Perfectionnements apportés à 1' alimentation de machines à
carder.
La présente invention est relative à l'alimentation de machines à carder en matière fibreuse. L'alimentation
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une des trois manières fondamentales suivantes : amenée
d'une nappe depuis un rouleau; amenée d'une masse de fibres
à partir d'une trémie de pesage; ou amenée depuis une cheminée d'alimentation. Il importe de chercher à assurer
une alimentation exactement contrôlée, étant donné que ceci affecte la formation du ruban et que l'on se trouve en présence de divers problèmes en s 'efforçante maintenir une alimentation sensiblement constante et, ultérieurement.
un degré d'uniformité élevé des rubans.
Normalement, une dose pesée unitaire arrive sur le tablier d'alimentation et est avancée sous la forme d'un
tas vers la machine à carder, le poids de la pesée unitaire étant limité par la "longueur d'onde" maximale entre tas successifs. Plus le poids est grand et plus grande doit
être la longueur d'onde; toutefois, la fluctuation de l'alimentation entre la crête et le creux du tas devient plus accentuée à mesure que la longueur d'onde augmente.
La présente invention a principalement pour objet de tenter de fournir une alimentation uniforme et exactement contrôlée de matière fibreuse à une machine à carder, sur
la base d'une action à long terme, tous les défauts dans l'uniformité de l'alimentation à court terme étant au besoin corrigés par un système d'autonivellement d'une forme quelconque, soit sur la carde, soit dans une phase ultérieure du procédé. Un point très important consiste en ce que, vu la certitude de la précision à long terme, ce système autoniveleur peut être, le cas échéant, d'un type préventif.
Partant de ce qui précède, l'invention prévoit un procédé pour alimenter une machine à carder en matière fibreuse, caractérisé par les dispositions qui consistent à amener une masse donnée, relativement grande, de matière fibreuse, d'un récipient vers un système de pesage; à déposer ;
une quantité pesée, à partir dudit système, à intervalles chronoréglés; à mettre en corrélation les intervalles susdits avec la vitesse de rotation d'organes rotatifs qui amènent la matière au cylindre d'une machine à carder; à raffiner (dans le sens spécifié) les quantités de matière susdites suivant la direction de l'alimentation, de telle manière que, en moyenne, la somme d'un nombre suffisamment grand de quantités correctes de matière raffinée soit égale à la somme d'un nombre égal de quantités pesées initiales, les quantités correctes correspondant à la longueur amenée au cylindre d'une machine à carder par le nombre calculé théoriquement de révolutions d'alimentation, pour égaler une pesée correcte.
L'invention sera décrite ci-après d'une manière plus particulière, en se reportant aux dessins schématiques annexés, dans lesquels :
La fig. 1 est une vue d'une forme de réalisation d'un
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tation d'une machine à carder.
La fig. 2 représente un système auxiliaire d'emmagasinage et de pesée
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tas séparés à un dispositif convoyeur; et
La fig. 4 représente une forme modifiée d'un élévateur et d'un récipient en forme de cheminée.
Dans une forme de réalisation particulière de la présente invention, et ainsi qu'on le voit dans la fig. 1,
de la matière fibreuse non tassée 1 est amenée depuis un récipient 2 ou une trémie, au moyen de rouleaux alimenteurs entraînés 3, dans le bat 4 d'un dispositif de pesage connu 5, de façon que des quantités dosées successives de cette
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passe à un élévateur 6 conduisant à la cheminée 6. le av.-;-" tière 1 est débitée à travers un fond monté à charnières
ou mobile 9 du bac, ou par basculement de ce dernier.
Après que la quantité dosée a pénétré dans la cheminée 6, elle est soumise à une compression, dans cette cheminée,
au moyen d'un plongeur 10, appelé à descendre jusqu'à un niveau initial fixe A, où il demeure jusqu'à ce qu'il soit retiré en vue du cycle d'alimentation suivant. Ainsi, la matière fibreuse non tassée 1 peut être tassée, pour former une colonne 11 d'une hauteur donnée, cette compression ayant lieu à des intervalles de temps donnés, ladite matière étant ensuite délivrée, à travers la sortie 12 du fond de la cheminée, au dispositif transporteur d'alimentation 13. Pour faciliter la délivrance, une paroi à articulation ou autre
de la cheminée 6 peut se voir imprimer des oscillations, , des vibrations ou d'autres mouvements, la matière pouvant être extraite du récipient par l'entraînement de deux rouleaux 14 qui font partie de deux transporteurs à bande sans fin 15 et 16. La matière fibreuse traverse l'interstice
de pinçage des rouleaux 14 et des bandes 15, 16 et est extraite de façon uniforme hors du récipient, de façon à se diriger sous la forme d'une couche le long du convoyeur, jusqu'à ce que la quantité mesurée précitée aura été délivrée dans son entièreté à partir de l'extrémité de délivrance du convoyeur.
Il est bien entendu que le cycle des opérations pour l'amenée de la matière fibreuse peut être chronoréglé de telle manière qu'aussitôt que la quaue d'une quantité mesurée, sous la forme d'une colonne 11 initialement comprimée dans la cheminée 6, sera descendue jusqu'à une position approximative donnée, une nouvelle quantité commence à pénétrer dans la cheminée 6, de sorte qu'une alimentation
continue peut être fournie au convoyeur d'alimentation. :
On voit de quelle manière, grâce à l'action du plongeur 10,
qui établit une colonne de fibres de hauteur fixe, à des intervalles de temps fixes, la densité de la colonne de fi- bres 11 est réglée automatiquement quant à sa valeur moyenne, toute la matière amenée par le mécanisme de pesage 5
étant délivrée, après avoir été mesurée, à des intervalles
de temps plus longs. En termes plus simples, ceci aigni-
fie que la quantité de matière contenue dans la cheminée
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entre la vitesse des rouleaux d'extraction de matière 14
et les intervalles de pesage de l'alimentation est correct, la cheminée 6 ne sera jamais complètement vide non plus*
La disposition ci-dessus permet de débiter, avec pe-' ' sage, une quantité relativement importante de fibres, à
des intervalles relativement peu fréquents, tout en assu- rant une alimentation assez uniforme du convoyeur à bande sans fin. Il convient de noter que la précision du pesage augmenta avec le poids total par pesée, ainsi qu'avec le temps alloué à chaque pesée. Sous sa forme la plus simple,' le poids de la matière par pesée est déterminé par le poids de la colonne 11 que la cheminée 6 est à même de contenir.
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à des intervalles chronoréglés donnés, vers un récipient auxiliaire 17, d'où chaque quantité est délivrée au moyen
de rouleaux entraînés 18, par lots, à un autre système de
pesage auxiliaire 19 ; par exemple un bac de pesage 20,
qui délivre suceessi'vaiBent des quantités mesurées, plus
I
petites, à travers le fond articulé 21, au convoyeur sans fin 7 mentionné plus haut, à la cheminée 6 et au transporteur 13, lequel alimente une machine à carder. On tient compte d'une erreur cumulative éventuelle dans la pesée du second stade de pesage, lequel est moins précis, étant donné qu'il pèse des quantités plus petites, mais à une cadence plus rapide, vu qu'il peut y avoir de la matière résiduelle après un nombre déterminé d'opérations de pesage, matière qui devra être déposée sur le convoyeur. On peut procéder à un réglage en vue de corriger de telles erreurs.
Une manière de traiter la matière résiduelle est la suivante : Lorsque, théoriquement, n pesées du bac de pesage auxiliaire 20 sont nécessaires pour traiter une pesée complète du bac de pesée principal 4, les premiers (n - 20) lots de matière venant du récipient auxiliaire 17 sont normalement débités avec pesée, après chaque pesée du bac de pesage
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lors de la n-ième pesée, toute la matière restant dans le récipient auxiliaire est admise à passer sur le convoyeur. Cette quantité résiduelle 2 peut représenter un poids supérieur ou inférieur à celui des n - 1 lots pesés et l'écart entre les deux poidsjdépend de la synchronisation entre les deux bacs de pesage 4 et 20. On peut effectuer, lors de la mise en train initiale, un ajustement visant à réduire cette erreur au miniaum. La synchronisation des deux mécanismes de pesage est évidemment établie de telle façon qu'il y ait n livraisons à partir du récipient auxiliaire 17 pour chaque pesée du bac de pesage principal 4, le bac de pesage principal se vidant toujours dans un réct¯ pient auxiliaire complètement vide.
Ici également, la matière peut être livrée sur le convoyeur 7, élevée jusqu'à la cheminée 6, pour y être comprimée, et être finalement livrée sur le système convoyeur 13.
A titre de variante, ainsi qu'on le voit dans la fig. 3, la matière eat délivrée: â partir du bac 20, sous la forme d'une série de paquets ou tas 22 posés transversalement et, en diagonale par exemple, dans le sens transversal
de la bande convoyeuse 7, pour être amenés directement ou successivement à la machine à carder. Au besoin, on peut disposer un système de nivellement 23 à une hauteur déterminée (qui peut être réglable) au-dessus de la bande convoyeuse 7, en vue de niveler les tas de matière fibreuse.
Au besoin, cette matière peut être amenée à un*" cheminée, avec ou sans système de compression, par un élévateur Ô, ou un systèmo d'alimentation forcée.
Ainsi qu'il a été indiqué dans le cas relatif au procédé <d '"alimentation à cheminée", le poids maximal de matière par pesée est celui que la colonne 11 peut contenir* En outre, pour augmenter la précision à long terme de l'alimentation, le poids de la pesée initiale doit être augmenté et sa périodicité diminuée. Ceci peut être atteint désormais en débitant des quantités pesées à partir d'un bac de pesage initial très grand vers un récipient auxiliaire, à partir duquel un bac de pesage auxiliaire envoie de la matière vers une colonne pourvue d'un plongeur de compression, exactement comme décrit ci-dessus. Les deux baôi de
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Ainsi qu'on le voit dans la fig. 4, la matière amenée par le convoyeur 7 est élevée par deux bandes convoyeuses sans fin Ô et 24, qui refoulent la matière dans une cheminée 25 et la compriment, pour former une colonne atteignant le niveau A. La cheminée est pourvue d'une paroi active
26 destinée à favoriser l'enlèvement de la matière à partir du fond de la cheminée.
Lorsqu'on dispose d'un espace supérieur suffisant,
on peut donner à la cheminée des dimensions suffisamment grandes pour que la matière puisse être introduite librement dans cette cheminée et qu'elle subisse une autocompression. Ainsi, dans certaines conditions, la cheminée peut présenter une hauteur suffisante pour que l'on n'ait pas besoin d'un plongeur de tassement 10.
Lorsque le niveau de la matière fibreuse dans le récipient en forme de cheminée manifeste une tendance à "grimper" de façon cumulative avec les remplissages successifs, le poids croissant de la matière, qui se comprime d'elle-même, augmente progressivement le degré de tassement de la matière qui entre dans l'interstice de pinçage des courroies 15 et 16, ce qui a pour effet d'élever le taux pondéral de l'extraction de matière, pour rétablissement de l'équilibre.
En résumé, la présente invention est relative à un procédé pour étirer longitudinalement (raffiner), dans le sens de l'alimentation, la matière délivrée à partir du système à trémie de pesage 4 ou 20, matière qui, sans l'intervention de l'invention, formerait normalement des tas épars entraînant des variations croissantes dans le ruban quittant la machine à carder, étf-nt donné la nature inégale de l'alimentation sur le tablier d'alimentation.
Le raffinement peut être obtenu par un des moyens ci-après :
1) des masses de matière pesées sont délivrées successivement à un récipient en forme de cheminée, qui étira effectivement chaque tas (une quantité pesée) jusqu'à une longueur approximativement égale à la hauteur de la cheminée;
2) une grande masse pesée initiale est débitée en petites quantités pesées, qui sont délivrées successivement sous
la forme de petits tas de matière, lesquels se chevauchent successivement sur un tablier d'alimentation, la somme de chaque nombre N donné de pesées étant exact vu que cette somme est le résultat d'une masse lourde et longue faisant l'objet de la pesée initiale. Avec cette méthode, il faut
ou bien que chaque N-ième pesée soit du type "purge"
(c'est-à-dire, donne lieu au vidage du récipient alimentant le bac de pesage, quel que soit le contenu), ou bien, que l'on adopte un élément palpeur dans le récipient 17, par exemple sous la forme d'un système de pesage, d'un système photoélectrique ou d'un système pneumatique, afin que
la contre-réaction appliquée au système de pesage 19 empêche le bourrage graduel du récipient 17. Une telle contre-
-réaction modifie le système de pesage 19, de manière que
. celui-ci augmente le nombre de pesées lorsque le récipient
17 a une tendance à se remplir de façon cumulative, et
vice versa. A titre de variante, on peut adopter une com- binaison des méthodes (1) et (2).
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".kv<3 plus grande précision à long terme de l' alimentation , éventuellement aux dépens d'une précision à court ternît, et est conçu en vue de son utilisation ?vec des système* préventifs à nivellement automatique, appelés à être em- ployés lors du cardage ou du traitement ultérieur. Un
système préventif d'autonivellement se remet automatiquement à zéro, si l'on admet que l'alimentation qui lui est fournie est correcte à long terme. Par exemple, si ce sys- , tème est monté sur une carde, cela suppose que, en moyenne,
le débit total à travers la carde (y compris l'autoniveleur) est le débit calculé théoriquement, basé sur un débit d'alimentation calculé et sur le poids calculé du ruban.
REVENDICATIONS
1. Procédé pour alimenter une machine à carder en matière fibreuse, caractérisé par les dispositions qui consistent : à amener une masse donnée, relativement grande,
de matière fibreuse, d'un récipient vers un système de pesage; à déposer une quantité pesée, à partir dudit système,
à intervalles chronoréglés; à mettre en corrélation les intervalles susdits avec la vitesse de rotation d'organes rotatifs qui amènent la matière au cylindre d'une machine à carder; à raffiner {dans le sens spécifié) les quantités de matière susdites suivant la direction de l'alimentation,
de telle manière que, en moyenne, la somme d'un nombre suf- fisamment grand de quantités correctes de matière raffinée soit égale à la somme d'un nombre égal de quantités pesées initiales, les quantités correctes correspondant à la longueur amenée au cylindre d'une machine à carder par le nombre calculé théoriquement de révolutions d'alimentation,
pour égaler une pesée correcte.
2. Procédé pour alimenter une machine à carder suivant