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"Récipient pour hydrocarbures liquides."
La présente invention concerne un récipient pour hydrocarbures liquides et en particulier, un récipient pour gaz de pétrole liquéfiés tels que, par exemple, le butane et le propane.
Dans de nombreux pays, les récipients proprement dits et la procédure de remplissage font l'objet de réglementa- tions. Afin de permettre l'expansion du liquide quand le réci- pient et son contenu sont exposés à des températures ambiantes élevées, pendant le transport ou l'entreposage, on doit réserver un certain minimum de vide quand on remplit le récipient.
D'habitude, on arrête le remplissage des récipients de gaz de pétrole liquéfiés quand le vide s'élève approximativement à 5 de la contenance de ceux-ci.
Toutefois, on rencontre ici des difficultés.
Suivant une méthode adoptée en pratique, on pèse le récipient
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pendant le remplissage. Cette méthode est toutefois fastidieuse, conduit des imprécisions et peut à l'occasion entraîner un trop-plein,
Quand un récipient trop rempli subit une augmen- tation de température de quelaue importance, le vide peut ne pas être suffisant pour absorber l'accroissement du volume du liqui- de et le récipient est ainsi soumis à une surpression qui se manifeste par un renflement local. Non seulement le récipient doit être mis au rebut quand il est retourné à l'installation de remplissage, Mais le matériau doit avoir un allongement suffisant pour permettr' la formation du renflement sans provoquer la rup- ture de la paroi du récipient.
Il existe en conséquence des exigences minimales quant à l'allongement du matériau utilisé pour les récipients en question.
Les récipients fabriqués au moyen de filaments de fibres de verre renforcées de matières synthétiques sont attrayants sous de nombreux rapports comme récipients pour gaz de pétrole liquéfiés mais présentent le sérieux inconvénient de n'avoir qu'un allongement plus faible que celui prescrit dans de nombreux pays.
En conséquence, l'invention a pour but de four- nir un récipient pour hydrocarbures liquides et en particulier un récipient pour gaz de pétrole liquéfiés, comprenant une co- quille extérieure formant le récipient proprement dit et, dans cette coquille, une cloison formant et séparant un vide de l'espace intérieur de celle-ci; cette cloison est percée d'un passage étroit pour permettre au vide d'agir comme une chambre d'expansion pour le liquide se trouvant dans la coquille.
Quand on remplit le récipient de gaz de pétrole liquéfiés, l'opération s'effectue sous pression et n'exige qu'un temps très court, 25 secondes environ. En conséquence, il ne passe qu'une quantité de liquide extrêmement faible dans le pas- sage vers le vide et celui-ci reste assuré en permanence quand
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le récipient de l'invention est en apparence complètement rempli.
Afin de réduire h un minimum la quantité de liquide entrant dans le vide ou dans la chambre d'expansion pendant le remplissage, le passage étroit dans la cloison est, de préférence, situé dans la partie supérieure de la coquille extérieure, de sorte qu'il n'est atteint par le liquide que dans la toute dernière phase de l'opération de remplissage.
Quoique le passage soit de dimension réduite, de l'ordre de quelques dixièmes de millimètres de diamètre, il offre au liquide des possibilités d'échappement suffisan- tes, quand son volume augmente par suite de l'élévation de la température.
Lorsqu'on utilise les récipients de l'invention, le pesage pendant le remplissage et avant le début de l'opéra- tion ou le marquage de la tare dans le récipient sont rendus superflus et en outre, les imprécisions signalés plus haut sont éliminées.
Dans une forme préférée de l'invention, la cloison est constituée par la paroi d'une coquille intérieure d'un volume considérablement inférieur à celui de la coquille extérieure dans laquelle elle se trouve.
Plus particulièrement, cette coquille intérieure peut être constituée par un tube, dont les extrémités sont fer- mées, disposé dans la coquille extérieure.
Quand la coquille exterieurs est formée de fila- ments enroulés, le tube s'étend, de préférence, dans une posi- tion parallèle ou sensiblement parallèle à l'axe d'enroulement des filaments.
Le passage étroit peut revêtir la forme d'un petit trou percé dans cette cloison, en particulier dans la cloison de ce tube.
On décrira raintenant l'invention de façon plus
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détaillée, en se reportant au dessin annexe qui illustre, à titre d'exemple seulement, une forme pr@férée de l'invention représentée en coupe verticale.
Le récipient pour hydrocarbures liquides, tels que les gaz de ptrole liquéfiés, représenté au dessin est constitué par une coquille extérieure 1 formant le récipient proprement dit et fabriqué en enroulant sur un mandrin des filaments imprègnes d'une résine synthétique, en cuisant la résine et en enlevant le mandrin.
Suivant l'invention, il est prévu dans la coquil- le 1 une cloison qui forme et sépare un vide de l'espace in- térieur de celle-ci. Dans la forme préférée de l'invention re- présentée au dessin, cette cloison est formée par la paroi cy- lindrique 2 et les extrémités fermées 3 d'un tube suspendu dans le haut du récipient et désigné généralement par 4; d'une manière générale, la cloison est constituée par la paroi 2,3 d'une coquille intérieure 4 dont le volume est consi- dérablement inférieur à celui de la coquille extérieure 1.
La cloison est percée d'un étroit passage, per- mettant au vide d'agir comme chambre d'expansion pour le liqui- de se trouvant dans la coquille 1. Dans la forme d'exécution représentée, le passage ne présente comme un petit trou dans la paroi cylindrique 2 du tube 4.
Le passage 5 se situe, de préférence, dans la partie supérieure de la coquille extérieure 1.
En conséquence, quand on remplit le récipient de l'invention, le liquide n'atteindra le niveau du trou 5 que dans la dernière phase de l'opération. Ce trou n'a qu'un diamètre réduit (la dimension est exagérée dans le dessin dans un @ut de clarté) de l'ordre de quelques dixièmes de millimètre.
Une très petite quantité du liquide outrera donc à l'intérieur du tube 4 pendant les dernières phases de l'opération ,le remplissage et le volumo ontior du tube #4 ser-
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vira de vide ou de chambre l'expersion pour le liquide de la coquille 1. Air.si donc, si-êmela coquille extérieure est complètement remplie de liquide, une aupmentation de la tempé- rature ne provoquera pas de demmages, à condition que le tube ait une dimension adéquate. On a constaté qu'un tube ayant une capacité également à 5 :\ environ de celle de la coquille extérieure répondra aux conditions imposées.
Comme sous 1'influence d'une augmentation de la température, l'expansion du liquide dan.' le récipient ne se produit que graduellement, le petit trou 5 offre au liquide une possibilité d'échappement vers l'intérieur du tube,quand le volume augmente avec l'accroissement de la température.
Comme indiqué dans le dessin, le tube 4 s'étend, de préférence, dans une position parallèle ou sensiblement paral- lèle à l'axe d'enroulement, c'est-à-dire l'axe vertical des filaments et du récipient ainsi formé.
Quoique dans ce qui précède on se soit reporte spécialement à des récipients pour gaz de pétrole liquéflés constitués par une coquille extérieure formée de filaments en- roulés, il doit être entendu que l'invention ne se limite pas à ceux-ci. Comme les avantages offerts par l'invention s'ap- pliquent également quand le récipient est fait d'autres maté- riaux et est destiné à contenir d'autres hydrocarbures liquides tels que, par exemple, le pétrole ou le kérozène, l'invention s'applique également à ces récipients. Divers changements, transformations ou modifications peuvent être envisages sans s'écarter du cadre de l'invention.
Le vide pourrait, par exemple, être constitué par la partie supérieure de la coquille et la cloison percée d'un passage étroit pourrait être formée par une paroi intérieure horizontale ou sensiblement horizon- tale, prévue dans la coquille,