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"Bague"
La présence invention a pour objet une bague, chevalière dont le chaton est garni d'une pierre enchâssée, d'initiales, d' armoiries, etc..., constituée d'au moins deux pièces, la bague proprement dite et l'élément de décoration du chaton portant les initiales, les armoiries, etc...
La fabrication des bagues et chevalières, et en particu- lier des bagues dont le chaton est orné d'une pierre, telle qu' elle se pratique actuellement présente divers inconvénients. En effet, les pierres sont fixées sur les bagues par sertissage, ma- nuel, ce qui exige l'emploi de spécialistes et ce qui accroît par
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conséquent sensiblement le prix de revient desdites bagues. Pour les bagues dont le prix de vente est relativement peu élevé, le sertissage des pierres, bien que toujours confié à des spécialis- tes, doit être effectué très rapidement, ce qui entraîne automa- tiquement une baisse de qualité sensible du sertissage.
L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de procurer des bagues dont toutes les pièces sont réalisées et ajustées mécaniquement, la pose et la fixation des pierres pouvant être effectuées en une fraction de seconde par un ouvrier non qualifié, le fini desdites bagues étant supérieur au fini des bagues de prix. Les bagues suivant l'invention présentent égale- ment l'avantage de pouvoir être livrées aux bijoutiers en pièces détachées avec des lots de pierres différentes, les bijoutiers assemblant les bagues lorsque les clients ont choisi la pierre qu'ils désirent. Dans le cas des chevalières, celles-ci sont li- vrées également en pièces détachées, avec un assortiment d'ini- tiales préalablement gravées, ce qui permet aux bijoutiers de ven- dre directement des chevalières portant les initiales du client.
A cet effet, suivant l'invention, le chaton de la bague présente une cavité contre les parois de laquelle viennent s'ap- pliquer les parois de l'élément de décoration du chaton de la ba- gue pour permettre l'assemblage de l'élément à la bague par sim- ple introduction, sous faible pression, de l'élément dans la ca- vité susdite.
Suivant une forme de réalisation de l'invention, la ca- vité susdite est cylindrique.
Suivant un mode de réalisation avantageux de l'invention, le chaton de la bague présente une cavité, dont les parois latéra- les correspondent sensiblement à la surface latérale d'un cylindre de révolution, destinée à recevoir l'élément de décoration, ce
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dernier ayant, dans sa partie destinée à coopérer avec la cavi- té, sensiblement'la forme d'un cylindre de révolution do diam- tre sensiblement égal au diamètre de la cavité du chaton.
Suivant une forme de réalisation particulièrement avan- tageuse de l'invention, la cavité susdite et l'élément sont au moins partiellement tronconiques.
D'autres détails et particularités de l'invention res- sortiront do la description des dessins annexés au présent mémoi- re et qui représentent, à titre d'exemples non limitatifs, une bague et une chevalière suivant l'invention.
La figure 1 est une vue en élévation, avec brisures partielles, des pièces constituant une bague, avant le montage de ces pièces.
La figure 2 est une vue en élévation, avec brisures partielles, de la bague assemblée à l'aide des pièces montrées à la figure 1.
La figure 3 est une vue, analogue à la figure 2, d'une chevalière suivant l'invention.
Dans les différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments analogues ou identiques.
Suivant l'invention, la bague montrée aux figures 1 et 2 est constituée de trois pièces, la bague proprement dite 1, une pierre 2 et une couronne 3 destinée à permettre la fixation de la pierre 2 sur le chaton 4 de la bague. Le chaton 4 de la bague pré- sente une cavité 5 dont la paroi latérale 6 correspond sensible- ment à la surface latérale d'un tronc de cône de révolution. Cet- te cavité 5 est destinée à recevoir la couronne 3 dans laquelle est placée la pierre 2, cette couronne ayant, dans sa partie 7 venant s'appliquer contre la paroi 6 de la cavité 5, la forme d' un tronc de cône de révolution, l'angle au sommet des parties
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tronconiques de la cavité et de la couronne étant de l'ordre de 4 . Par sommet, on entend le sommet du cône qui a été tronqué.
La couronne 3 présente, à sa partie opposée à celle destinée à venir s'encastrer dans la cavité 5 de la bague, qui est creuse, une saillie annulaire interne 8 destinée à mainte- nir la pierre 2, l'épaisseur de cette dernière étant inférieure à la hauteur de la couronne, un bossage 9 étant prévu dans la cavité 5 de manière à ce que, lorsque la pierre et la couronne sont introduites, sous faible pression, dans ladite cavité, la pierre soit immobilisée entre le bossage 9 et la saillie 8 de, la couronne, la hauteur de cette dernière étant avantageusement supérieure à la profondeur de la cavité afin que, montée sur la bague, la couronne fasse saillie par rapport au chaton de cette dernière.
Les parois latérales de la pierre 2 présentent avanta- geusement une portion centrale cylindrique 10 de diamètre sensi- blement égal au diamètre interne de la couronne ot, de part et d'autre de cette portion 10, une portion conique 11 ou 12, L' obliquité des portions coniques 11 et 12 est inversa et la por- tion conique 11 coopère avec la saillie 8 qui elle-même présen- te une face conique 12' de même obliquité que celle de la pierre 2, la hauteur de la portion conique 11 de la pierre étant supé- rieure à la hauteur de la face 12' de la saillie 8 de manière à ce que la pierre 2 fasse saillie par rapport à la couronne, la partie externe 13 de cette dernière faisant saillie par rapport au chaton de la bague étant avantageusement biseautée.
La bague,montrée à la figure 2, est montée en plaçant la pierre 2 dans la couronne 3 et en introduisant celle-ci, dans le sens de la flèche 14 de la figure 1, dans la cavité 5 de la bague et en exerçant une faible pression sur la couronne, celle- ci étant immobilisée fermement, avec la pierre, dans ladite ca-
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vité grâce à la conicité de la paroi de la cavité et de la face externe de la couronne.
La chevalière suivant l'invention, montrée à la figure 3, est constituée de la chevalière proprement dite dans le chaton de laquelle est ménagée une cavité 5 tronconique analogue à celle décrite ci-dessus, Cette cavité est destinée à recevoir un élément 15 dont la forme extérieure correspond à celle de la couronne 3 précitée, la face 16 de cet élément 15 présentant des initiales ou des armoiries gravées ou en relief. L'assemblage de la cheva- lière et de l'élément 15 est identique à l'assemblage de la bague susdite.
Il doit être entendu que l'invention n'est nullement limitée aux formes de réalisation décrites et que bien des modi- fications peuvent être apportées à ces dernières sans sortir du cadre du présent brevet.
REVENDICATIONS
1. Bague, chevalière dont le chaton est garni d'une pierre enchâssée, d'initiales, d'armoiries, etc..., constituée d'au moins deux pièces, la bague proprement dite et l'élément de décoration du chaton portant les initiales, les armoiries, etc..., ladite 'bague étant caractérisée en ce que le chaton de la bague présente une cavité contre les parois de laquelle vien- nent s'appliquer les parois de l'élément de décoration du chaton de la bague pour permettre l'assemblage de l'élément à la bague par simple introduction, sous faible pression, de l'élément dans là cavité susdite.