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Procédé pour recuire des bandes d'acier,
La présente invention concerne un procédé perfectionné pour recuire des bandes ou talas d'acier en un court laps de temps.
Selon un procédé classique pour recuire des bandes ou toisa d'acier de Grande longueur ou continues au moyen d'un équipement à grande vitesse, on utilise une installation du type en forme de tour, dans laquelle la bande d'acier forme des boucles s'étendant vers le haut et vers le bas en passant sur des rouleaux, cette tour contenant une atmosphère constitua par un gaz protecteur chauffé.
Dans un équipement ce ce genre, Une bande d'acier à faible teneur en carbone est chauffée
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une température de recuit d'environ 730 en un lapa de
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temps de 22 secondes environ, elle eat maintenue à cette /,j/ température de recuit pondant environ 29 secondent puis elle est refroidie lentement en un lapa de temps de 22
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secondes environ jusqu'à 4804 0 environ, après quoi elle est finalement refroidie à une vitesse plus grande jusqutà ,, ,j 1,1',ià une température finale de 65 0 environ, en un laps de ../ temps de 43 secondes environ.
Le temps de séjour total
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d'une bande d'Acier dans cet équipement ont d'anviton 2\?j'minuteng et étant donné que la vitesse de la hande est d'environ 300 nètres/m.n,ute le four renferme environ 600 mètres de bande à la foin*
Un équipement de recuit # grande vitesse ,
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classique de ce genre comporte un tour ayant une hauteur de 18 mètres environ et une longueur de 30 mètres environ à laquelle il faut ajouter les dispositifs de formation d'une boucle prévue aux deux extrémités et les postes d'en:roulement et de déroulement* 'Un équipement Industriel de ce type a une capacité de recuit maximum de 30 tonnes de bande environ par heure. En outre, un recuit complet jusqu'à un état extra-doux est peu pratique.
La bande
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d'acier est habituellement "quartd,uxe" ou présente un degré de dureté légèrement phs faible.
Un problème additionnel qui se pose pour l'acier
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tous forme de t8les ayant subi un recuit ont celui du durcissement par vieillissement. Ainai, de l'acier soumis,' à un essai immédiatement après le recuit semble être
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complètement recuit, mas sa dureté augmente avec le temps* Ceci correspond à une oaractèriatique parbion- ;,, lièrement indéairable. De la tôle d'acier ou une bande
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d'acier ne doit pas ohanger de dureté pendant le stockage, car autrement! l'utilisation ultérieure en est affecte
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de façon défavorable. Le problème du durcissement -.jar vieillissement est très important dans le cas d tU/.8 bande ou tôle d'acier bordée, en particulier si elle e t ensuite laminée à une température de revenue.
Des bains métalliques liquides on.;déjà été proposés pour effectuer un recuit, comme défait dans le
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brevet des Etats Unix d'Amérique N" 2,797.7 du 25 Juin 1957* L'invention concerne un procédé nouveau utilisant de préférence l'appareil décret dans ce brevet
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I,/.t;ù Unis d'Amérique ou un appareil tns voisïn. Toutefois, le ""t')cédé suivant l'invention put être mis en oeuvre avec un au4 .:-e de recuit 1'a3.de d'un. métal liquide.
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Le but de l'invention est de or:. 11 procédé parmettB.nb de recuira une bande ou tale deacieziu carbone jusqu'à un degré de ramollissement correspondant'as exemple à une valeur allant de 38 à 50 à l'éahelt de. durâtes Ftooltrell B, en une fradtion du laps de te11'1 nécos3air av6a les autres procédés actuels, et de perT.1et.,.. l'obtention de propriétés de dureté plus uniformen mt pC)ilvan1ï 8tkmieux contr8lées clans la t8le d,' ac3.:
r ayant subi un recuit,
Selon l'invention, on soumet une bande ou tôle d'acier à un recuit rapide en appliquant un métal liquide aux sa surface, afin de chauffer et de refroidir cette bande à des vitesses élevées de variation de sa température et on effectue au moins deux cycles de chauffage à une
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température allant de ?05 à ?60 O. pour redescendre à
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une valeur de 565 à 620. C, de telle aorte que l'acier ayant subi un recuit présente non seulement une condition de ramollissement correspondant à un état extra-doux, mais aussi une tendance réduite au. durcissement par vieillissement.
'Un eg%ne but encore de l'invention est de créer un procédé permettant de soumettre une bande ou tôle d'acier au carbone à un recuit de recristallisation en un lapa de temps total allant de 5 à 20 secondes environ, en produisant une canoë sensiblement extra-douoe.
L'invention a encore pour but de créer un nouveau procédé de recuit d'une bande ou tôle d'acier consistant à chauffer la bande d'acier dans un métal liquide jusqu'à la température de recuit désirée, à refroidir cette bande au moins une fois jusqu'à une température qui est de 110 à 220 0 inférieure à la tempé- rature de recuit, à chauffer de nouveau la bande d'acier au moins une fois jusqu'à la température de recuit, et finalement à refroidir rapidement ladite bande sensi- blement jusqu'à la température ambiante.
Un autre but encore de l'invention est de vréer un procédé permettant d'effectuer un recuit rapide t'une bande d'acier au carbone en un court lapa de temps par l'application de vibrations à haute fréquence et la bande pendant son recuit dans le métal liquide.
D'autres buts et avantages encore de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif et sur lesquels :-
La tige 1 est une vue en coupe verticale d'un
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tour à métal liquide oOl1velul.u'b la sise 81Jeuvre au procédé.
La figs 2 est . vue en coupeferticale à tria- vera une "...i.8D"':- à* réalisation de t01" à métal liquide :..urrenant à la miae en oeuvre du proci-6e Les tige' et 4 sont des v.'S en COU78 verticale à travers des portions de fours zal liquifb conjugués à des dispositifs vibratoires pom- la MÎ80 f' oeuvre du procédé.
L'invention est fondée sur oett aonBtatation aucune bande ou tôle d'acier peut titre c<<'Pl3nt recuite d'une manière continue en un 001",0 laps de temps, pouvant descendre au total jusqu'à queues secondes et
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ne dépassant pas une fraction de m3,nut en utilisant
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un Procédé selon lequel la bande ou t,,,e d'acier est chauffée au moyen d'un four à métal 1:4 àe comportant des zones dans lesquelles règnent dwstempératures
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différentes, pour effectuer les opér...ttt8 suivantes z a) On chauffe rapidemer e banàe d'acier continue en quelques 8eO(;"- , Par exemp10 en une à cinq .,j,,, -Le température de recuit allant de ,,;
ya 760 C environ, par l'application aur cette bande de métal liquide chauffé,
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b) On maintient la bande d' ao1\-r à la tempé- rature de recuit pendant un laps de temps allant de 0,5 à 3 secondes. c) On réduit la température de ..a bande d'acier jusqu'à, une température comprise entre 565 et 620 0 environ, en un laps de temps allant de 1 à 5 secondes. d) On réchauffe rapidement la barle d'acier
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en une ou deux secondes jusqu'à la température de recuit) comprise entre 705 et 760 C. e) On maintient la bande d'acier à la tempé- rature de recuit pendant au moins une seconde, et f) On refroidit rapidement la bande d'acier jusquk'à une température d'au moins 150 C.
On peut répéter une ou plusieurs fois les opérations c), d) et e). Pour certains aciers alliés particulièrement difficiles à recuire jusque, un é@ de recuit extra-doux, la répétition des opérations c), d) et e) afin de ramener deux ou trois fois la bande d'acier à la température de recuit fournie une bande extra-douée, qui est complètement recuite et exception nellement uniforme. Ce processus "triple" donne satis- faction pour n'importe quelle matière en forme de bande.
Suivant un mode de mise en oeuvre efficace de ce procédé, on immerge de préférence complètement la bande d'acier continue dans le métal liquide pendant la totalité du traitement. En outre, pour obtenir un rende- . ment thermique maximum, la bande d'acier doit se déplacer à contre-courant après avoir atteint la zone de tempé-, rature maximum, afin que cette bande d'acier chaude recuite abandonne :sa chaleur au métal liquide et chauffe en conséquence ce métal, qui transfère à son tour la chaleur à la partie de la bande d'acier arrivant dans la zone de chauffage.
Suivant un autre mode de mie en oeuvre, on envoie le métal liquide chaud par pompage contre la surface de la bande d'acier, ce qui fournit des vit0sses élevées de variation de la température. En outre, suivant ce dernier processus, le métal liquide n'adhère pas sur
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5 10 15 20 25 30 la surface de l'acier, qui demeure claire et 'brillante.
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Dans le oas de bande d*aeier très mince, ayant par e:x.tr'iple une épaisseur ne dépassant pas 0,05 Ma ou dans le oa8 da fil fin, les durées des opérations b), c) ë)6t e) pevnt ttre de 0, seconde environ, tandis que les àu1'éo=& des opérations a) et f) peuvent d'être d'une s6confie {p7iron.
En oonséquenoe, des bandes d'acier min--ca de ce genre peuvent être traitées complètement on en le tgmps allant de 5 à. 6 secondes* Des tôles eu oarlues plus épaisses, ayant par exemple une 'pais.eU%' allant de 0,25 à 0,> ne, peuvent exiger une durée de recuit %o5Hi o allant de 13 à 20 secondes et de 25 a 30 secondes dans ie ( e (t'un pnocos ,ux ou traitement triple* La. vitesse de chauffage de la bande d'acier
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0 -1131 le ;;tal liquide provoque la variation de la weçé- t6û'v-iir, de cette ba-nde à des vitesses allant; de 165 à 825*0 ps. se ' uu cours du stade de chauffage inttial a), 1* 1 e,, ittSe8 ana1r ues vont obtenues au coure du stade <<- frp-li&.ment. f) tandis qu'au cours du refroidis- "! m-' '1' It t j:ri<;ipondank au stade a)# la vîtes$ ''.t:
V:l.."'.5.;;.i> l J: de la te:.:pl!:"...ture de la bande est comprise 1 4. 5;" <.;, 2'750 r pl'..':' seoonde.
D'autres avantage s sont obtenue si de l'énergie
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vJbL<;5ù..<. est appliquée à la bande pendant le traitement. des vibrations aux fréquences audible. augmentent la
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yr.w=: de transfert de la chaleur entre le métal liquide bt la baiide d'acier et provoquent l'élimination rapide des films de gaz et des filma DUpetiioiols* De l'énergie Vibratoire supersonique, dont la fréquence est comprise par exemple entre 10.000 et 100,000 o7eles/secondel, a un
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effet notable sur les molécules et permet d'obtenir plus rapidement un état extra-doux.
Il semble que l'énergie des vibrations excite encore les molécules chauffée%du métal, de sorte qu'elles subissent plus facilement la conversion désirée pour passer d'une texture cristalline fine allongée et divisée, due au laminage ou à un autre mode de travail à froid, à un réseau cristallographique cubique formé de gros cristaux, qui est caractéristique de l'acier complètement recuit*
On entend par l'expression -bande ou tôle d'acier. de l'acier au carbone, c'est-à-dire de l'acier ayant une teneur en carbone allant par exemple dè 0,04 à 0,15 % ,
de même que des aciers alliés ayant diverses compositions* Le terme "bande" courre également des tôles de différentes largeurs, du fil, qui pept avoir une section circulaire ou une autre forme en section droite, de même que des bandes ou rubans étroits. De la tôle d'acier destinée à être étamée est recuite complètement jusqu'à un état extra-doux correspondant par exemple à une dureté Rockwell B allant de 38 à 42.
Le tableau suivant concerne des exemples de mise en oeuvre de l'invention au cours desquels une bande d'acier bordée à faible teneur en carbone (teneur en carbone allant de 0,04 à 0,15 %) a été complètement recuite, toutes les durées étant exprimées en secondes 1
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aitement A B a 3 E 1 G a) Chauffage à 720-7;
0 0 5 3 5 b) Maintien à oette temp. 2 2 2 1 3 0,5 0,5 e) Refroidissement de 70.'50'
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<tb> à <SEP> 5930 <SEP> 0 <SEP> 5 <SEP> 3 <SEP> 3 <SEP> 1 <SEP> 3 <SEP> 1 <SEP> 1,0
<tb>
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d)e) Réchauffement à ?20-?30 0
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<tb> environ <SEP> et <SEP> temps <SEP> de <SEP> main <SEP> tien <SEP> 2 <SEP> 2 <SEP> 2 <SEP> 1 <SEP> 3 <SEP> 1,5 <SEP> 1,5
<tb> Répétition <SEP> de <SEP> c) <SEP> 0,5
<tb>
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Répétition de*6L)-e) 195
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<tb> f) <SEP> Refroidissement <SEP> à <SEP> 150' <SEP> 0 <SEP> 5 <SEP> 3 <SEP> 5 <SEP> 3 <SEP> 1 <SEP> 2 <SEP> 2
<tb> Temps <SEP> total <SEP> 19 <SEP> 13 <SEP> 17 <SEP> 7 <SEP> 12 <SEP> 6 <SEP> 8,
0
<tb>
Les cycles F et G sont appliquée aux tôles d'acier les plus minces*
L'invention n'est pas limitée à un moyen particulier pour chauffai* et (ou) refroidir la bande.
N'importe quel moyen permettant de chauffer et de réchauf- fer la bande, puis de la refroidir à une vitesse déterminée,! peut être utilisé. Le choix entre divers moyens disponibles est déterminé par les conditions particulières d'une installation donnée et par des considérations économiques.
'
Pour des raisons qui apparaîtront plus loin.', il semble préférable, en générale d'effectuer le chauffage .rapide et le refroidissement de la bande en amenant cette bande en contact @@@@ du sodium liquide ou d'autres
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métaux convenables, tels que le plomb, le bismuth, le sodium, le potassium, le lithium et d'autres métaux liquides, comme décrit dans les brevets des Etats Unis
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d'Amérique N" 2 797 '1?5 du 25 Juin 1957 et N" 2 797 177* déjà cité. Le podium présente une capacité de transfert de chaleur plus importante que n'importe quelle aatre substance connue.
Il peut fournir par suite une élévation de température extrêmement rapide pour la bande, ou un
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chv.dfoge brutal, avec seulement un léger excès de la
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température du sodium par rapport à la. température de la bande. Le sodium protège également la surface de la bande, étant donné que son affinité pour l'oxygène empêche la formation d'oxyde de fer à la surface de cette bande, On peut bien entendu utiliser également d'autres métaux ou alliages liquides.
Lors de la mise en oeuvre de l'invention à l'aide de métal ou de sodium liquide, il est préférable d'utiliser l'agencement représenté sur le dessin annexé, sur lequel des références identiques ont été utilisées pour désigner des organes correspondants.
Comme montré sur la fig. 1, la bande d'acier continue 1 passe sur un rouleau de guidage 2 pour pénétrer dans une enceinte désignée d'une façon générale par la référence 3, qui est divisée en compartiments ou chambres 4, 5, 6 et 7 par des cloisons 8, 9 et 10. L'enceinte 3 est munie de préférence d'un garnissage en acier inoxydable Il et d'une enveloppe en tôle extérieure 12, une matière thermo-isolante convenable 13 étant disposée entre ce garnissage et cette enveloppe. Cette enceinte 3 est remplie de métal liquide tel que du sodium, jusqu'au niveau indiqué par les lignes en trait mixte.
Une cloison 14 dirigée vers le bas, conjuguée à de courtes cloisons transversales 15, 16, 17 et 18, divise la chambre 4 en plusieurs zones thermiques déterminées 19, 20, 21, 22 et 23 dans lesquelles la température du sodium liquide est réglée au moyen d'éléments chauffants 24. La bande .1. est chauffée rapidement et progressivement jusqu'à une température de 705 à 760 0 par contact avec le sodium liquide.
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La bande 1 passe sur une série de rouleaux de guidage tels que le rouleau inféreur 25 et les rouleaux 26 et 27, dont certains peuvent être entraînés positive- ment) afin de pénétrer dans une chambre qui est mainte- nue à une température de traitement très voisine de celle régnant à la partie supérieure de la chambre de recuit 4 sous l'effet des éléments chauffants 28. Une température de recuit convenable est habituellement de 720 à 730 0 environ pour une bande d'acier à faible teneur en carbone, et les éléments de chauffage 28 prévus dans la chambre de maintien en bempérature 5 compensent les pertes de chaleur à partir du sodium liquide, en direction des parois 8 et de cette chambre.
La longueur du trajet de la bande dans la chambre 2 par rapport à la vitesse de cette bande est en outre telle que cette bande demeure dans la chambre 2. pendant le laps de temps désiré, qui habi- tuellement ne dépasse pas quelques secondes.
À partir de la chambre de maintien en tempéra- turc 5, la bande pénètre dans la chambre 6, qui est une zone de refroidissement lent, dans laquelle, sous l'effet d'éléments de refroidissement ou de prélèvement de chaleur tels que des tubes 29 à travers lesquels de l'air à une température inférieure à 593 0 est acheminé, le sodium métallique est refroidi, ce qui refroidit en conséquence la bande pour la ramener de 730 0 environ à une tempé- rature voisine de 565 à 620 Ce Plusieurs rouleaux de guidage forment plusieurs boucles de bande dans la chambre 6, de sorte que le laps de temps durant lequel la banda est refroidie est déterminé,, Un couvercle isolante peut être prévu au-dessus de la chambre 6 pour la séparer
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des zones plus chaudes voisines. À partir de la.
chambre 6, la bande pénètre dans la chambre 7, qui est une seconde chambre de chauffage et de maintien en température dans laquelle ladite bande est, noua l'effet des éléments chauffants 31, ramenée très rapidement à la température de recuit comprise entre 705 et 760 0 environ.
La bande quittant la seconde chambre de main- tien en température 2 est renvoyée par des rouleaux de guidage 32 et 33 à la partie supérieure de la chambre de chauffage 4, dans laquelle la température du sodium liquide est de 730 0 environ. La bande se dirige alors vers le bas pour passer autour du rouleau 34, puis vers le haut, et elle quitte la chambre de recuit 4 en étant guidée par des rouleaux 35 et 36. Dans le cas de sodium liquide, la bande quitte la chambre 4 à une température de 150 C environ.
Des paires de rouleaux d'étanohéité 37 montés dans des paliers inclinés 38 étroitement appareillés sont prévues pour empêcher la pénétration d'air atmosphérique.
Ils empêchent également l'échappement de sodium liquide à partir de la chambre 4 de l'enceinte. Ces rouleaux provoquent en outre un pincement qui élimine le sodium de la bande. La référence 40 désigne, sur la fig. 1, une dérivation prévue pour le métal liquide, présentant des orifices 41, 42, 43 et 44 aboutissant aux comparti- ments 4, 5, 6 et 2' remplis de sodium et ménagés à l'intérieur de l'enceinte, ce qui permet au sodium liquide d'atteindre un niveau presque identique dans chaque compartiment. Toutefois, ces orifices sont si petits que, bien qu'ils permettent l'égalisation des
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niveaux du sodium, aucune circulation appréciable ne peut se produire entre les compartiments.
Des tubes 74 et 74' permettent l'introduction d'un gaz inerte tel que de l'argon au-dessus du sodium liquide qui se trouve à l'intérieur de l'enceinte.
On notera que le niveau du sodium liquide se trouve juste au-dessous des rouleaux supérieurs 26, 27 32, 33, etc.. Des niveaux de métal liquide plus élevés peuvent être prévus de façon à recouvrir la bande d'acier pendant la totalité de son séjour à l'intérieur de l'appareil de recuit.
A cause de la proximité entre le brin passant sur le rouleau de guidage 33 et !!le dirigeant vers le bas jusqu'au rouleau de guidage 34 et le brin se déplaçant vers le haut entre le rouleau de guidage 25 et le rouleau de guidage 26, il se produit un transfert de chaleur effectif entre le brin de bande ne déplaçant vers le bas et le brin de bande plus froid se dirigeant vers le haut. Cette récupération de chaleur réduit la consommation de combustible ou d'énergie à une fraction de celle qui est usuelle dans les équipements de recuit en continu classique, dans lesquels la quantité de chaleur récupérée est très faible.
Par oppostion à l'appareil de recuit du type en forme de tour de très landes dimensions décrit précédemment, qui a 18 mètres de haut et 30 mètres de longueur et qui renferme plusieurs centaines de mètres de bande, un appareil de recuit de même débit, utilisant du sodium liquide suivant l'invention, a seulement 6 mètres de haut et 3,60 mètres de long, et il ne renferme
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que de 45 à 75 mètres de bande à la fois. Par ailleurs$., du fait des caractéristique* de transfert thermique extraordinairement élevées du sodium, la température maximum du bain liquide n'a pas besoin habituellement de dépasser de plus de 27 C environ la température de recuit désirée pour la bande, et le mouvement de cette bande peut, sans résultat défavorable, être interrompu alors que la bande se trouve dans le bain.
Ceci évite l'utilisation, avec l'appareil suivant l'invention, des'*-, dispositifs de formation de boucles qui sont nécessaires à la fois à l'entrée et à la sortie des appareils de recuit classiques.
Suivant la variante de réalisation représentée sur la fig. 2, la bande 1 est chauffée rapidement, baus une chambre de recuit 50, jusqu'à la température de recuit désirée, dans le sodium liquide, et elle pénètre ensuite dans une première chambre de maintien en tempé- rature 51, dans laquelle elle est maintenue à cette température pendant le laps de temps désiré, des éléments chauffants 52 compensant les pertes de chaleur à partir de cette chambre 51. A partir de la chambre 51, la bande pénètre dans une chambre de refroidissement 53 munie de tubes de refroidissement 54.
La longueur et le nombre de passages de la bande dans les chambres 50 et 53 respectivement sont fonctions de la vitesse de déplacement, de façon à fournir la durée de séjour désirée pour la bande à l'intérieur de chaque partie de l'enceinte.
A partir de la chambre 53, la bande pénètre de nouveau dans le sodium, dans la partie supérieure de la chambre 50, en vue d'un nouveau chauffage jusqu'à la
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température de recuit comprise entre 705 et 760 C. La chambre 50 agit ainsi comme une seconde zone de maintien en températureLa bande passe alors sur des rouleaux appropriés 55, 56 et ±?et pénètre dans une seconde chambre de refroidissement 58 remplie de sodium liquide, puis après avoir change de direction sur le rouleau 59 au droit duquel sa température est de 593 0 environ, elle se déplace vers le bas pour pénétrer'de nouveau dans la chambre 50 en un point auquel la température du sodium est sensiblement égale à la température de la bande.
Cette bande se déplace ensuite vers le bas en passant autour de rouleaux de guidage 60, 61 et 62 et traverse les zones inférieures de la chambre 50, au voisinage immédiat du brin ascendant de la bande qui arrive, laquelle passe autour du rouleau 63 comme montré
Des tubes 64 prévus dans la chambre 58 sont traversés par des gaz plus froids ou plus chauds que la bande ou que le sodium, afin de provoquer une régulation rapide de la température de la bande quand il se produit des mudifications de la vitesse de déplacement de cette bande ou d'autres facteurs.
Afin de réduire la consommation d'énergie, en récupérant la chaleur abandonnée par la bande dans la partie du cycle correspondant à un refroidissement lent, la chambre de refroidissement lent 53 peut être entourée par un ohemisage 65, qui est représenté sur la fige 2 sous forme d'un canal à double paroi 66 relié à une pompe 67 prélevant du sodium liquide aux parties les plus froides du système, comme indiqué en 68 ou 69, et provoquant sa circulation à travers le chemisage
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dans une direction qui est en général oppesée à la direc- tion de déplacement de la bande traversant la zone de refroidissement lent 53, comme indiqué par les flèches.
Le sodium liquide chaud quitte ensuite le chemisage par les conduits représentés en pointillé, pour pénétrer dans les parties supérieures de la chambre 50, puis dans les canaux d'entrée 68 et 69. Par exemple, au droit du canal d'entrée 68. le sodium se trouve à une température de 370 0 environ, et dans le canal 69 sa température est de'150 à 2600 0 environ. Une vanne à trois voies 70 ou un dispositif équivalent permet de régler les propor- tions relatives de sodium à 370 et à 1500 0 aspirées par la pompe, afin de fournir la température la plus
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judicieuse pour le sodium pénétrant dans le chemisage ±2. en 71- -*!, chemisage est bien entendu recouvert extérieurement 3'une matière thermo-isolante.
Le sodium qui circule dans le -:axial, 66 et qui a absorbé la chaleur abandonnée par la bande ,s la sone de refroidissement lent 22 pénètre dans la chsmb..:'\, .2.Q. et est renvoyée â la pompe par lea canaux 68 et 69, La chambre 2Q forme l'équivalent de la chambre t aur la iix, L'utilisation de métal liquide -toast pas osnon- tielle dans les chambres 2:1 et 22, étant dO;:-""6 qu'aenun transfert de chaleur à la bande n'est nécensdc, dans la chambre 21 et qu'il surfit d'obtenir un faible ta\.., de transfert thermique dans la chambre 3* Par suite, 1<* chambres 51 et 53, de même que la chambre 7 sur la fig,, , peuvent être remplies d'un gaz protecteur, par exemple d'argon ou d'hélium (on peut utiliser de l'azote gazeux avec certaine métaux liquides vis-à-vis desquels il est
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inerte), qui est admis par le conduit 74.
L'utilisation de métal liquide dans la chambre 2 (Fig. 1) bien qu'elle ne soit pas absolument essentielle, demeure très dési- rable, au moins dans la partie dans laquelle la bande pénètre dans cette chambre, étant donné qu'il est judi- cieux d'augmenter alors la. température de la bande aussi rapidement que possible pour la faire passer de ,540 0 environ à la température de recuit et de maintient
On a représenté sur la fig. 3 un dispositif permettant de produire une vibration dans la bande.
Pour obtenir une vibration supersonique, il est préférable de prévoir des transducteurs 75, qui sont par exemple en matière céramique comme le titanate de baryum et qui sont excités électriquement par une source de courant électrique alternatif à haute fréquence, l'alimentation étant assurée par des conducteurs 76. De tels transduc- teurs et de tels dispositifs d'excitation se trouvent couramment sur le marché. Les vibrations, engendrées par le transducteur monté à l'extérieur de l'enceinte 77 contenant le sodium, peuvent être transmises au sodium liquide 79 comme montré sur la fig. 3 par des tiges 78, qui sont par exemple en titane métallique, au voisinage immédiat de la bande.
Un autre dispositif générateur de vibrations pouvant être utilisé est représenté sur la fig. 4. Le palier 80 de l'arbre du rouleau 81 sur lequel passe la bande est étudié de manière à présenter une certaine flexibilité, et un dispositif vibrateur à fonctionnement électrique, comprenant une bobine électrique et un noyau magnétostrictif en alliage magnétique; vibrant à la
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fréquence du courant électrique fourni à la bobine, tel que celui vendu sous la dénomination "Syntron 82", qui se trouve sur le marché, est combiné à ce palier. La. position lors du montage peut être telle qu'il en résulte une vibration de la bande dans le sens de sa longueur ou perpendiculairement au plan de sa surface.
Ce dernier mode de vibration est plus efficace pour augmenter la vites- se de transfert de la chaleur, tandis que le premier assure une meilleure excitation des molécules du métal formant la bande.
En plus des exemples mentionnés dans le tableau qui précède, on donnera ci-après un exemple particulier de mise en oeuvre de l'invention. On fait passer une bande d'acier laminé à froid ayant une teneur en carbone de 0,12 % et une épaisseur égale à 0,22 mm à travers du sodium en fusion qui l'amène à la température de recuit de 730 0 en 3,5 secondes, puis on maintient la bande à cette température pendant 2 secondes, on la refroidit ensuite lentement en 1,5 seconde jusqu'à. 593 0, on la chauffe de nouveau à 7200 0 en 1 seconde, onla maintient à cette température pendant 2 secondes, puis on la refroidit en 1,5 seconde jusqu'à 593.
C, on la réchauffe à 720 C en 1 'seconde, on la maintient à 720 0 pendant.
2 secondes, puis on la refroidit à 150 0 en 3 secondes. a bande est prélevée au sodium en fusion et est finale- ment refroidie rapidement jusqu'à 38 0 environ par immersion dans de l'huile froide. La bande d'acier recuit résultante a une dureté Rockwell B de 40 environ. Elle résiste à un durcissement par vieillissement et sa dureté' ; est constante. Le sodium métallique fournit une surface
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brillante et claire pour cette bande d'acier. En outre, on effectue la mise en oeuvre du procédé tandis que la bande d'acier est soumise à des vibrations à une fréquen- ce de 9 600 cycles par seconde pendant le stade de préchauffage a).
Les vitesses de chauffage rapides semblent fourni? des résultats qui ne peuvent pas être obtenus avec des vitesses de chauffage plus faibles telles que celiez utilisées dans les procédés classiques, et on obtient un recuit plus complet et une bande d'aoier plus stable.
Bien qu'on ait décrit la mise en oeuvre de l'invention dans le cas de l'utilisation de métal liquide comme milieu de chauffage et de traitement, il est évident que n'importe quel moyen permettant d'effectuer un chauffage rapide jusqu'à la température de recuit (par exemple une bobine d'induction et des jets de gaz à grande capacité thermique), un refroidissement et un nouveau chauffage peuvent être utilisés également suivant l'invention. Le nouveau procédé consiste fonda- mentalement à effectuer deux opérations de recuit et de refroidissement au cours des cycles de traitement ther- mique, de la manière spécifiée. Les fluides de chauffage et de refrcidiissement ou les matières de transfert thermique peuvent avoir ou non la même composition.
D'autres modifications peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention.