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NOUVELLE CAHDE DE PEIGNAGE POUR MATIERES TEXTILES.
Le cardage est l'opération de transformation disposant les fibres du lot en rubans qui sont les ébauches des file à obtenir finalement.
Le but essentiel du cardage avant peignage est d'opérer la formation. des fibros en rubans en conservant le plus possible la longueur élémon- -taire de la fibre, l'épuration et le mélange étant des conditions secondaires du cardage qui se font complôtement : la première ( épuration ) par la peigreuse ; la seconde ( mólange ) durant le cours de la transformation.
Le mélange homogène est réalisé par les deux principes de 1'étirage et du doublage pratiquée en peignage et en préparation de filature, Au cours ue leur passage dans la carde, les fibres sont plus ou moins parallélisées et débarrassées plus ou moins des matières étrangères.
Mais le cardage est l'opération de transformation qui écourte le plus les fibres; quelles que soient les hauteurs de mèches constitutives ,t'un lot, on constate toujours, en pratique, que la masse des fibres s'écourte suivant un diagramme plus ou moins accentué.
Cet écourtoment des fibres est fatal, étant donné la force très minime
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de r6sictance de ces fibres par suite ! 1 ) de l'extrade ténuité de leur cection; 211) du grand nombre d'aiguilles qui doivent opérer sur (iez fibres inpuffisanuaent préparées, car la première fonction de la car- -à ,c'e6t-à-àiro la division en mèches, se fait plus que sommairement.
Les mèches à fibres plus ou moins cannelées, saisies et travaillées
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par les nombreuses aiguilles ou dents,dea organes travaïllarlte qui ne cèdent jamais à leur résistance, arrivent nécessairement à rompre
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ces dornit<res dans uno proportion en rapport,non seulement avec leur dogró de nervosité, de propreté et de feutrage,mais aussi avec la valeur en répétition d'action du cardago.
Outre l'écourtement des fibres, le cardage produit également des boutons,lesquels doivent,
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dana la ouito,3tre élimihéa par la peigneuse et trop souvent, on. en, rencontre encore dans le ruban de peigné.
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L'écourtsment des fibres et la formation de boutons pourront être radicalement supprimés par l'emploi de la machine dont la description. suit :
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Le ciécaninme comporte t 1 ) Une chargeuse automatique peseuse (1).
Elle concourt à l'alimuntation régulière de la machine,. la bonne ouvraison de la matière et effectue déjà un certain démêlage de la
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laine lav3Q,na, exemple, dont les fibres sont enchevêtrées, Le caisson alimentaire aura la m8me largeur que celui de la chargeuse peseuse employée cour..'mmeni;; maie 7.'auge,vu la largeur de travail ri la machina,soit environ 700 mm.,sora ramenée à cette largeur.
2 ) Une premiers ouvreuse-déméleune, a) Un tablier alimentaire sans fin (2) b) Une paire de cylindres a"1..-entairox (3) cot.lmand.'5 oar un diffvrosM -tiel qui leur cornet ''.uri.ours vitoCGOfi, c' "3tJt-ir.-d.iro des ùéveloppa- -mente dira l'''J'1tS) la fi<J,c1113 arrière et. le blocage.
Le cylindre -:.l.:.,.:ni,biro ,uni-'!rieur est com:nandé par un pignon dt8cLr ouivant un disLjettif rm 10-1!narlde qui lui permet de monter et de
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descendre suivant l'épaisseur de la nappe tout en restant commandé de façon positive. c) L'organe principal de cette machine est constitué par cinq barrettes porte-aiguilles uont chacune passe plus de 200 fois par minute dans la nappe de matière,ce qui donne plus de 1000 coups de barrettes à la minute, Les aiguilles cylindro-coniques,d'une population de cinq ou plus par centimètre linéaire,pénètrent dans la masse des fibres, les démêlent et les parallélisent.
C'est le corps des pointes qui est en contact avec les fibres et non l'extrémité comme dans les ouvreuses ordinaires; le travail s'opère comme dans les gills.
Le travail des aiguilles (4) dans la matière se décompose en trois mouvements : 1) pénétration verticale des aiguilles dans la matière: 2) les aiguilles s'éloignent horizontalement dos alimentaires, c'est- à-dire dans une direction parallèle aux fibres et les désolent; 3) descente verticale des aiguilles,c'ost-à-dire perpendiculairement aux fibres qu'elles abandonnent.
Les pointes ne restent donc qu'un instant en contact avec les fibres, mais co mouvoment se reproduit 1000 fois à la minute, Les barrettes dégagées de la nappe de matière devront être nettoyées par une brosse dont les soies pénétreront dans la zone aiguillée afin d'éliminer les matières étrangères qui pourraient y adhérer.
La nappe de matière piquée par des centaines d'aiguilles se divisera en petits faisceaux de fibres dont enacun sera logé entre deux aiguilles On obtiendra une espèce de filtre où les fibres seront compressées et l'épuration des matières libres ou adhérentes pourra s'accomplir.
Le mécanisme de commande des aiguilles est excessivement simple et robuste,permettant une rando vitesse.
Les aiguilles sont fixées dans des barrettes. Chaque extrémité de oes dernières tourne dans un alésage prévu dans les rouoa porte-barrettes (5) placées de chaque coté de la machine. @
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A chaque extrémité de la barrette est calé un pignon (6) qui engrène avec un intermédiaire qui lui-même est en prise avec un pignon central,
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Donc de chaque c8té de l'ouvreuse-démtleuse,on disposera de cinq pignons calés aux cinq barrettes,cinq intermédiaires et un pignon, central. Cette combinaison de pignons a pour but de maintenir la position verticale des aiguilles dos barrettes pendant leur mouvement de rotation autour de l'axe de la roue motrice porte-barrettes.
La vitesse des barrettes est constante. d) Un tablier de sortie (7) et un rouleau de pression (8) auquel est appliqué le marne dispositif de commande du cylindre alimentaire supérieur, sont commandés par engrenages, Le tablier de sortie est placé très prés des aiguilles lors de leur mouvement de descente et enlùve les fibres qui pourraient y adhérer,, 3 ) Un premier mécanisme étireur.
L'étirage consiste à opérer l'allongement mathématique,régulier et
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ri,ro;raûs.f d'un volume donné de fibres, Il détermine la réduction de ructiun ou affinage du volume de fibres dans le rapport inverse de san rl.onu:aunt.
Lo mécanizxo tireur est constitué par plusieurs paires de cylindres annt les ru Lntn tangents sont sur un morne plan,formant le plan d'éti- -rage. Les cylindrée do chaque paire exerçant une certaine pression l'un Rur l'autre et tournant dans le même sens avec des vitenses
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Ml"ull1irC8 allant en n'accélérant suivant le sens de marche, on ohttonJrn la 1;Linc;mcnt des fibres les unes sur les autres, leur r9urof;r;er!ent et leur parallélisme.
La distance entre les lienes des centres de3 différentes paires de cylinarcs -"tireurs, six par exemple,(9) (10) (11) (12) (13) (14),doit ne proportionner à la hauteur dos fibres les plus longues afin d'éviter
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leur rupture. Do même que les assortienteuta de cardes sont construits cclon les Jifi'éronto6 clauses de laines (garnitures variant avec les 'in.:.:set), de m:l1o noront construites les nouvelles cardes. Par exemple,
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dans le cas de la laino à poigne,que l'on peut classer en quatre catégories ! laine fine, prime croisée/1, 1/2 - 3, communa, pour chacune de ces catégories,le mécanisme étirour possédera dea paires do cylindres à diamètres différents,lesquels seront proportionnas à la hauteur des fibres les plus longues.
Dans chaque mécanisme étireur,on devra avoir la possibilité de pouvoir écarter ou rapprocher les paires de cylindres afin que les distances entre les lignes dos centres soient équivalentes à la hauteur des fibres les plus longues..
Il est bon de rappeler que pondant les opérations de triage, les responsables doivent veiller à ce que les hauteurs de mèches de chaque finesse soient respectées au mieux.
La pression directe exercée sur les cylindres supérieurs variera suivant le volume de fibres à étirer.
4 ) Un mécanisme échardonneur.
Ce mécanisme sera similaire à celui employé dans lee cardes actuelle- -ment en service.
Par exemple, il ce compose : a) d'une paire da cylindres alimentaires (15) ; b) d'un rouletabosse (16) avec son échardonneur (17); c) d'une brosse (la} détachant la matière du roulotabosse (16) et la transportant sur d) le roulotabosse (19) accompagné de son échardonneur (20).
La laine démêlée et parnllélisée par la première ouvreuse-démêleuse, étirée par le train des cylindres lamineurs, arrivera en une couche d'épaisseur régulière sur le rouletabosse (16) et se trouvera dans de bonnes conditions pour être échardonnée, En effet, une mèche de laine étirée et contenant un chardon,les fibres de laine,sous l'action de l'étirage d'un train de cylindres lamineurs,se dégagent des crochets du chardon, co dernier rendu libre ou censibloment,son extraction de fa@ plue facilement.
5 ) Un mécanisme condenseur.
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Il se compose.de trois cylindres recouverts de garnitures de cardes et d'un 'poigne battant. a) Un cylindre intermédiaire (21) tournant dans le cens contraire des aiguilles d'une montre et dont los crochets de la garniture sont inclinas, suivant son sens de rotation, b) Un cylindre intermédiaire (22) qui tourne dans le même sens que les aiguilles d'une montre et dont les crochets sont inclinés suivant non sens @e rotation;
plus grand développement que (21). c) Un cylindre condenseur (23), dont la rotation sera contraire à celle des aiguilles d'une montre et dont l'inclinaison des crochets sera contraire à son sens de rotation. d) Un pcigne battant (24) détachant le voile de fibres du cylindre condenseur,lequel voile sera transporté sur la table alimentaire de la deuxième ouvreuss-démêleuse.
La développement du condenseur (23) est inférieur à celui de l'inter- -médiaire (22),de sorte que cette différence des développements occasionne la formation d'un voile sur (23) par les apports successifs do (22),qui se condensent dans le rapport de la différence des développements de (22) et (23); la rotation de ces derniers étant constante,l'échelonnement et la juxtaposition des fibres se fait régulièrement sur le condenseur (23).
La commande du mécanisme condenseur devra être réglée de façon que l'on puisée faire tourner les trois cylindres recouverts de garnitures de carues lorsque la machine est arrêtée. On profitera de cet arrêt pour effectuer le débourrage par succion.
Les numéros des garnitures de cardes des trois cylindres varieront suivant la finesse de la matière.
6 ) Une seconde ouvreuse-démêleuse.
Le voile de fibres détacha par le peigne battant (24) du cylindre conaenseur (23) sera déposé sur le tablier d'alimentation (25) de la seconde ouvreuse-démêleuse,laquelle sera identique à la première,
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excepté : a) les développements du taulior et dos cylindres alimen@ -taires (26) seront plus grands ; les aiguilles (27) seront de forme plate et la population sera de douze aiguilles par centimètre linéaire au minimum.
Cette ouvreuse-d@mêleuse divisera le voile de fibres an isolant les fibres par unité,en les redressant,les parallélisant en les allongeant dans le même sens.
Les couloirs entre les aiguilles étant beaucoup plus réduits, l'élimination des matières étrangères se fera d'une manière encore plus efficace.
La passage de la matière dans cette seconde ouvreuse-démêleuse sera beaucoup plus efficace que celui de la première,vu que le travail s'effectuera sur une nappe déjà parallélisée,étirée,c'est-à-dire de plus faible épaisseur.
Le tablier d'alimentation (25) sera plus court que celui de la pre- -mière,c'est-à-dire d'une longueur suffisante pour que le voile de fibres délivré par le peigne battant (24) puisse y être déposé avant son passage dans les alimentaires (26), 7 ) Un second mécanisme étireur..
Semblable au premier,mais dont les pressions seront plus faibles,vu qu'elles s'exerceront sur un volume de fibres plus réduit.
Il sera, par exemple, composé de six paires de cylindres,(?-8) (29) (30) (31) (32) (33).
Mêmes remarques que pour le premier mécanisme étireur.
8 ) Un dispositif humidificateur (34) et ensimeur (35)..
Placé imméditement à la sortie de la dernière paire de cylindres du second mécanisme étireur, L'en=image et l'humidification doivent s'arrêter automatiquement se cas d'immobilisation de la machine.
9 ) Une paire de petits rouleaux (36).
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Qui comprimeront la matière venant d'être humidifiée et ensimée, ' assurant ainsi une meilleure pénétration, du liquide dans la matière, Le développement des petits rouleaux sera identique à celui de la préfère paire de cylindres du troisième mécanisme étireur.
10 ) Un troisième mécanisme étireur. ll sera,par exemple,composé de quatre paires de cylindres (37) (38) (39) (40). Mêmes remarques que pour le premier mécanisme étireur.
11 ) Un entonnoir condenseur (41).
A poste fixe, condensant le voile de fibres, lui donnant une forme cylindrique par son débouchoir.
12 ) Une paire de rouleaux d'appel (42).
Ils développent un peu plus que la dernière paire de cylindres du troisième mécanisme étireur. Le rouleau supérieur à pression directe sera mobile dans ces coulisses de maintien, comprimera les fibres du ruban,donnant à celui-ci de la cohésion,de la consistance et de ce fait, la vitesse d'empotage pourra être augmentée.
13 ) Un entonnoir à débouchoir cylindrique.(43)* Exécutant un mouvement de rotation alternatif de un tour d'amplitude dano chaque sons, ce qui donnera de la cohésion auxfibres du ruban, tout en conservant leur parallélisme.
14 ) Une paire do rouleaux d'appel (44).
Nême but que lec précédents,
15 ) Un appareil empoteur (45).
Observations. a) La largeur de travail de la machine sera d'environ 700 mm. et la longueur totale d'environ 10 mètres. b) La laine délivrée par la séchoir devra être bien séchée,c'est-à- @re conditionnée à 16-1? % au plus, De cette façon, les matières
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étrangères contenues dans la masse pourront être beaucoup plue facile- -ment éliminées pendant que les fibres sont sèches,l'élimination s'effectuant lors du passage des aiguilles ou pointes dans la nappe de matière. c) L'ensimage et l'humidification. s'effectueront après le passage de la matière au deuxième mécanicme étireur,c'est-à-dire sur une matière parfaitement ouverte,parallélisée,étirée;
ils seront beaucoup plus réguliers, plus uniformes,ce qui aura non importance lors des opérations ultérieures, d) Afin de ne pas détériorer les;fibres de la matière qui sont d'une extrême ténuité, il est nécessaire que les écarta entre les dévelop- -pements successifs des différents cylindres ne soient pas trop élevés, c'est-à-dire que ces développements doivent progresser ausai lentement que possible. - e) Les machines destinées à la transformation de matières textiles exemptes de chardonc ou de matières végétales ne posséderont pas de mécaniame échardonneur.
Résumé.
La matière délivrée par une chargeuse automatique poseuse passe dans une ouvreuse-démêleuse où ses fibres sont démêlées,parallélisées, étirées; ces dernières sont ensuite étirées,affinées par un train de cylindres lamineurs qui les présente à l'action- d'un mécanisme échar- -donneur,uniquement pour les matières contenant des chardons et/ou des matières végétales.
La masse échardonnéé est reprise par un mécanisme condenseur ayant pour but l'échelonnement et la juxtaposition des fibres.
Le voile condensé repasse dans une seconde ouvreuse-démêleuse dans laquellele démêlage,le parallélisage et l'étirage sont parachevés, puis aans un second mécanisme étireur où il est de nouveau affiné avant d'être humidifié et ensimé.
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