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Perfectionnements apportés aux compositions et procédés pour la destruction d'insectes.
L'invention est relative à la destruction d'insectes, et plus particulièrement à la destruction de termites'et de coléoptères xylophages, plus couramment dénommés "perce-bois".
On estime que les coléoptères perce-bois vivant dans les écorces sont responsables d'environ 90% de la mortalité des arbres provoquée par des insectes et de plus de 60% de la perte totale résultant du ralentissement de la croissance des bois. Les coléoptères percent de petites galeries au travers de l'éçorce des arbres et y déposent leurs oeufs. Selon les sources de nourriture et les conditions de climat, il peut se développer chaque année de une à six générations d'insectes.
Les coléoptères de l'espèce Dendroctonus, qui infestent
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les écorces, sont les insectes les plus destructeurs de forêts aux Etats-Unis d'Amérique. Ces coléoptères possèdent un corps cylindri- que, assez gros, mesurant environ de 1,5 à 5 millimètres de lon- gueur, ils sont d'une couleur allant du brun clair presque jusqu'au noir, leur tête large et arrondie est visible du dessus du corps et oorte une paire de petites protubérances bien développées au-dessus de la bouche. Un autre genre d'insectes, celui des Ips, n'est pas aussi agressif que le Dendroctonus, car l'ips n'infeste générale- ment que les arbres mourants ou gravement endommagés.
D'autres insectes xylophages sont ceux des espèces Lyctus et Bostrichidae qui sont communément dénommés perce-bois de la pourriture sèche par- ceque la plupart des galeries qu'ils forent dans le bois sont remplies de fins copeaux pulvérulents dont une partie tombe à l'ex- térieur en formant de petits tas de poussière de bois au-dessousdu bois infesté. Certains perce-bois de la pourriture sèche dénommés bostryches creusent quelquefois des galeries dans les gaines de pro- tection de câbles téléphoniques auxquels ils causent ainsi de graves dommages, apparemment parce que les caractéristiques de ces couches protectrices sont assez similaires à celles de certains bois.
On ne connait pas bien le mode d'alimentation des coléoptères perce-bois, en raison de la nature secrète de l'existence de ces insectes. Différentes espèces creusent leurs galeries dans , des arbres vivants, dans des arbres malades, dans des arbres morts, et dans du bois pourri. Ils se nourrissent sur la sève, sur le bois, ou sur des cryptogames (champignons et moisissures) associés. Il a été prétendu qu'une levure associée aux coléoptères perce-bois amorce une fermentation dans la sève ou dans les tissus végétaux des arbres infestés, et que ceci aboutit à la formation d'odeurs qui attirent d'autres insectes. L'arbre ne tarde alors pas à se trouver infesté par de très nombreux insectes. Cette hypothèse s'efforce d'expliquer la tendance que manifestent les coléoptères vivant dans les écorces à se concentrer sur certains arbres.
Les arbres sains et croissant vigoureusement sont plus résistants aux attaques que
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les arbres à croissance lente..Toute circonstance de nature à afai- blir un arbre semble accroître sa vulnérabilité à l'attaque par les coléoptères vivant dans les écorces. Les circonstances affaiblis- santes communes sont, par exemple, les périodes de sécheresse, les inondations, les tempêtes de vent, et les incendies. Des arbres qui ont été partiellement déracinés ou rompus sont plus spécialement vulnérables. La cime d'un arbre qui a été infesté change de coureur et passe du vert caractéristique au jaune, puis au brun.
Etant donné que les insectes ont recours aux odeurs pour trouver leur nourriture, les individus du sexe opposé, et les sites de ponte, de nombreuses recherches ont été entreprises en vue de découvrir des substances propres à attirer des insectes, mais on n'a trouvé aucun produit d'une grande puissance pour attirer tous les insectes. Des produits chimiques capables d'attirer des Insectes à des distances d'au moins huit cents mètres sont hautement spé- cifiques; ils exercent généralement une attraction sexuelle sur une seule espèce ou sur quelques espèces étroitement apparentées*/ et attirent alors uniquement les mâles.
Les mesures auxquelles on a généralement recours .pour diminuer l'importance des dommages causés par les termites sont : (a) l'utilisation de matériaux résistants, inattaquables par les termites ; (b) l'utilisation d'obstacles ou barrières mécaniques, -et (c) l'utilisation de barrières chimiques. Les barrières chimiques présentent l'avantage de s'assurer contre les risques de pénétration des barrières mécaniques ou résistantes, risques résultant de défauts d'exécution, de l'emploi de mauvais matériaux, ou de l'appa- rition de discontinuités résultant de codifications structurales.
La barrière chimique est réalisée en établissant autour de et sous la construction à protéger une couche de sol qui est toxique pour les termites, ou qui exerce sur eux un effet répulsif. Les produits chimiques sont habituellement appliqués sous forme de solutions dans des huiles ou dans l'eau, ou sous forme d'émulsions dans l'eau.
Comme exemples de produits chimiques utilisés pour détruire les termites ou se protéger contre leurs ravages, on peut citer
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créosote, arséniate de sodium, pentachlorophénol, pentachlorophénate de sodium, naphténate de cuivre, dichlorodiphényl-trichloroéthane,
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-exach.orobenzéne, lindane, chlordane, dieldrine et aldrine.. '
Une barrière chimique, évidemment, présente un in- ' convénient : le laps de temps pendant lequel le produit reste efficace dépend d'un certain nombre de facteurs tels que le type de sol, le climat, le degré d'exposition du site aux intempéries, et le genre de termites contre lequel il s'agit de lutter.
Un. autre inconvénient réside dans le fait qu'un grand nombre de pro- duits chimiques sont neutres en ce qui concerne leur pouvoir d'at-
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-...^.t:.on ou de répulsion à l'égard des termites. Ainsi, un termite ti ntre en contact avec le produit chimique le fait plus par accident que par intention. Le termite doit entrer réellement en centact avec le produit chimique, et dans certains cas il doit même le manger pour être tué par ce produit.
L'invention a pour objet une composition, pour détruire des insectes, comprenant essentiellement un mélange de vanilline
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#- 1:.-1*-1 insecticide.
La vanilline peut être incorporée à un insecticide pour réaliser une destruction directe des coléoptères ou termites et :'on a découvert avec une grande surprise que le pouvoir d'at: traction de la vanilline est considérablement accru lorsque cette substance est mélangée à un insecticide bien connu, le ohlordane.
Bar conséquent, pour réaliser la destruction directe de coléoptères
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la pourriture sèohe, de coléoptères creusant leurs galeries daqs .'corce, ou de coléoptères perce-bois, on peut utiliser un insecticide avec la vanilline. Les toxiques utilisés peuvent être choisis parmi les insecticides organiques bien connus tels,
EMI4.5
ù>* ixetà lé o : chloPd%ne, aldrine,' dieldrine, toxaBhae, 31' .w;xe : e,ydr,ne; d.e.dr,ne, '1 1' '> 1:9zèné et analogues. La vanilline et les insecticides' zult i 1! il de préférence incorporés à une solution o , une lBpn en vue arn aèor1re la facilité d'application.
Le mécanisme particulier par lequel la vanilline attire
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les insectes n'est pas entièrement élucidé, o'es-hd1re que l'on
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ne sait pas si l'attraction est de nature sexuelle, nutritive, ou par orientation. Il apparaît que certaines espèces de coléoptères forent des galeries partielles dans le bois contenant le mélange à base de vanilline avant d'être tués par l'insecticide.
La vanilline est un produit chimique solide blanc ou légèrement jaune cristallisant en aiguilles prismatiques mono- cliniques, et possédant une agréable odeur aromatique. Elle est légèrement soluble dans l'eau (une partie dans 100 parties d'eau à 14 C et 5 parties dans 100 parties d'eau à 75 C), mais elle est librement soluble dans l'éthanol, le chloroforme, l'éther, le disul- fure de carbone, l'acide acétique glacial, et des solutions des hydroxydes de métal alcalin.
La vanilline est largement utilisée pour aromatiser des produits alimentaires. Environ 80 à 85% de la vanilline produite , sont utilisés pour la préparation de crèmes glacées,bonbons, gâteaux, desserts et entremets, boissons sucrées et analogues comme agent aromatisant. Le reste est utilisé principalement dans l'in- dustrie des parfums où la vanilline sert d'agent modifiant. La vanilline confère plus de douceur et de fraîcheur à tout type d'odeur, tandis que son propre arôme caractéristique reste masqué.
La vanilline (vanillaldéhyde, ou 4-hydroxy-3-méthoxy- benzaldéhyde, ou éther 3-méthylique du protocatéchualdéhyde) pos- sède la formule développée suivante
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Elle se trouve naturellement dans de nombreuses plantes, par exemple dans les gousses.de vanille, dans la betterave à sucre, etc. Industriellement, la vanilline de synthèse dérive de la lignine qui peut à son tour être extraite des liqueurs résiduaires sulfitiques rejetées lors de la fabrication de pâte de cellulose par le procédé au sulfite.
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L'insecticide peut être n'importe lequel des termitici- des communs, reconnus comme tuant les termites. Comme exemples de tels insecticides, on peut citer les composés organiques suivants : créosote, pentachlorophénol, pentachlorophénate de sodium, naphténate, de cuivre, dichlorodiphényl-trichloroéthane, et les divers insecti- cides polycycliques halogénés tels qu'aldrine, chlordane, dieldrine, endrine, heptachlor, isodrine, lindane aussi bien que d'autres produits tels que des composés du phosphore tels que malathion et parathion. Comme exemples de composas minéraux, on peut citer fluorure de sodium et arséniate de sodium.
Le termiticide peut aussi être un composé organique biologiquement actif tel que la bactérie Serratia marcescens, la moisissure Aspergillus flavus, et le champignon Lentinus lepideus.
La substance active ou appât proprement dite peut ne constituer qu'une faible fraction de la composition totale, le reste étant un véhicule approprié. Le choix d'un véhicule particulier dépend du mode d'application désiré qui détermine lui-même la forme physique qu'il convient de donner à la composition. La composition se prête bien à une application sous forme de poudre, de liquide à pulvériser, et d'aérosol. Pour l'application par saupoudrage, on prépare la composition sous une forme pulvérulente sèche avec un véhicule pulvérulent inerte habituel tel qu'argile, talc, chaux, pyrophyllite, et analogues. Pour l'application en pulvérisation ou arrosage, il convient que la composition soit sous une forme liquide.
Le véhicule peut être de l'eau ou un solvant inerte convenable pour former une véritable solution ou bien une suspension en utili- sant de préférence un agent émulsifiant compatible aussi bien avec le termiticide qu'avec la vanilline.
La proportion de termiticide présent dans la composition finale dépend bien entendu de la nature du termiticide utilisé.
Elle peut être comprise entre aussi peu que 0,1% jusqu'à autant que 20%, et même plus. La proportion de vanilline utilisée n'est pas particulièrement critique. On a découvert qu'il peut suffire d'aussi
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peu que 0,001% en poids de vanilline, mais qu'il n'est pas utile de dépasser 5%.
L'utilisation d'un mélange de vanilline et de chlordane permet d'empêcher ou de diminuer l'infestation par des coléoptères.
Etant donné que la cime des arbres est la portion qui révère une infestation par des coléoptères, on a jusqu'à présent procédé aux observations par voie aérienne. Les arbres se révélant infestés sont abattus, puis ils sont soit brûlés, soit arrosés d'insecticide par pulvérisation en vue d'essayer de tuer les coléoptères se trouvant dans les arbres déjà infestés et d'empêcher une extension de l'infestation des arbres. Conformément à l'invention, un arbre se trouvant dans une zone a l'intérieur de laquelle$ne infestation peut se produire est abattu, puis arrose par pulvérisation de la composition en question. L'arbre ainsi traité tend à attirer la plupart des coléoptères qui se trouvent dans les environs.
Les coléoptères attaquent l'arbre traité, et sont tués par le toxi- que. Cette technique est particulièrement avantageuse dans des zones où des arbres ont été affaiblis, par exemple par des ouragans, et sont par conséquent extrêmement vulnérables à une attaque par des coléoptères. La meilleure façon de manipuler la composition en question consiste à utiliser une solution concentrée que l'on dilue sur place avec de l'eau au moment de son application,
Une pratique commune consiste à capturer les insectes à l'aide d'un piège dans une certaine zone et à compter périodique- ' ment les insectes ainsi capturés afin de prédire des infestations.
De cette manière, il est possible de traiter, par des pulvérisations, la zone susceptible d'infestation.
La fig. 1, des dessins ci-annexés, représente, en perspective et portions arrachées, un dispositif permettant de déter- miner l'affinité de termites à l'égard de diverses compositions.
La fig. 2 représente, en élévation et portions arra- chées, un piège adéquat pour capturer des coléoptères. :
Le dispositif représenté fig. 1 est avantageusement
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"',F::a .. OE réalise en verre. Dans le mode de reaissation représenté, le.dispo-
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site: affecte généralement la forme ,if\ân "T". Les deux bras latéraux 13 s'étendent sur une longueur tota,,,de vingt-quatre centimètres et possèdent un diamètre d'un centittÏFO. L'ouverture centrale 12 sert à introduire les termites. On place initialement dans le tube du sable lavé et stérilisé destiné à jouer le rôle d'un sol.
On insère un petit rouleau de papier filtre dans chacune des ouvertures
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13, 1. prévues aux extrémités des bras du 'tut", On ajoute de l'eau av. ^.aiex filtre situé à une extrémité, et l'on ajoute la substance a essayer à l'autre extrémité. On introduit ensuite des termites
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7ar l'ouverture centrale 12. On pre4s à des observations périodiaaes des insectes.
Ceux des termit''1 se trouvent dans le tiers de rauche du tube sont considérés comme étant attirés par la
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s,;.bstr.ce située à l'extrémité de gauche du tube; ceux qui se trou- vent dans le tiers de droite du tubé sont considérés comme étant
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ttrs vers la substance située à 11.trJmité de droite du tube; et les insectes qui se trouvent dans le tiers central du tube ne sont pas comptés comme préférant l'une ou l'autre substance.
Le piège à coléoptères représenté fig/ 2 comprend ur pat en toile métallique 110 dans lequel pénètre un entonnoir
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tronconique 111. Un bloc de bois traité avec un appgt est suspenuu à l'intérieur du piège à l'aide d'un fil métallique. Les insectes peuvent facilement entrer par l'ouvture conique, mais il leur est
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3,i.ffj c3,.e sinon impossible, de ss,p.per.
On appâte le piège en y'a@spendant un bloc de bois qui
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a été traité avec de la vanilline,:. i exemple en .trempant le bois dans are solution aqueuse de vanilline. Il est ainsi possible de prédire, assez tôt dans la saison où une infestation est possible, le nombre de coléoptères .vivant dans les écorces 'qui sont présents dans la zone avoisinante; on peut donc, par des pulvérisations et traitements appropriés, essayer d'aprêter l'infestation avant qu' elle prenne des proportions épidémiques.
A titre de démonstration de l'efficacité de la vanilline
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comme appât pour des coléoptères xylophages ou perce-bois, on appli- que la substance attractive à du bois. Ce bois constitue non seule- ment un support pour la substance attractive, mais aussi un matériau ' avec lequel les insectes sont familiarisés. A cette fin, de l'aubier de pin sec se présentant sous forme de blocs de dimensions classiques, soit environ 5 x 10 x 45 centimètres, est traité avec la substance attractive. On place le bois dans une enceinte à l'inté- rieur de laquelle on fait le vide, puis tout en maintenant le-vide, on introduit une composition aqueuse contenant de la vanilline et/ou de l'insecticide de façon à y immerger complètement le bois.
On place ensuite l'ensemble sous une pression d'environ 12 kg/cm2 que l'on maintient quatre heures. On sèche ensuite le bois à l'air. ,
Des blocs de bois ainsi préparés ont été placés sous forme de piquets séparés sur le'portique de la façade d'un petit bâtiment en charpente de bois situé à proximité de Charleston, en Caroline du Sud (E.U.A.). Le portique est exposé à l'extérieur de deux côtés. Après trois jours d'exposition au cours du mois de juillet, on examina le bois et l'on estima le nombre de coléoptères présents.
Les résultats sont indiqués dans le tableau ci-après :
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<tb> Rétention <SEP> en <SEP> kilogrammes
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> par <SEP> mètre-cube <SEP> de <SEP> bois <SEP> Nombre <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb> coléoptères
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Essai <SEP> n <SEP> vanilline <SEP> chlordane <SEP> (bostryches)
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 1 <SEP> 6,4 <SEP> 6,4 <SEP> 1000
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2 <SEP> 0,64 <SEP> 6,4 <SEP> 500
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 3 <SEP> 0,064 <SEP> 6,4 <SEP> 200
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 4 <SEP> 0 <SEP> 6,4 <SEP> 0
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5 <SEP> 6,4 <SEP> 0 <SEP> 500
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 6 <SEP> 0,64 <SEP> 0 <SEP> 500
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 7 <SEP> 0,
064 <SEP> 0 <SEP> 200
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 8 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 20
<tb>
Les insectes ont attaqué le bois contenant l'insecticide mais n'ont pas pu pénétrer dans le bois de plus d'environ 1,5 milli- mètre avant d'être tués.
Des résultats ci-dessus, il ressort que le plus grand nombre d'insectes ont été attirés vers le bois contenant 6,4 kg de
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vanilline et 6,4 kg de chlordane par mètre-cube de bois. Les coléoptères sont attirés en moins grand nombre au fur et à mesure que la concentration en vanilline diminue. Toutefois, et contre tou- te attente, on constate que les échantillons traités au mélange vanilline-chlordane exercent un plus fort attrait que ceux traités uniquement à la vanilline.
Ces piquets sont ensuite exposés à l'attaque dans les conditions extérieures en les plaçant dans le sol selon la technique bien connue dite du "cimetière". On obtient sensiblement les mêmes résultats.
Une formule typique pour traiter par arrosage un arbre, abattu afin d'arrêter l'infestation des arbres dans une zone où des arbres ont été affaiblis, par exemple à la suite d'une violente tempête de vent qui a rompu de grosses brançhes, est donnée ci- après :
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<tb> vanilline <SEP> 730 <SEP> parties
<tb>
<tb> alcool <SEP> 1200 <SEP> parties
<tb>
<tb> eau <SEP> 50 <SEP> parties
<tb>
<tb> chlordane <SEP> 814 <SEP> parties
<tb>
(sous forme d'une émulsion concentrée)
On ajoute un litre de la composition liquide précédente à quatre-vingts litres d'eau sur le lieu d'utilisation, puis on arrose par pulvérisation les arbres abattus.
Les coléoptères xylophages de la zone environnante ont ainsi tendance à se rassembler sur l'arbre ainsi traité, se tuent avec l'insecticide et l'on écarte ainsi la menace d'infesta- tion pesant sur la zone en question.
Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs, au cours .desquels des termites sont exposés à des compositions réalisées conformément à l'invention.
EXEMPLE I.-
On prépare un appât en ajoutant 0,1 g de vanilline et 20,0 g d'arséniate de sodium à un litre d'eau. Pour comparer la préférence des termites soit à l'égard de l'eau seule, dont les
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termites ont besoin pour vivre, soit à l'égard de l'appât, le papier filtre situé à l'extrémité de gauche du tube (dispositif de la fig.
1) est mouillé avec de l'eau tandis que le papier filtre de l'ex- trémité de droite du tube est nouille avec l'appât. La préférence des termites est indiquée par leur position dans le tube après dif- férents temps comptés à partir de l'introduction des termites. Les résultats ci-dessous sont des valeurs moyennes calculées après avoir répété l'opération plusieurs fois.
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<tb>
Nombre <SEP> 'la <SEP> de <SEP> termites <SEP> sur <SEP> : <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Temps <SEP> l'eau <SEP> seule <SEP> l'appât
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5 <SEP> min <SEP> 1% <SEP> 44%
<tb>
<tb> 10 <SEP> min <SEP> 38 <SEP> 38
<tb>
<tb> 15 <SEP> min <SEP> 12 <SEP> 44
<tb>
<tb> 30 <SEP> min <SEP> 12 <SEP> 31
<tb>
<tb> 60 <SEP> min <SEP> 0 <SEP> 69
<tb>
<tb> 2 <SEP> heures <SEP> 0 <SEP> 88
<tb>
<tb> 6 <SEP> heures <SEP> 0 <SEP> 100
<tb>
EXEMPLE II . -
A titre d'essai-témoin, on répète le mode opératoire général de l'exemple I. Cette fois, le papier filtre de gauche est mouillé avec del'eau, et le papier filtre de droite est mouillé avec une solution préparée en ajoutant 20 g d'arséniate de sodium à un litre d'eau.
Les résultats après différents temps à partir de l'addition des termites sont indiqués ci-après :
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<tb> Temps <SEP> Eau <SEP> Solution <SEP> d'arséniate
<tb>
<tb> 5min <SEP> 50% <SEP> 0%
<tb> 10 <SEP> min <SEP> 38 <SEP> 12
<tb> 15 <SEP> min <SEP> 50.25
<tb> 30 <SEP> min <SEP> 50 <SEP> 0
<tb> 60 <SEP> min <SEP> 38 <SEP> 0
<tb>
EXEMPLE III.-
On répète le même mode opératoire général d'essais. On mouille le papier filtre de gauche avec de l'eau, et le papier filtre de droite avec un extrait de champignon Lenzites trabea, bien connu pour le pouvoir attractif qu'il exerce sur les termites.
Les résultats pour divers temps après l'introduction des termites sont indiqués ci-après :
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"4.-- , Temps Eau seule Extrait + eau
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<tb> 5 <SEP> min <SEP> 12% <SEP> 0%
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 10 <SEP> min <SEP> 50 <SEP> 25
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 15 <SEP> min <SEP> 38 <SEP> 25
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 30 <SEP> min <SEP> 62 <SEP> 12
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 60 <SEP> min <SEP> 12 <SEP> 25
<tb>
EXEMPLE IV. -
On répète le même mode opératoire général d'essais mais en mouillant le papier filtre de gausse avec de l'eau tandis que le papier filtre de droite est laissé sec.
Les résultats pour'divers temps après l'introduction des termites sont indiqués ci-après :
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<tb> Temps <SEP> Eau <SEP> seule <SEP> Papier <SEP> sec
<tb>
<tb> 5 <SEP> min <SEP> 38% <SEP> 0%
<tb> 10 <SEP> min <SEP> 50 <SEP> 0
<tb> 15 <SEP> min <SEP> 63 <SEP> 0
<tb> 30 <SEP> min <SEP> 25 <SEP> 0
<tb> 60 <SEP> min <SEP> 28 <SEP> ' <SEP> 0
<tb> 2 <SEP> heures <SEP> 50 <SEP> 0
<tb>
Dans chacun des essais précédents, huit termites sont soigneusement placés au centre du dispositif d'essais. Il s'agit'de termites orientaux, vivant sous terré, de l'espèce Reticulitermes flavines (Kollar). On obtient des résultats similaires avec d'autres
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termites, par exemple R. vir1nicus' (Banks).
EXEMPLE V. -
On prépare une compositioin typique selon la formule suivante ;
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<tb> fluorure <SEP> de <SEP> sodium <SEP> 75%
<tb>
<tb>
<tb> DDT <SEP> 5%
<tb>
<tb> chlordane <SEP> 2%
<tb>
<tb>
<tb> vanilline <SEP> 1%
<tb>
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pyréthrines i¯>)ij', 0,1%
EMI12.7
<tb> substance <SEP> inerte <SEP> (argile) <SEP> 16,9%
<tb>
On répète le mode opératoire général d'essais décrit ci-dessus, à l'exception du fait que le papier filtre de fauche est mouillé avec de l'eau tandis que le papier filtre de droite est mouillé puis saupoudré avec la composition ci-dessus. On place dix termites au centre du dispositif d'essais. Au bout de cinq minutes, la moitié des termites se trouve du côté empoisonné du dispositif.
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Après trente minutes, deux termites sont morts, et cinq termites sont vivants à l'extrémité de droite du tube. Au bout d'une heure, tous les termites sont à l'extrémité de droite du dispositif et sont soit morts, soit moribonds.