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Dispositif de verrouillage de soupape de commande hydraulique.
La présente invention concerne les soupapes de com- mande hydrauliques et des dispositifs de commande analogues ayant un élément pouvant être mû à la main et déplacé dans des directions opposées et comportant un verrou servant à maintenir l'élément pouvant être mû à la main afin d'empêcher son écartement par rapport à une position définie pendant que l'élément actionné est déplacé vers une destination prédéter- minée, ce verrou libérant l'élément pouvant être mû à la main en vue de la manipulation ou du retour automatique dans une position neutre à l'arrivée de l'élément actionné à sa desti- nation.
Ces verrous pour dispositifs de commande de diffé- rents types ne sont naturellement pas nouveaux dans leur en- semble. Dans un type de verrou utilisé jusqu'à présent avec
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des soupapes de commande hydraulique, l'écoulement du fluide travers la soupape vers un moteur commandé de cette façon a été utilisé pour produire une chute de pression directement à travers l'élément de soupape, par laquelle cet élément était maintenu ouvert contre la.force d'un ressort de rappel. lorsque le moteur atteignait l'extrémité de sa course, la chute de pression à travers la soupape n'existait plus du fait que l'écoulement du liquide cessait à travers le corps de la sou- pape, de sorte que l'élément de soupape pouvait se déplacer en réaction à la poussée de son ressort de rappel.
Dans un autre type de verrou d'usage répandu jusqu'à présent, le verrou comprenait un mécanisme d'arrêt ou analogue qui était libéré par l'élévation de la pression du fluide apparaissant lorsqu'un moteur hydraulique commandé par la sou- pape atteignait la fin de sa course.
Chacun de ces types de verrou antérieur a été duel- que peu limité dans son utilité. Dans les dispositifs du type mentionné en premier lieu dans lesquels l'élément de soupape était bloqué dans une position définie par une chute de près- sion à travers cet élément, le verrou ne pouvait pas être rendu sensible au fonctionnement d'un moteur hydraulique autre que celui commandé par la soupape avec laquelle le ver- rou était associé, et par conséquent, un tel verrou ne pouvait pas être utilisé pour effectuer la programmation d'une suc- cession d'opérations impliquant plusieurs moteurs.
Ceux des verrous dont le fonctionnement était basé sur l'élévation de pression à la fin de la course du moteur ne pouvaient pas être utilisés pour la programmation d'une succession d'opérations qui impliquait un déplacement d'un moteur sur une partie seulement de sa course, par exemple vers une position du moteur qui pouvait varier à chaque opération, ; et qui était déterminée par un opérateur et établie par le déplacement à la main, par l'opérateur, d'un élément de com-
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mande écarté d'une position de travail.
Au cours de la description qui suit, on constatera que l'invention a pour objet dans son ensemble de oréer un mécanisme de verrouillage pour des soupapes de commande hydrau- liques et des dispositifs analogues qui n'est pas soumis aux limitations des dispostifs antérieurs mais qui est, au contraire, extrêmement souple, bien que très simple et peu coûteux.
Comme exemples de la souplesse de fonctionnement du mécanisme de verrouillage de l'invention, on peut mentionner le fait que ce mécanisme peut être agencé de manière à réa- gir au fonctionnement d'un moteur ou d'un autre système com- mandé régis par la soupape ou par une autre commande aveo laquelle le méoanisme de verrouillage est lui-même associé ou pour réagir au fonctionnement d'un élément manoeuvré com- mandé par toute autre commande manuelle ou par une commande automatique ; il peut être conçu de manière à effectuer le dé- gagement de son élément associé pouvant être mû à la main, soit lorsqu'un élément manoeuvré atteint la fin de sa course, soit lorsqu'il atteint un quelconque autre point prédéterminé de sa course;
et il peut comporter, si on le désire, un mé- canisme d'arrêt pouvant être franchi à la main, agissant lorsque le verrou n'est pas engagé, et qui définit une ou plusieurs positions prédéterminées de l'élément pouvant être mû à la main aveo lequel le verrou coopère, y compris la position de verrouillage.
L'invention crée également un mécanisme de verrouil- lage du type décrit qui est particulièrement bien adapté pour être incorporé dans une soupape de commande hydraulique du type "superposée" ou "à sections" dans lequel deux ou plu- sieurs sections des corps de soupapes ayant ohaoune son propre élément de soupape ou tiroir, sont agencées pour être
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assemblées les unes avec les autres et aveo des sections com- munes d'entrée et de sortie en un groupe à soupapes multiples capables de permettre la commande de chacune d'un certain nombre de moteurs hydrauliques.
Sous.ce rapport, l'invention crée, suivant une autre caractéristique plus spécifique, un verrou pour soupapes à sections dans lequel une très.faible modification de la sec- tion fondamentale du corps de soupape est désirée pour l'adap- tation du verrou, afin qu'une section donnée du corps de sou- .pape soit aisément disponible en vue d'être utilisée avec ou sans verrou associé conforme à l'invention.
L'invention crée aussi un mécanisme de verrouillage simple et très souple du type décrit qui comprend de nombreux éléments en commun avec un type connu de mécanisme d'arrêt pour soupapes de commande hydrauliques et analogues, et qui permet par conséquent de fabriquer une soupape hydraulique de . base ayant soit le verrou de l'invention, soit un mécanisme d'arrêt franchi par la commande manuelle ou un mécanisme d'arrêt pouvant être dégagé automatiquement, cette transfor- mation de la soupape étant effectuée par la simple substitu- tion ou la simple omission de certaines parties.
L'invention crée en outre un méoanisme de verrbuil- lage pour une soupape hydraulique ou analogue qui est capa- ble¯de bloquer un organe de commande pouvant être mû à la main dans une position définie jusqu'à ce qu'un élément manoeu- vré soit en mouvement, et d'effectuer le déblocage de l'élément de commande aussitôt que le mouvement de l'élément manoeuvré cesse, quelle que soit la position vers laquelle l'élément manoeuvré peut s'être déplacé lorsque son mouvement est ar- raté.
,
Par conséquent, l'invention orée, suivant une de ses caractéristiques principales, un verrou du type décrit ci-dessus qui convient particulièrement pour les dispositifs
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à soupapes de commande hydrauliques multiples superposées et autrement disposées dans des installations oùon désire blo- quer l'une des soupapes du système dans une position définie tant qu'un moteur commandé par une autre des soupapes est en marche, et pour libérer cette soupape par commande manuelle aussitôt que le fonctionnement du moteur est terminé, soit en raison de ce qu'il a atteint l'extrémité de sa course, soit du fait que le fonctionnement du moteur est arrêté par le déplacement manuel de la soupape qui la commande.
Diverses autres caractéristiques ressortent de la description détaillée qui suit et des dessins annexés qui représentent, à titre d'exemples non limitatifs, des formes de réalisation de l'objet de l'invention.
La fige 1 est une vue en coupe transversale d'une soupape de commande hydraulique "superposée" ou "à sections" comprenant un mécanisme de verrouillage de l'invention, ce mécanisme étant toutefois représenté en élévation.
La fige la montre en plan un détail d'une variante de l'invention, à une échelle réduite, illustrant la manière dont le mécanisme de verrouillage d'un tiroir d'une soupape de commande peut être commandé en relation avec le fonction- nement d'un moteur régi par un autre tiroir de la soupape.
La fig. 2 est une vue en coupe marginale du mé- canisme de verrouillage illustré à la fig. 1, représenté dans son état de repos ou de relâchement.
La fig. 3 est une vue analogue à la fig. 2, mais montrant le mécanisme de verrouillage dans sa position de travail ou de blocage.
La fig. 4 est une vue en coupe longitudinale d'une variante du mécanisme de verrouillage de l'invention, . illustrée dans son état de repos.
La fig. 5 est une vue en coupe longitudinale par
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tielle montrant le mécanisme de verrouillage de la fig. 4 dans sa position de travail ou de blocage.
La fig. 6 est une vue en coupe longitudinale d'une autre variante du mécanisme de verrouillage de l'invention,,,,, représentée dans son état de dégagement et illustrant plue ou moins schématiquement son état de fonctionnement, l'élément étant manoeuvré.
La fig. 7 est une vue en coupe longitudinale d'encore une autre variante du mécanisme de verrouillage de ,l'invention dans lequel des moyens sont prévus pour définir un système d'arrêt pouvant être franchi par commande manuelle.
La fig. 8 est une vue en coupe longitudinale d'une variante de réalisation du mécanisme de verrouillage de l'in- vention, coopérant à son tour avec des moyens permettant de former un système d'arrêt pouvant être franchi par commande manuelle.
Aux dessins annexés, 5 désigne dans son ensemble une soupape de commande hydraulique qui, aux fins de l'illus- tration, est représentée comme étant du type à sections ou à "superposition", comprenant une ou plusieurs sections de corps identiques 6 juxtaposés, d'une manière bien connue, entre une section d'admission et une section de sortie (non représentées) aux extrémités opposées de la pile.
Dans chacune des sections du corps, on a prévu un alésage 7 dans lequel on peut déplacer à la main un élément de soupape ou tiroir 8 à coulissement longitudinal dans des directions opposées entre une position neutre dans laquelle ' il est illustré à la fig. 1, et l'une ou l'autre de deux po- sitions de travail de part et d'autre de la position neutre.
Du fluide sous pression peut entrer dans chaque section du corps par un passage central ou passage de traversée 9 ou- vert qui coupe l'alésage du tiroir, et si le tiroir occupe sa
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position neutre, ce liquide peut s'écouler en avant à travers le passage central ouvert vers la prochaine section de corps.
Si le tiroir occupe l'une de ses positions de tra- vail, il bloque le passage central ouvert à la jonction de ce dernier avec l'alésage du tiroir, en déviant le fluide sous pression vers un passage d'alimentation 10 qui communique avec le passage de traversée en amont de l'alésage du tiroir.
Le passage d'alimentation est à son tour rais en communication, par une soupape de contrôle 11, avec un passage en pont 12 ' à deux branches dont chacune coupe l'alésage du tiroir en zones distantes des côtés opposés de son intersection aveo le passage de traversée. Deux passages de jonction 13 et 14, pouvant être reliés avec des côtés opposés d'un cylindre hy- draulique à double effet, coupent également l'alésage du tiroir dans des régions espacées axialement vers l'extérieur de ces intersections avec les branches de passage du pont.
Si le tiroir est dans sa position de travail sur la gauche, il dirige le fluide sous pression depuis la branche droite du passage en pont 12 vers le passage de jonction de droite 14. Le liquide revenant du moteur, qui entre dans le corps de soupape par le passage de jonction 13 de gauche, est dirigé par le tiroir vers un passage de fluide de retour 15 en forme de U dont les branches coupent l'alésage du tiroir dans des zones axialement à l'extérieur de ses intersections avec les passages de jonction. Depuis le passage du fluide de retour, le fluide déchargé passe vers la sortie du corps de soupape en vue de revenir dans le réservoir (non représenté) ou une source analogue de fluide ne se trouvant pas sous pression, par un passage de sortie 16 qui peut être mis en communication avec le passage du fluide de retour par l'inter- médiaire d'un étranglement 17.
Evidemment, si la bobine est déplacée vers sa posi-
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tion de travail sur la droite, elle effectue la déviation du fluide sous pression vers le passage de jonction 13 de gauche tandis que le fluide revenant par le passage de jonc- tion 14 est envoyé au passage de fluide de retour 15 et, de la, au passage de sortie 16.
Sous certaines circonstances, il est désirable que le tiroir soit bloqué dans une position prédéterminée qui peut être ou bien sa position neutre, ou bien l'une ou loutre ! de ses positions de travail, tant qu'un moteur hydraulique contrôlé est en marche. Le moteur contrôlé peut être celui qui est commandé par le tiroir lui-même, de sorte que le ver- rou empêche le tiroir d'être écarté d'une position de travail ; . tant que le moteur n'a pas atteint l'extrémité de sa course, ou bien le moteur contrôlé peut être un moteur commandé par ' une autre soupape, auquel cas le verrou est doté de moyens de manipulation forcée des soupapes suivant une succession prédéterminée ou un programme.
Dans chaque cas, le mécanisme de verrouillage de l'invention, qui est désigné dans son ensemble par 20, crée des moyens permettant de maintenir l'élément de soupape pou- vant être mû à la main afin d'empêcher son déplacement pendant que dure la période de marche du moteur contrôlé, et permet le dégagement de l'élément de soupape aussitôt que le moteur contrôlé s'arrête.
Le mécanisme de verrouillage comprend des éléments tubulaires intérieur et extérieur 21 et 22 assem- blés en relation télesoopique et dont l'un peut coulisser axialement par rapport à l'autre, et un système de blocage
23 porté par l'élément tubulaire intérieur 21 et contraint de se déplacer radialement vers l'intérieur et vers l'extéri- eur par rapport à l'élément intérieur, vers et depuis une position en saillie d'engagement dans l'une quelconque de plusieurs gorges oiroonférentielles 24 s'ouvrant vers l'in-
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térieur dans l'élément tubulaire extérieur.
Le méoanisme comprend également un élément de retenue 25 du type plon- geur porté par l'un des éléments tubulaires en vue du dépla- cement axial vers et depuis une position de blocage dans la- quelle l'élément de retenue est en contact avec le système de blocage pour maintenir celui-ci dans sa position en saillie, et des moyens pouvant être reliés avec le moteur devant être contrôlé et permettant l'actionnement de l'élément de rete- nuevers et depuis sa position de blocage, ce dernier système étant désigné dans son ensemble par 26.
Dans l'exemple de réalisation de l'invention illus- tré aux fig. 1,2 et 3, l'élément tubulaire extérieur 22 est fixé au tiroir 8 avec lequel le verrou est associé, en vue du coulissement axial à l'unisson avec le tiroir tandis que l'élément tubulaire 21 est fixé au corps de soupape 6 ou plus particulièrement à la partie d'extrémité axialement extérieure d'un boîtier tubulaire 27 qui, à son extrémité inférieure, est reliée au corps de soupape coaxialement avec le tiroir et qui enferme le mécanisme.de verrouillage. Dans la mesure où le montre la fig. 1, le mécanisme de verrouil- lage est disposé sur le côté opposé du corps de soupape à un organe de commande manuel 29 du tiroir.
Dans ce cas, le système de blocage 23 comprend plusieurs billes satellites retenues dans des trous radiaux adaptés pratiquement sans serrer, prévus dans l'élément tubu- laire intérieur. Lorsque le tiroir est écarté de sa position neutre représentée aux fig. 1 et 2, l'élément tubulaire ex- térieur se déplace naturellement avec lui et lorsque le ti- roir vient dans l'une ou l'autre de ses positions de travail, l'une des gorges circonférentielles 24 s'ouvrant vers l'in- térieur dans l'élément tubulaire extérieur est mis en coïnciden- ce avec les billes satellites.
L'élément de retenue 25
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semblable à un plonteur a une partie 34 formant une came sensiblement conique à une de ses extrémités et, lorsque l'élément de retenue est déplacé axialement depuis sa posi- tion de repos ou de dégagement représentée à la fig. 2 vers sa position de verrouillage représentée à la fig. 3, cette surface de came vient au contact des billes en les poussant radialement vers l'extérieur et en les maintenant dans la gor- ge tant que l'élément de retenue demeure dans sa position de blocage.
Aux fig. 1 , 2 et 3, le système 26 servant à ac- tionner l'élément de retenue comprend un cylindre hydraulique 36 formé par un contre-alésage de la partie d'extrémité axialement extérieure de l'élément tubulaire intérieur 21 , et un piston 37 reçu étroitement, mais pouvant coulisser dans le cylindre 36 et auquel l'élément de retenue est fixé coaxialement do façon rigide.
La partie d'extrémité axiale- ment intérieure de l'élément tubulaire intérieur, dans la- quelle les billes satellites sont contenues, a un plus petit alésage coaxial 38 de diamètre apte à permettre le guidage par coulissement de l'élément de retenue, tandis que la par- tie médiane de l'élément tubulaire intérieur présente un alésage coaxial 39 de diamètre intermédiaire qui communique avec l'alésage de petit diamètre 38 et avec le contre- alésage définissant le cylindre hydraulique 36, et dans lequel est logé un ressort 40 qui réagit entre le piston 37 et l'élément tubulaire intérieur pour pousser l'élément de retenue axialement vers l'extérieur, en l'écartant de sa position de blocage.
Par l'intermédiaire d'un conduit 42, le cylindre 36 communique avec le passage 15 du fluide de retour de la soupape commandant le moteur contrôlé. Ce dernier, comme le montre la fig. 1, peut être ou bien celui commandé
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par la soupape avec laquelle le verrou est associé, ou bien un moteur commandé par une autre soupape de la marne pile de superposition, comme le montre la fig. la. Mais dans chaque cas, le fluide revenant du moteur contrôle entre dans le pas- sage de fluide de retour 15 prévu dans son corps de soupape de commande sous un certain degré de pression, cette pression se manifestant de même sur le piston 37 du mécanisme de verrouillage par la communication effectuée par le conduit 42.
Le fluide hydraulique sous pression contenu dans le cylindre 36 entraîne le piston 37 axialement vers l'inté- rieur contre la poussée du ressort 40, pour porter l'élément de retenue dans sa position de blocage. Le relâchement de la pression agissant sur le fluide dans le cylindre lorsque l'écoulement du fluide de re@@ur du moteur contrôlé est ter- miné, permet de ramener l'élément de retenue dans sa position de déverrouillage en réaction à la poussée du ressort 40.
Lorsque l'élément de retenue occupe sa position de dégagement, un bec coaxial 43 de faible diamètre prévu sur son extré- mité axialement inférieure reste en contact avec les billes satellites 23 afin de les empêcher de tomber vers l'inté- rieur en se dégageant des alésages radiaux dans lesquels elles sont retenues.
Le fonctionnement du verrou est rendu dans une certaine mesure plus positif en prévoyant un étranglement 17 qui fait communiquer le passage 15 du fluide de retour avec le passage de sortie 16, car cet étranglement tend à placer sous une pression importante le liquide circulant dans le passage du fluide de retour;
mais même si la communication entre les passages 15,16 est sensiblement non réduite, il existe une pression agissant sur le fluide du passage de re- tour chaque fois que le moteur est en marche, ce qui assure le maintien de l'élément de retenue dans sa position da blocage
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jusqu'à ce que le moteur s'arrête de fonctionner, après le fluide du passage de retour 15 retombe naturellement à la pression du réservoir, comme le fait le fluide du cylindre 36, ce qui permet au ressort 40 de ramener l'élément de retenue dans sa position de déverrouillage,
Si le conduit 42 est mis en relation avec le pas- sage de fluide de retour de la soupape avec laquelle le méca- nisme de verrouillage est associé en coopération, une fois que le tiroir de la soupape s'est déplacé vers une position de travail,
ce tiroir reste bloqué dans cette position jus- qu'à ce que le moteur qui commande atteigne l'extrémité de sa course. Si on le désire, un ressort de centrage classique 44 peut être prévu pour ramener automatiquement le tiroir vers sa position neutre, lors du dégagement du verrou.
Si le mécanisme de verrouillage coopère avec un tiroir de la soupape autre que celle avec laquelle son conduit 42 est relié, comme cela es@ le cas en ce qui concerne l'exem.. ple de réalisation représenté à la fig. la,, l'organe de re- tenue du mécanisme de verrouillage reste dans sa position bloquée pendant toute la marche du moteur commandé par la soupape avec laquelle son conduit est relié mais passe dans sa position de déverrouillage aussit8t que le fonctionnement du moteur contrôlé s'arrête, soit en raison de ce que ce mo- teur atteint l'extrémité de sa course, soit parce que l'opé- rateur ramène la soupape de commande du moteur contrôlé dans sa position neutre.
Il est évident que l'élément tubulaire extérieur 22 peut présenter une troisième gorge semblable aux gorges 24 illustrées et entre celles-ci, disposée de manière à coïncider avec les billes satellites 23 lorsque le tiroir occupe sa position neutre, ou qu'il ne pourrait présenter qu'une seule gorge pour sa position neutre. Par conséquent,
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en disposant convenablement les gorges 24, le verrou peut être prévu pour bloquer le tiroir dans l'une quelconque de ces positions de travail et/ou dans sa position neutre.
Une variante de réalisation'de l'invention illus- trée aurfig. 4 et 5 sert à bloquer un tiroir de soupape dans une position de travail jusqu'à ce qu'un moteur commandé par la soupape atteigne l'extrémité de sa course, puis pour libé- rer le tiroir en vue du retour dans sa position neutre, soit à la main, soit en réaction à la force de poussée d'un ressort de centrage 44.
Dans ce cas, l'élément tubulaire extérieur 22' qui présente les gorges 24 est fixé au corps de soupape coaxialement avec l'alésage du tiroir et forme un logement pour le mécanisme de verrouillage tandis que l'élément tubu- laire intérisur 21' est relié aveo le tiroir afin de se dé- placer à l'unisson avec lui. Le système de blocage 23 com- prend lui auusi des billes satellites retenues dans des trous radiaux de l'élément tubulaire intérieur et l'élément de re- tenue 25 peut coulisser axialement par rapport à l'élément tubulaire intérieur vers une position de blocage et depuis cette position dans laquelle il maintient les billes engagées dans l'une ou l'autre des gorges.
Là aussi, l'élément de retenue est actionné par un piston 37' qui peut coulisser dans un cylindre hydraulique 36' et qui est relié rigidement avec l'élément de retenue 25 pour se déplacer vers sa po- sition de blocage lorsque la pression du fluide se manifeste dans le passage de retour 15 du corps de soupape. Toute... fois, dans ce cas, le cylindre hydraulique 36' présente un alésage coaxial 38' dans la partie axialement médiane de l'élément tubulaire intérieur.
Des alésages coaxiaux 50 et 51 de la partie axialement intérieure de l'élément tubulaire intérieur de la partie d'extrémité adjacente du tiroir font
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communiquer le cylindre 36' avec un alésage transversal 52 ménagé dans le tiroir, disposé longitudinalement à ce dernier de manière à se trouver à tout instant en coïncidence avec le passage 15 du fluide de retour. De là, par conséquent, la pression du fluide dans le cylindre hydraulique 36' correspond toujours à celle qui règne dans le passage 15 du fluide de retour.
Le bec 43' de diamètre réduit de l'élément de retenue, qui empêche les billes de se dégager de leurs alé- sages radiaux lorsque l'élément de retenue occupe sa position de déverrouillage, est essentiellement allongé et se termine à son extrémité axialement extérieure par une tête 54 d'un diamètre permettant de le recevoir avec guidage dans un contre-alésage 55 de la partie d'extrémité extérieure de l'élément tubulaire intérieur. Le contre-.alésage loge lë ressort 40 qui réagit entre la tête 54 et un bouton 57 fixé dans la bouche du contre-alésage 55 et qui pousse l'élément de retenue vers sa position de dégagement.
Dans ce cas, il y a lieu de remarquer que des mouvements de l'élément de retenue vers et depuis sa position de blocage sont respec- tivement opposés à ceux de l'exemple de réalisation de l'in- vention suivant les fige 1 à 3, c'est-à-dire que la pression du fluide dans le passage du fluide de retour 15 déplade l'élément de retenue axialement vers l'extérieur dans sa po- sition de blocage et le ressort 40 le pousse axialement vers l'intérieur et vers sa position de relachement.
L'é- paulement 58 tourné axialement vers l'extérieur est délimi- té par la jonction de l'alésage 38' de l'élément tubulaire intérieur avec le contre-alésage 55, peut recevoir à son contact la tête 54 pour définir la position de dégagement de l'élément de retenue, et empêche celui-ci d'être déplacé axialement vers l'intérieur par le ressort 40 vers l'endroit .
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où la tête 54 doit toucher les billes satelligog, y
Il y a lieu de remarquer que les corps de soupapes hydrauliques illustrés aux fig. 1 à 5 peuvent être tout à fait classiques excepté que dans la structure illustrée aux fig. 1 à 3, une courte sortie doit être alésée depuis le passage du liquide de retour 15 pour établir la communica- tion du conduit 42 avec ce passage.
Aucune modification quelle qu'elle soit ne doit être effectuée dans le corps de la soupape pour l'adapter à l'exemple de réalisation de l'in- vention suivant les fig. 4 et 5, et le passage 51, 52 ménagé dans le tiroir peut être formé très facilement. Dans les exemples de réalisation de l'invention décrits ci-après, aucune modification ne doit être effectuée tant dans le corps de soupape que dans le tiroir @our l'adaptation d'une soupape ayant un mécanisme d'arrêt classique ou un mécanisme d'arrêt à dégagement automatique pour le verrou de l'invention.
Dans l'exemple de réalisation de l'invention illus- tré à la fige 6, le verrou est sensiblement à la position d'un élément manoeuvré qui est représenté comme une charge 60 entraînée par un cylindre hydraulique 61 à double effet.
Le moteur ou cylindre contrôlé peut être oommandé par la sou- pape hydraulique avec laquelle le mécanisme de verrouillage coopère, ou par une autre soupape, comme décrit ci-dessus.
Dans ce cas, le mécanisme de verrouillage est ana- logue, dans son ensemble, à celui illustré aux fig. 1 à 3, dans lequel l'élément tubulaire intérieur 21, qui porte le système de blocage ou billes satellites 23, est fixé à un bottier tubulaire solidaire du corps de soupape, tandis que l'élément tubulaire extérieur 22 dans lequel sont ménagées les gorges 24 dans lesquelles les billes peuvent s'engager, est fixé au tiroir 8 de la soupape pour se déplacer à l'u- nisson avec lui.
L'élément de retenue 25 semblable à un
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plongeur est moins semblable à. celui des fig. 1 à 3, mais il est actionné mécaniquement plutôt qu'hydrauliquement au moyen d'un câble 63 de poussée et de traction, à une extré- mité duquel l'élément de retenue est relié. L'autre extrémi- té du câble de poussée et de traction est reliée avec un ga- let de came 64 qui coopère avec une came mobile 65 portée par l'élément actionné.
Dans le cas présent, la came 65 est disposée de façon à permettre le déplacement de'l'élément de retenue vers sa position de déverrouillage, en réaction à la force de son ressort 40, à chaque li@ite de course de l'élément ma- noeuvré, et pour faire avancer par effet de came l'élément de retenue vers sa position de blocage et pour l'y maintenir lorsque l'élément manoeuvré s'écarte de l'une ou l'autre de ses positions limites et jusqu'à ce qu'il arrive de nouveau dans l'une ou l'autre de ses positions limites.
Naturellement, ) l'élément de came peut établir toute autre relation désirée entre la position de l'élément manoeuvré sur sa trajectoire et les positions de blocage et de dégagement de l'élément de retenue, par le simple agencement approprié des parties hautes et des parties basses de la came 65 dans sa direction lon- gitudinale .
L'exemple de réalisation de l'invention illustré à la fig. 7 constitue un dispositif d'arrêt pouvant être franchi par commande manuelle, qui définit une ou plusieurs positions du tiroir, de même qu'un verrou qui empêche l'écar- tement manuel du tiroir de l'une ou l'autre de ses positions jusqu'à ce qu'un élément manoeuvré atteigne une position pré- déterminée.
Dans ce cas, l'élément tubulaire intérieur 21", qui porte, de la façon courante,le système de blocage ou les billes satellites 23, est relié avec le tiroir 8 pour @e
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déplacer avec lui'tandis que l'élément tubulaire extérieur, 22", dans lequel les gorges 24 sont formées, est fixé au corps de soupape. L'élément de retenue 25 est dans son . ensemble analogue à celui de l'invention illustré aux fig.
1 à 3, bien que le bec 43 qu'il porte soit bien plus court et puisse même être supprimé du fait que ce bec n'entre pas en jeu pour empêcher le déplacement des billes s'écartant de leurs trous radiaux.
L'organe de commande 26 de l'élément de retenue comporte un cylindre hydraulique 36 formé dans la partie d'extrémité axialement extérieure de l'élément tubulaire in- térieur, et un piston 37 pouvant coulisser dans ce cylindre et relié rigidement avec l'élément de revenue. Le tuyau floxible 42 fait communiquer le cylindre 36 aveo une pompe à plongeur 70 de petites dimensions de type bien connu qui est relié à un galet de came 64 qui coopère avec une came 65 entraînée par l'élément commandé ou le moteur contrôlé.
Les parties relevées des cames actionnent naturellement la pompe à plongeur pour appliquer une pression sur le fluide contenu dans le cylindre 36. La came est analogue à celle illustrée en 65 à la fig. 6 et en fait. les spécialistes constateront que le vérin hydraulique représenté à la fig. 7 est l'équivalent du vérin mécanique à câble de poussée et celui illustré à la fig. 6, les deux types de vérins étant essentiellement interchangeables.
L'élément de retenue 25 do l'exemple de réalisa- tion suivant la fig. 7 est soumis une force dirigée axia- lement vers l'extérieur dans la direction de sa position de dégagement au moyen d'un ressort 40 qui peut être agencé de façon à réagir entre l'élément tubulaire inférieur 21" et le piston 37.
Lorsque l'élément de retenue occupe sa position de dégagement axialement vers l'extérieur, une pous-
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sée élastique agissant radialement vers l'extérieur est main- tenue sur les billes 23 au moyen d'une came consistant en une bille solaire '72 qui est poussée axialement vers l'ex- térieur par un ressort d'arrêt 73 qui réagit entre la bil- le solaire et un épaulement 74 tourné axialement vers l'ex térieur sur l'élément tubulaire intérieur, près de son extré- mité axialement intérieure.
L'élément de retenue occupant sa position de dégagement, la force exercée sur les billes satellites par le ressort d'arrêt 73 agissant par l'inter- médiaire de la bille solaire 72 a pour effet que les billes satellites s'engagent avec une action d'arrêt dans l'une quelconque des gorges 24 avec laquelle elles peuvent être alignées lors du déplacement du tiroir.
Toutefois, lorsque l'organe de manoeuvre déplace l'élément de retenue vers sa position de verrouillage, le bec 43 de l'élément de retenue vient au contact de la bille solaire en le déplaçant axiale- ment vers l'intérieur contre la poussée du ressort d'arrêt 73 et en le dégageant des billes satellites, et le service de cames coniques 34 de l'élément de retenue vient au con- tact de billes satellites pour les empêcher de sa dégager de la gorge dans laquelle elles se sont engagées, de la ma- nière décrite précédemment.
Dans l'exemple de réalisation de l'invention illus= tré à, la fig. 8, le mécanisme d'arrêt est pratiquement iden- tique à celui de la fige 7 et, là enoore, on a prévu une bille solaire 72 qui est poussée en contact excentrique avec les billes satellites au moyen d'un ressort d'arrêt 73.
Toutefois, dans ce cas, la bille solaire est disposée entre les billes satellites et l'élément de retenue 25, et le res- sort d'arrêt 73 la pousse axialement vers l'intérieur, c'est- à-dire dans la direction opposée à celle dans laquelle l'élé- ment de retenue est poussé par son ressort 40. Lorsque l'é-
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lément de retenueoccupe sa position de dégagement axialement vers l'extérieur, la bille solaire, le ressort d'arrêt et les billes satellites coopèrent avec les gorges 24 de la façon usuelle pour former des systèmes d'arrêt pouvant être fran- chia par commande manuelle dans les positions du tiroir dé- finies par les gorges.
Toutefois, lorsque l'élément de rete- nue est actionné vers sa position de blocage, il touche la bille solaire pour la maintenir dans la position dans laquelle , elle retient les billes satellites contre tout mouvement de dégagement, radialement vers l'intérieur, des gorges 24 dans ; laquelle elles sont engagées, en bloquant ainsi le tiroir contre tout déplacement jusqu'à ce que l'élément de retenue puisse revenir dans sa position de dégagement.
Les spécialistes reconnaîtront à présent que l'exem- ple de réalisation de l'invention illustré aux fig. 4 et ne nécessitent qu'une très légère modification pour qu'il soit capable d'exercer le même type d'action d'arrêt pouvant être surmontée que celui obtenu avec les dispositifs de l'in- vention illustrés aux fig. 7 et 8.
En particulier, il suf- fit simplement de prévoir une surface formant une came s'ef- filant axialement vers l'intérieur sur la tête 54 dans le dispositif des fig. 4 et 5, cette surface de came devant être agencée pour venir au contact des billes 23 lorsque l'élé- ment de retenue occupe sa position de dégagement, et doit transmettre par effet de cames aux billes la force de poussée exercée par le ressort 40 de manière à pousser ainsi les billes radialement vers l'extérieur et vers le système d'ar- rêt définissant l'engagemeiit dans les gorges 24.
Il ressort de la description qui précède, comme re- présenté aux dessins annexés, que l'invention crée un ver- rou applicable à un élément pouvant être mû à la main, tel qu'un tiroir de soupape de commande hydraulique qui peut être
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déplacé dans des directions opposées vers et depuis une po- sition définie, ce verrou étant capable de maintenir 1 1616- ment pouvant être déplacé à la main dans sa position définie jusqu'à ce qu'un élément commandé entraîné par un moteur contr8lé atteigne une destination prédéterminée.
Il appa- rait également que le verrou de l'invention travaille de' façon simple et efficace, qu'il est extrêmement souple dans sa gamme d'applications mais néanmoins peu coûteux, notamment du fait qu'il peut renfermer de nombreuses parties d'un mécanisme d'arrêt connu, et qu'il peut être adapté à des soupapes de commande hydrauliques du type à sections sans nécessiter davantage qu'une modification minime du corps de la soupape.