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"Excavateur."
L'invention concerne un excavateur consistant en un châssis portant une plate-forme pouvant tourner autour d'un axe perpendiculaire à celui-ci et sur laquelle se trouvent le groupe de commande , le siège de l'opérateur et un support servant au montage articulé de la flèche; le châssis comprend d'un côté un essieu fixe pour une paire de roues non commandées et de l'autre côté, des pieds d'appui.
On connaît un excavateur à godet avec une flèche montée de manière à pivoter dans le plan vertical, sur une superstructure rotative à l'extrémité de laquelle le bras du godet-peut également pivoter dans le même plan; le châssis ne possède une paire de roues qu'à son extrémité arrière, tandis qu'à on e xtrémité avant, il repose directement sur le sol par l'intermédiaire de deux appuis; l'extrémité avant du châssis peut être soulevée en appuyant le godet contre le sol pour faire avancer l'excavateur pendant le travail;
on peut le faire
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avancer ou reculer par une manoeuvre du bras du godet, le con- nouveau 'luire nar une rotation de la superstructure, puis le poser à / sur les appuis, de sorte qu'il progresse par bonds successifs en répétant ces mouvements. Pour le transport de la machine sur la route, on peut modifier la position des roues se trou- vant à l'arrière du châssis, de manière à les amener à proximi- té immédiate du plan transversal vertical passant par le centre de gravité de l'excavateur.
Afin de pouvoir utiliser complètement la capacité installée du moteur pour le travail d'excavation sans risquer le renversement de l'excavateur, dans les formes d'exécution connues, il est nécessaire de prévoir un contrepoids d'équilibrage sur la superstructure rotative, Ju côté opposé à la flèche, de manière que la machine ait un @oid@ prônée relativement élevé.
Le problème à résoudre par l'invention, consiste on principe à construire l'excavateur de manière qu'il présente une stabilité extrêmement élevée, afin de pouvoir utiliser complètement au travail d'excavation la puissance disponible Ju moteur sans devoir prévoir de contrepoids supplémentaire, de pouvoir l'employer même dans des terrains peu praticables (marécages, escarpements)et le faire encore avancer avec l'aide de sa flèche sans que l'opérateur soit obligé de toucher à nouveau au châssis.
Suivant l'invention, ce but est atteint du fait que la distance au sol de l'axe de pivotement de la flèche est inférieur à la distance normale entre l'essieu et 1)axe de ro- tation de la plate-forme et au triple de la distance au sol de cet axe; les rapports de dimensions indiqués concernent la position de travail de l'excavateur dans laquelle la flèche est dirigée vers la paire de roues et les pieds d'appui sont montés de préférence sur des.bras pivotants horizontaux.
Grâce à cette disposition, la force qui tend à soulever l'ensemble de l'exca- vateur pendant le travail s'applique en un point de celui-ci
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situé assez bas; en outre, la position élevée de l'essieu permet de situer le centre de gravité de l'excavateur à proxi- mité du plan horizontal passant par celui-ci, de sorte que, même dans les cas de surcharge extrême, on ne doit prévoir pendant le fonctionnement de l'excavateur aucun lest supplé- mentaire sur le châssis de celui-ci, ce qui a une importance considérable du fait que les excavateurs de ce genre sont sou- vent utilisés dans des terrains marécageux pour le creusement de tranchées de drainage.
Comme en outre, par suite de la position élevée de l'essieu, on peut choisir des roues de grand diamètre, on dispose ainsi dans les cas d'application cités en dernier lieu, qui ne permettent en règle générale qu'une @ur- charge spécifique du sol plus ou moins réduite, d'une surface- d'appui relativement grande.
On prévoit en outre avantageusement que dans l'ex- cavateur de l'invention, la distance normale entre les perpen- diculaires au châssis passant par l'axe de pivotement de la flèche et par l'essieu est inférieure au double de la distance au sol de ce dernier. Ceci contribue à augmenter la stabilité de l'excavateur dans la mesure où, même dans la position ex- tréme de la flèche vers le haut, le bras de levier qui détermine le couple de renversement autour de l'essieu n'atteint qu'une valeupeu importante .
Une caractéristique de l'excavateur du type men- tionné est qu'il peut s'avancer de lui-même pendant le travail avec l'aide du bras de la flèche, en appuyant l'extrémité avant de celle-ci sur le sol jusqu'. ce que le châssis se soulève, après quoi la flèche est rentrée. En terrain accidenté, avec les excavateurs connus jusqu'ici, on a fréquement fait l'ex- périence-que dans une position inclinée de la machine, ce mode de progression n'était plus possible car la flèche appuyée sur le sol dérape lorsqu'on la rentre. Ceci est désormais évité du fait que la distance normale entre l'axe de rotation de la
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plate-forme et l'essieu dépasse le double dé la distance nor- male entre les perpendiculaires au châssis passant par l'axe de pivotement de la flèche et l'essieu.
Afin de pouvoir également travailler avec l'exca- vateur du type évoqué dans les terrains humides dont la portan- ce est minime, il est proposé de prévoir, parallèlement à l'extension longitudinale du châssis, sur chacun des deux eûtes, de celui-ci, des barres en forme de patins assemblées chacune, de manière démontable, à une roue et il un pied de support et sur lesquelles ceux-ci prennent appui. Comme des essais pratiques l'ont montré, ces mesures permettent d'utiliser l'e xcavateur dans des marécages n'ayant qu'une portance telle- ment réduite qu'il est à peine possible à des homme;3 d'y cir- culer.
Au cours des travaux de fouilles à exécuter avec ces excavateurs, il est souvent nécessaire de travailler perpendiculairement à la ligne de plus grande pente d'un ver- sant, d'un talus, d'une digué etc... Mais dans ces cas, la possibilité d'utilisation de ces engins est limitée par l'in- clinaison du terrain.
Un autre but de l'invention est (le construire l'excavateur de manière à pouvoir l'employer indépendamment de la forte pente du terrain et à cet effet, les pieds d'appui et, au moins partiellement, les moyeux des roues sont montés de manière à pouvoir les régler en hauteur, individuellement, par rapport au plan du châssis. Cette proposition de l'inven- tion permet de régler les roues et lea appuis de l'excavateur par rapport au châssis de manière à assurer à celui-ci une position tout au moins approximativement horizontale, indépen- damment de l'inclinaison ou de la forte pente du terrain.
On sait qu'en régie générale, ce sont précisément ces engins de terrassement qui doivent travailler dans un terrain argileux humide. Afin de trouver un appui sur ce terrain, les
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engins de terrassement qui doivent s'appuyer au sol possèdent @ aux pieds de support des griffes de retenue dont la fonction est doubie. Elles doivent empêcher, d'une part, renfoncement des pieds d'appui dans le terrain ramolli et, d'autre part, un glissement latéral des pieds. A cette fin, les pieds d'appui @@nt munis de semelles horizontales qui réduisent la pression superficielle spécifique due au poids de la machine ou à l'ef- fort développé par celle-ci.
En outre, à la face inférieure de la semelle sont fixés des coins en forme de broches ou des éléments similaires qui s'enfoncent dans le sol et doivent éviter le glissement latéral des pieds d'appui.
Les griffes de retenue de ce genre ne peuvent remplir correctement les fonctions qui leur sont imparties qu'aussi longtemps que l'engin de terrassement travaille de manière relativement stationnaire, c'est-à-dire qu'aussi long- temps que celui-ci conserve en principel'emplacement qu'il a pris pour son travail. Si toutefois, il s'agit de machines, d'excavateurs par exemple, qui doivent changer continuellement de place pendant la travail et soulever les pieds d'appui à chaque changement de position, on dbit constater que la terre humide, collante et onctueuse, s'accroche à la face intérieure de la semelle et forme des mottes qui, lorsqu'on repose les pieds, empêchent ceux-ci de prendre un appui ferme sur le sol.
L'invention propose une griffe de retenue qui élimine ces inconvénients par des moyens simples et qui consiste à cette fin en une partie horizontale en forme de plaque et au moins une autre partie, aussi'en forme de plaque, perpendicu- laire à la première, qu'elle dépasse, et présentant près des extrémités des appendices en forme de pointes ou de broches dirigées vers le bas. La partie verticale se compose avanta- geusement de plusieurs plaques disposées radiale ment . L'avan- tage de cette disposition saute aux yeux. Lorsqu'on repose les pieds d'appui, les plaques disposées verticalement s'enfon-
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cent dans le sol à la manière de tranchants et protègent ainsi les pieds contre un glissement latéral.
La plaque horizontale empêche en outre ceux-ci de s'enfoncer trop profondément. Si au cours du travail, les pieds doivent être soulevés et abais- sés plusieurs fois, la terre humide adhère bien aux plaques verticales, mais lorsqu'on pose à nouveau les pieds sur le sol, cette terre adhérente est poussée vers le haut et s@ détache d'elle-même, de sorte que la griffe de retenue se nettoie pra- tiquement d'elle-même.
Afin d'éviter la formation de mottes de terre sous la plaque horizontale, les diverses plaques ver- ticales sont coupées en forme de coins et la hauteur de ces pla- ques va donc en diminuant vers la centre de la disposition ra- diale. De cette façon, la terre n'est que peu ou pas retenue sous la partie horizontale de la griffe de retenue et en mime temps, le coin facilite la @@ @tration des plaques verticales dans le sol.
L'invention sera maintenant expliquée de manière plus détaillée, en se reportant aux dessins annexés qui ne limitent en aucun cas la portée de celle-ci et où ! @ - @@ figure 1 montre l'excavateur via de profil, en position de travail.
- La figure 2 montre l'excavateur vu en plan.
- La figure 3 montre 1'excavateur progressant de lui-même.
- La figure 4 est une vue de profil de l'exca- vateur muni d'un rail en forme de patin, en position de travail, - La figure 5 est une vue en plan des rails en forme de patins, - La figure 6 montre les rails vus de profil.
- La figure 7 montre les rails vus en plan.
- Les figures 8 et 9 sont des sections transversales dans les rails, suivant les lignes V - V et VI - VI de la figure 7.
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- La figure 10 montre un excavateur aveo appuis réglables en hauteur, dans une vue de profil.
- La figure 11 est une vue en plan de l'exca- vateur, sans flèche.
- 'Les figures 12, 13, 14 et 15 montrent une vue en détail et en plan du moyeu de roue réglable en hauteur, une vue dans le sens de la flèche VI de la figure 11, une vue de face et une vue de profil.
- Les figures 16, 17 et 18 montrent les pieds de support réglables en hauteur vus de profil, de l'ar- riére (flèche VII de la figure 11) et en plan.
- La figure 19 montre les barres portant les moyeux de roues réglables en hauteur.
- Les figures 20 et 21 montrent la roue vue de profil et en plan.
- La figure 22 montre l'excavateur au travail sur un escarpement.
- La figure 23 montre une griffe de retenue vue de profil, et - La figure 24 montre une griffe de retenue vue en plan.
L'excavateur possède un châssis 1 avec une plate- forme rotative 6 portant le groupe moteur assurant la pression pour l'installation hydraulique qui sert %, la commande des cy- lindres de levage 3, 4 et 5. La plate-torse 6 peut tourner autour de l'axe vertical 2 et portât, au-dessua du groupe moteur, la cabine 7 pour l'opérateur. A la plate- forme 6, est assemblé en outre le support 8 sur lequel est montée la flèche 9 pivotant autour de l'axe horizontal 12.
Le godet 11 est attaché à l'extrémité libre du second bras 10 de la flèche. Le bras 9 de la flèche pivote autour de l'axe horizontal 12, sous la commande du cylindre 3; le bras 10 pivote autour de l'axe 13, sous la commande du cylindre 4
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et le godet 11 de l'excavateur pivote autour de l'axe 14, sous la commande du cylindre 5. Les organes de commande des cylindres hydrauliques sont manoeuvrés de la cabine 7.
Le châssis 1 repose d'un côté sur une paire de roues 15 et de l'autre cote, sur des pieds d'appui 18 montés sur un bras 17 et réglables suivant la verticale.. Ces pieds d'appui 18 sont munis de dents 19 sur leur face inférieure afin d'assurer ainsi un ancrage dans le sol. Les roues 15 ne sont pas commandées .
Pour le transport de l'excavateur sur une grande distance, on fait pivoter les bras 17 l'un vers l'autre (figure 2) et on les attache à un tracteur au moyen d'un organe d'accouplement approprié,
L'excavateur décrit présente la caractéristique essentielle et importante que la distance au sol A de l'axe de pivotement 12 de la flèche est inférieure à la distance normale B entre l'essieu 15' et l'axe de rotation 2 de la plate-forme 6, tandis que la distance au sol C de l'es- sieu 15' même est au moins égale au tiers de la distance au ; sol A.
Afin d'avoir un bras de levier de renversement réduit par rapport à l'essieu 15', même dans les positions extrêmes! de la flèche, il est avantageux que la distance normale D entre le plan vertical passant par l'axe de pivotement 12 de la floche et l'essieu 15' soit inférieure au diamètre des roues 15.
L'excavateur peut avancer de lui-même pas-à-pas sur de coûtes distances au moyen du godet et de la flèche.
A cet effet, on fait pivoter la plate-forme de 180 par rapport à la position de la figure 1, comme le montre la figure 3. l'actionnement des groupes de levage hydrauli- ques 3 à 5 permet d'amener d'abord les bras 9 et 10 de la flèche dans une\ position à peu près perpendiculaire et de poser le godet sur l@ sol.
Une nouvelle manoeuvre du groupe de levage 3 à double effet permet ensuite de soulever le châssis
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1 d'@ côté avec les appuis 18 et une manoeuvre du groupe de l@age 4 fait avancer l'excavateur en roulant sur les ; rors 15, tandis que le godet reste en principe solidement ,,.roché au sol., On arrive de cette manière à permettre le ,avail de l'excavateur même dans des terrains marécageux ce qui ne serait pas possible pour d'autres engins de ce genre.
Cette construction permet en outre à l'opérateur de ne pas quitter sa cabine pour la poursuite du mouvement de l'excavateur.
Afin que l'excavateur poisse également progresser de cette manière sur des terrains en pente raide sans que le! godet appuyé glisse au moment de la manoeuvre du cylindre de levage 4, il est avantageux que la distance normale B entre l'axe de rotation 2 de la plate-forme 6 et l'essieu 15' @oit supérieure au double de la distance normale D entre le plan vertical passant par l'axe de pivotement 12 de la flèche t ''essieu 15'.
L'excavateur peut en outre travailler dans une position de rotation quelconque à l'intérieur du cercle décrit par la rotation du godet; il est toutefois avantageux que le travail de l'excavateur s'effectue dans la position repré- sentés la figure 1 dans laquelle le bras de la flèche peut .e déplacer vers le haut et vers le bas entre les deux roues 15
Il va de soi que l'on reste dans le cadre de l'invention en fixant le godet 11 au bras 10 de la flèche de manière à le rendre interchangeable afin de pouvoir munir le bras 10 d'outils de terrassement différents suivant le travail à effectuer par l'excavateur.
Dans la forme d'exécution des figures 4 à 9, il est prévu, parallèlement à l'extension longitudinale du châssis 1 et sur chacun des côtés de celui-ci, un rail 30 @n forme de patin assemblé de manière démontable à une roue 15 et à un pied d'appui 18; la roue aussi bien que le pied prennent appui sur le rail 30. En tous les points où la roue
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15 et le pied 18 prennent appui sur le rail 30, ce dernier possède une section transversale en U dont les branches sont dirigées vers le haut (figure 6 - figure 9). Dans la par- tie centrale du rail 30 est prévue une structure 20 en forme de caisson qui sert de renforcement.
Ce renforcement consiste en principe en une pièce en tôle en forme de rigole, ayant une section transversale en V (figure 9), soudée par ses longs côtés 21 aux ailes 22 du rail, de sorte qu'à proximité de ce renforcement, ce dernier présente en principe unie section transversale triangulaire. Il est parfaitement possible de prévoir à l'intérieur de cette section transversale une entre- toise 24 servant de renforcement supplémentaire.
Dans la partie extrême 30' du rail 30 servant à recevoir la roue 15 de l'excavateur, on a pr@@ @@ :bot 25 épousant la j'orme de la périphérie de la roue; @@ @@istance moyenne de ce sabot 25 à l'extrémité 20' du renfonrcement 20 située vers celui-ci est choisie de telle façon que le sabot et le renforcement s'appliquent h la roue 15 prenant appui sur le rail 30 (figure 4). @ cet effet, la limite 20' du renforcement 20 située du côté de la roue 15 s'étend obliquement par rapport au plan formé par le rail 30.
Sur le sabot 15, est monté une pièce en tôle 26 en fore d' U pouvant pivoter librement autour de l'axe 27 disposé transversalement & l'aire longitudi- nal du rail 30; cette pièce de tôle a une longueur telle que dans sa position infrieure, son extrémité libre dépasse vers le bas la face inférieure du rail (figure 6).
Dans la partie 30 " du rail 30 sont prévues des pattes 28 servant à fixer les pieds d'appui 18 au moyen de boulons ou d'organessimilaires. Dans la partie 30', dans les deux ailes, se trouvent des organes de fixation 31, @@ forme d'oeillet, destinés à recevoir des chaînes 34, des câbles, des lanières etc... en vue de la fixetion des roues.
Il va de soi que l'excavateur décrit s'emploie sans
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les rails 30 dans des terrains fermes ou des conditions de sol normales.
Si l'on doit transporter l'excavateur sur de grandes distances, il est recommandé de le charger sur un camion. On remarquera que ce chargement n'exige aucun engin auxiliaire comme, par exemple, des appareils de levage, des rampes, etc... car l'excavateur peut monter de lui-même sur le plateau du camion. Dans ce but, le camion est rapproché de l'excavateur, du côté du châssis ou se trouve la paire de roues.
On manoeuvre le bras de l'excavateur et on l'alimente en huile sous pression jusqu'à ce que la paire de roues se trouve à la hauteur du plateau. On amène maintenant le camion contre l'ex- cavateur jusqu'à ce que les roues de celui-ci se trouvent sur le plateau, puis on décharge la flèche, on la fait pivoter de 1800 et on la pose sur le sol. Les cylindres de la. flèche sont maintenant actionnés de manière que 1'ensemble du châssis se soulève et roule sur le plateau, grâce une manoeuvre appropriée de la flèche de l' excavateur .
Si l'on doit maintenant employer l'excavateur décrit dans des terrains extrêmement marécageux d'une portance négligeable, on monte sur celui-ci les rails 30. A cette fin, on fait pivoter la cabine 7 avec la flèche de 90 par rapport à la position de la figure 1, on appuyé la flèche sur le sol et on alimente le système hydraulique afin d'écarter un long côté de l'excavateur du sol (une roue 15 et un pied d'appui 18). On glisse maintenant un rail sous le cote soulevé et on laisse redescendre l'excavateur de manière que la roue 15 et le pied 18 se trouvent aux points du rail 30 prévus pour les recevoir. L'appui 18 est fixé aux pattes 28 au moyen d'un boulon. On fait passer les chaînes 32 attachées aux oeillets 31 par-dessus la roue 15 et on les serre au moyen d'un tendeur connu.
On procède de manière analogue pour l'autre côté de l'excavateur.
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L'excavateur ainsi équipé peut travailler de la manière décrite dans tous les types de terrain où sa progression est assurée comme décrit ci-dessus. Il ne s'agit plus ici d'un mouvement de roulement mais d'un glissement car l'excava- teur glisse maintenant sur ses rails 30 en forme de patins.
Les pièces en tôles 26, en forme de rigole, qui peuvent se déplacer librement, empêchent un recul non désiré de l'excava- teur, car elles s'enfoncent dans le sol en cas d'une mouvement de recul des rails. Le mouvement de progression peut se pour- suivre sans difficulté car la pièce en tôle peut pivoter.
Toutefois, aussitôt que l'excavateur est en position de travail, la pièce 26 s'ancre automatiquement et empêche ainsi l'excava- teur de glisser dans le sens du travail ou latéralement.
Il est évident que des moyens relativement simples permettent à l'excavateur de l'invention de travailler avec succès dans des terrains extrêmement marécageux.
Les dispositifs des figures 10 à 22 permettent de régler en hauteur, individuellement, les pieds d'appui 18 et, au moins partiellement, les moyeux des roues par rapport au plan du châssis 1. A cette fin, on a prévu, à proximité des moyeux 15' fixés au châssis 1 et portant les roues 15 munies de pneus, des organes de guidage en forme de mâchoires de serrage qui, dans le cas présent, sont constitués par d s profi- lés 33 en U. Ces profilés 33 sont soudés au châssis 1.
Ils servent à recevoir les barres 34 qui sont, de préférence, des profilés en caisson. Ces barres sont percées de trous équi- distants 35 suivant leur longueur. Dans ces trous, passent des boulons 36 permettant de fixer les barres 34 dans les profilés 33 par serrage et grâce à une forme appropriée. Le moyeu de roue 15" est fixé à la barre 34 au moyen d'un coude 37 s'écartant latéralement.
, Les pieds d'appui 18 des bras pivotant 17 sont également réglables en hauteur. Ils consistant en une barre 38
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perche de plusieurs trous 39 équidistants l'un de l'autre. Ces pieds se terminent dans le bas par une plaque d'appui 40 ainsi que par une broche 41 fixée . la face inférieure de celle-ci* Deux profilés 42 et 42' en U dont les axes sont perpendi- culaires l'un à l'autre servent à fixer la barre 38 sur le bras 17. L'un des profilés 42' est serré sur le bras 17, grâce à une forme appropriée, tandis que l'autre profil 42 est fixé à la barre 38. Des boulons 43 assurent l'assemblage.
Les figures 20 et 21 montrent la roue employée lorsque l'excavateur travaille sur une pente raide. Cette roue consiste en un disque circulaire plan dont la zone marginale 44 est de préférence conique, avec une partie cylindrique creuse concentrique 45. Cette roue en forme de disque est assemblée de la manière connue au moyeu 15' ou 15" .
Si l'excavateur de la figure 10 doit s'employer sur une pente raide, il est d'abord amené au point d'utilisa- tion cu à proximité de celui-ci. On fait pivoter la flèche 9, 10 de 900 par rapport à la position de la figure 1, on l'ap- puie au sol et on alimente le cylindre qui la commande jusqu'à ce que le châssis 1 se soulève d'un coté. On démonte la roue 15 munie d'un pneu du côté soulevé, puis on engage la barre 34 avec une roue à disque 46 dans le profilé 33 et on le bloque solidement . Le pied d'appui 18 est également fixé à la hauteur appropriée, On décharge maintenant la flèche ou le système hydraulique qui provoque son pivotement et le pied d'appui ainsi que la roue à disque viennent s'appuyer au sol.
On fait pivoter la flèche de 1800 et on répète encore une fois l'opération déjà décrite. De l'autre côté du châssis, qui est maintenant soulevé, on enlève également la roue munie d'un pneu et l'on monte une roue à disque sur le moyeu 15'.
L'excavateur est maintenant prêt au travail (figure 22). Lorsqu'au cours des travaux à effectuer, l'excava- teur doit parcourir un terrain dont l'inclinaison varie forte-
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ment, on peut prévoir une adaptation a l'inclinaison correspon- dante en déplaçant simplement le pied 18 et la barre 34.
Il est essentiel et important que les roues à disque 1+6 soient disposées dans le même sens, afin que dans les deux roues, la partie cylindrique creuse 45 se situe vers l'aval. Grâce à la présence de la zone marginale 44 en forme de tranchant, la roue s'enfonce dans le sol et en même temps, la partie cylin- drique qui repose sur celui-ci assure un compactage et par con- séquent une consolidation du sol, de sorte que l'excavateur peut être retenu en toute sécurité, même sur des pentes raides.
Il va de soi que, suivant la nature du sol, on peut choisir des roues à disque avec des rapports de diamètres disque/partie cylindrique différents.
La forme d'exéc@@ion décrite et représentée des organes de guidage et @es @@rres qui reçoivent ceux-ci ne sont pas obligatoires pour l'invention, car il va de soi qu'il est possible d'employer au lieu des profilés en U ouverts d'un côté, des profilés à périphérie fermée ou des profilés de sec- tion transver@@@ circulaire, etc. .. On peut en dire de même pour les barres.
L'excavateur avance de lui-même, pas à pas, de la manière déjà décrite, sur une pente raide. Il est évident qu'en raison de la possibilité de réglage en hauteur, individuel, des pieds 18 et, tout au moins partiellement, des moyeux de roues 15'' par rapport au plan du châssis 1, on peut employer l'excavateur même sur des pentes extrêmement raides, de sorte qu'il est possible d'éliminer avec des moyens relativement simples un inconvénient qui était jusqu'ici considérable.
On remarquera également que les barres 34 qui portent les moyeux de roues 15'' peuvent être engagés dans les supports 33 en U dans une position décalée de 180 par rapport à la position visible aux figures 14 et 22, ce qui permet de modifier simple- ment et sans dépense supplémentaire la voie de :1'excavateur.
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Les figures 11 et 22 représentent les deux bras 17 avec les appuis 18. Il va de soi que l'on reste dans le cadre de l'invention en ne plaçant ces appuis 18 que sur le bras 17 situé à l'aval lorsque l'excavateur travaille sur une pente. Sur une pente plus faible, jusqu'à 25 %, on monte du côté amont une roue de guidage plus petite, analogue à la roue à disque 46, La roue équipée d'un pneu reste du côté aval. Cette disposition permet de travailler dans de bonnes conditions.
Les figures 23 et 24 représentent une griffe de retenue. Cette griffe, qui est fixée dans le bas du pied d'appui, consiste en une pièce horizontale 47 en forme de plaque et une pièce 48, aussi en forme de plaque, perpendicu- laire à la première et dépassant celle-ci des deux cotés. Cette partie verticale 48 consiste, dans le cas présent, en quatre plaques 49 disposées radialement. La partie inférieure de ces plaques 49 est coupée obliquement, de sorte qu'elle se présente en forme de coin.
La disposition de ces plaques 49 est choisie de telle façon que les bords coupés obliquement convergent vers le centre de la disposition radiale, de sorte que dans la partie située sous la semelle horizontale 47, les plaques verticales 49 n'ont qu'une hauteur réduite. Des appendices 50, en forme de broches, sont prévues aux extrémi- tés extérieures des plaques 49. En vue de la fixation de la griffe de retenue au pied d'appui, des brides 51 percée d'un trou 52 sont soudées à la pièce horizontale 47.
Cette conformation permet à la griffe de retenue de se nettoyer d'elle-même, car la terre humide adhérant aux plaques 49 lorsqu'on relève le pied d'appui est repoussée vers le haut lorsque le pied s'abaisse de nouveau at s'enfonce dans le sol, de sorte qu'elle se détache et tombe.
Corne en outre, sous la semelle horizontale 47, la hauteur des plaquer 49 est faible et que le pied, lorsqu'il redescend, exécute en
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règle générale un mouvement de va-et-vient, si de la terre s'était accumulée à cet endroit, l'expérience montre que celle- ci se détaohe sans difficulté,
Il va de soi que la présente invention ne se limi- te pas à l'exemple d'exécution décrit, car on pourrait parfai- tement imaginer de donner à la partie horizontale 47 la forme d'une plaque en étoile au lieu d'une forme carrée ou rectangulaire, tout en restant dans le cadre de 1'invention* Il n'est pas non plus obligatoire que le bord oblique des plaques 49 soit droit, car celui-ci peut se présenter en arc de cercle ou en gradins,
tout en permettant d'atteindre le but de l'invention.
Rentrerait également dans le cadre de l'invention, une exécution dans laquelle les plaques verticales 49 ne seraient assemblées à la pièce horizontale 47 que dans leur partie marginale, de manière à ne dépasser celle-ci que très peu ou pas du tout.
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