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Fabrication du verre en feuille
La présente invention se rapporte d'une manière géné- rale à la fabrication du verre en feuille et concerne plus particulièrement un système de fermeture ou de clôture per- fectionné pour la chambre d'étirage d'une étireuse pour ver- re en feuille.
Dans les divers procédés connus pour la fabrication du verre en feuille par étirage vertical, le verre est étiré vors le haut, à partir d'un bain de verre en fusion, dans une chambre d'étirage, la feuille de verre émergeant du bulbe formé à la surface du verre en fusion. Dans le procédé "Colburn", la feuille, étirée verticalement, est courbée- alors qu'elle se trouve encore à l'état demi-plastique,-tout en étant essentiellement figée dans sa forme de feuille dé- finitive - et rabattue dans le plan horizontal, autour d'un rouleau plieur, et est amenée à passer sur des rouleaux de support appropriés, situés dans une chambre dite d'aplanis- sement, pour pénétrer ensuite dans un tunnel de recuisson
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et traverser celui-ci. Dans un autre procédé,
la feuille étirée poursuit son trajet vers le haut, à partir de la charnu bre d'étirage, en pénétrant dans une tour ou un caisson ver- tical, au sommet duquel la feuille montante est découpée sui- vant les dimensions appropriées.
On a constaté que, afin de produire du verre en feuille exempt de distorsions, par le procédé d'étirage vertical, il est nécessaire d'éviter des différences de température loca- les dans le verre, dans la région où la feuille de verre se forme. La distorsion qui se produit dans une lame de verre qui a été soumise à de telles différences de température lo- cales se présente sous la forme d'ondes qui règnent longitu- dinalement dans la feuille montante. Des objets regardés à travers une feuille de verre présentant de telles ondes sont déformés, et cela en particulier lorsque ces objets sont observés à travers le verre sous un angle relativement aigu par rapport aux ondes.
Un objet important de la présente invention réside dans l'adoption d'un système de clôture nouveau et perfectionné pour la chambre d'étirage d'une machine à produire le verre en feuille, système capable d'isoler efficacement cette cham- bre, de manière à empêcher la pénétration de l'air extérieur dans celle-ci, dans le but de réduire la présence de courants d'air perturbateurs et d'éviter des différences de tempéra- ture locales dans la feuille de verre au cours de la forma- tion de celle-ci.
Dans les dessins annexés :
La fig. 1 est une vue en coupe horizontale d'une cham- bre d'étirage pour verre en feuille, construite suivant la présente invention.
La fig. 2 est une vue en coupe longitudinale et verti- cale, prie suivant la ligne 2-2 de la fig. 1.
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La fig. 3 est une vue en coupe horizontale prise sui- vant la ligne 3-3 de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue en coupe transversale et vertica- le, à plus grande échelle, prise suivant la ligne 4-4 de la fig. 2.
La fig. 5 est une vue en coupe verticale longitudinale prise suivant la ligne 5-5 de la fig. 4.
La fig. 6 est une vue perspective d'un carter pour ar- bres à molettes. i
La fig. 7 est une vue partielle en coupe de ce carter.
La fig. 8 est une vue perspective d'une unité composan- te du système de fermeture; et
La fig. 9 est une vue extérieure en élévation latérale d'une unité ou panneau de fermeture. i
Suivant la présente invention, il est prévu une étireu- se pour verre en feuille, comprenant un pot d'étirage appelé à contenir un bain de verre en fusion, et une chambre dtéti- ; rage située au-dessus du pot d'étirage précité et délimitant ' une zone de formation de la feuille, cette chambre comportant deux parois latérales opposées, cette étireuse étant carac- térisée par le fait que les parois latérales susdites sont creuses et en ce qu'il est prévu des moyens pour évacuer l'air de l'espace creux intérieur de ces parois.
Dans les dessins annexés, auxquels on se reportera ci-après, en particulier dans les fige. 1 et 2, le chiffre de référence 10 désigne l'ensemble de l'extrémité de sortie d'un four à bassin pour la fusion continue du verre, dans lequel une masse de verre est fondue, affinée et refroidie jusqu'à la température de travail appropriée. Le verre en fusion, désigné par le chiffre de référence 11, s'écoule de- puis la chambre de refroidissement 12 du four 10, au-dessous d'une paroi en bout 14, vers une cuve de travail ou pot
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d'étirage 15, d'une profondeur relativement réduite, pour former un bain ou une nappe de verre en fusion 16, à partir de laquelle est étirée de façon continue une feuille ou un ruban de verre 17.
A ce propos, et en ce qui concerne le mode de réalisation particulier représenté, la feuille ou le ruban 17 est étiré verticalement vers le haut, à partir de la surface du bain de verre en fusion 16, et est rabattu dans le plan horizontal autour d'un rouleau plieur 18, puis amené à passer sur un rouleau fou 19, pour arriver sur des rouleaux 20 disposés dans une chambre d'aplanissement 21.
A la sortie de la chambre d'aplanissement, le ruban pénètre dans un tunnel de recuisson (non représenté), et traverse celui-ci.
La formation de la feuille de verre 17 a lieu dans une chambre dite de travail ou d'étirage, désignée par le chif- fre de référence 22 et limitée par la paroi en bout 14 du four, par les parois latérales 23 et 24 opposées l'une à l'autre et par une voûte 25. @u-dessus du pot d'étirage 15, sur les côtés opposés de la feuille de verre 17, sont dispo- sés des auvents déflecteurs avant et arrière, respectivement 26 et 27, dont la fonction consiste à diriger vers le bas, vers la surface du verre en fusion 16, les courants montants d'air chaud ou d'autres gaz, de manière à séparer ainsi pra- tiquement la zone située immédiatement au-dessus du pot d'éti- rage d'avec la chambre d'étirage 22.
L'auvent déflecteur 27 est du type habituel en matière réfractaire, tandis que l'au- vent déflecteur 26 est de préférence constitué en métal et consiste en un tube à section sensiblement rectangulaire. Les surfaces verticales opposées des auvents déflecteurs avant et arrière délimitent également une zone de travail à travers laquelle la feuille étirée vers le haut s'élève, espace dans lequel sont disposés des refroidisseurs métalliques creux 28 pour la feuille, situés de part et d'autre de cette dernière,
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Un fluide de refroidissement approprié, de l'eau par exem- ple, est mis en circulation à travers les refroidisseurs, afin de réduire la température de l'air en contact avec les surfaces de la feuille fraîchement formée.
Pendant que la feuille de verre 17 s'élève à partir du bain de verre en fusion 16, et se fige sous la forme d'une feuille, sa largeur est maintenue à l'aide de paires oppo- sées de molettes 29 et 30. D'autre part, un système, soue la forme de tubes annulaires 31 et 32, est prévu pour refroi- dir le rouleau plieur 18 et pour protéger celui-ci contre l'air chaud qui s'élève depuis le bain de fusion 16.
On conçoit évidemment que les éléments ou composants travaillants de la machine, contenus dans la chambre d'éti- rage 22, se prolongent veis l'extérieur à travers les parois latérales 23 et 24 de cette chambre, de façon qu'ils puis- sent être convenablement supportés et être reliés à des sour- ces appropriées de force motrice et afin de permettre une installation aisée et adéquate, ainsi que l'enlèvement et/ou le réglage. Ainsi,'le rouleau plieur 18 est monté à rota- tion, par ses extrémités opposées, dans des paliers et bot- tes de commande classiques, désignés d'une manière généra- le par 33.
Les refroidisseurs 28 de la feuille sont pourvus de tubes d'arrivée et de départ, respectivement 34 et 35 (fige. 3 et 4) à une de leurs extrémités, pour permettre la circulation d'un fluide réfrigérant à travers ces refroidis- seurs. Ceci s'applique également aux tubes de refroidisse- ment 31 et 32 du rouleau plieur, pour lesquels les tubes d'arrivée et de départ sont désignés par 36 et 37. Les pai- res de molettes 28 et 30 sont montées sur les extrémités in- térieures d'arbres de commande 38 et 39, dont les extrémités extérieures sont réunies à un mécanisme de commande appro- prié, désigné d'une manière générale par 40 et porté par un
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châssis 41, monté de façon réglable.
Ainsi qu'on le décri- ra d'une façon plus détaillée dans la suite, un aspect de l'invention consiste à établir des moyens perfectionnés pour accueillir les portions des arbres qui traversent les parois latérales respectives 23 et 24 et pénètrent dans la chambre d'étirage 22.
Suivant la présente invention, il est prévu un système de fermeture inédit pour obturer ou clore les cotés opposée de la chambre d'étirage 22, afin d'empêcher l'entrée de cras- se et de poussières et de maintenir un état plus calme dans cette chambre. Le système de fermeture comprend des panneaux,' désignés d'une manière générale par le chiffre de référence 42 et fixés dans des ouvertures pratiquées dans les parois latérales 23 et 24 de la chambre d'étirage. Chaque panneau de fermeture 42 est constitué par des unités composantes, désignées par les chiffres de référence 43, 44, 45 et 46, qui sont établies de manière à comporter une double paroi et sont donc creuses.
D'une façon générale, les unités composantes, qui for- ment dans leur ensemble un panneau de fermeture, sont for- mées de façon à accueillir les extrémités des divers éléments travaillants, décrits ci-dessus, de sorte qu'elles sont plus ou moins "faites sur mesure", de façon à s'ajuster convena- blement autour des parties de ces éléments qui émergent au dehors à partir de la chambre d'étirage.
A ce propos, il convient de noter que la forme ou le contour particulier des panneaux de fermeture, tels que décrits et représentés ici, ne doit pas être considéré comme limitant l'invention et que la forme, les dimensions et l'emplacement des unités compo- santes des panneaux sont susceptibles de modifications impo- sées par la construction et la position du rouleau plieur, des monturs des molettes, des supports des refroidisseurs
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de la feuille, etc., cela sans s'écarter de l'esprit de la présente invention.
Chacune des unités composantes comprend une paroi inté- i rieure 47, de préférence en un métal à haut pouvoir réflé- chissant pour la chaleur, l'acier inoxydable par exemple, ainsi qu'une paroi extérieure plus épaisse 48, en un métal tel que la tôle pour chaudières ou la tôle noire. De même dans chaque unité, la paroi intérieure 47 et la paroi exté- rieure 48 sont espacées l'une de l'autre par une cloison pé- riphérique essentiellement continue 49, formant corps avec ces parois et disposée légèrement vers l'intérieur par rap- port aux bords des parois 47 et 48 (fig. 8).
Les unités connexes comprennent des zones demi-circulaires ou découpées, qui, dans les panneaux complets @2, coopèrent entre elles de manière à recevoir les extrémités en saillie des refroi- disseurs de la feuille et du rouleau, respectivement 28, 31 et 32, et celles du rouleau plieur 18. Lorsque ces unités composantes sont assemblées, elles sont accueillies et fixées dans un châssis 50 et sont dimensionnées en fonction de leurs positions respectives dans les ouvertures des parois latérales.
Ainsi, et comme on le voit dans les fige. 2 et j 5, l'unité inférieure 43 est considérablement plus étroite ou moins haute que les unités 44, 45 et 46, situées au-des- sus de cette unité, bien que ces dimensions doivent être con- sidérées uniquement à titre d'exemples et soient courantes, pour les ouvertures établies dans les parois latérales d'une chambre d'étirage.
Ainsi qu'on le voit dans la fig. 5, à laquelle on se re- portera ci-après, l'unité composante inférieure 43 est pour- vue d'un découpage sensiblement médian 51 s'ouvrant vers le haut et destiné à recevoir un carter pour arbres à molettes, désigné dans son ensemble par le chiffre de référence 52.
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La cloison 49 de l'unité 43 présente donc un contour tel qu'elle comporte deux portions de paroi supérieures 53, des portions de paroi intérieures latérales parallèles 54, des parois en bout 55 et une portion 56 formant paroi infé- rieure. A ce propos il convient de noter qu'étant donné que la paroi 56 sert essentiellement de support de base aux panneaux respectifs, elle peut être notablement plus épais- se que les cloisons restantes. D'autre part, des tiges fi- letées 57, équidistantes par rapport aux parois latérales intérieures 54, de part et d'autre de l'encoche 51, sont fixées à la face tournée vers l'extérieur, de la paroi ex- térieure 48.
L'unité composante suivante 44, qui possède la même longueur ou dimension horizontale que l'unité 43 est appe- lée à recevoir les éléments en bout 34 et 35 des refroidis- seurs 28 de la feuille. A cette fin, la cloison 49, qui limite la périphérie de cette unité, est formée de manière à présenter une portion de paroi inférieure 58, qui comprend des portions 59 et 60 en forme de U, à ouverture tournée vers le bas, qui délimitent des découpages 61 et 62, ainsi que des parois en bout 63 et une portion 64 formant paroi supérieure.
En considérant les figs. 2 et 5, on voit que les portions 59 et 60 sont espacées de façon sensiblement uniforme par rapport au carter 52 de l'unité composante 43, afin de permettre l'insertion et la mise en place des refroi disseurs 28 de la feuille par rapport aux molettes 29 et 30, entre lesquelles est étirée la feuille 17 qui s'élève dans la chambre d'étirage. L'unité 44 est en outre pourvue d'une ouverture d'observation 65, située entre les découpages 61 et 62, des ouvertures de dimensions appropriées étant for- mées dans les parois, intérieure et extérieure, de cette unité, pour recevoir un cadre rectangulaire 66, dans lequel
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est fixé un panneau de fermeture transparent, constitué par exemple par une lame de verre 67.
L'unité composante 45 et la cloison 49 comprennent une portion de paroi inférieure droite 68, des parois en bout 69 et une portion de paroi supérieure 70, généralement paral- lèle à la portion de paroi inférieure 68. Toutefois, la pa- roi supérieure 70 est formée de manière à présenter une ou- verture demi-circulaire s'ouvrant vers le haut et limitée par la portion de paroi courbe 71. D'autre part, l'unité 45 possède une ouverture 72, limitée par un cadre 73 de forme appropriée, destiné à recevoir les tubes 31 et 32 destinés aux refroidisseurs du rouleau.
La paroi extérieure 48 de l'unité 45 est pourvue d'un raccord de tuyau 74, fixé à la face extérieure de cette paroi et entourant une ouverture 75 pratiquée dans cette paroi extérieure, ce raccord étant relié à un système d'évacuation d'air ou d'aspiration, ainsi. qu'il sera décrit d'une manière plus détaillée dans la suite.
Ainsi qu'on le voit dans la fig. 8, l'unité composante supérieure 46 comprend une portion de paroi inférieure 76, des parois en bout 77 et une portion de paroi supérieure 78.
La portion de paroi inférieure est formée de manière à pré- senter une ouverture demi-circulaire tournée vers le bas et limitée par une portion de paroi 79, de forme appropriée.
De plue, l'unité 46 est pourvue d'ouvertures d'observation 80 et 81, afin de permettre l'inspection de la feuille 17, qui se déplace vers le haut, pendant que celle-ci se plie autour du rouleau 18, pour se rabattre du plan vertical dans le plan horizontal. Ces ouvertures sont entourées de cadres 82, dans lesquels sont placées des lames de verre 83. A l'é- tat installé, la portion de paroi courbe 71 de l'unité 45 et la portion de paroi courbe correspondante 79 de l'unité 46 sont disposées l'une en regard de l'autre, de manière à for-
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mer une ouverture 84, sensiblement circulaire, à travers laquelle on fait passer les extrémités respectives du rou- leau plieur 18.
Tout comme dans le cas de l'unité 45, l'u- nité 46 est pourvue, sur sa face ou paroi extérieure 48, d'un raccord de tuyau 86, qui entoure un orifice 87, prévu dans cette paroi extérieure. La cloison 49 de l'unité 46 est percée, tout comme celles des autres unités, en des points convenablement espacés, d'orifices 88 permettant le passage de l'air entre ces cloisons.
En ce qui concerne le carter 52 pour les arbres des mo- lettes, représenté de façon particulièrement claire dans les figs. 6 et 7, on voit que ce carter comprend essentiellement un boisseau extérieur sensiblement rectangulaire 89 et un boisseau intérieur 90, disposé de manière à télescoper dans le premier. Une extrémité du boisseau extérieur 89 est pour- vue d'une bride 91, appelée à supporter une bande 92 de ma- tière isolante, telle que l'amiante, qui coopère avec une plaque rectangulaire 93 en forme de cadre fermé. Grâce aux vis 94, la bride 91 et la plaque 93 supportent la bande 92, en la serrant entre elles (fig. 7).
Le boisseau intérieur 90 est obturé à une de ses extrémités extérieures par une paroi 95, laquelle est à son tour munie d'ouvertures qui coïncident avec des éléments tubulaires ou tuyaux 96 et 97, fixés par leurs extrémités'à la face extérieure de la paroi 95. Ainsi qu'on le voit dans les fige. ; et 4, les tuyaux 96 et 97 sont appelés à être fixés, par leurs extrémités op- posées, à des plaques 98 qui font partie du carter du méca- nisme de commande 40 des molettes. Sur la face de la paroi supérieure du boisseau 90 est prévu un tube destiné à relier l'espace intérieur de ce boisseau au système d'évacuation d'air mentionné plus haut.
Afin de permettre un montage efficace du carter 52 des
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arbres des molettes sur le panneau 42 qui lui est affecté, on munit le boisseau 89 de barres 100 et 101, essentielle- ' ment en forme de U, fixées aux faces des parois, supérieure et inférieure, de celui-ci, respectivement. Les barres 100 et 101 sont pourvues respectivement de pattes 102 et 103, orientées vers l'extérieur et entre lesquelles est fixé un bloc 104, percé de pat en part. L'intervalle entre les trous 105 percés dans les blocs 104 est égal à la distance entre les tiges filetées 57 de l'unité composante 43.
Préalablement à l'installation des panneaux 42 dans le cadre 50, on fait en sorte que le rouleau plieur 18, les refroidisseurs 28 de la feuille et les tubes 31 et 32 du re- froidisseur du rouleau plieur soient convenablement suppor- tés par leurs extrémités opposas sur le bâti ou chécsis du four, à l'extérieur des parois latérales 23 et 24, et l'on conçoit qu'à ce moment la chambre d'étirage 22 est exposée à l'atmosphère extérieure à travers les ouvertures prévues dans les parois latérales.
Dans le mode de réalisation re- présenté, ces ouvertures sont limitées par une surface bor- dante antérieure 106, disposée verticalement, une surface bordante postérieure 107, essentiellement "en gradin", au voisinage des extrémités opposées de l'auvent déflecteur ar- rière 27, un rail supérieur 108 de l'ossature du four et les blocs de recouvrement 109, portés par la surface supérieure des parois latérales 110 du pot d'étirage 15, et la paroi ex- térieure 111 de la chambre de chauffage 112, dans laquelle le pot d'étirage est disposé.
Le bâti 50 présente une section transversale angulaire et comprend un corps conformé sensiblement en U et comportant une base 115, une branche 116, orientée verticalement et disposée à proximité de la surface antérieure 106, ainsi qu' une branche 117 en forme de Z, qui comprend une portion ver-
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ticale inférieure 118, une portion horizontale 119 et une portion verticale supérieure 120, disposées à proximité de la surface bordante en gradin postérieure 107 et s'ajustant sur cette surface.
Ainsi qu'on l'a remarqué ci-dessus, le bâti 50 affecte une section transversale angulaire, de ma- nière à présenter une aile sensiblement continue 121, qui regarde vers l'intérieur, en direction de la chambre d'éti- rage 22, ainsi qu'une aile 122, appelée à se conformer aux ouvertures des parois latérales 23 et 24 et à s'ajuster dans celles-ci. De plus, l'aile 122 de la branche 116 et les portions verticales 118 et 120 de la branche 117 sont pour- vues de pattes 125, dans lesquelles sont formées des fentes 126 en L. Chaque fent, est formée de façon à s'élargir vers l'extérieur et présente une extrémité "borgne" orientée vers le bas et destinée à recevoir la cheville transversale 127 (fig. 9) d'un bloc de serrage 128.
Chaque bloc 128 est pourvu d'un canal 129, à position centrale (fig. 3), qui s'ajuste sur une patte 125, la disposition étant telle que, à la suite de l'insertion de la cheville transversale 127 dans la fente 126 de la patte, ce bloc peut se mouvoir vers l'avant, puis vers le bas, jusqu'à ce qu'il soit monté de façon ferme. Chaque bloc comporte une saillie filetée 130 dans laquelle est disposée une tige filetée rotative 131.
Lors de l'installation des panneaux de clôture 42, on dispose les châssis correspondants 50 dans les ouvertures des parois latérales, ainsi qu'il est décrit ci-dessus, les ailes 122 étant scellées au moyen d'un ciment réfractaire approprié, aux surfaces voisines faisant partie des parois latérales. L'unité composante inférieure 43 de chaque pan- neau de clôture 42 est ensuite ajustée dans le châssis cor- respondant 50, en reposant sur la base 115 de celui-ci, et entre les ailes 122 de la branche verticale 116 et la portion
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verticale inférieure 118 de la branche 117.
En se servant des tiges filetées rotatives 131, les blocs 128 étant sup- portés par les pattes voisines 125, on assujettit fermement la paroi intérieure 47 de l'unité 43 contre l'aile 121 du châssis. Le carter 52 des arbres des molettes est disposé dans le découpage 51 de l'unité composante et est fixé dans celui-ci par l'insertion des tiges filetées 57 à travers les trous 105 et moyennant serrage des écrous 132 sur les extrémités extérieures de ces tiges, contre les blocs 104.
Après avoir monté le mécanisme de commande 40 des molettes et lorsque les arbres de commande 38 et 39, qui supportent les molettes 29 et 30, se trouvent à l'extérieur de l'extré- mité ouverte du boisseau 90, on fait passer ce dernier bois- seau à travers le boissel@ 89. Lorsque le mécanisme 40 est fixé en place, les molettes 29 et 30 se trouvent de ce fait convenablement disposées à l'intérieur de la chambre d'éti- rage 22. A ce moment, l'espace relativement restreint, en- tre les faces intérieures du boisseau 89 et les faces exté- rieures du boisseau 90, sera calfeutré par la bande de ma- ière isolante 92, ainsi qu'on le voit dans la fig. 7.
L'unité composante suivante 44 est ensuite placée sur le bord supérieur de l'unité 43, les tubes 34 et 35 des re- froidisseurs 28 de la feuille étant accueillis dans les dé- coupages correspondants 61 et 62. Les boulons ou tiges fi- letées 131 des blocs 128 fixent fermement l'unité 44 dans le châssis 50, contre l'aile 121 et entre les ailes 122 de ce châssis.
Pour monter l'unité suivante 45, on fait passer celle-ci sous le rouleau plieur 18 et par-dessus les extrémités des tubes de refroidissement 31 et 32 pour ce rouleau, lesquels sont ainsi placés dans l'ouverture 72. Ainsi qu'on l'a dé- crit plus haut, l'unité 45 est montée sur l'unité 44,au-des-
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sous de celle-ci, et est fixée de façon similaire à l'aide de boulons 131. Finalement, on fixe l'unité composante su- périeure 46 sur l'extrémité du rouleau plieur 18 et on la dispose sur la face supérieure de l'unité 45, à une faible distance de la face inférieure du rail supérieur 108.
La mise en place des unités composantes supérieures 46 de cha- que panneau do clôture 42 et la fixation de ces unités con- tre les ailes 121 des châssis à l'aide de boulons tournants 131 achèvent l'installation des panneaux.
Ainsi qu'on le voit dans la fig. 9, les joints horizon- taux ctre les différentes unités, ainsi que les joints ver- ticaux prévus à leurs extrémités et qui sont en contact avec le châssis 50, sont scellés par une matière appropriée 135 et 136, imperméable à l'air et résistant à la chaleur, ap- pliquée à la face, tournée vers l'extérieur, de la paroi ex- térieure 48, afin de réduire, voire éliminer complètement, l'entrée ou la sortie de courants d'air à travers cette pa- roi.
Une matière qui s'est avérée utile à cette fin est une fibre de silicate d'alumine, à laquelle est incorporée une fibre organique de-support. Ceci concerne également les zones ouvertes des découpages 61 et 62 de l'unité 44 et l'o- rifice 72 prévu dans l'unité 45, par-dessus lesquelles on applique des bandes 138 et 139 d'une matière imperméable à l'air et résistant à la chaleur. La zone située entre le rouleau plieur 18 et l'ouverture 84 formée par les unités 45 et 46 peut au besoin aussi être obturée à l'aide d'un presse-étoupe approprié ou un système d'obturation analogue.
A cet effet, et ainsi qu'il a été dit plus haut, une bande de matière isolante 92 est serrée par le boisseau extérieur 89 du carter 52. Il apparaît désormais évident que les bords intérieurs de la bande 92 sont pressés vers l'intérieur contre les surfaces extérieures du boisseau intérieur 90 et
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agissent à la manière d'une "raclette", en vue d'empêcher le passage de l'air, tout en permettant le mouvement de glis- sement du boisseau 90 lors de l'ajustement des molettes af- fectées à celui-ci.
Après la mise en communication des panneaux 40 avec un système d'évacuation d'air approprié, au moyen de tuyaux 140 et 141 (fig. 4), par l'intermédiaire des raccords 74 et 86 et à travers le tuyau 99,.l'air est aspiré hors des diffé- rentes unités de chaque panneau et de l'espace entourant les arbres des molettes.
L'emploi des panneaux de fermeture nouveaux suivant la présente invention a pour résultat la diminution de courante d'air perturbateurs dans la chambre d'étirage, ainsi que des différences de température localisées, dans la feuille de verre en cours de formation, soit deux circonstances qui étaient jusqu'à présent la cause de distorsions dans le pro- duit fini.
Ce résultat est dû au fait que le degré de pres- sion voulu à l'intérieur de la chambre d'étirage peut être maintenu plus aisément grâce au fait que les différentes unités de chaque panneau de fermeture sont presque complè- tement scellées par leurs faces extérieures dans leurs chie- sis respectifset les unes aux autres, ainsi que grâce à l'effet d'aspiration produit dans la chambre d'étirage à la suite de l'évacuation de l'air des - et à travers les - pas- sages formés entre les cloisons opposées 49 des unités, de même qu'à travers les orifices 88, formés dans ces cloisons.
A titre illustratif, et comme indiqué clairement dans la fig. 5, ces passages sont formés, ainsi qu'on le voit en 145, entre les portions de parois opposées 53 et 58 des uni- tés composantes 43 et 44; en 146 - entre les portions de pa- rois 64 et 68 des unités composantes 44 et 45; et en 147 - entre les portions de parois opposées 70 et 76 dos unités 45
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et 46.
Ces passages communiquent à leur tour avec des pas- sages analogues, à savoir : le passage 148, situé entre l'ai- le 122 de la branche 116 du châssis 50 et les parois en bout alignées verticalement 55, 63, 69 et 77; le passage 149 si- tué entre la paroi inférieure 56 de l'unité 43 et l'aile 122 du châssis de base 115; le passage 150 situé entre les ailes 122 des branches verticales 118 et 120 et les parois en bout 55 et 63 des unités 43 et 44 et les parois en bout analogues 69 et 77 des unités 45 et 46;
et entre la portion de paroi supérieure 78 de l'unité composante 46 et le rail supérieur 108, ainsi qu'on le voit en 151. Grâce aux ori- fices de communication 88 prévus dans les différentes por- tions de parois de chaque unité, les passages décrits ci-des- sus sont en communication ouverte avec le raccord de tuyau 74, prévu dans l'unité composante 45 ou le raccord 86, af- fecté à l'unité 46.
Lorsque le système d'évacuation d'air est en fonction- nement, l'air contenu dans les unités composantes creuses des panneaux de clôture est continuellement aspiré vers l'ex- térieur de ces unités, à travers les passages décrits ci-des- sus. De plus, cette évacuation de l'air dans ces passages produit un effet d'aspiration qui, à son tour, agit, dans une certaine mesure, de manière à aspirer de l'air, en par- ticulier celui qui se trouve au voisinage des parois inté- rieures 47 des panneaux, hors de l'intérieur de la chambre d'étirage, à travers les joints exposés, non calfeutrés, qui sont situés sur ces parois intérieures, entre les unités com- posantes.
Or, cet air possède une température élevée par rapport à celle de l'atmosphère qui entoure la chambre d'é- tirage et, par conséquent, agit de manière à maintenir les parois extérieures 48 à une température élevée et à atténuer , le refroidissement de celles-ci, de même que celui de l'at- mosphère contenue dans la chambre d'étirage, par conduction
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de la chaleur entre ces deux atmosphères. Simultanément, et bien que cet air, qui se trouve à proximité des parois intérieures des panneaux, soit relativement chaud comparati- vement à l'atmosphère extérieure, il est froid par rapport à l'air de la partie médiane de la chambre d'étirage et ce- lui qui se trouve à proximité du ruban de verre en formation dans cette chambre.
Ceci est dû à l'"effet de cheminée" qui se produit dans cette chambre et par suite duquel l'air chaud s'élève, se refroidit dans la partie supérieure de la chambre, puis s'écoule vers le bas, à proximité des parois latérales, vers le fond de la chambre. On a constaté que cette circulation d'air est préjudiciable, étant donné qu'el- le compromet la formation désirée d'une nappe tranquille d'air chaud à la surface du bain de verre en fusion, à pro- ximité du bulèe, c'est-à-dire; du point où la feuille se forme initialement.
Toutefois, grâce à l'emploi des panneaux de fermeture nouveaux, décrits ci-dessus, 1'"effet de chemi- née", c'est-à-dire, les courants indésirables d'air froid, sont réduits dans une grande mesure, grâce au fait que cet air, plus froid, qui s'écoule à proximité de la chambre d'é- tirage, est évacué au dehors à travers les passages prévus dans les panneaux.
Cette situation favorable est encore accentuée par l'as- piration de l'air à travers les boisseaux 90 et les tubes 99, laquelle a lieu à proximité immédiate du point de formation initial du ruban, ce qui, comme on l'a constaté, produit un effet de réchauffage sur les arbres des molettes, à travers lesquels le fluide de refroidissement est mis en circulation conformément à la pratique courante, afin de maintenir les molettes à une température de travail favorable. Ce récnauf- fage des arbres a pour résultat de réduire l'effet de refroi- dissement sur la surface du verre en fusion, au-dessous de
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ces arbres, effet dû au refroidissement des molettes.
REVENDICATIONS
1, Etireuse pour verre en feuille, comprenant un pot d'étirage appelé à contenir un bain de verre en fusion, et une chambre d'étirage située au-dessus du pot d'étirage pré- cité et délimitant une zone de formation de la feuille, cet- te chambre comportait deux parois latérales opposées, carac- térisée par le fait que les parois latérales susdites sont creuses et en ce qu'il est prévu des moyens pour évacuer l'air de l'espace creux intérieur de ces parois.