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Perfectionnements aux procédés de brassage continus.
La présente invention concerne des procédés de brassage continus et en particulier les stades de ces procédés au cours des- quella moût sucré, est cuit et houblonné, plus spécialement lors-
Que :la cuisson se fait sous une pression sensiblement atmosphérique.
Dans le procédé classique de brassage par charges séparées, on combine normalement ces stades ou on les amène à se chevaucher, mais il s'est révélé jusque présent impossible de les combiner en un procédé continu, en raison de la difficulté de maintenir en sus- pension le houblon sans dispositif d'agitation mécanique. On estime généralement que les dispositifs d'agitation mécaniques seraient ditciles à entretenir dans des chaudières à moût fonctionnant de façon
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continue et créeraient des problèmes sérieux de nettoyage qui néces- siteraient des arrêts fréque ts. D'autre part, si le houblon n'est pas maintenu en suspension, @e procédé devient impossible à suivre et la qualité du produit est affectée défavorablement.
La présente invention a pour objet un procédé de traitement thermique et de houblonnage continus du moût, suivant lequel on for- me une suspension de houblon dar.s du.moût et on l'introduit de façon continue dans une chaudière à août où on la cuit par in j cation de va- peur d'eau, et on maintient le houblon en suspension sans agitation
Mécanique grâce à la turbulente provoquée par l'injection de la va- peur d'eau et par la circulation du contenu de la chaudière.
Aven ce système de chauffage, le temps de fonctionnement d'une chaudière à moût est beaucoup plus long qu'avec le chauffage indirect plus classique des procédés par charges séparées réalisé à l'aide d'une chemise ou d'une canalisation de chauffage intérieure.
L'invention a également pour objet un procédé de traitement thermique et de houblonnage continus du moût, suivant lequel on for- me une suspension de houblon dans du août et on l'introduit de façon continue dans une chaudière à moût où on la cuit à l'aide d'une sur- face' de chauffage indirect et on maintient le houblon en suspension sans agitation mécanique sous l'effet de la turbulence provoquée par l'ébullition et par la circulation du contenu de la chaudière.
On a découvert que dans un procédé continu de cuisson du mout contenant en suspension du houblon, les constituants du moût entrant en contact avec les surfaces chauffées ne se trouvent jamais à une température beaucoup inférieure au point d'ébullition. On a découvert que si on supprime la grande différence de température exis.., tant dans le procédé par charges séparées avec préchauffage, la for- cation de tartre est fortement ralentie et cet effet, combiné avec l'effet de nettoyage du moût, a permis de mettre en oeuvre le système de chauffage indirect sans formation appréciable de dépôt.
Dans le procédé par charges séparées, il se produit une cuisson ou un durcissement du tartre lorsque la chaudière est vidée
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et présente une surface de chauffe humide et chaude qui sèche ensuite rapidement à l'air.
De préférence, on forme le suspension de houblon et de moût en introduisant au moins une partie du moût non traité dans un petit récipient muni d'un agitateur, dans lequel le moût est mélangé convenablement avec du houblon, amené de façon continue, et duquel la suspension de houblon dans le moût est introduite dans l'alimentation principale de la chaudière à moût.
Le moût peut provenir directement du filtre à moût ou d'une autre source de moût sucré. Dans- une forme de réalisation préférée de 1'invention, le moût est chauffé d'abord à 82 C pour assurer un meilleur mélange, et pour éviter la flottation et la séparation du ; houblon.
En variante, la récipient de mélange dans lequel serait l'addition du houblon au moût est tel que le moût tourbillonne sur les parois du récipient et entraîne les particules.de houblon qui sédimentent,la suspension formée étant mélangée intimement dans la partie d'aspiration de la pompe à suspension. Dans ce système, il n'y a pas de niveau de liquide statique dans le récipient et, par conséquent, pas de surface où le houblon pourrait se séparer ou flotter.
Avantageusement, la sortie de la chaudière à moût est un trop-plein . Cela assure un écoulement régulier qui n'est pas affec- té par l'état de suspension de houblon et il enrésulte une améliora- tion nette sur d'autres systèmes de réglage du débit, tels que des valves.
Dans une forme d'exécution de l'invention, le temps de séjour au stade de cuisson est compris entre 45 et 120 minutes et est, par exemple, de 90 minutes*
La présente invention a également pour objet un appareil permettant d'exécuter le procédé décrit ci-dessus, qui comprend un dispositif pour former de façon continue une suspension de houblon dans du moût, une chaudière, un dispositif pour introduire de façon
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continue dans cette chaudière la suspension (Se houblon dans le août, un dispositif pour injecter de la vapeur d'eau dans le mélange de moût et de houblon se trouvant dans la chaudière ,un dispositif pour recycler de façon continue le contenu de la chaudière.,
et un dispositif pour soutirer de façon continue de la chaudière le pro- duit traité.
L'invention a encore pour objet un appareil permettant d'exécuter le procédé suivant l'invention, qui comprend un dispo- sitif pour forcer de façpn continue une suspension de houblon dans du moût, une chaudière, un dispositif pour introduire de façon con- tinue dans la chaudière la suspension de houblon dans le mout, un dispositif pour chauffer le mélange de moût et de houblon dans .la chaudière par échange indirect de chaleur à travers une surface d'échange de chaleur, un dispositif pour recycler de façon ponti- nue le contenu de la chaudière, et un dispositif pour soutirer de façon continue de la chaudière le produit traité.
Dans la préparation de certaines bière , il est désira- ble de cuile le moût sucré avant l'addition du houblon$ parce que cela permet deprelenger le temps de cuisson au delà du texps de contact avec le houblon. L'addition différée du houblon permet de conserver, outre les substances ancres, les huiles de houblon, et de plus, en réduisant le temps de contact avec le houblon, de liai- ter la dégradation par surchauffe des substances extraites. Pour ces bières, on peut cuire d'abord les moûts dans une chaudière par chauffage direct ou indirect, pendant 60 à 90 minutes.
Dans la fabrication d'autres bières, la "cassure" néces- saire pendant la cuisson, à savoir la précipitation des protéines et des tanins du mo@t, est réalisée le plus avantageusement en ajoutant une partie du houblon au stade de précuisson.
L'invention est davantage illustrée par les dessins annexés,, dans lesquels:
Fig.nl illustre schématiquement un premier procédé suivant l'invention ;
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Fig.2 illustre schématiquemet sôcot4 procédé ou"ttt l'invention; bzz' Flg.2,g, est une modification cl'\:.o8 partie de la ?ig.2$ Fig.3 illustre IChématlqu'ament un troisième procède suivant l'invention
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Fig.4. est une modification de la Fui8.1; et, Fig.5 illustre une autre forme d'un élément du système,
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Sur la Fiv.1 des dessins, du août provenant d'un stade continu de trempe et de filtration passe à un stade de préchauttag 1 pour le porter à une température d'environ 82 C par échange indirect de chaleur.
Du houblon est déchiqueté dans un déchiqueteur 2 et introduit dans un dispositif d'alimentation 3. Le houblon déchiqueté et le .août préchauffé sont introduits simultanément dans une chambre de mélange 4 munie d'un agitateur approprié 5. De la chambre de
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mélange . la suspension de houblon dans le août est am8J". par une pompe 6 à l'admission d'une chaudière à moût.
Sur son trajet vers l'admission, la suspension est mélangée avec de la suspension re- cyclée ramenée de la sortie de la chaudière 7 à l'admission de la pompe 6, Un trop-plein 8 règle l'écouleaent de la chaudière 7. et, du trop-plein, le moût cuit et le houblon usé sont envoyés par une pompe 8, à un filtre à houblon d'un type approprié quelconque, de préférence continu, pour séparer le houblon et les précipités.
@e chauffage de la chaudière 7 se fait par injection directe de vapeur d'eau par une admission 9.
L'injection de vapeur d'eau dans la, chaudière 7 provoque une ébullition réglée qui fait crouler un mélange intime de moût et de vapeur d'eau et qui favorise la mise en suspension du houblon. Le recyclage au moyen de la pompe 6 facilite également le maintien du
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haptlcr, en suspension.
La vapeur d'eau en excès sur celle nécessaire pour porter le moût errant à la température d'ébullition s'élève dans le liqui-
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' sous ?###* #/* de bulles, ce qui permet aux réaction voulues de se dernier au sélange non désiré de constituants volatils de s'échapper par la urande interface vapeur/liquide.
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Pour éviter toute possibilité d'entraînement de constitu-
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ants indéiirrbles de la Vapeur d'ftuu, la vapeur injectée peut être produite séparément.
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La vapeur d'eau quitte la.
chaudière par un orifice et lx quantité qui en est utilisée est déterminée par un débitmètre ou par mesure de la différence depression de part et d'autre de l'orifi- ' ce 10.
La quantité -et la pression de la vapeur d'eau introduite
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duns la chaudière sont réglées de 4'açon que toute la cuisson soit automatique.
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Dans les formes de réalisation illustrées par les Figes.2 et 2&, le stade de préchauffage 1 est remplacé par un stade de pré cuisson dans une chaudière de précuisson 11 qui est alimentée en moût mélangé avec du moût chaud recyclé par une pompe 12. Un tropplein 13 règle le passage de la chaudière 11 au Mélangeur 4.
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Sur la 'ig.2, la chaudière 11 est chauffée comme la chau- dière 7, par infection directe de vapeur d'eau par une admission 14.
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Sur la Fig.2, la chaudière 11 est chauffée par échange indirect avec de la vapeur dyo-u circulant dans une chemise 15.
La pr4ouisson permet de prolonger le temps de cuissonau delà du temps de contact avec le houblon. La précuisson peut durer, par exemple, entre 30 et 90 minutes pour un temps total de cuisson compris entre 45 et 120 ninutes.
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Dans le procédé illustré par la Fis. 3, une partie du hou- blon est ajoutée également avant la précuisson pour favoriser la précipitation des protéines et des tanin* du août. Pour assurer une extraction adéquate du houblon et une bonne conduite desopérations, la chaudière de précuisson 11 est chauffée par injection directe
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de vapeur d'eau à l'aide de l'admission 14.
Corne me montre la Fig.3, le août est introduit directe- ment dans une chambre de mélange 16 comportant un agitateur 17. Dans la chambra 16, le août est Mélangé avec le houblon Mené d'un déchiqueteur 18 par un dispositif d'alimentation 19. Le août quitte la chaudière 11 en passant sur un trop-plein 13 et est amené à la
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eituabrft de mélange 4 pour y recevoir une seconde addition de houblon, avant d'être soumis au second stade 4'ébullltion dans la chedièril 7<.
La Fig.4 illustre une autre forme de chauffage convenante pote le système représenté sur la Fig.l, mais il va de soi que c*tte' autre forme peut être utilisée aussi avec une égale facilité pour les autres systèmes. Dans cet agencement , la chaudière 7 au lieu d'être.chauffée par injection directe de vapeur d'eau, est chauffée par échange indirect avec de la vapeur d'eau circulant dans un $or- pentin 21. Le recyclage assuré par la pompe 6, dont le rapport est
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choisi judicieusement, et l'ébullition à la surface du serpentin 21 '>## permettent d'entretenir une turbulence suffisante pour aeaintenix 3-; houblon en suspension. Le houblon en suspension permet d'autre paru d'empêcher la. formation de tartre sur la surface du serpentin.
La manipulation d'une suspension de houblon dans du moût
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demande des précautions considérables pour éviter le dép8t.et lt ségrégation des fractions surtout parce que le houblon peut contenir des brindilles, des fragments de strobile et d'autres corps étrangars* Pour introduire le houblon dans le.récipient de mélange, il @
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est avantageux de le peser ou de recourir à un dispositif d'alimen- tatiou volumétrlqùe.
Dans la plupart des cas, il est nécessaire de . .. déchiqueter le houblon pour pouvoir en régler la densité et çnfa-* . ciliter la manipulation.. !
La chambre de mélange est conçue de façon que le temps de séjour soit inférieur à 2 minutes et on prend des précautions pour éviter des accumulations locales ou des volumes morts.
La Fig.5 illustre une autre forme de chambre de mélange dans laquelle le temps de séjour est réduit à une valeur négligeable et dans laquelle le houblon n'a ni le temps ni l'espace nécessaire pour se déposer. Le houblon est introduit par gravit4 du déchi- queteur 2 et du dispositif d'alimentation 3 dans un mélangeur 22 comportant une partie inférieure conique 23 conduisant à une sortie 24 reliée à une pompe à suspension 25 qui est disposés dans l'agen-
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cement, par exemple comme la pompe 6 de la 11,.1.
s août- est asem
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dans une conduite 26 qui ferma une'admission tangentielle 27 dans la paroi du mélangeur 22, et le débit d'alimentation est tel que le , août circule $=.-la paroi du mélangeur en un courant rapide peu profond entraîner le houblon qui touche les parois et formant un tourbillon dans'la partie inférieure 23. La vitesse de la pompe 5 est réglée de façon qu'il n'y ait pas de niveau statique dans le mélangeur 22, de sorte que tout le houblon est entraîne dans le août et emporté immédiatement par la sortie 24 vers la pompe 25 où se produit un mélange plus intime.
Les conduites ne peuvent pas présenter de variations brusques de section ou de direction et les pompes utilisées ne peuvent se colmater. On est arrivé à des résultats très satisfai- sants en utilisant une pompe du type Mono à déplacement positif comportant un rotor excentrique en acier dans un stator hélicoidal en caoutchouc.
Au stade de cuisson, il est nécessaire de régler le temps de séjour et on a trouvé que la présence du houblon et des solides en suspension nuit au bon fonctionnement des valves de réglage ou des manomètres différentiels. C'est pour cette raison qu'on utilise un simple trop-plein pour régler la capacité de la chaudière. La position du trop-plein peut être ajustée pour régler le niveau du moût et compenser la différence de pression existant dans la chaudière.
Les exemples suivants illustrent la mise en oeuvre de l'invention.
EXEMPLE 1.-
En utilisant l'appareil de la Fig.l et le récipient de formation de la suspension de la Fig.5, on introduit 489 litres par heure de moût à partir d'un filtre à moût à 71 C, en passant par l'échangeur de chaleur 1 qui en porte la température à 85 C au mo- ment où. il pénètre dans le mélangeur. Le houblon est amené au mé- langeur à raison de 1360 g par haure et le temps de séjour estimé dans le mélangeur est de 15 secondes.
La chaudière 7 a une capacité
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brute de 1630 litres et contient constamment 733 litres de mêlant ' de façon que le temps de séjour de ce mélange soit de 1,5 heure* la pompe 6 fait recirculer entre 1610 et 3260 litres de mélangepar heure et la pression de travail régnant dans la chaudière est @@@@ tenue à 254 mm d'eau. La vapeur d'eau amenée à l'ajutage se troure sous une pression comprise entre 1,41 et 2,11 kg/cm.
EXEMPLE 2. -
En travaillant avec l'appareil de la Fig.4 au lieu de ce-! lui de la Fig.l, les paramètres sont les menés que dans l'exemple 1, excepté qu'on utilise un dispositif de chauffage indirect tabulaire à vapeur d'eau ayant une surface de 158 dm2. Sous une pression de travail de 381 mm d'eau, l'apport de vapeur d'eau est tel qu'il se produit une évaporation de 6% par heure.
Bien que certains modes et détails d'exécution aient été décrits pour illustrer l'invention, il va de soi que celle-ci est susceptible de nombreuses variantes et modifications sans sortir de son cadre..
REVENDICATIONS.
1. ,Procédé de traitement thermique et de houblonnage con- tinus du moût, caractérisa'en ce qu'on forme une suspension de hou- @lon dans un moût et on l'introduit de façon continue dans une chau- (litre à moût.où on la cuit par injection de vapeur d'eau, et on main- : tient le houblon en suspension sans agitation mécanique grâce à la ! i turbulence provoquée par l'injection de la vapeur d'eau et par la circulation du contenu de la chaudière.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.