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d'acier en fusion".
L'invention concerne un procédé et un dispositif pour la désulfuration d'acier liquide à l'extérieur des récipients de fusion.
Au cours des années récentes, on a vu s'augmenter considérablement les exigonces concernant les qualités.requises pour diverses qualités d'acier, notamment en ce qui concerne leur teneur en soufre. C'est ainsi, par exemple, que pour certaines qualités déterminées d'acier, on exige des teneurs en soufre intérieures à 0,020 %. Il s'agit donc de pouvoir répondre à de telles exigences, tout en maintenant l'économie du procédé de fusion.
On connaît déjà des procédés permettant de désulfurer des
i bains d'acier liquide en opérant en dehors des récipients servant
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lisation de laitiers préalablement fondus présente l'inconvénient d'exiger des installations accessoires de fusion, ce qui, en outre, est difficile et dispendieux. Dans le cas d'emploi de mélanges solides, qui doit se faire en quantités généralement appréciables-
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queuse que ?'on ne peut obtenir que des effets de désulfuration fort modérés, le bain fondu allant jusqu'à former des nodules.
C'est pourquoi on a cherché à parer à ces difficultés en employant un mélange de laitier exothermique. Les mélanges proposés à cet effet consistent, par exemple, en chaux et fluo-
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mélangés à de l'aluminium métallique. La présence d'aluminium est censée faciliter - par sa chaleur de combustion - une fusion plus rapide du mélange ainsi que contribuer à la réduction de l'oxyde de fer contenu dans le mélange. Toutefois, les quantités
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ration obtenue est insuffisante lorsqu'on réduit la proportion
de produit additif.'
L'invention a notamment pour objet un procédé pour la désulturation d'acier fondu, procédé caractérisé par ce qu'on ajoute à l'acier, au sortir du trou de coulée, dans la rigole, durant toute la durée du soutirage, de l'aluminium, en même temps
que dans la première moitié de la rigole, et de préférence directement au trou de coulée, la quantité totale d'un mélange de désulfuration basique, cette opération ayant lieu, de préférence, pendant le deuxième tiers de la durée de la coulée.
Le procédé permet d'obtenir, notamment dans le cas d'acier Siemens-Martin, des teneurs en soufre d'un ordre tel qu'il n'a
pu être réalisé, juqu'à présent, que par l'emploi d'un four à
arc opérant avec une scorie réductrice.
e Suivant l'invention, l'acier sortant du trou de coulée du four est traité par l'aluminium dès son entrée dans la rigole de coulée, si bien que la masse recueillie dans la poche de collecte de même que tout afflux ultérieur - se trouve déjà à l'état désoxydé au moment de son arrivée dans cette poche. L'addition d'aluminium est de 0,1 à 0,6 kg par tonne d'acier - de préférence, entre 0,15 et 0,3 kg par tonne - cette addition dépendant, dans une large mesure, du degré d'oxydation de la masse en fusion. L'aluminium peut être ajouté sous la forme de granules ou de petits barreaux. On peut également obtenir une dissolution complète et une répartition parfaite de barreaux d'aluminium en longeant ces derniers - ou encore des tôles d'aluminium - dans l'acier liquide pendant qu'il s'écoule dans la rigole..
On a reconnu qu'il était tout particulièrement ihdiqué de faire usage d'une soufflerie permettant, avec l'aide d'un gaz neutre, d'envoyer dé la poudre d'aluminium dans la rigole d'écoulement de l'acier. Ce mode opératoire permet de maintenir dans la masse en fusion les conditions réductrices exigées pour l'obtention de la désulfurisation pendant tout le temps nécessaire à ce processus.
Lorsque le 1/3 de la masse en fusion se trouve déjà dans la poche, on ajoute également, dans la rigole, un mélange désulfurant. Il est recommandé que ce mélange soit calciné au préalable, de manière à le débarrasser autant que possible de toute eau - ce qui évite toute formation d'hydrogène qui risquerait d'être absorbé par l'acier, également de le priver de toute présence de carbonate. On a constaté également que l'on avait avantage à maintenir la température du mélange aussi élevée que possible au moment de son addition, en dépassant, autant que possible, 400[deg.]C. L'addition, par tonne d'acier, de 4 à 8 kg de chaux - de préférence entre
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dants ou d'autres mélanges de même genre, ce qui, par tonne d'acier, correspond à 0,7 - 1,2% - de préférence entre Q,9 et
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mélange désulfurant sur l'acier immédiatement à la sortie du trou de coulée dans la rigole, car une telle mesure assure la formation d'une scorie particulièrement fluide.
L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé précédent ou similaire, dispositif
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récipient accolé à la partie externe du four et au-dessus de la rigole de coulée étant muni d'un couvercle étanche à l'air et, au bas, d'un registre permettant de régler l'allure de la sortie
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Il est indiqué de se servir d'un récipient en tôle dont
la contenance suffit pour la masse d'addition à ajouter et que 1'on fixe à l'intérieur du four juste au-dessus de la rigole, ce récipient étant rempli, au moment du besoin, au sortir du four
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nécessaire pour maintenir le mélange le plus possible à l'abri de l'humidité au moment de son utilisation. On a reconnu, en effet, que., après le séchage Ou la calcination de la chaux à des températures de l'ordre de 1.000[deg.]C, le mélange peut absorber des quantités assez importantes d'eau que renferme l'atmosphère.
Au bas de ce récipient se trouve un registre servant au réglage de l'écoulement en fonction de la durée du prélèvement de
l'acier.
En obéissant aux règles du procédé de l'invention, on a pu obtenir les résultats suivants pour des aciers Siemens-Martini
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Il est bien évident que l'invention n'eat pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés et à
partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres
modes de réalisation sans pour cola sortir du cadre de l'invention.)