<Desc/Clms Page number 1>
Lampe à décharge dans le gaz à basse pression, à électrodes non préchauffées.
L'invention concerne une lampe à décharge dans le gaz à basse pression, à électrodes non préchauffées et à décharge en colonne dans un gaz rare ou dans des mélanges d'un tel gaz e.t de vapeur de mercure, en particulier une lampe pour éclairage publicitaire.
D'autre part, l'invention concerne une électrode destinée à une lampe de ce genre.
Dans les lampes à décharge du type précité, les électrodes sont tant qu'à présent constituées généralement par des cylindres creux en fer, en fer nickelé ou en fer chromé.
<Desc/Clms Page number 2>
Ces matériaux ont le désavantage de se vaporiser aisé;ment lorsque la lampe fonctionne. Le matériau vaporise se dépose, ; sous forme d'une couche noire, à proximité des électrodes, sur la paroi de la lampe, celle-ci prenant alors une mauvaise apparence.
Toutefois, l'inconvénient le plus grave réside en, ce que la couche vaporisée qui se dépose, absorbe fortement le gaz de remplissage de la lampe et réduit de ce fait la durée de vie de cette dernière.
La forme de l'électrode, savoir celle d'un cylindre creux, limite les conséquences de la vaporisation du matériau constituant les électrodes, mais dans une mesure insuffisante.
En effet, la vaporisation qui se produit dans la cavité de l'électrode ne provoque pratiquement pas de noircissement de la paroi.
Etant donné que la paroi extérieure de l'électrode, ne doit pas se trouver trop près de la paroi en verre et ne'doit certainement pas toucher cette dernière, la décharge peut égalements'agrip.per sur la @@roi extérieure de l'électrode ce qui provoque le noircissement de la paroi en verre.
On a déjà proposé de limiter cet effet en plaçant sur le bord de l'électrode, du côté de la décharge, un anneau de mica qui repose bien contre le paroi.
Un autre inconvénient inhérent à l'utilisation d'électrodes en fer ou en. fer chromé réside en ce que ces matériaux dégagent beaucoup de gaz, tant au cours de la fabrication de la lampe que pendant son fonctionnement.
C'est pourquoi les électrodes doivent être dégazées avant d'être installées dans la lampe et pendant le pompage de cette derni ère.
La température atteinte à ce moment est de 800 à 1000 C.
Si l'électrode se trouve trop près de la paroi en verre ou contre celle-ci, le verre peut éclater.
<Desc/Clms Page number 3>
On a déjà décrit une électrode creuse destinée à des lampes à décharge dans le gaz du type envisagé, électrode consti- - tuée de deux couches.
L'intérieur de cette électrode est en aluminium et la partie extérieure en un autre matériau, par exemple du nickel ou du fer.
On prétend qu'une telle électrode s'évapore très peu, même en sa partie extérieure. Par conséquent, cette partie extérieure n'est pas protégée, par exemple à l'aide de-l'anneau de mica précité.
Cette construction présente l'inconvénient que le déga- zage ne se fait pas sans de grandes difficultés. Si la partie extérieure est en nickel ou en fer, il faudra de nouveau, pour le dégazage, porter l'électrode à une température élevée (800-1000 C), température à laquelle la couche d'aluminium fond ou s'évapore.
D'autre part, une telle électrode, constituée de deux parties, est coûteuse. Cette remarque est également valable pour les électrodes connues entièrement constituées par du fer chromé.
Une lampe à décharge dans le gaz conforme à l'invention comportant au moins une électrode creuse non préchauffée et à décharge en colonne dans un gaz rare ou un mélange d'un gaz rare avec de la vapeur de mercure, est caractérisée en ce que l'électrode est entièrement en aluminium.
L'aluminium a le grand avantage d'absorber très peu le gaz. C'est pourquoi,,contrairement à ce qui est le cas pour des électrodes en fer ou en fer chromé ou des électrodes en deux parties, décrites ci-dessus, les électrodes conformés' à l'invention ne doivent pas être dégazées, ce qui représente une économie de temps.
Un grand avantage découlant de ce qui précède est que contrairement aux électrodes en fer, en fer chromé ou eux électro-
<Desc/Clms Page number 4>
des en deux parties décrites ci-dessus, les électrodes en aluminium peuvent reposer dans inconvénient contre la paroi de verre, ce qui permet d'appliquer de nouvelles méthodes d'assemblage meilleures. D'autre part, cette solution offre le grand avantage que dans un même espace, il est possible de loger de plus grandes électrodes.
Un autre avantage important qu'offrent les électrodes en aluminium est que la chute cathodique est de loin inférieure à celle obtenue avec du fer ou du fer chromé. Par conséquent, on peut brancher sur une source d'alimentation déterminée une plus grande longueur de décharge.
L'évaporation des électrodes en aluminium qui se produit à la partie extérieure des électrodes, peut aisément être contrecarrée de la manière déjà décrite, en utilisant un -anneau oui sa trouve du côté ouvert de l'électrode, dirigé vers la décharge, anneau qui se trouve en contact avec la paroi de verre.
On peut toutefois, comme on l'a dit plus haut, faire reposer sans inconvénient l'électrode en aluminium contre la paroi de vorre. La. partie extérieure est alors automatiquement protégée, et '.électrode a donc dans le même espace une surface utile beau- coup plus grande. Au besoin, on peut protéger le bord supérieur de l'électrode., qui est la partie s'évaporant le plus, en pratiquant un sillon dans la paroi de verre. Les électrodes en alumiminum peuvent être fabriquées simplement, à partir d'une plaquette d'aluminium enroulée sur un mandrin de façon qu'âpres avoir été @ dans l'enveloppe de verre, l'électrode fasse ressort au appuie contre la paroi de verre.
Ceci présente l'avantage que galgré les tolérances que présente le diamètre du tube en verre, tolérances normales, on obtient toujours un bon contact avec la paroi 6.0 verre.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être
<Desc/Clms Page number 5>
réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
Les fig. 1 à 5 représentent une série d'exemples de réalisation d'une lampe à décharge dans le gaz comportant une électrode un aluminium.
Sur la fig. 1, le chiffre de référence 1 indique l'une des parties extrêmes de la paroi de verre d'une lampe à décharge conforme à l'invention. Dans cette pattie se trouve une électrode 'cylindrique 2 entièrement en aluminium. Du côté de la décharge, le bord de cette électrode 2 est recouvert d'un anneau de mica 3, qui appuie contre le sillon 4 pratiqué dans la paroi 1. A l'extrémité de l'électrode opposée au côté de la décharge, est monté un dique de mica 5. L'électrode 2 est reliée, au point de vue électrique, aux fils d'alimentation en courant 6 qui soutiennent également ladite électrode 2.
Sur la fig. 2 est représentée une construction dans laquelle l'électrode en aluminium 7 repose contré la paroi 8 de la lampe à décharge. L'électrode 7 serre légèrement dans l'enveloppe 8. Le courant est appliqué à l'électrode 7 par l'intermé- diaire d'un fil de connexion 9.
La fig. 3 représente une forme de réalisation dans laquelle l'électrode en aluminium 10 repose également contre la pa.' roi de la lampe et appuie, du côté de la décharge, contre un sillon 11 pratiqué dans la paroi de verre.
La fig. 4 montre une forme de réalisation dans laquelle l'électrode en aluminium 12 est munie, du côté opposé à celui de la décharge, d'un disque en aluminium 13 dans lequel est percé un orifice 14 à bord relevé du côté opposé à la décharge.
La fig. 5 représente un mode de construction suivant lequel l'électrode en aluminium 15 a une forme tronconique. Du côté de la décharge, cette électrode repose contre un sillon 16 prévu dans la paroi de verre alors que, du côté opposé à la décharge,
<Desc/Clms Page number 6>
1 électrode est fermée par un disque de mica 17 qui est fixé à l'électrode 15. L'électrode est fixée en cette extrémité aux : fils d'alimentation en courant 18, au moyen des extrémitésrecour- bées 19 et 20.