs   connut      pour dentifrice quand à la compatibilité ionique et parfois considérablement supérieurs quant à   l'effica-     cité de nettoyage ; maisil y a encore matière à per-   fectionnement pour ce qui concerne la compatibilité ionique dans la mesure où cette qualité peut être ob- tenue sans augmenter au-delà de certaines limites ad- mises, l'usure de la dentine. 



   C'est ainsi qu'il est connu que le pyro- phosphate de calcium possède une compatibilité avec le fluorure nettement meilleure que l'orthophosphate dical- oique dihydraté dont il dérive par un traitement   thora     mique   qui sert à chasser l'eau de cristallisation et l'essentiel de l'eau de constitution. Il est également connu que le pyrophosphate de calcium ainsi formé peut apparaître sous diverses phases cristallines com- prenant les phases gamma, bêta et alpha, selon les conditions du traitement thermique.

   On avait cru jus- qu'ici qua l'augmentation de la proportion relative 

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 de la substance de phase bêta dans le pyrophosphate de cal- cium entraînait également une   abrasivité   relative de la substance, C'est pourquoi lea efforts de la plupart   de$   chercheurs les plus avancés dans le domaine de la technique antérieure ont tendu à poursuivre la calcination de l'or-   thophosphate   dicalcique dihydraté de façon telle que le produit final ne renferme qu'une proportion limitée de phase bêta (moins de 50 % environ),   Or,  on a trouvé à présent que la   compatibi.   lite du pyrophosphate de calcium avec le fluorure pouvait être nettement améliorée en augmentant la proportion de phase bâta et que ceci pouvait s'effectuer sans accroisse.

   ment excessif de   l'abrasivité   de la substance. Il est en fait possible de produire un abrasif dentaire au pyrophos- phate de calcium qui est sensiblement en totalité consti- tué par de la phase bêta mais qui possède néanmoins une valeur d'abrasion de la dentine située dans des limites acceptables telles que déterminées par les méthodes   exposée@     ci-après.   



   Un des objets de la présente invention est donc de fournir des abrasifs qui sont hautement compati- bles avec les ions fluor mais qui possèdent des valeurs avantageusement faibles   d'abrasion   de la dentine, 
Un autre objet de   l'invention   est de four- nir un procédé de préparation d'abrasifs   dentifrices   au pyrophosphate de calcium, qui   possèdent   un degré élevé de compatibilité avec les ions fluor et qui ne soient ce- pendant pas trop abrasifs, 

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L'invention se propose également de fournir une composition dentifrice ayant des propriétés élevée s de nettoyage et faibles d'abrasion de la dentine et qui soit   et*    pable d'apporter aux dents de l'ion fluor même après des pé- riodes prolongées de magasinage. 



   D'autres objets et particularités avanta- goux rassortiront de la description détaillée qui suit, 
D'une manière générale, l'abrasif dentifrise selon l'invention comprend en   prédominance   du pyrophosphase de calcium de phase bêta caractérisé par une compatibilité élevée avec le fluorure et par une faible valeur d'abrasion de la dentine (telles que déterminées par la méthode   énoncé*   ci-après)*   On   prépare cette substance en soumettant un pro- duit de départ à base de pyrophosphate de calcium à prédo-   minance   de phase gamma, à un traitement thermique à haute température, relativement court et uniforme tel qu'il rés- lise la conversion rapide de la substance en phase bêta, et suivi d'un refroidissement rapide. 



   Sauf indication contraire, les températures mentionnées concernent les températures de la substance en cours de traitement. 



   La composition de la phase du pyrophosphate de calcium peut être déterminée à partir de clichés de dif- fraction de rayons X ou par des spectres   d'absorption   dans l'infra rouge selon des techniques entièrement décrites dans le Brevet des Etats-Unis N    2.876.168   précité. 



   Le pyrophosphate de calcium selon l'inven- tion a une teneur en phase bêta supérieure à 50 %, le com- t 

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 Piémont étant en presque totalité constitué par la phase gamma, D'une manière générale, la compatibilité avec le fluorure augmente avec des proportions croissantes de phase bêta; c'est pourquoi les abrasifs préférés renfer- ment au moins 70 % environ de pyrophosphate de calcium, de préférence 80 % ou plus de la phase bêta, 
La compatibilité avec le fluorure   de$   abra- sifs selon l'invention est déterminée comme suit : 
On agite pendant 1 heure des échantillons de   10   g de l'abrasif avec des portions de 100   ml   d'une so- lution renfermant 250 ppm de fluor (ajouté sous forme de SnF2);

   les mélanges sont ensuite centrifugée et des par-   liée   aliquotes sont prélevées sur le liquide clair surma- geant, Les parties aliquotes sont analysées quant à leur teneur en fluor à l'aide de la méthode bien connue de Willard et Winter qui comprend une distillation en pré- sence d'acide perchlorique et la titration des distillats avec du nitrate de thorium en présence de sulfonate   d'ali-     zarine.   Du chlorhydrate d'hydroxylamine et du chlorure de sodium sont ajoutés aux distillats avant les titrations, conformément à la recommandation de H.A. Williams dans Analyst   71,   175 (1946).

   La quantité de fluor restant dans la couche   surnageante   est désignée par fluor   "dispo.   nible" et est exprimée en pourcentage par rapport au) fluor initial dans la solution. Les pourcentages plus élevés indiquent une compatibilité plus grande. 



   Bien qu'une amélioration de la compatibi- lité de l'abrasif avec le fluorure   contribue à   prolonger 

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 la conservation au stockage d'une pâte dentifrice renfer- mant des fluorures, les abrasifs préférés selon l'invention ont des compatibilités avec le fluorure supérieure à   60 %   en- viron, Des compatibilités de cet ordre et supérieures peu- vent être facilement obtenues par les traitements thermiques connus des phosphates de calcium, mais l'important accrois- sement concommittant des valeurs d'abrasion de la dentine associé aux augmentations de compatibilité avecle fluorure atteintes jusqu'ici, diminue considérablement l'utilité de tels abrasifs dans les compositions dentifrices.

   Des abrasifs pour dentifrices ayant des compatibilités de 80 % ou da- vantage avec le fluorure mais qui ont des valeurs d'abrasion de la dentine de 600 ou moins, peuvent être aisément prépa- rés par le procédé qui fait l'objet de l'invention, 
Les valeurs d'abrasion de la dentine   utili-   nées ici sont obtenues par la méthode de Grabenstetter et coll. décrite dans le Journal of Dental Research 37,   1060     (1958).   



   Des abrasifs ayant des valeurs d'abrasion de la dentine supérieures à environ 700 ne conviennent pas pour l'usage dentifrice. Les agents de nettoyage   solen   l'invention ont dans tous les cas des valeurs d'abrasion de la dentine inférieures   4   700 environ. Ces substances devront avoir de préférence des valeurs d'abrasion de la dentine inférieures à 600 ou de ^référence à 500 ou moins. 



   La dimension des particules d'abrasif après le traitement thermique selon l'invention sera approxima- tivement la môme que celle de la substance de départ, De préférence la substance de départ a une dimension de par- ticule moyenne, comprise entre 6 environ et 10 microns   en-   

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 viron, et ne comporte sensiblement pas de particules infé- rieures à 1 micron. Si une importante fraction des parti- cules abrasives de la formule finale de dentifrice possède des diamètres supérieurs à 20 microns, elles peuvent pro- voquer dans la bouche une sensation désagréable de   crisse-   ment, 80 % des particules de l'abrasif pour dentifrice ont   .de   préférence des diamètres compris entre 3 et 20 mi- crons environ.

   On obtient la dimension appropriée de parti- cule par des broyage et tamisage effectués   suivant.les   besoins avant et/ou après le traitement thermique selon l'invention. L'opération de broyage est effectuée de pré- férence avant ledit traitement thermique en vue de l'obten- tion d'abrasifs possédant un degré très élevé de compati- bilité avec le fluorure. 



   Les particules individuelles des abrasifs selon l'invention   senti     compos',.   d'un grand nombre   d'élé-   mente plus petits appelés cristallites.   Si,   au cours du traitement thermique, le pyrophosphate de calcium est sou-      mis à des températures élevées pendant des durées   prolon-     gées,   les cristallites de phase bêta croissent et la valeur d'abrasion de la dentine par la substance augmente, Par exemple,

   si de 1'orthophosphate dicalcique   dihydraté   est placé en vrac ou en masse sur des plateaux et   s'il   est chauffé dans une étuve ou dans un four à une température d'environ 800  C pendant une durée suffisante pour effectuer une conversion substantielle en pyrophosphate de calcium de phase bêta, il en résultera un traitement thermique non uniforme, les cristallites des particules extérieures de la masse   croîtront   et le produit aura une valeur d'abrasion de la dentine supérieure   à   1000, même si la   substance   

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 possède la dimension de particule préférée.

   Ceci explique pourquoi les spécialistes avaient   jusqu'ici   admis la ne- tion erronée d'après laquelle la   prenne*     d'une   préponsé- rance de phase bêta dans la   substance   était elle-même dé- favorable & l'obtention d'une faible valeur d'abrasion de la dentine et se sont efforcés d'obtenir un produit qui ne renfermait que des proportions limitées de celle-ci. 



   Le terme "substance de départ  est   ployé ici pour désigner du pyrophosphate de calcium possédant certaines caractéristiques (comme on le   verra* plus   loin) et qui doit être soumis au traitement thermique selon l'in-   vention.   Le produit de départ peut être produit par déshy- dratation moléculaire de 1'orthophosphate dicalcique di- hydraté ou de l'orthophosphate dicalcique anhydre par diverses méthodes, par exemple d'après les brevets des Etats-Unis N    2.876.168   ou   2.901.400.   



   La substance de départ peut être préparée à partir de n'importe quel orthophosphate dicalcique di- hydraté du commerce, pour dentifrice, mais il est   préfé-   rable de partir d'un orthophosphate   dicalaique     dihydraté   dit "stabilisé" qui est préparé par précipitation en pré- sence d'une source   d'ions   de métal alcalin non volatils et solubles dans l'eau.

   La stabilisation de l'orthophos- phate dicalcique est décrite au brevet des Etats-Unis N  2.287.699, accordé le 23 Juin   1942,   Le pyrophosphate et le pyrophosphate acide de potassium et de sodium sont des composés particulièrement avantageux pour la stabili- sation de l'orthophosphate dicalcique en vue de la pré- paration d'une substance de départ destinés à être utili- 

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 sée selon la présente   invention.   Parmi lea autres compo-   sée   pouvant être mis en oeuvre figurent par exemple des halogénures, des acétates, des phosphates, des nitrates et des hydroxydes de métaux alcalins, Dans la mesure où le composé est soluble et non volatil, l'anion   particulier   n'est pas critique pour los besoins sotuels,

   Ces   composes   stabilisants (désignés ci-après sous le nom de "cataly- seurs de transition de phase") sont dissous dans de l'a- cide phosphorique   dilué   auquel on ajoute une bouillit aqueuse de.chaux en quantité suffisante pour amener le pH de la couche surnageante à une valeur comprise entre 5,5 environ et 6,0. L'addition de chaux est réglée de manière à maintenir la température au-dessous de 50  C environ. 



  Le dihydrate d'orthophosphate dicalcique ainsi formé est lavé à l'eau distillée, filtré et séché, Les catalyseurs de transition de phase sont employés à des taux allant de 2 % environ à 10 % environ en poids, par rapport au rendement théorique des matières solides totales. Après lavage,   l'orthophosphate   dicalcique dihydraté renferme de 0,1 % environ à 0,5 % environ en poids de Métal alcalin par rapport aux matières solides totales. 



   L'orthophosphate dicalcique dihydrate stabilisé (précipité en présence d'un catalyseur de tran- sition de phase) peut être ensuite transformé en pyro- phosphate de calcium avec prédominance de phase gamma, en le chauffant à une température comprise entre 300  C environ et 600  0 pendant des durées allant de 1 heure environ à 10 heures environ, en rapport inverse avec la température. 

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   De préférence, la substance est chauffée à une température comprise entre environ 500 C et 600  C, ledit chauffage étant effectué à une allure moyenne   d'au   moins 50    0-par   minute et entre 100  et 300    0 à   une allure d'au moins 37  C environ par minute, et en maintenant le produit résultant à une température comprise entre 500  et 600  C pendant une durée suffisante pour convertir l'orthophosphate dicalcique dihydraté en pyrophosphate de calcium dont plus de 50 % se trouvent en phase gamma. 



   Le pyrophosphate de calcium avec   prédomi-   nance de phase gamme peut également être préparé en chauffant l'orthophosphate dicalcique dihydraté stabilisé à des températures de 100  C environ à 300  C pendant une   durée   suffisante pour chasser sensiblement la totalité de l'eau d'hydratation, L'orthophesphate dicalcique anhydre est ensuite transformé en pyrophosphase de cal- cium avec prédominance de phase gamma par chauffage à une température comprise entre 300  0 environ et 600  C jusqu'à ce que sensiblement toute   l'eau   d'hydratation soit éliminée, 
Pour des raisons d'économie,

   on fait nor- malement appel à un traitement thermique en masse peur la fabrication de la substance de départ et pour assurer une conversion minimum en pyrophosphate de calcium de phase bêta ayant une dimension normale des cristallites; les températures de ce traitement thermique ne doivent pas dépasser 600  0 et on doit assurer un chauffage   raja*   tivement uniforme de la masse de la substance. 

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   Les caractéristiques de la substance de départ sont les suivantes ; a) Elle doit comporter en prédominance du pyrophosphate de phase   gamma.   La tueur en phase bêta ne sera de préférence pas supérieure à 20 % environ, b) Elle doit posséder une valeur   d'abra-   sion de la dentine inférieure à 500 environ, de   préfé-   rence inférieure à 350, c) Elle doit avoir une dimension de par- ticule comprise dans la gamme préférée indiquée plus haut pour le produit final, 
La transformation de cette   substance   de départ en phase bêta prédominante sans   augmentation   de sa valeur d'abrasion de la dentine au-delà de la limite maximale acceptable de 700,

   est réalisée en soumettant la substance particulaire de départ à un court traite- ment thermique à une température   asses   élevée pour et. fectuer une conversion rapide en la phase bêta, en   uti-   lisant un appareillage et des techniques assurant une exposition uniforme de la masse au milieu chauffant sui- vie d'un refroidissement rapide. La substance doit être amenée à une température supérieure à 700  0 environ, mais sans dépasser 900  C environ, de préférence comprise entre 750  C environ et 800  C, Des températures supé- rieures à 900  C environ sont susceptibles d'entraîner le frittage et une croissance du cristallite.

   En tout cas, la substance doit être rapidement refroidie à une température inférieure à 700  0 environ et suffisante pour empêcher la croissance continue du cristallite après le chauffage pendant la durée voulue, 

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On doit éviter   lui   rapports durés-tempéra- ture pour lesquels les particules   de   pyrophesphate de calcium fusionnent. Il est également nécessaire d'éviter les conditions contribuant à la croissance excessive des cristallites de phase.bêta. Si la Substance de départ renferme des proportions de phase bêta   supérieures &   20 % environ, la'durée et la température du traitement devront être plus strictement contrôlées.

   De préférence on utilise dans ce cas des températures plus basses et/ou des durées de traitement abrégées pour empocher une crois- sance fâcheuse de cristallite de phase bêta dans la subs- tance de phase béta initialement présente. 



   La fraction de phase gamme de la substance de départ se transforme très rapidement en phase bêta, de sorte que des temps de séjour (temps à la température) d'environ 2 minutes ou moins sont suffisants pour   effec,   tuer une conversion substantielle en phase béta dans la gamme de température allant de 850  C:anvirontà 900  C en utilisant par exemple un réacteur fluo-solides, même si la montée en températures de l'appareil est relativement courte. De façon générale, le temps de séjour utilisé s'échelonne entre environ 2 et 60 minutes environ. En aucun cas le total des temps de séjour et de   montée en   température ne doit, pour des températures supérieures à 700* C, dépasser la durée nécessaire pour effectuer une conversion quasi totale en la phase bêta.

   Les meilleurs rapports de durée et de température varient bien entendu avec l'appareil utilisé et peuvent être facilement   déter-   minés pour l'appareillage particulier devant être employé, 

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 Si la substance de départ à base   de   pyrophosphate de   calcium   de phase gamma est préparée à partir d'orthophes- phate   dicaloique   stabilisé, la durée   et/oucla   température nécessaire à la conversion en phase bêta est diminuée. 



   La conversion par traitement thermique peut être effectuée par différente moyens; on peut par exemple, étaler la substance de départ en couches minces et uniformes sur des plaques ou dans des cuvettes pour que toutes les parties de la substance puissent être ra- pidement et uniformément   chauffées   et refroidies et pla- cer les cuvettes dans un four dans lequel on peut faire varier rapidement la température ou faire passer les cuvettes à dês vitesses convenables dans des zones de chauffage et de refroidissement. 



   La totalité   dupyrophosphate   de calcium soumis au traitement doit être amenée relativement vite et simultanément à la température voulue, le refroidisse- ment de la substance ayant lieu de la même manière. On préfère donc les procédés dans lesquels les particules individuelles peuvent être séparées et mises en contact intime avec les milieux gazeux chauffants et refroidis-   sants,   C'est ainsi que l'on peut utiliser des fours   ro-   tatifs qui recueillent la substance et la font tomber en pluie vers le   bas à   travers le véhicule gazeux,

   en veillant à ce que le débit de la substance et le volume et les températures du gaz puissent être convenablement   contrôlés.   Un procédé préféré met en jeu la fluidisation dans des réacteurs   fluo-solides   de types connus. 

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   L'invention concerne également le fait de réaliser la conversion par traitement thermique précitée comme une partie ou une continuation du traitement ther- mique précédent; ce processus peut être le cas en parti- culier lorsque l'appareil est tel que les milieux de   chaut.   fage et de refroidissement sont amenés au contact intime des particules alors qu'elles sont encore à l'état séparé. 



  On peut ainsi, en utilisant par exemple la fluidisation,      transformer l'orthophosphate dicalcique dihydraté en un produit salon l'invention au cours   d'un   traitement   thora     Nique   continu, à condition   que   la   phase     initiait   de trai- tement soit contrôlée comme on l'a déjà   indice  de manitre à obtenir la substance de départ   nécessaire   avant le pré-      sent traitement final à haute température, La   processus   est de préférence interrompu en   refroidissant   le pyrophos- phate de calcium de phase gamma à la température   ambiante   avant le traitement thermique selon   l'invention,

     
Le produit final est constitué de parti*  ouïes ayant un diamètre moyen de 6 environ à   10   microns environ, chaque particule étant constituée par un gfand nombre de cristallites de phase bêta. La structure et la friabilité de ces particules ressemblent d'une   talon   exceptionnelle à la structure et à la friabilité du pro- duit précédent de phase gamma. On peut admettre que c'est cette conversion en phase bêta sans altération de la structure et de la friabilité de la particule qui est responsable des qualités uniques,   c'est-à-dire   de la compatibilité élevée et de la faible abrasion de la den- tine, des abrasifs selon la présente invention. 

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   Le tableau I   ci-dessous   donne la valeur d'abrasion de la dentine, la compatibilité au fluorure et la composition en phase bêta de divers exemples   prépa-   rés par fluidisation du pyrophosphate de calcium avec prédominance de phase gamma dans un lit à courant de gaz chauffé aux températures indiquées du lit et maintenu dans le lit pendant les temps de séjour indiqués, 
L'appareillage   utilisé   était un   réacteur   à lit fluidisé comprenant un tube en acier inoxydable de 218 mm environ avec un diamètre   intérieur   de   100   mm envi* font Le tube était monté verticalement à l'intérieur   d'une   cheminée isolante en brique   réfractaire,   Des gaz chauds,

   formés par l'inflammation du propane dans une chambre de combustion, étaient dirigés   vues   le haut à tram vers une plaque d'étranglement pour fluidiser le lit, Pour permettre d'atteindre plus rapidement la température de travail et pour compenser les pertes par radiation, le tube était également chauffé extérieurement au moyen de quatre brûleurs "Maxon". Une plaque d'alimentation sous pression pénétrant dans le réacteur par une conduite d'alimentation latérale à 90 mm environ au-dessus de la plaque d'étranglement a été utilisée pour charger la subs- tance de départ dans le réacteur. 



   Le réacteur vide a été préchauffé à la température de service en y faisant passer les gaz chauds provenant de la chambre de combustion et en y appliquant un chauffage extérieur. La substance de départ a été en- voyée dans le réacteur et fluidisée par les gaz chauds pendant le temps de séjour désiré.

   (Le temps de montée 

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 EMI17.1 
 en température est également indiqué pour Chaque .i.lp1.),   La   substance traitée a ensuite été rapidement   déchargée   sur des plateaux en acier inoxydable et   refroidie &   l'air   Jusqu'à   la température ambiante, 
La substance de départ utilisée dans cha- cun des exemples du tableau.I était du pyrophosphate de calcium avec 66,2   %   de phase gamma (le complément étant de la phase bêta) et avec une dimension de particule mo- yenne de 6 microns.   Cettesubstance   a été préparée à par.

   tir d'orthophosphate   dicalcique   dihydraté stabilisé traité par la chaleur conformément au brevet des   Etats-Unis   N    2,901,400   et avait une valeur .'abrasion de la dentine 
 EMI17.2 
 de 373 et une compatibilité avec le fluorure de 1+Q, ## TABLEAU 1 
 EMI17.3 
 SXORP10 Temp.

   Temps de Temps de % de Abrasion Compatibilité montée en séjour phase de la avec le fluorure temp.(min) (min) bêta dentine 700 $205 479 8312 II 700 6 16 $690 569 8208 III 750 18 4 96,0 571 oseo IV 800 20 0 93,6 675 $506 
 EMI17.4 
 comme 14 montre le tableau 8i''d<t<U<) 1. traïteffitnt thorgique selon 1  invention tomit 1ft ppodut ayant une compatibilité avee le fluomre not.h1.M8ftt a6cï*ue et des valeurs dtabeasion de la dlntine 49L 44 trouvent dans des limite.   acceptables,   

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EXEMPLE V 
Une charge de pyrophosphate de calcium comprenant 86,2 % de phase gamma (le complément étant de la phase bêta) avec une dimension de particule moyenne de 6 microns et une valeur d'abrasion de la dentine égale à 373 a été introduite dans le réacteur fluo-solides dé- crit plus haut chauffé à 900  C.

   Le temps de montée en température dans une telle opération en continu, était quasi instantané et le temps de séjour à la température était inférieur à deux minutes. Le produit résultant était du pyrophosphate de calcium   à   70,8 % de phase bêta, le complément étant essentiellement de la phase gamma, Le produit avait une valeur d'abrasion de la dentine égale à 669 et une compatibilité avec le fluorure égale à 68,0 %. 



   D'autres échantillons des abrasifs selon l'invention ont été préparés en utilisant un équipement de traitement thermique à plateau. Un four Lindbergh a été préchauffé à la température voulue, 250 grammes de pyrophosphate de calcium ayant une teneur en phase bêta de   12,3 %   (le complément étant essentiellement de la phase gamma), une valeur   d'abrasion   de la   dentine     égal!     à 275   et une   compatibilité   avec le   fluorure   égale à 35,0 %, ont   été     placés   sur   un   plateau en   acier   incxydé- ble de 310 x 152 x   44   mm avec un thermo-couple pleé au milieu de la substance.

     L'épaisseur     approximative   de la substance sur le plateau était   limitée à   34 mm pour as-   surer   un chauffage et un refroidissement   uniformes     Le .   plateau a été ensuite placé dans le four   préchauffé   et 

 <Desc/Clms Page number 19> 

 les indications du thermocouple ont été relevées toutes les 30 secondes pendant la période de montée en tempéra- ture. Lorsque l'échantillon a atteint la température dé- sirée, il a été maintenu dans le four pendant les durées indiquées. Il a ensuite été retiré et rapidement refroidi à l'air.

   Le tableau II ci-dessous indique la température 
 EMI19.1 
 et le temps de séjour utilisés pour les exemples de V% . 1 . et le* oaraotériatiquaa des produite résultant!    TABLEAU 11    
 EMI19.2 
 #  #oie temps, Temps de Temps de % de Abrasion Compatibilité montée en séjour phase de la avec le flü6rur, temp.(min) (min) bêta dentine 700 10 30 8105 482 63,2 VII 750 10 5 51,9 402 77,6 Viii '750 9 12 86tO 530 9298 IX 750 10,5 20 87t3 534 dojo 800 8 6 100,0 695 96,0 éffloin 800 x 60 100,0 1160 80,0 s A titre de comparaison,   de   ltorthophosphate dicaloique dihydraté a été traité par la chaleur comme décrit ci- dessus.

     On   a constaté qu'un traitement thermique prolongé (chauffage pendant une durée supérieure à celle exigée pour effectuer une conversion totale en pyrophosphate de calcium de phase bêta) avait pour résultat des valeurs d'abrasion de la dentine très supérieures à la valeur ma- ximale acceptable de 700. (Le temps de montée en tempéra- ture n'a pas été considéré comme important dans cet exem- ple). 

 <Desc/Clms Page number 20> 

      



   En général, les résultats obtenue en   uti-   lisant les techniques de traitement sur plateau sont pareils à ceux obtenus avec le réacteur   fluo-solides;   on a cepen- dant constaté qu'aux températures plus élevées (850 -900 C), il était difficile d'atteindre des temps de montée en   tem-     péature   et de séjour suffisamment courte pour empêcher la croissance du   cristallite   de phase bêta et   l'augmenta-   tion correspondante de l'abrasion de la dentine, 
EXEMPLE II 
A 1028 g d'acide phosphorique à 31,7 % a été ajoutée une bouillie aqueuse de Ca(OH)2 (236 g/1) jusqu'au début de la formation d'un précipité. La réaction était exothermique et la température de la solution a été maintenue par refroidissement au-dessous de 50  C.

   On a ajouté à la solution 20 g de Na4P2O7 puis   1,1   litre de bouillie de Ca(CH)2. Des parties aliquotes additionnelles   . de   la bouillie ont été ajoutées pour ajuster le pH de la solution surnageante à 5,5, Le précipité résultant a été lavé deux fois à l'eau distillée, filtré sous vide et séché à l'air. Le rendement a été de 565 g de dihydrate   d'orthophosphate   dicalcique stabilisé. 



   300 g du produit ont été placés dans   une '   cuvette en acier   inoxydable.et   la substance a été éga- lisée. La cuvette a ensuite été placée au centre d'un four à moufle Globar où elle a été chauffée à une température de 500* C à raison de 37  C/minute entre 100  0 et 300  C, le temps total de chauffage étant de deux heures. Le produit résultant était en prédominance du pyrophosphate 

 <Desc/Clms Page number 21> 

 do calcium de phase gamma, Le produit a   été   refroidi à la température ambiante et broyé A   un$   dimension de par*   ticule   moyenne   de 6   microns environ. 



   Le pyrophosphate de calcium de phase   gamma   ainsi préparé a été traité par la chaleur comme dans   les @   exemples VI - X, Les produits résultants comportaient en prédominance du pyrophosphate de calcium de phase béta, ayant sensiblement les   mômes   caractéristiques que les produits des exemples précédents. 



   Les abrasifs pour dentifrice selon   l'in-   vention sont ou bien presque entièrement du pyrophosphate de calcium de phase béta ou bien des mélanges de pyrophos- phate de calcium de phase gamma et   bêta:dans   lesquels la phase béta représente plus de 50 % du mélange ayant une valeur d'abrasion de la dentine non supérieure à environ 
700 tout en étant compatible avec l'ion fluor jusqu'à au moins 60 % environ, lesdits abrasif3 étant préparés en traitant par la chaleur du pyrophosphate de calcium avec prédominance de phase gamma à des températures   au*   dessus .

     'de     700' 0   environ pendant un   temps     suffisant   par réaliser la conversion de phase   exigée     Mais     insuffisant   pour provoquer une croissance substantielle des cristal- lites de phase bêta. Bien que les abrasifs selon l'inven- tion puissent être utilisés dans un grand nombre de fermu- lations dentifrices, ils sont particulièrement utiles dans des compositions de pâte   dentifrice   renfermant des ions fluor. 



   Dans une pâte dentifrice l'abrasif   repré-   sente de   20   % environ à 50 % environ, de préférence de 

 <Desc/Clms Page number 22> 

   30   à   40   %, de la composition totale. Dans une poudre den- tifrice, on utilise des proportions plus élevées d'abra- sif, allant jusqu'à 95 % environ, 
Dans un dentifrice renfermant un fluorure comportant les abrasifs selon   l'invention.   des ions fluor peuvent être apportés par tout composé fluoré inoffensif soluble dans   l'eau   qui est susceptible de fournir au moins 100 ppm environ   d'ions   fluor au contact de l'eau.

   Par inoffensif, on désigne un composé qui n'est pas toxique d'une manière gênante, fortement coloré ou d'une utilisa- tion critiquable, pour d'autres raisons, dans un dentifrice. 



  A titre d'exemples de composés à base de fluorure appro- priés solubles dans l'eau, on peut citer le fluorure de sodium, le fluorure de potassium, le fluorure d'ammonium, le fluorure   d'indium,   le fluorure de palladium, le   fluo-   rure de fer, le fluorure de lithium, les   fluosilicates   par exemple le Na2SiF6, les   fluosirconates   comme le   NaZrF,   les fluoborates comme le NaBF4 et les   fluotita-   nates.

   De préférence, les fluorures utilisés en   associa-   tion avec   les   abrasifs selon l'invention doivent également renfermer des ions stanneux pour assurer les   effets   béné-   tiques   additionnels liés à cas cation. qui   diminuent   la solubilité de l'émail. Comme exemples de   composé    d'étain appropriés, on   citera   le fluorure stanneux, les halogé- nures    sixtes   tela que les   chlorofluorures   stanneux et les   fluostannites. De   l'étain stanneux peut également être apporté par des composés stanneux solubles autres qu'un fluorure, par exemple par le chlorure stanneux ou le gluconate stanneux.

   Les abrasifs préparés conformément à la présente invention sont particulièrement utiles dans 

 <Desc/Clms Page number 23> 

 des compositions dentifrices renfermant des   solo   stanneux 
 EMI23.1 
 an maison de leur compatibilité ex4eptionnellement élevée avec le on, Bien que lea ceape<4< de Ilti4pure oïattigue soient tous des sels minéraux, il n'est pas Iniiijftftftia ble que de tels sels soient employée comme  dure! d'iflfts fluor.

   Les ion* fluor peuvent également être appdrtéi par des fluorures organiques qui sont solublei dths Itèttî ou tout au moins   dissociés   pour   fournir     des     Ions   fluor au contact de   l'eau,   Des ions fluor peuvent également 
 EMI23.2 
 être apportés par des hydrofluorures organiques, tels par exemple que des hydrofluorures dfamino-acide et ded 'hydrofluorures d'aminé, des fluorures d'aminé, dès fluor rures et des hydrofluorures de   mono-,   de di- et de tri-   éthanolamine.   Parmi de tels fluorures organiques appro- prias, on peut indiquer ceux qui sont décrits dans les 
 EMI23.3 
 brevets canadiens NO 543.066 et Ne 594.533 et dans une publi- cation de H.R.

     Muhleman   et autres dans   Helvetica   Odonto- logica Acta Vol. 1 N  2, page 23   (1957).   



   La quantité de   composé     fluorés solubles dans   l'eau   qui est utilisée pour obtenir des résultats efficaces dans les dentifrices contenant du fluor prépa- rés avec les abrasifs selon l'invention doit représenter une quantité équivalant au moins à 25 parties   d'ions   fluor pour un million de parties de dentifrice.

   Des quan-   tités   extrêmement élevées   d'ions   fluor   n'améliorent   pas sensiblement les propriétés avantageuses du dentifrice      

 <Desc/Clms Page number 24> 

 et peuvent provoquer des   effets   toxique   ce$     dentifrices   ne doivent donc pas renfermer plus de   4000   parties   environ   de fluor ionisé et non ionisé   pour   un million de   parties   de dentifrice, et de   préférence   pas plus de 1000   parti*!   en-   viron   de fluor pour un   million   de parti.! de dentifrice, 
Des dentifrices renfermant des ions fluor doivent avoir un pH compris entre $ environ et 7 environ,

   de préférence aux alentours de 4,5 à   7.   Lorsque de l'étain stanneux est présent dans le dentifrice, le pH doit de préférence être compris entre 3,5 environ   et 5    
Pour la préparation de telles pâtes denti- frices, il est avantageux d'utiliser des liants qui n'ont pas tendance à réagir sur les fluorures et à les inactiver. 



  Par exemple, si on utilise du fluorure stanneux comme fluorure, les liants préférés sont l'hydroxyéthylcellulose et la carboxyméthylcellulose de sodium. Les agents moussants habituellement employés dans les compositions dentifrices courantes peuvent être utilisés dans les dentifrices selon l'invention.

   Parmi ces agents figurent les sulfates d'al- coyle, les   suif ouates   de   monoglycéride,   les   sulfoacétates   d'alcoyle, les   sarcosides,     etc, ,   D'autres substances telles que des colorants, des humectants, des parfums et des adoucissants peuvent être utilisés,   EXEMPLE   XII      
Une formule de pâte dentifrice comportant l'abrasif selon l'invention a été préparée avec la compo-   sition   suivante 

 <Desc/Clms Page number 25> 

 
 EMI25.1 
 
<tb> Pour <SEP> cent.
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 



  Pyrophosphate <SEP> de <SEP> calcium <SEP> x <SEP> 39,00
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 1,00
<tb> 
<tb> 
<tb> Pyrophosphate <SEP> stanneux <SEP> 0,40
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> Fluorure <SEP> stanneux <SEP> 20,00
<tb> 
<tb> 
<tb> Sorbitol <SEP> 1,50
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> Détergent <SEP> synthétique <SEP> 10,00
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> Glycérine <SEP> lit05
<tb> 
 
 EMI25.2 
 Carboxyathylc811uloas de sodium bzz 
 EMI25.3 
 
<tb> Silicate <SEP> de <SEP> magnésium <SEP> et <SEP> d'aluminium <SEP> 1,40
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> ingrédients <SEP> accessoires <SEP> Complément
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> Eau
<tb> 
 x Exemple III, tableau I. 



  Le tableau III indique le fluorure disponi- 
 EMI25.4 
 ble de la pâte dentifrice âpre. vieillissement A la tempe- rature ambiante* 
 EMI25.5 
 ABftftU III 
 EMI25.6 
 de fluor Temps aprlls t:LUOl' 
 EMI25.7 
 
<tb> Temps <SEP> après <SEP> disponible
<tb> 
 
 EMI25.8 
 prêparation # 
 EMI25.9 
 
<tb> 'rais
<tb> 
<tb> 
<tb> 'frais <SEP> 76 <SEP> (44)
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 1 <SEP> semaine <SEP> 68 <SEP> (36)
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 
<tb> 1 <SEP> mois <SEP> 58 <SEP> (24)
<tb> 
<tb> 
<tb> 2 <SEP> mois <SEP> (24)
<tb> 
 
Le fluorure disponible dans une   pite   den- tifrice témoin renfermant du pyrophosphate de calcium avec prédominance de phase gamma (87 %) est indiqué entre parenthèses. 

 <Desc/Clms Page number 26> 

 



   La texture et les caractéristiques   d'utili-   sation de ce produit sont excellentes, l'aptitude au net- toyage et l'abrasion de la dentine étant bonnes dana les limites acceptables. De môme, une fraction extrêmement importante de l'étain original reste active et disponible pour réagir aftr l'émail dentaire. 



   L'abrasif utilisé dans le dentifrice ayant la formule ci-dessus, peut être remplacé par n'importe lequel des abrasifs des exemples I à XI indiqués dans les tableaux I et II ci-dessus sans perte des excellentes qualités d'utilisation de la pâte dentifrice. Les qualités de conservation liées au fluorure disponible varient en fonction des compatibilités avec le fluorure de chaque exemple;

   toutefois, ce dentifrice est dans tous les cas plus stable au vieillissement que ceux renfermant les abrasifs usuels au pyrophosphate de calcium et possédant des caractéristiques acceptables d'abrasion de la dentine, 
Quoique la formulation caractéristique du dentifrice, donnée ci-dessus, implique l'utilisation des abrasifs selon l'invention dans un dentifrice conte- nant du fluorure, il est bien entendu que ces abrasifs peuvent aussi être utilisés dans les compositions   denti.     frices   ordinaires.

Claims (1)

  1. - R E S U M E , - L'invention a pour objet : 1.- Un procédé de préparation d'un abrasif pour dentifrice caractérisé par une compatibilité lonique élevée et une faible abrasion de la dentine consistant fondamentalement à chauffer uniformément du pyrophosphate de calcium aveu prédominance de phase gamma ayant une Va leur d'abrasion de la dentine inférieure à 500 environ à une température supérieure à 700 0 mais non supérieure à 900 C environ pendant un temps suffisant pour convertir plus de 50 % dudit pyrophosphate de calcium en la phase bêta, mais non supérieur à celui nécessaire pour convertir la totalité dudit pyrophosphate de calcium en la phase bêta,
    et à refroidir immédiatement le produit formè à une température au-dessous de 700* C environ et suffisante pour empêcher la croissance du cristallite, 2.- Dans un procédé selon 1), les caractéristiques complémentaires suivantes prises séparé- ment ou non a) avant de le chauffer entre 700 et 900 C, on prépare le pyrophosphate de phase gamma tout d'abord en précipitant de l'orthophosphate dicalcique dihydraté à partir d'une solution aqueuse d'acide phos. phorique et d'hydroxyde de calcium en présence d'une source d'ions de métal alcalin non volatils, solubles dans l'eau,
    puis en chauffant ledit orthophosphate di- calcique à une température comprise entre 300 0 environ et 600 C environ pendant une durée suffisante pour élimi- ner l'eau d'hydratation et de constitution mais non <Desc/Clms Page number 28> supérieure au; temps nécessaire pour convertir ledit ortho- phosphate dicalcique en pyrophosphate de calcium à pré- dominance de phase gamma;
    b) on combine en solution aqueuse, l'acide orthophosphorique, un pyrophosphate de métal alcalin et une quantité suffisante d'hydroxyde de calcium pour amener le pH de la solution dans la zone comprise entre environ 5,5 et 6,0, de séparation et de séchage de l'orthophosphate dicalcique dihydraté précipité résultant, on broyé ledit orthophosphate dicalcique dihydraté à une dimension de particule moyenne comprise entre 6 environ et 10 microns environ, on chauffe de l'orthophosphate de calcium broyé à une température comprise entre 500 C environ et 600 C, ledit chauffage étant effectué à une allure moyenne non inférieure à 50 C par minute,
    et dans la gamme de tempéra- tures de 100 C à 300 0 à une allure non inférieure à 37* 0 environ par minute, en maintenant le produit résultant à une température comprise entre 500 C et 600 0 pendant une durée suffisante pour transformer l'orthophosphate dical- di cique di hydraté en pyrophosphate de calcium à plus de 50 % de phase bêta;
    c) on introduit le pyrophosphate de cal- cium avec prédominance de phase gamma dans un réacteur à lit fluidisé préchauffé à une température comprise entre 700 C environ et 900 C et on maintient la substance flui. disée à une température comprise dans ladite zone pendant 60 minutes au maximum, la durée étant en rapport inverse avec la température et suffisante pour convertir le pyro. phosphate de calcium de la phase en prédominance gamma <Desc/Clms Page number 29> en la phase en prédominance béta sans augmenter substan- tiellement la dimension du cristallite de phase bêta et de refroidissement rapide du produit à une température au- dessous de 700 C environ ;
    3,- A titre de produit industriel nouveau, un abrasif particulièrement approprié comme élément de composition dentifrice à base de fluorure, et constitué essentiellement de pyrophosphate de calcium avec prédomi- nance de phase bta ayant une valeur d'abrasion inférieurs à 700 environ de la dentine et une compatibilité avec le fluorure supérieure à 60 % environ, ledit abrasif étant par exemple obtenu d'un traitement selon 1 et 2 ci- dessus, 4.- A titre de produit industriel nouveau, une composition dentifrice comprenant un composé de flucru- re soluble dans l'eau en quantité suffisante pour fournir 25 ppm d'ions fluor au moins, le fluor total ne dépassant pas 4000 ppm environ,
    environ 1000 ppm au moins d'étain stanneux et un abrasif au pyrophosphate de calcium dont environ 70 % au moins appartiennent à la phase béta et le complément appartient essentiellement à la phase gamma, et dont la valeur d'abrasion de la dentine est inférieure à 700 environ et la compatibilité avec le fluorure est supé- rieure à environ 60 %, ledit dentifrice ayant un pH com- prie entre 3 environ et 7.
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Cited By (2)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
EP0236290A1 (fr) * 1986-03-05 1987-09-09 Monsanto Company Dentifrices contre les calculs dentaires
US4721615A (en) * 1986-05-05 1988-01-26 Monsanto Company Calcium phosphates

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