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Procédé pour préparer un laitier de hauts fourneaux préfrag-
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Dans le brevet principal No 620.875 on a décrit un procédé pour préparer un laitier de hauts fourneaux préfragmenté, dans des lits de coulée, caractérisé en ce que le trajet de coulée pour le laitier liquide est calculé en vue de la formation d'une faible épaisseur, de 5 cm environ, par couche, en ce que chaque couche est déversée sur la couche immédiatement sous-jacente, après refroidissement de cette dernière, opéré sans eau, et en ce que la charge des lits, constituée par de minces couchée, est fragmentée, avec application de la pression, en gros morceaux résistant au choc et en morceaux plus petits, moins résistants au choc, en appliquant plusieurs scarifications, suivies de criblage.
L'expérience montre que, compte tenu des grains fins qui se forment inévitablement, on obtient, à la suite du criblage, des fractions granulométriques qui, en règle générale,
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se composent comme suit :
Grains fins 0 - 20 mm, environ 20 - 30% grains moyens 20 - 60 mm, environ 50% gros grains 60 -120 mm, environ 20%
On cherche à obtenir un produit final constitué par un mélange à granulométrie échelonnée dans les grosseurs de grains de 0-25 mm et de 0-30 mm, qui se laisse comprimer en laissant peu de vides et peut donc être utilisé pour le bi- @ tumage et le goudronnage.
Pour obtenir un tel produit final, on fait appel, dans le but de broyer les morceaux de laitier concassés, à des ' broyeurs où les morceaux de laitier sont brisés sous une for- te pression, entre mâchoires de différentes formes. Outre les broyeurs à marteaux, on peut employer, pour la désintégration des morceaux de laitier, des broyeurs à choc. Les morceaux de laitier subissent une accélération dans le broyeur à choc.
La désintégration se produit en raison de la violence avec laquelle les morceaux de laitier sont projetés contre les chicanes. Le degré de désintégration, soit, la grosseur maximale des morceaux de laitier traversant l'appareil, est déterminée par la largeur de l'interstice. Compte tenu de leur résistance et de leur grosseur, les gros morceaux de lai- tier sont projetés plusieurs fois par les organes de percus- sion du rotor contre les chicanes, cela jusqu'à ce que ces morceaux aient atteint le degré de fragmentation nécessaire pour le passage de l'interstice. Au cours de cette opéra- tion, il est impossible d'éviter que les morceaux de laitier ne sa coincent dans l'interstice et ne se brisent dans ce- lui-ci. Ce mode de désintégration entraîne évidemment une forte usure des organes de percussion et des chicanes, de même que celle des paliers du rotor.
C'est ainsi que, pour des raisons économiques, on a limité la vitesse de rotation
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du rotor dans cette opération de désintégration. Ces limites sont déterminées par la résistance et la ténacité du laitier,.
Le laitier, tel qu'il est connu à ce jour, était traité dans le broyeur à choc avec des vitesses de rotor comprises entre 18 et 27 m/s. D'après les notions actuelles, on peut réaliser des catégories de grenaille surfines en une seule passe. Or, la, grenaille surfine obtenue de cette façon à partir du laitier de hauts fourneaux ne'répond plus aux exi- gences posées par la construction des routes, parce que, en circulation intense, ce matériau, utilisé dans les revêtements, n'oppose pas une résistance suffisante à la compression et aux contraintes par vibrations, auxquelles il-est soumis, et subit une nouvelle désintégration. Dans ce cas, lorsqu'on utilise un bitume d , haute qualité, les points de rupture sont dépourvus de liant, à la suite de quoi l'ensemble du revêtement perd sa résistance et subit une destruction prématurée.
La présente demande est basée sur le principe du broyeur à choc et vise à stabiliser les morceaux de laitier, c'est- à-dire, faire en sorte que les constituants à structure va- @ cuolaire et macroporeux du laitier, qui présentent une faible indéformabilité, soient pratiquement tout à fait désintégrés et que la fraction à formes non cubiques, c'est-à-dire, lamellaires et pointues, soit réduite dans une grande mesure et que, d'autre part, la résistance au choc et à la compression et le coefficient de désintégration soient améliorés.
Suivant la demande, ce but est atteint en augmentant la vitesse de rotation du rotor et en donnant à l'interstice entre les organes de percussion du rotor et les chicanes une largeur supérieure à la grosseur de la plus grosse fraction
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des calibres des morceaux de laitier. De cette façon, le broyeur à choc est pratiquement conçu de manière à fonctionner comme un moulin à cribler, cependant que la vitesse de rotation accrue du rotor a pour effet d'augmenter la force centrifuge et l'effet d'impact et que l'interstice élargi permet une évacuation directe et plus rapide du produit projeté, hors de la zone de percussion. Ceci se traduit dans l'ensemble par une diminution de l'usure et par une meilleure économie de la marche du broyeur à choc suivant la demande.
D'après le procédé faisant l'objet du brevet principal, les morceaux de laitier étalent obtenus par une scarification répétée avec compression. Ce mode d'obtention constitue un traitement préalable pour le laitier des lits, laitier qui, sous un calibre ramené à 0-25 mm, forme un matériau convenant particulièrement au broyage et à la bonification dans les broyeurs à percussion.
Au cours de plusieurs.séries d'essais on a constaté que le broyeur à choc, dont le rotor tourne à une vitesse accrue, fournit un produit final présentant une densité apparente moyenne de 2,70 g/cm3 et un coefficient de désintégration notablement amélioré. On a en outre constaté que la proportion de morceaux de laitier à densité apparente inférieure, qui constituent le maillon le plus faible de la chaîne des catégories de grains, diminue d'une façon décisive grâce à la disposition suivant la présente demande. C'est ainsi que, pour la première fois, on parvient à réduire la proportion des fractions à faible poids spécifique dans le laitier de hauts fourneaux.
On obtient ainsi une amélioration démontrable de la grenaille surfine, tout en satisfaisant aux exigences plus poussées en ce qui concerne les agrégats employés dans la cons-
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truction des revêtements routiers.