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'.'Emballage à contenu divisible par coupure."
Cette invention concerne un emballage à contenu de consistance solide ou semi-solide qui puisse être divisé au moyen de cordons qui encerclent ledit contenu, reposent contre la paroi interne de l'embal- lage et sont munis d'une partie formant bout à saisir qui ressort de l'emballage.
De tels emballages ont été utilisés jusqu'à présent pour des contenus tels que crème glacée, beurre, graisse,savon et autres matières de nature plus ou moins pâteuse, qui, à l'état plastique, peuvent être introduites dans des récipients tubulaires ouverts
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aux deux bouts. Avant le remplissage, ces tubes sont emboîtés les uns dans les autres de façon à former un seul tube allongé qui peut être rempli et expédié de façon économique. Quand le contenu s'est figé et qu'il a été livré au détaillant, les récipients particuliers peuvent être séparés les uns des autres au moyen des cordons coupants* Ceux-ci ont été placés à l'extrémité la plus large de chaque récipient de telle façon que leurs extrémités, en forme de boucle, ressortent par des trous ménagés dans la paroi du récipient.
Toutefois, pour l'emballage de matières d'une consistance plus solide, comme le fromage de tels récipients ne peuvent pas être utilisés, en partie parce que le fromage ne peut pas être déversé dans le tube formé par les récipients reliés les uns aux autres, en partie parce que le fromage une fois coupé en tran- ches, il devrait être épluché pour éliminer le réci- pient. Ce dernier inconvénient n'existe pas pour des matières qui peuvent être séparées du récipient à l'ai- de d'une cuiller ou d'un couteau. De plus, la façon de faire ici décrite aurait un autre inconvénient. En effet, pour retirer le cordon coupant hors du trou de la paroi, il faudrait y appliquer une force relative- ment grande par rapport à la force mécanique de l'em- ballage.
Dès lors, le cordon entraînerait la déforma- tion d'un emballage ayant la forme d'un feuillet entou- rant le contenu, ce qui est habituellement le cas lorsque l'on emballe des contenus solides, tels le fromage.
Le but de la présente invention est d'assurer
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la réalisation d'un emballage du type qui a été décrit, où les inconvénients signalés sont éliminés et, à cet effet, l'emballage qui fait l'objet de l'invention est caractérisé par le fait que la matière emballante se présente sous la forme d'un feuillet entourant le contenu et dans le fait que la partie du cordon coupant ressortant comme bout sur lequel on tire déborde d'entre les parties marginales superposées du feuillet.
De cette façon, une force de traction exercée sur le cordon coupant n'affectera pas le matériel emballant, elle ne devra pas non plus surmonter aucune résistance de la part de celle-ci puisque le cordon de coupure glisse longitudinalement entre les parties marginales et, lorsque le contenu est coupé, l'emballage demeure intact de telle façon que le contenu continue à être protégé jusqu'au moment de la consommation finale.
Ceci est particulièrement important dans le cas du fromage par exemple qui, contrairement à beaucoup d'autres aliments, subit une maturation continue.
En vertu de l'invention, la partie marginale interne du feuillet peut utilement être façonnée de façon à servir de zone d'ancrage pour les cordons coupants. De cette façon, on évitera que la traction exercée sur le bout des cordons coupants ne cause un glissement du cordon le long du coté interne du feuil- let sans qu'il y air section du contenu. Que l'on fasse ou non usage d'une telle zone d'ancrage, les cordons coupants peuvent en outre, en vertu de l'invention, être attachés, d'une façon qui permette le détachement, sur toute leur longueur, du côté interne du feuillet.
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@ Une telle attache ne se@vira aucunement d'ancrage, @ puisqu'elle cèdera au molndre mouvement des cordons.
L'attache est simplement importante du point de vue du placement correct des cordons sur le feuillet avant que celui-ci ne soit disposé autour du contenu, de telle façon que les cordons puissent être espacés les uns des autres à de faibles distances, permettant ainsi de couper le contenu en tranches minces. Dès lors, l'attache ne doit pas constituer une liaison continue mais peut être distribuée de place en place le long des cordons.
En vertu de l'invention, la partie marginale extérieure du feuillet peut être munie d'un renfort sous forme de couche repliée ou de cordon s'étendant le long du bord de la partie marginale. Une telle structure offre l'avantage supplémentaire d'empêcher que, lorsque l'utilisateur tire le cordon, la partie externe du feuillet ne se déchire accidentellement au lieu que le contenu ne soit coupé.
Dans une structure particulière de l'emballage faisant l'objet de l'invention, le déchirement acciden- tel du feuillet sera empêché et le cordon coupant ressortira d'entre les ,parties marginales superposées du feuillet, par une disposition selon laquelle l'ex- trémité servant de bout à saisir de chaque cordon coupant s'étend le long des parties marginales superpo- sées du feuillet et, passant par dessus la partie à saisir du cordon coupant précédent, soit reliée à l'autre extrémité de ce dernier. Toutefois, dans une telle réalisation, les cordons coupants ne peuvent pas
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être attachés à la partie interne du feuillet parce qu'ils doivent être disposés autour du oontenu avant que ce dernier ne soit emballé.
L'invention sera décrite de façon plus détaillée ci-après, avec référence aux dessins dans lesquels : la fig. 1 est le développement d'un blanco pour une réalisation d'un emballage conformément à l'invention ; la f ig. 2, un emballage terminé, vu en perspective ; la fig. 3, une vue en coupe de l'emballage; la fig. 4., une vue en coupe d'une autre réali- sation de l'invention et la fig. 5 une vue en perspective montrant la disposition d'un cordon coupant dans une réalisation , autre encore.
Le blanco dans la fig. 1 est une feuille régulièrement rectangulaire 10 ayant un rabat 11 ressortant sur un de ses bords latéraux. Un certain nombre de cordons coupants 12 ayant été placés sur le feuillet, une partie du rabat 11 est rabattue sur les cordons, de telle façon que les extrémités des cordons soient maintenues entre les plis du rabat, lesquels sont, de préférence, liés l'un à l'autre de façon à former une pièce d'ancrage pour les cordons. Le blanco peut être une feuille de matière plastique ou métalli- que, avec revêtement sur la même surface que les cor- dons, surface qui est celle qui fait face au contenu à emballer. Le revêtement sera fait avec une matière
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adéquate, sans effet nocif sur les contenus.
Dans certains cas, les cordons coupants 12 peuvent être posés librement sur le blanoo 10, mais en pratique la distance séparant les cordons sera aussi petite, par exemple comme l'épaisseur convenable d'une tranche de fromage, qu'il est désirable de fixer la position des cordons. Ceci sera obtenu par vernissage ou collage.
Les extrémités libres des cordons dépassent légèrement le bord latéral du blanco opposé au point d'ancrage et là, ces extrémités peuvent être munies de bouts à saisir 13. Dans la présente illustration, ces bouts à saisir ont la forme de petits noeuds à l'extrémité des cordons, mais ils peuvent toutefois être de n'importe quelle forme appropriée, telle que petites épingles transversales, pièces de carton fixées au cordon ou encore aplatissement du cordon de façon à donner une extrémité à tirer plus large. En principe, les extrémités libre des cordons doivent être considérées comme bouts à saisir sans que soient ajoutés d'autres éléments.
En fig. 2, le blanco 10 avec les cordons coupants parallèles 12 est placé autour du contenu du paquet, tel qu'une pièce de fromage, les bouts à saisir 13 de ces cordons ressortant librement, comme le montre aussi la fig. 3 où, pour plus de clarté, les cordons sont indiqués par des lignes brisées. Les extrémités de cordon qui ressortent peuvent également être prolongées vers le bas, le long du côté extérieur de l'emballage et légèrement fixées à celui-ci, de façon à éviter toute traction acciden- telle du cordon.
Les lignes brisées 14 montrent comment
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les cordons peuvent être prolongés jusqu'au bord de l'emballage. Ceci nécessitera une plus grande longueur de cordon, mais, d'autre part, on obtient que l'utilisa- teur, tirant le cordon, tirera dans une direction extérieure sur la droite de la fig. 3 et non vers le haut, ce qui pourrait endommager le paquet. Un tel risque peut être réduit, comme le montre la fig. 4, en prévoyant sur la marge du côté supérieur de l'embal- lage, un renforcement 15, sous forme de couche repliée, ainsi qu'il est indiqué, ou encore au moyen d'un fil de bord. Ce fil, ainsi d'ailleurs que les cordons coupants, seront de préférence faits de matière plastique, telle que le Nylon.
La fige 5 montre une disposition particulière des cordons coupants, l'emballage lui-même ayant été omis. Dans cet arrangement, le cordon est enroulé autour du contenu avant l'application du feuillet d'emballage.
Ce dernier devra être placé de façon similaire à celle des fig. 2 à 4. Dans la fig. 5, le cordon coupant est d'une seule longueur continue. Le premier tour a, comme précédemment, une extrémité qui ressort, avec bout à saisir 13, tandis que l'autre extrémité n'est pas ancrée dans la partie interne marginale de la feuille mais plutôt placée le long du bord du feuillet, comme une partie 13 a et cette partie 13a est alors prolongée dans le tour suivant 12a.
Dès lors, si une traction est exercée sur le bout à saisir 13, la boucle formée par le cordon 12 va devenir plus serrée, comme indiqué en fig. 3 et finalement la partie 13a du tour suivant se trouvera entraînée à partir de sa position entre les
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parties marginales du feuillet; cette portion 13a est alors prête à servir comme bout à saisir pour le cordon suivant 12a. On peut, si on le désire, couper ou briser le cordon 12 au point où il se prolonge en bout à saisir 13a du cordon suivant.
Dans la réalisation que représente la fig. 5, les cordons coupants n'ont aucune liaison avec le feuillet d'emballage si bien que ce dernier n'est en aucune façon affecté par la coupure du contenu. Dans un tel cas, l'emballage se videra au fur et à mesure qu'un nombre croissant de tranches de contenu seront coupées et enlevées. Et tandis que la partie vidée peut être repliée contre le contenu de façon à toujours emballer celui-ci, il pourrait s'avérer difficile d'enlever les parties vides de l'emballage au fur et à mesure de l'enlèvement par tranches du contenu. Il a été paré à cet inconvénient par l'application décrite en premier lieu, où l'attache des cordons coupants s'effectue par une forte liaison au paquet, de telle sorte qu'un affaiblissement partiel de celui-ci sera provoqué par la traction sur les cordons.
A cette fin, les cordons de coupure peuvent, par exemple, être partiellement scellés dans la masse ou même ils peuvent constituer des lanières de la feuille d'emballage proprement dite.