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Perfectionnements aux machines textiles.
La présente invention concerne des métiers à retordre ou à filer des fils et, plus particulièrement,des métiers à retor- dre pour fils retors dits 2/1 dans lesquels la matière traitée (fil ou ruban) est retordue par ballonnement à grande vitesse autour d'un enrouleent au moyen d'une ailette comportant un oeillet que le fil traverse. S'il s'agit d'une retordeuse, la machine peut être du type dit "out-flow" ou à parcours dirigé vers l'extérieur, ou du type dit "in-flow" ou à parcours dirige vers l'intérieur, c'est-à-dire que l'enroulement peut être respectivement dévideur, ou envideur. En tout cas, le dispositif dévideur ou le dispositif envideur, qui est monté sur un support ou moyen analogue à l'in- térieur du ballon, ne peut tourner avec l'ailette.
Pour résoudre
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ce problème, on peut prévoir un aimant soit sur le support, à l'in- térieur du ballon, soit sur le châssis de la machine, à l'extérieur du ballon, et un élément coopérant avec l'aimant prévu sur le châs- sis ou le. support. L'élément coopérant avec l'aimant peut être un second aimant ou une armature en métal ferreux. De toute manière, la matière formant le ballon passe librement entre le support et le châssis de la machine dans le champ magnétique. Une telle machine sera appelée 'ci-après machine du type spécifié.
La force de retenue fournie par le ou les aimants n'est pas positive et on a constaté que pendant le fonctionnement d'une machine, le support peut commencer à osciller. C'est particulière- ment le cas lorsque la machine est du type "in-flow" dans laquelle un guide-fil faisant partie du dispositif envideur sur le support, doit être entraîné en va-et-vient et le renversement de la marche du guide-fil tend à provoquer des variations momentanées de l'en- tralnement du dispositif envideur et ainsi à communiquer un couple périodique momentané au support à l'intérieur du ballon qui engen- dre une oscillation.
Dans le type particulier de machine "in-flow" formant un enroulement de précision, la vitesse du guide-fil, c'est-à-dire le nombre de courses de va-et-vient par minute, se situe au début à un niveau assez élevé lorsque l'enroulement est de petit diamètre.
Mais la vitesse diminue progressivement à mesure que l'enroulement grossit, du fait que le nombre de courses de va-et-vient par minute est proportionnel au nombre de révolutions par minute de l'enrou- lement et, à mesure que le diamètre de l'enroulement augmente pour une vitesse constante du fil, la vitesse de rotation de l'enroule- ment diminue de même que la gitesse du guide-fil. A certains dia- mètres des enroulements, 'le guide-fil à mouvement de va-et-vient passe par une ou plusieurs fréquences qui sont des fréquences de résonance pour la période d'oscillation naturelle du support dans sa totalité, qui dépend du poids du support et de la force d'at - traction créée par les aimants.
A ces fréquences de résonance, de
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violentes oscillations peuvent se produire au point que la force d'attraction entre l'aimant et son élément coopérant est brisée, ce qui permet au support de tourner et risque par conséquent de détériorer gravement la machine. La machine est normalement pro- tégée contre ces détériorations par une forme de dispositif d'ar. rêt de sécurité décrit par exemple dans le brevet belge du 25 septembre 1964 au nom de la demanderesse intitulé: "Pertec- tionnements aux machines textiles" mais'en tout cas, la machine ou la broche particulière concernée est arrêtée et un certain laps de temps est nécessaire pour remettre la machine ou la broche en marche.
Dans un métier à retordre ou à filer pour fil retors 2/1 du type décrit suivant l'invention, l'aimant et/ou l'élément coopérant est ou sont montés de manière à pouvoir se déplacer sur- une distance limitée (de préférence par pivotement ou en arc de cercle) par rapport à son support, et des moyens sont prévus pour absorber de l'énergie pendant ce déplacement.
Le déplacement du support au début d'une oscillation quelconque produit un déplacement correspondant de l'aimant mobile ou de son élément coopérant, par suite de la force de l'attrac- tion magnétique entre l'élément ou l'aimant prévu sur le support et celui prévu sur le châssis do la machine et l'absorption d'énergie pendant ce déplacement a pour effet d'amortir l'oscilla- tion du support qui n'a pas conséquent pas la même tendance à augmen- ter d'une manière alarmante.
Les soyons absorbant l'énergie peuvent, par exemple, com- prendre un ou plusieurs tampons on matière astique telle que du caoutchouc ou des ressorts qui s'étendent entre l'aimant ou élé- ment mobile et un point fixe de telle façon qu'un déplacement dé l'aimant ou de l'élément cor-prime ou étende au moins un tampon de sorte que de l'énergie est absorbée. En variante, les moyens absor- bant do l'énergie peuvent comprendre une lame de ressort qui sup- porte l'aimant mobile ou un pivot plat pour l'aimant mobile et, dans ce cas, l'énergie est absorbée par friction.
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L'élément coopérant est de préférence un aimant plutôt qu'une araature métallique terreuse et on a constaté qu'il est préférable que les deux aimants soient coudés en U et disposés avec leur U dans un plan horizontal et avec leurs faces polaires opposées placées l'une en face de l'autre. Grâce à cette disposi- tion, le supporttend non seulement à être maintenu immobile par suite de l'attraction entre les faces polaires opposées de l'aimant,.
:nais, si le sppport commence à déplacerle bras de son aimant qui se rapproche du brasde l'aimant du châssis qui présente une face po- laire identique, il est repoussé ce qui aucente la résistance à la rotation.
Une force d'exécution d'un métier à retordre pour fil , retors 2/1 du type in-flow suivant l'invention sera décrite ci- après, à titre d'exemple, avec référence aux dessins annexés,dans lesquels: la Fig.l est une vue plus ou moins schématique d'une seule broche de la machine; la Fig.2 est une vue en plan schématique correspondant à la Fig.l mais en partie arrachée pour la clarté; la Fig.3 est une vue correspondant :. la Fig.2 mais dans laquelle le support est légèrement décalé do sa position normale comme c'est le cas lorsque des vibrations sant adultes; et, la Fig.4 est un schéma montrant une varianta du montage dol'aimant qui doit être capable de subir un déplaceront amorti limité.
Un certain nombre de fournisseurs tels que des canettes (non représentées) sont prévus pour chaque broche 2 de la machine (une seule brocha étant représentée au dessin) et le fil des canet- tes est amené par un tondeur (non représenté) et unoeillet de gui- dage fixa 4 attaché sur le châssis de la machine à l'oeillet 6 d'une ailette rotative 8. A partir de l'ailette. le fil 10 remonte dans un tube 12 coaxial à l'axe de l'ailette et atteint doux galets haleure qui tirent le fil par l'ailette et par le ballon. Le fil
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est alors posé sur un enroulement 16 porté par la broche par un guide-fil à papillon 18 qui est animé d'un mouvement de va-et-vient le long de l'enroulement par un rouleau à rainure hélicoïdale 20 entraîné en rotation.
L'ailette qui a la forme d'un disque comporte un arbre 22 qui tourne autour d'un axe vertical. La rotation de l'ailette oblige la longueur de fil comprise entre l'oeillet 6 de l'ailette et l'oeillet fixe 4 à former un ballon et à tourbillonner autour ' de la broche 2, de l'enroulement et des galets haleurs 14 entre des anneaux de guidage intérieur et extérieur 24 et 26 du ballon.
Pour chaque révolution de l'ailette, deux tours de tor- sion sont donnés au fil, l'un entre l'oeillet 6 et le tendeur (non représenté) près de l'oeillet 4 et l'autre entre l'oeillet 6 et les galets haleurs 14. Par conséquent, si l'ailette tourne à une vitesse de 3000 tours/minute, le fil recevra 6000 tours de tor- sion par minute. Le nombre de tours par pouce (2,5 cm) de fil dé- pend évidemment de la vitesse à laquelle le fil est halé par les galets 14..
L'ailette 8 et les galets haleurs 14 sont entraînés in- dépendamment par des courroies dentées intérieurement 28,30. La courroie 28 entraîne une poulie dentée 32 prévue sur l'arbre 22 de l'ailette et la courroie 30 entraîne une poulie dentée 34 qui peut tourner sur l'arbre de l'ailette et qui est solidaire d'une poulie 36 appartenant à un jeu de deux poulies planétaires de même diamètre 36, 38, la poulie 38 étant portée par le tube 12 de l'au- tre côté de l'ailette et à l'intérieur du ballon. Les. poulies pla- nétaires sont reliées entre elles par deux poulies satellites dentées coaxiales 40, 42 de même diamètre, montées respectivement de part et d'autre de l'ailette sur un axe 44 traversant l'ailette et porté par celle-ci. Les planétaires sont reliés aux satellites adjacents par des courroies dentées intérieurement 46 ou 48.
Par conséquent, la rotation du planétaire 36 entraîne par la poulie 34 détermine une rotation équivalente de l'autre planétaire 38 à
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l'intérieur du ballon, indépendamment de la vitesse de rotation de l'ailette.
Le planétaire 38 est solidaire d'une roue d'engrenage 50 qui entraîne un arbre 52 décalé de l'axe de rotation de l'ailette.
L'arbre 52 porte, entre ses extrémités, une roue hélicoïdale 54 en- grenant une roue semblable coopérant avec un des galets haleurs 14.
La vitesse de rotation des galets envi,leurs ou haleurs détermine la vitesse à laquelle le fil est enroulé sur l'enroulement 16 et, par conséquent, pour une vitesse donnée de l'ailette, la torsion par pouce (2,5 cm) donnée au fil. La torsion par pouce dépend en fait du rapport de la vitesse de l'ailette à la vitesse dos galets haleurs. Pour une vitesse d'ailette de par exemple 3000 tours/, minute, la vitesse des galets haleurs peut être réglée de façon que le fil reçoive une torsion convenable quelconque; par exemple une torsion comprise entre 2 et 8 tours/pouce peut être obtenue dans un cas d'utilisation particulier.
Bailette et le dispositif envideur peuvent avoir des commandes indépendantes par des courroies partant de l'extérieur du ballon de sorte que la vitesse du dispositif envideur de toutes les broches ou de certaines d'entre elles peut être codifiée par une seule opération. En d'autres termes, le dispositif envideur n'est pas entraîné en série avec l'ailette correspondante mais plu- tôt er parallèle. La torsion par pouce donnée au fil enroulé sur les broches peut être modifiée pour toutes les broches ou pour une partie de cellee-ci par un réglage unique, au lieu de l'être par un réglage séparé de chaque commande de broche.
L'extrénité supérieure de l'arbre 52 est également pour- vue d'une roue hélicoïdale 56 engrenant une roue correspondante 58 sur le rouleau'à rainure hélicoïdale 20 de sorte que ce rouleau est entraîné directement par l'arbre de commande de la broche.
La rotation du rouleau à rainure hélicoïdale entraîne le guide-fil à papillon 18 qui est engagé dans la rainure hélicoïdale 60 du rou- leau en un mouvement de va-et-vient parallèle à l'axe de la broche
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de sorte que le fil est posé uniformément sur l'enrobement 16 porté par la broche. La broche 2 est entraînée par l'arbre 52 par l'inter- médiaire du rouleau 20 auquel elle est reliée par l'intermédiaire d'un accouplement à glissement par une transmission à chaîne 62.
Le système d'engrenage entre la brocheet les galets haleurs est conçu de telle façon que la vitesse d'envidage de l'en- roulement, sans glissement de l'accouplement, excède toujours la vitesse de dévidage des galets. C'est pourquoi, pendant le fonction- nement, l'accouplement glisse ou patine continuellement de sorte que la broche n'est entraînée qu'à la vitesse correcte pour l'envidage du fil fourni par les galets 14. La pression de l'accouplement dé- termine la tension du fil entre les galets 14 et l'enroulement et cette pression peut être réglée de manière à obtenir une tension correcte du fil, quel que soit le type de fil utilisé.
La broche 2,le rouleau à rainure hélicoïdale 20, les galets haleurs ou envideurs 14 et le tube 12 de même que la transmission pour les galets haburs et la broche sont portés par un support com- mun représenté schématiquement en 64 qui se trouve à l'intérieur du ballon. Le support est monté dans des paliers prévus sur une saillie 66 partant du côté supérieur de l'ailette et doit par con- séquent être empêché de tourner avec l'ailette. A cet effet, on fixe un aimant permanent en U 68 au support 64, à l'intérieur du ballon, et un aimant permanent en U coopérant 70, au châssis de la machine, à l'extérieur du parcours du ballon. les aimants sont pla- cés avec leur U horizontal et avec leurs pôles opposés en face les uns des autres comme le montrent les Figs. 2 et 3.
Les deux aimanta . sont légèresent espacés de sorte que, pendant un fonctionnement normal, le fil passe librement entre eux, la force d'attraction exercée étant suffisante pour empocher le support de tourner avec l'ailette.
L'aimant 70 du châssis est monté sur un support 72 fixé au châssis de la machine par un pivot vertical 74 et un petit tam- pon en caoutchouc ayant la forme d'un tube 76 est prévu de chaque
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côté de l'ayant et s'étend entre le dos de l'aimant et la plaque arrière 78 du support 72. Ces tubes en caoutchouc, qui forment des éléments absorbant de l'énergie, sont disposés de façon que l'aimant 70 soit normalement placé comme le montre la Fig. 2 mais lui per- mettent de se déplacer élastiquement vers la position représentée sur la Fig. 3 dans laquelle l'aimant légérement pivoté autour de son pivot 74.
Lorsque la machine fonctionne et que le guide-fil 18 est déplacé en va-et-vient à grande vitesse, le support et les par- ties qu'il porte tendent à osciller ou à vibrer et ces oscillations peuvent atteindre un niveau indésirable. Lorsque le support oscil- le, l'aimant 68 du support se déplace par rapport à l'aimant 70 du châssis cornue le montre la Fig.3, et surmonte dans une certaine mesure l'attraction entre les faces polaires opposées des aimants 68, 70.
Grâce à la forme en U des aimants,ce Jéplacement rencontre une certaine résistance du fait que comme le pôle sud de l'aimant 68 du support se déplace dans le sens inverse des aiguilles d'une montre comme le montrent les dessins, il s'approche du pôle sud de l'aimant 70 du châssis et est ainsi repoussé et tend à ramener l'aimant du support dans.la position représentée sur la Fige 2.
En plus de la force magnétique qui, à tout moment, tend à résister à l'oscillation, le déplacement de l'aimant 58 du support vers la position représentée sur la Fig.3, fait pivoter l'aimant 70 du châs- sis dans le sens des ailuilles d'une M'entre corme le rontro la Fig.3. Pendant ce déplacement, l'énergie est absorbée par le tampon de caoutchouc qui est comprimé et cette abscrption d'énergie amor- tit l'oscillation et l'empêche d'atteindra des proportions indési- rables.
Il est à remarquer qu'au lieu des tubes ou tarpons en caoutchouc 76, on peut utiliser de petits ressorts ou des amor- tisseurs télescopiques. Si on utilise des ressorts, on peut les monter de façon que le déplacement des aimants comprime ou étende les ressorts.
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Dans une variante représentée sur la Fig.4, l'aimant 70 est lxé au châssis de la machine au moyen d'un ressort à lames
80 c@prenant des lames d'acier et de caoutchouc ou de matière plasilque., Dans ce montage, l'aimant est capable de se déplacer en arc e cercle sur une distance limitée autour du point de liaison
82 @ ressort au châssis de la machine, l'énergie étant absorbée. par'la flexion du ressort.
Il est à remarquer que l'aimant qui doit également être capable de se déplacer de manière limitée, peut être celui qui ext fixé au support au lieu de celui qui est fixé au châssis.
Si,on dé:ire n'utiliser qu'un seul aimant, on peut le fixer au support ou au châssis de la machine et remplacer l'autre aimant sur le châssis ou support, respectivement, par une armature en métal ferreux. Dans cette réalisation, l'aimant ou l'armature peut être monté pour se déplacer d'une manière limitée et'd'une façon amortie.
Quoique le ou les aimants soient normalement des.aimants permanents, on peut également utiliser un électro-aimant..
Il est normalement souhaitable de prévoir sur le châssis'::;, de la machine ou sur le support, près du châssis, un dispositif de sécurité qui, si la force d'attraction entre les aimants est surmonté, est attiré par un aimant vers une position dans laquel- le il arrête la rotation du support. Un tel dispositif est de préférence celui décrit dans le brevet belge du 25 septembre 1964 au nom de la demanderesse intitulé: "Perfectionnements aux machines textiles".
REVENDICATIONS.
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