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"Chauseure de sport, en particulier chaussure de course*.
Les tiges des chaussures de sport, plue partiou- lièrenent les chaussures de course, sont à l'heure actuelle bien souvent réalisées en cuir relativement mince, de façon que la chaussure reste aussi légère que possible. Cela est tout particulièrement important pour la chaussure de courait
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pour laquelle chaque gramme superflu peut avoir une influença défavorable sur les performances sportives. Pour cette raison, on utilise de nos jours, dans la fabrication des tiges de chaussures de sport, en grande majorité, du cuir de kan- gourou.
Ce cuir particulièrement mince (0,5 à 0,8 mm) mais ' toutefoid très tenace et résistant à la traction, de aorte que les chaussures da sport, qui en sont confectionnées, pré- sentent une forme, adaptée au pied, convenable et durable, Parmi les autres types de cuira utilisables pour ces besoins, *on peut citer encore par exemple le ,boxcalf et le chevreau, bien que la valeur pratique des chaussures de sport oonfec- tionnées avec ces cuirs ne soit pas aussi bonne que lorsqu'on emploie le cuir de kangourou, dont la ténacité, comparativement . aux autres types de cuirs, de même épaisseur, est inégalable.
La préparation de ce type de cuir mince, destine aux tigea de chaussures da sport, entraine toutefois des difficultés techniques sensibles. Celles-ci résident principa- lement dans ce que le cuir dont, 1'épaisseur est inférieure à
1 mm ne se laisse pas (ou très difficilement) gratter, sans encourir le danger d'un aminclaaement qui, plus tard, lorsque le cuir est soumis à dea efforts sévères, risque de causer le déchirement de la matière! des tiges de chaussure de sport. Il est permis de penser que la ténacité du ouir est conditionnée principalement par la couche de grain du cuir, qui se trouve précisément enlevée au cours da l'opération du grattage.
Un grattage du cuir dans la région entourant les pincée (c'eat-à-dire la portion de la tige entourant la semelle intérieure) était, jusqu'à présent absolument nécessaire, pour assurer un collage durabla entre la semelle et la pince. Un collage de ce genre s'effectue sur le cote grainé (fleur du cuir) du cuir qui est situé à l'extérieur, pour les chaussures
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de sport connues, et constitue par conséquent la partit visible de la tige; le corroyage préalable s'oppose à ce collage.
Le corroyage, susceptible d'empêcher le collage, amené à placer les pinces contre la semelle de course et, pour ce faire il est nécessaire d'éliminer le corroyage par grattage du cuir; mais alors, lorsque l'on utilise du cuir mince, d'épaisseur in- férieure à 1 mm, apparaissent les difficultés signalée plus haut.
En outre, il est pratiquement impossible de trouver un ordre de grandeur correcte de grattage pour chaque cas, parce que le cuir des chaussures de 3port, en particulier les chaussures de coursa, sont généralement de couleur blanche, de sorte que les fibres de cuir mises à nu ne trancnent pas nettement sur le reste du cuir lors du grattage. Il convient de remarquer également qu'en général les chaussures de sport, confectionnées en cuir de kangourou, ne sont jamais aussi proprement travaillées sur les bords de la semelle, que par exemple les chaussures faites en rindbox.
Les difficultés, innérentes au grattage du cuir mince, sont particulièrement importantes en co qui concerne le traitement du-ouir de kan- gourou; d'une part parce que ce cuir est extrêmement mince, et d'autre part parce qu'il présente en général un oorroyage de conservation particulièrement dense, pour recouvrir les rides et égratignues susceptibles de se produire sur la face grainée. Un corroyage de ce genre conduit au raidisse- ment du cuir, ce qui favorise le fendillement. Avec le tempe la couche de couleur ae crevasse, ce qui nuit à l'aspect de la tige. Une couche colorée de recouvrement nécessita @ga- lement une teneur en graisse relativement importante dans la cuir.
Nais alors le cuir devient relativement lourd, ce qui va à 1'encontre du but tendant vers une chaussure de sport aussi légère que posbible.
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Selon la présente invention il devient possible d'éviter les difficultés susindiquées, liéea à la préparation de cuirs d'épaisseurs inférieures à 1 mm, en particulier du cuir de kangourou, pour la fabrication de tiges de chaussures. - de sport.
L'invention consiste à faire le contraire de la pré- paration actuelle, à savoir retourner vers l'extérieur le cote chair du cuir, de sorte que cette face chair constitue la face vieible de la tige. Conformément à l'invention, la face chair est pourvue d'une imprégnation, par exemple, à base de silicone, imperméable à l'eau, et hydrophobe.
L'avantage sensible de l'invention repose sur le fait que la face chair du cuir présente une surface normale- ment rugueuse qui favorise un collage efficace de la pince sur la semellei on pout donc se dispenser du grattage du cuir, ce qui élimine les difficultés signalées et celles qui proviennent de la minceur du ouir utilisé. En outre, la surface du cote chair du ouir de kangourou est assez ré- gulière, et l'on peut se dispenser d'un corroyage avec re- couvrement coloré. Les difficultés de collage entre la pince et la semelle de course, dues au oorroyage, ne se produisent donc plus. Avec la suppression du grattage fastidieux, le coüt de la confection des chaussures de sport est sensiblement abaisse.
Selon l'invention, l'imprégnation imperméable à l'eau et hydrophobe, prévue sur la face chair (fane visible) du cuir, adhère si bien sur cette face en raison de la ru- gosité de celle-ci que le cuir n'a plus besoin, comme aupa- ravant, d'être imprègne en profondeur. Selon l'@nvention, l'imprégnation de la chaussure de sport peut Instituer une couche protectrice superficielle, pouvant par @@umple être faite par aapersion. De ce fait, on économise @@turellement
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du poids, de manière sensible.
En outre, d'autres revétements comme par exemple la protection de'la tige contre divers dom- mages dans des régions plus particulières, par 'exemple dans la partie enveloppante, peut s'effectuer de maniera analogue et s'ancrer à la surface de la faoe chair. Dans tous les cas le poids de la tige est sensiblement plus faible que pour les chaussures de sport connues, pour lesquelles, en raison du plue faible pouvoir de résistance, les revêtements de la face grainée nécessitent, pour une même épaisseur de cuir une imprégnation complète de l'épaisseur du cuir. En outre, d'éventuels revêtements colores dictés par la mode, peuvent. être apportés à la chaussure de sport conformément à l'in- vention, aveo un plus faible surcroit de poids.
Pour des revè- temente colorés (minces). il est possible d'employer des colo- rants d'aniline translucides, car on n'a plus à recouvrir des défauts, comme ceux qui apparaissent souvent sur le coté grainé du cuir.
La face visible de la chaussure de sport selon l'invention permet donc un ennoblissement réalisable de très nombreuses manières qui n'étaient pas possible jusqu'à pré- sent. C'est ainsi par exemple qu'il est possible de renforcer la tige en des régions déterminées par des revêtements super- ficiels qui s'opposent à une déformation indésirable de la tige. Si ces revêtements sont constitués par une matière synthétique, par exemple sous forme de feuilles, celles-ci peuvent être appliquées par souaage sur la face chair. Grâce à ces revêtements, il est possible par exemple, pour les courroises ou bandes de tenir compte des forces de tension jouant en longueur ou/et en largeur de la tige.
Ces courroies - ou éventuellement bordures - dite de tension, ne pouvaient a jusqu'à présent être cousues sur la tige, parce qu'une fixa- tion sur la face grainée n'était pas possible. On évite donc la nécessité jusqu'à présent requise dans ce but, de coudre les
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bandes de tirage ou analogues.
L'invention apporte donc un progrès sensible à la fabrication de chaussures de sport durables, comprenant des tiges en cuir mince, dont la semelle nepeut se détacher ause facilement de la partie supérieure, que jusqu'à présent, dans les chaussures de sport connues, pour lesquelles la face grainée du cuir est à l'extérieur.
La durée d'usage de la chaussure de sport selon l'invention peut être encore améliorée en ce sens que les coutures, prévues sur la tige, que ce soit pour lier les éléments individuels de la tige ou pour fixer sur la face visible de la tige des recouvrements d'appui prévus, par exemple, des bandes d'articulation ou analogue, peuvent être ancrées assez profondément dans la face chair du cuir; ainsi un dommage ou éventuellement une déchirure des coutures ne . se produit plus que dans une mesure bien plus faible que lors- que les coutures se trouvent sur la couche visible de la tige constituée par la face grainée du cuir.
.REVENDICATIONS,
1. Chaussure de sport, dont la tige est .constituée par un cuir d'épaisseur inférieure à 1 mm, en particulier en cuir de kangourou, caraotérisée par le fait que la face chair du cuir est retournée vers l'extérieur et que la face visible de la tige est pourvue d'une imprégnation imperméabilisante et, le cas échéant, d'autres revêtements.