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"Procédé pour séparer la lupuline des c8nes du houblon en vue de la préparation de substances donnant son amertume à la bière." Demandes de Brevets déposées en Grande Bretagne le 31 janvier 1966 sous le n 4123/66, le 17 novembre 1966 sous le n S1477/66 et le 28 novembre 1966 sous le n 53134/66.
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Cette invention a pour objet un procédé pour séparer la lupulino des canes du houblon sous une forme à partir de laquelle les substan- ces donnant son amertume à la bière puissent être préparées. On sait que la lupuline est la matière résineuse jaune qu'on trouve dans les cônes du houblon et qui contient des composés, notamment les humulo- nes, qui sont employés pour la production des substances donnant son amertume à la bière dans l'industrie de la brasserie.
Ces composés ne représentent que 3% à 10% du poids à sec du hou- blon; s'ils peuvent être séparés du houblon à un stade initial du tra- vail, des économies considérables au point de vue transport et emma- gasinage peuvent donc être réalisées et la lente détérioration du hou- blon pendant le stockage peut être évitée dans une grande mesure.
Dans la pratique classique de la brasserie, le houblon est ajouté et porté à l'ébullition avec le moût avant le processus de fermenta- tion. On a reconnu que pendant l'ébullition il y a jusqu'à 50% des substances disponibles donnant son amertume à la bière qui sont per- dues ou détruites. En outre, pendant la fermentation, il y a jusqu'à 20% de ces composés qui peuvent se trouver perdus. Aussi des écono- mies considérables peuvent-elles être réalisées si on peut les élimi- ner séparément du houblon, les concentrer pour les transformer en substances donnant son amertume à la bière et les ajouter à celle-ci après fermentation du moût.
Divers procédés ont été proposés jusqu'ici pour séparer les humulones et les substances résineuses alliées des c8nes du houblon. Il s'agit le plus souvent do procédés d'extraction par solvant en utili- sant notamment des composés organiques tels que des hydrocarbures, des hydrocarbures chlorés et des alcools formant solvants des résines c'est-à-dire des procédés qui sont tout à fait distincts du procédé prévu par l'invention, suivant lequel les cônes du houblon sont sépa- rés mécaniquement en leurs parties constitutives qui sont triées ou séparées en deux fractions sans changer d'aucune manière leur nature.
Des exemples de ces procédés connus faisant agir des solvants sont indiqués dans le brevet anglais N 947.596, dans le brevet irlan- dais déposé en 1963 sous le n 774 et dans le brevet des Etats Unis d'Amérique N 3.092.497.
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Suivant un autre procédé indiqué dans le brevet anglais N 961. 506, la lupuline est séparée par désagrégation du houblon séché dans un broyeur à disques tournant en sens inverse et portant des ti- ges enchevêtrées, puis par criblage dans un turbo-cribleur, le hou- blon étant maintenu à sec pendant tout le processus.
La présente invention est fondée sur cette constatation que l' humulone est logée dans de petits sachets ou gousses insolubles à l' eau qui sont fixés aux pétales du houblon et sur cette découverte qu' il est possible de désagréger les c8nes du houblon par un système mé- canique convenable réglé de telle sorte que les sachets contenant la lupuline se trouvent détachés des pétales du houblon sans se vider de leur contenu, celui-ci pouvant contenir d'ailleurs des huiles de hou- blon et d'autres substances dotées d'une certaine utilité en brasserie.
C'est ainsi que quand les pétales du houblon dénudés des sachets de lupuline, et les autres débris du houblon sont éliminés mécaniquement, ces sachets contenant la lupuline et leur contenu total de lupuline demeurent sous la forme d'une simple suspension dans l'eau.
Le procédé perfectionné de séparation de la lupuline par rapport aux canes du houblon tel que le prévoit l'invention consiste à traiter les cônes du houblon par des moyens mécaniques dans l'eau de façon telle que les canes soient intégralement désagrégés et que les sachets contenant la lupuline se trouvent détachés des pétales du houblon pour être maintenus en suspension dans l'eau, le traitement étant réglé de manière à réduire au minimum l'endommagement que peuvent subir les sachets contenant la lupuline eux-mêmes, ce qui évite que leur contenu ne s'écoule dans l'eau.
Une élimination ultérieure des débris du hou- blon laisse subsister, sous la forme d'une suspension aqueuse, la to- talité ou à peu près du contenu utile des sachets qui peuvent compren- dre non seulement la lupuline, mais des huiles du houblon et d'autres substances utiles. La concentration de la suspension, qui peut impli- i quer la réduction sous la forme d'une pite ou à un étet sec, si cela est désirable, permet de rendre disponible sous une forme convenable sensiblement la totalité de la lupuline qui se trouve dans les cônes du houblon.
L'invention englobe également, à titre de variantes, plusieurs
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moyens pour séparer efficacement le houblon usagé, autrement dit ayant perdu des substances aromatisantes, de la suspension de sachets de lu- puline ainsi que des méthodes constituant des variantes permettant la concentration de la suspension en question.
La lupuline séparée obtenue par ce procédé peut être traitée par les méthodes classiques afin de donner lieu à divers types de substan- ces donnant son arôme et son amertume à la bière et convenant dans les diverses techniques de la brasserie, autrement dit dans la préparation des différents types de bière.
La désagrégation des c8nes du houblon en vue d'assurer la libéra- ti.on désirée des sachets de lupuline non endommagés peut être assurée par battage, notamment à l'aide de pales ou aubes animées d'un mouve- ment de rotation ou par secouage vif, notamment par vibrations ultra- soniques ou encore par le phénomène dit de "cisaillement par liquide" comme décrit ci-après.
Une particularité spéciale du procédé tel que le prévoit l'inven- tion, c'est que s'il peut être appliqué avec un certain avantage par rapport aux méthodes connues, au houblon sec, il peut avec un avantage encore plus marqué, être effectué sur du houblon non séché et ration- nell ent en un endroit voisin du terrain où le houblon est cultivé, ce qui permet d'économiser les frais de séchage, d'emballage, de trans- port et d'emmagasinage d'une matière volumineuse en vrac, ainsi que les frais imposés à l'industrie de la brasserie résultant de l'élimi- nation da houblon usagé qui présente une certaine valeur pour le cul- tivateur de houblon si on le laisse sur le terrain pour améliorer le sol de culture.
Si la désagrégation mécanique dans l'eau est vive et se produit en présence d'une quantit6 d'air suffisante qui peut être simplement la quantité naturellement entraînée dans les canes du houblon ou plus communément l'air entraîné augmenté des additions provenant notamment d'un aérateur submergé, des bulles d'air entraînent les sacs contenant la lupuline de préférence jusqu'à la surface pour donner lieu à une forte concentration de lupuline sous la forme d'une suspension en écume ou mousse. Celle-ci peut être enlevée et traitée, notamment par les méthodes décrites ci-après, en vue de l'élimination des débris
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du houblon et, si désiré, en vue de la concentration ou de la dessi- cation.
Si la désagrégation mécanique dans l'eau est effectué dans des conditions donnant lieu à très peu d'écume ou à pas d'écume du tout, d'autres moyens qui sont décrits ci-apr&s sont utilisés pour séparer les sachets utiles contenant la lupuline du houblon épuisé.
La désagrégation mécanique peut être effectuée, t titre de va- riante, par divers autres moyens qui peuvent être utilisés uniquement ou en succession, et suivant la quantité d'air présente et le degré d'agitation, ils peuvent donner lieu soit à une mousse ou écume riche en lupuline, soit à un mélange de sachets de lupuline en suspension et de pétales de houblon dans l'eau.
Diverses réalisation possibles de l'invention sont décrites ci- après avec plus de détails mais à titre d'exemples seulement en regard des dessins schématiques annexés dans lesquels :
La fag. 1 est une vue schématique mettant en évidence un procédé de formation et de séparation d'une mousse ou écume riche en lupuline.
La fig. 2 est une vue montrant une variante du procédé repr6sen- té à la fig. 1.
La fig. 3 est une vue représentant un procédé de désagrégation des cônes du houblon par le phénomène de cisaillement par liquide dont il a été parlé.
La fig. 4 est une vue montrant une variante possible du procédé représenté par la fig. 3.
La fig. 5 est une vue montrant un autre procédé pour désagréger les canes de houblon par cisaillement par liquide.
La fig. 6 est une vue montrant un procédé pour séparer et concen- trer une suspension de sachets de lupuline au moyen d'hydrocyclones.
La fig. 7 est une vue montrant un autre mode de séparation et de concentration au moyen d'hydrocyclones.
La fig. 8 est une vue montrant un autre mode de concentration utilisant une tour.
La fig. 9 est une vue montrant un mode de séparation des débris du houblon par rapport au liquide, afin de permettre à celui-ci d' être remis en cycle en vue d'une nouvelle récupération de la lupuline.
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La fig. 10 est une vue montrant une combinaison de méthodes pour la séparation et la concentration de la lupuline.
La fig. 11 est une vue montrant un mode de désagrégation des canes du houblon par utilisation de vibrations ultrasoniques.
Un mode de désagrégation destiné à former une mousse ou écume et à la séparer est représenté schématiquement par la fig. 1. Ici, un mélange aéré de cônes de houblon et d'eau est envoyé dans un cylindre perforé incliné 1 qui s'étend à travers un cylindre externe parallèle 2 qui est fermé sauf à un endroit ménageant un orifice 3 intéressant sa partie supérieure. Des pales ou lames 4 et 5 entraînées par un mo- teur 6 battent et désagrègent les c8nes du houblon, la puissance du battage étant réglable de manière à détacher les sachets ou gousses contenant la lupuline sans les rompre, ces sachets étant entrainés de bas en haut par les bulles d'air pour former une mousse ou écume con- centrée qui s'échappe hors du cylindre 2 par l'orifice 3 en vue de son rassemblement et de son traitement ultérieur.
Le houblon épuisé et l'eau s'échappent hors du système par l'extrémité supérieure du cy- lindre perforé 1.
Dans la fig. 2 est représentée une variante du procédé que mon- tre la fig. 1. Des cloisons 7 divisent ici le cylindre externe en com- partiments séparés munis chacun d'un orifice ou tube 3A,3B,3C d'écou- lement de la mousse ou écume. Une ou plusieurs de ces cloisons chacu- ne pourvue de son orifice d'écoulement de l'écume peut être prévue selon les besoins.
On conçoit que les canes du houblon qui se trouvent dans le mé- lange qui entre et qui est formé de houblon, d'air et d'eau peuvent avoir été déjà partiellement ou intégralement désagrégés. C'est ainsi que s'ils ont été déjà entièrement pré-désagrégés, les batteurs peu- vent s'avérer inutiles, auquel cas l'appareil peut trouver son emploi pour la simple séparation de la mousse ou écume.
Une variante du mode de désagrégation des cônes du houblon dans l'eau consiste à soumettre à une vibration le mélange formé d'eau et de houblon. Un exemple de ce procédé est représenté schématiquement dans la fig. 11 suivant laquelle le mélange de c8nes de houblon et d'eau qui se trouve dans le récipient 42 est agité à une fréquence
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ultrasonique par les deux vibrateurs opposés 43 et 44 à phases en qua- drature. En réglant l'amplitude et la fréquence de la vibration trans- mise au liquide, le degré de désagrégation peut être réglé de telle sorte que les sachets contenant la lupuline soient libérés par suite du secouage sans se trouver rompus.
Suivant une réalisation à donner de préférence au procédé tel que le prévoit l'invention, les c8nes du houblon sont désagrégés et les sachets contenant la lupuline sont libérés sous la forme d'une suspen- sion dans l'eau en soumettant les c8nes à un cisaillement par le li- quide dans un courant d'eau. Suivant un mode de réalisation de ce pro- cédé, ce cisaillement par le liquide est réalisé en refoulant par pom- page le mélange de houblon et d'eau à travers un ajutage, un tube court ou un autre orifice qui peut être dirigé de telle sorte que le liquide qui s'échappe heurte une surface rigide.
Les recherches qui ont conduit à l'invention ont permis à cet égard de constater qu'en utilisant des pressions comprises entre 1 et 14 kg/cm2 environ et en calculant de façon correspondante le tube ou ajutage en lui donnant un diamètre d'alésage compris entre 8mm et 75 ma environ, les cônes dhoublon peuvent être suffisamment désagrégés pour libérer les sa- chets contenant la lupuline sans qu'une proportion notable quelconque de ces sachets se trouve rompue.
Ce mode de désagrégation au moyen d'un cisaillement par liquide est représenté schématiquement dans la fig. 3. Ici un mélange de c8nes de houblon et d'eau est refoulé par l'action d'une pompe 8 à déplace- ment positif à travers un étranglement 9 ayant un alésage égal à 18 um environ sous une pression égale à 4,9 kg/cm2 dans un appareil servant à séparer les sachets contenant la lupulue des pétales du houblon usagé.
Dans la fig. 4 est représentée une variante suivant laquelle le mélange formé de c8nes de houblon et d'eau, après s'être échappé par l'ajutage heurte une surface 10 avant d'entrer dans l'appareil servant à la séparation des sachets contenant la lupuline par rapport aux p6- tales du houblon usagé.
Dans la fig. 5 est représentée une autre méthode par laquelle les c8nes du houblon peuvent être désagrégés par cisaillement par li-
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quide. Ici le mélange est pompé axialement à travers l'ajutage 11 dans un tube 12 de plus grand diamètre à extrémité obturée, de façon que le cisaillement se produise entre le mélange se déplaçant vers l'intérieur et le mélange retournant vers l'extérieur.
Les dimensions des tubes dépendant de la grandeur de l'appareil nécessaire. Le diamètre du tube d'admission est compris de préférence entre 12,5 am et 75 mm. et celui du cylindre à extrémité obturée com- pris entre 21 mm. et 125 mm. environ.
Il doit être entendu que ces méthodes de création d'un cisaille- ment par liquide au.sein d'une masse constituée par un mélange formé d'eau et de cônes de houblon sont indiquées simplement à titre d'exem- ples et qu'on peut utiliser d'autres méthodes mais à condition que le mélange soit astreint à se mouvoir de façon telle qu'il provoque un effort de cisaillement notable et par voie de conséquence une désagré- gation des c8nes du houblon dans le liquide.
Le premier produit du procédé tel que le prévoit l'invention, est soit une mousse ou écume riche en lupuline contenant des débris de houblon, soit une suspension dans l'eau de sachets contenant de la lupuline mélangés à certains pétales du houblon et à d'autres détritus des cônes du houblon. Un traitement ultérieur est par conséquent né- cessaire pour éliminer les débris de houblon dont on n'a pas besoin et, de préférence, pour augmenter la concentration en lupuline.
Un moyen simple pour éliminer les débris du houblon consiste à faire passer le mélange de débris, de lupuline et d'eau sur un lit perforé, les perforations ayant une grandeur propre à permettre le passage des sachets de lupuline et d'eau et à retenir la majeure partie des débris du houblon. De nombreuses constructions d'un équipement industriel dont on peut se servir à cet effet conviennent à cette ap- plication.
Un moyen proféré pour séparer et en même temps concentrer la suspension contenant les sachets de lupuline par rapport aux débris du houblon consiste à faire passer le mélange à travers un ou une série d'hydrocyclones. On appelle ainsi des séparateurs de type classique comportant un corps conique allant en diminuant graduellement de sec- tion vers sa partie inférieure et dans lequel le mélange est introduit
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tangentiellement à l'extrémité supérieure sous une certaine pression, une concentration de lupuline concentrée s'échappant à la partie infé- rieure tandis que les pétales du houblon et la majeure partie de l'eau sont évacués à partir de la partie centrale de la paroi supérieure.
Tous les débris de houblon pouvant subsister peuvent être éliminés par tamisage du concentrât de lupuline qui émerge par filtration.
Ce mode de séparation et de concentration du mélange est représen t6 schématiquement dans la fig. 6. Ici le mélange pénètre dans l'hy- drocyclone 13 tangentiellement comme figuré en 14, les pétales du hou- blon et les autres débris étant éjectés à partir de la partie centrale supérieure comme figuré en 15 tandis que la suspension de lupuline nettoyée et concentrée s'échappe à partir de l'extrémité intérieure de l'appareil comme indiqué en 16.
Une séparation satisfaisante peut être obtenue avec un hydrocy- clone ayant un diamètre égal à 7,5 cm. à sa partie supérieure et un diamètre égal à 0,5 cm. à sa partie inférieure en refoulant le mélan- ge dans cet appareil sous des pressions comprises entre 1 et 14 kg/ cm2 environ.
A titre de variante ou en plus de ce qui vient d'être dit, le mélange de suspension de lupuline et de résidus de houblon peut être traité de manière à produire une mousse ou écume riche en lupuline sensiblement exempte de pétales de houblon, par exemple en recourant au mode de séparation de la mousse ou écume qui a déjà été décrit et est représenté dans la fig. 1. Un autre moyen pour concentrer la sus- pension de lupuline et assurer l'élimination des débris de houblon consiste à utiliser un hydrocyclone du type sus-d6crit mais dans le- quel de l'air est introduit dans le mélange et en prévoyant une pres- sion d'admission relativement basse, par exemple inférieure à 3,5 kg/ cm2.
Si le fonctionnement se déroule dans ces conditions, le mélange forme une mousse ou écume, et celle-ci entraînant avec elle la majeu- re partie de la lupuline mais seulement quelques débris de houblon s'6coule vers la partie centrale de l'hydrocyclone en s'échappant par son orifice de sortie placé à sa partie supérieure tandis que l'eau et les débris de houblon s'échappent par sa partie inférieure.
Ce mode de séparation de l'écume est représenté schématiquement
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dans la fil. 7 suivant laquelle le mélange plus l'air pénètrent en 17, et la lupuline purifiée et concentrée s'échappe sous la forme d'une écume par l'orifice de sortie central 18 tandis que la majeure partie de l'eau et des débris de houblon s'échappe à la partie inférieure de l'appareil à l'endroit indiqué par 19.
Une variante de réalisation de ce procédé de séparation de la movb- se ou écume est représentée dans la fig. 8. Ici le mélange avec l'air entraîné pénètre dans une tour verticale à proximité de son fond comme figuré en 20. La mousse ou écume entraînant la majeure partie de la lupuline s'échappe en 21, et la majeure partie de l'eau et des résidus de houblon s'écoule par le tube de sortie à niveau constant 22 en forme de col de cygne prévu à l'extrémité inférieure de la tour.
A titre de variante ou en plus de ce qui vient d'être dit, la suspension de lupuline peut être enrichie davantage par centrifugation en passant à travers des appareils hydrocycloniques ou de flottation à écume.
Un autre mode de séparation de la mousse ou écume est représenté dans la fig. 9 et est décrit ci-après.
Avec tous les modes de séparation et de concentration, tels qu' ils viennent d'être décrits, une certaine quantité de lupuline peut demeurer dans l'eau qu'on évacue ou dans les débris de houblon et d' eau. Il est par conséquent économiquement désirable de remettre ce liquide en circulation par recyclage à travers l'appareil.
Dans la plupart des procédés décrits ci-avant, il est tout d' abord nécessaire d'éliminer les débris de houblon par rapport à l'eau.
Divers types d'appareils sont disponibles dans l'industrie et l'un d' eux s'avère satisfaisant. C'est celui qui est représenté schématique- ment dans la fig. 9. Ici le mélange d'eau et de débris de houblon est dirigé sur un tamis incliné 23 à travers lequel l'eau passe pour tomber sur une plaque déviatrice parallèle 24 qui l'envoie dans un réservoir 25 qui, maintenu rempli à un niveau constant par une arriva d'eau commandée par un robinet à boule 26 est employé pour fournir la totalité de l'eau dont on a besoin dans cet appareil à action com- binée. La mousse ou écume qui se forme dans le réservoir 25 s'écoule par trop-plein et, comme elle contient également de la lupuline, elle
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est ajoutée à la fraction riche en lupuline déjà séparée.
L'app eil fonctionne ainsi de diverses façons, comme filtre de houblon, comme séparateur de mousse ou écume et comme réservoir d'eau à niveau com- mandé .
De nombreuses combinaisons peuvent être utilisées à titre de variantes des diverses méthodes ici décrites, toujours en respectant la portée générale de l'invention. Le choix, dépend en particulier, des circonstances de fonctionnement. La méthode combinée qui est re- présentée dans la fig. 10 est simplement décrite à titre d'exemple.
Dans cet appareil composite, le houblon est mélangé à l'eau dans une trémie 27 qui alimente une pompe 28. Le courant contenant le hou- blon et l'eau peut tout d'abord être refoulé par pompage à travers une chambre 38 de séparation des pierres provenant du houblonnage mécani- que qui peut être de construction semblable à celle de l'hydrocyclone comprenant une petite chambre à sa base pour recueillir les pierres à la place de l'orifice de sortie inférieur. Il passe alors à travers le tuyau 29 dont une section ayant 150 mm. de longueur voisine de la pompe 28 a un alésage égal à 25 mm. ce qui concourt à l'effet de dé- sagrégation du houblon, tandis que la partie normale du tuyau a un alésage égal à 50 mm. La partie la plus grêle du tuyau est l'endroit où a lieu la désagrégation.
Ce tuyau 29 aboutit dans un premier hydro- cyclone 30 à partir duquel la majeure partie du houblon et la moitié environ de l'eau passent vers le haut pour gagner un second hydrocy- clone 31. L'eau et la masse restante de la lupuline s'écoulent de haut en bas dans un troisième hydrocyclone 32.
Pour que les hydrocyclones 31 et 32 fonctionnent efficacement, il importe que l'air ne soit pas entraîné avant son entrée et qu'un accouplement étanche à l'air soit prévu à la base de l'hydrocyclone 30. Toutefois, étant donné que les hydrocyclones 31 et 32 n'alimenter pas directement d'autres hydrocyclones placés en ava, il est possi- ble de leur permettre de fonctionner de la manière normale suivant laquelle l'air est entraîné à la base. Dans ces deux appareils 31 et 32 la majeure partie du liquide passe à l'extérieur en s'échappant par la partie supérieure et seule une petite quantit6 contenant une concentration élevée de lupuline s'échappe à la partie inférieure.
Le
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courant qui s'écoule à la partie inférieure du troisième hydrocyclone 32 contient la majeure partie de la lupuline et celle-ci ainsi que la mousse ou écume débordant du réservoir 36 d'alimentation en eau sont envoyées par une crépine filtrante 39 et une trémie 40 dans une petite pompe 41 en permettant un entraînement simultané dé l'air pro¯duisant de l'écume. Ceci refoule par pompage le mélange dans la quatrième hy- drocyclone 33 à la vitesse d'admission inférieure. Ici de l'écume ri- che en lupuline s'échappe à la partie supérieure et est envoyée dans le dispositif 34 de concentration de l'écume tandis que la majeure par- tie du liquide et tous les débris demeurant à ce stade sont renvoyés à la trémie principale 27.
Le courant de houblon qui s'échappe hors de l'hydrocyclone 30 est mélangé avec un courant d'eau aspiré à partir du réservoir en pas- sant par la pompe 37 comme représenté dans le schéma et est envoyé dans le second hydrocyclone 31. Ici, la majeure partie de la lupuline restante est séparée et renvoyée à la trémie principale 27, tandis que le courant de houblon épuisé s'échappe hors de la partie supérieu- re et est envoyé sur le séparateur perforé incliné 35 pour éliminer le liquide qui y reste par rapport au houblon épuisé. Le liquide s' écoule de haut en bas le long de la plaque déviatrice dans le réser- voir 36 d'où il est éliminé par la pompe 37, tandis que toute quanti- té excédentaire est refoulée dans la trémie principale 27 d'où elle est remise en cycle.
La suspension de lupuline provenant de l'un quelconque des ty- pes d'appareils décrits peut être concentrée davantage en passant à travers des appareils de centrifugation ou d'hydrocyclonage ou en- core par sédimentation ou flottation de l'écume.
La lupuline préparée par le procédé tel que le prévoit l'inven- tion peut être séparée, séchée ou concentrée et utilisée directement dans le stade de bouillissage en cuves du processus de brasserie ou après un traitement ultérieur. La suspension de lupuline peut égale- ment être traitée de diverses manières pour réduire la contamination bactérienne pendant l'emmagasinage, par exemple par addition d'un agent de stérilisation chimique ou par stérilisation thermique.
Un traitement ultérieur a pour objet soit la production des
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substances destinées à donner son amertume à la bière et qui peuvent d'ailleurs être ajoutées à des bières déjà fermentées, soit l'extrac- tion de précurseurs de ces substances donnant son amertume à la bière et qui peuvent être ajoutés au stade du bouillissage dans les cuves du processus de brasserie, soi.t encore l'extraction d'autres matières aromatisantes désirables, par exemple d'huiles de houblon. Ces buts peuvent être atteint par de nombreux procédés connus.
C'est ainsi, par exemple, que les précurseurs des substances créatrices d'amertume peu- vent être extraits à l'aide de solvants organiques suivant des métho- des déjà bien connues dans la technique de l'extraction du houblon ou bien que la lupuline peut être traitée à l'aide de solutions d'eau ou de solutions aqueuses qui peuvent être de nature alcaline afin d'iso- mériser les composés en vue de produire l'arome amer désiré et de les faire passer en solution. Dans ce cas, une période de bouillissage en communication avec l'atmosphère peut être prévue quand il s'avare qu'il est désirable d'éliminer entièrement ou partiellement les aromes de houblon volatils indésirables.
Les huiles du houblon peuvent être séparées par extraction à l' aide de solvants organiques ou par distillation à la vapeur ou en con- jugant ces deux moyens à la fois, puis par une distillation fraction- née ou d'autres procédés de purification.
Les recherches dont il a déjà été parlé ont permis de constater que de nombreux types d'utiles préparations concentrées de houblon peuvent être rationnellement fabriqués à l'aide de lupuline produite par le procédé tel que le prévoit l'invention. C'est ainsi, par exem- t ple, qu'on a constaté qu'un moyen commode pour transformer la lupuli- ne en un concentrât acceptable de matière capable de donner de l'amer-! tume à la bière consiste à porter à l'ébullition la lupuline dans une solution alcaline formée par l'addition des carbonates ou des hydroxy- des de sodium ou de potassium.
Une quantité suffisante de ces substan- ces alcalines est ajoutée pour donner lieu à un pH compris entre 8 et 12, et une plus grande quantité peut être ajoutée pendant le déroule- ment de l'ébullition afin de maintenir le pH au niveau désiré entre ces limites. La solution est portée à l'ébullition pendant une pério- de de temps suffisante pour isomériser la majeure partie ou la tota-
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lité des composas précurseurs créant l'amertume (généralement l a 3 heures) puis est filtrée ou centrifugée et séchée par pulvérisation.
Les recherches dont il a été parlé ont également permis de cons- tater que l'addition de matières solubles telles que des sucres, des dextrines, de 1'amidon dégradé, des produits de malt ou des sels de sodium, de potassium et de calcium, etc... au concentrât, peut avoir une action bénéfique en ce sens qu'elle réduit la perte en iso- humulone pendant le séchage par pulvérisation et en ce qu'elle rend la matière séchée plus aisément soluble dans les liquides aqueux froids. Ces recherches ont également permis de constater que l'addi- tion de petites quantités de bicarbonate de sodium à la solution avant le séchage par pulvérisation, donne lieu à une poudre qui se disperse plus facilement quand elle est mise dans l'eau.
L'addition de bicar- bonate de sodium se traduit par une neutralisation d'une faible par- tie de l'acidité natuelle de la bière à laquelle le concentrât est ensuite ajouté. L'addition de petites quantités d'un acide comestible, par exemple d'acide tartrique à la poudre, après séchage par pulvéri- sation, neutralise cet effet.
De cette façon, un concentrât pulvérulent, sec, stable de sub- stances provenant du houblon et donnant son amertume à la bière peut être préparé et ajouté à la bière après fermentation. Une utilisation améliorée de cette matière potentielle donnant son amertume à la biè- re dans le houblon est obtenue parce que les pertes en matières créa- trices d'amertume pendant la fermentation (s'élevant jusqu'à 20% en- viron) sont évitées. Les pertes qui se produisent normalement pendant le stockage du houblon sont également évitées puisque le concentrat se conserve pendant une période au moins égale à une année sans subir de détérioration.
De plus, si du houblon vert est utilisé comme matière de départ, des pertes en matière créatrice d'amertume potentielle au cours du processus de dessiccation (environ 10%) sont également supprimées, et les frais de séchage, de transport et de stockage du houblon en vrac sont évités.
Les modalités de mise en oeuvre et les détails de réalisation peuvent être modifiés, sans s'écarter de l'inveition, dans le domaine
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des équivalences.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé pour séparer la lupuline des canes de houblon con; is- tant, à titre caractéristique, à les désagréger mécaniquement dans l' eau, de façon que les sachets ou gousses contenant la lupuline se trouvent détachés des pétales du houblon, pour être maintenus en sus- pension dans l'eau, le traitement de désagrégation étant réglé de fa- çon à assurer que la majorité au moins des sachets de lupuline eux- mêmes n'est pas endommagée de telle sorte que leur contenu tombe dans l'eau, puis au cours d'une seconde opération ou d'autres opérations à séparer les sachets contenant la lupuline des débris du houblon et à les recueillir en vue de leur utilisation.