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BREVET BELGE .Milieux photographiques sensibilisés par colorants et procédé photographique.
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La présente invention concerne l'enregistrement des images photographiques, etelle concerne en particulier des méthodes pour obte- nir directement des tirages positifs d'images à reproduire, ainsi que des milieux de tirage utiles à cet effet.
Le brevet britannique 1.043.250 révèle des méthodes pour pro- duire des images dans un milieu de tirage contenant des substances photoconductrices, par exposition du milieu de tirage au modèle d'image d'un rayonnement activant pour rendre chimiquement réactives les parties du milieu photoconducteur qui sont frappées par le rayonnement activant.
Le milieu irradié et activé est ensuite mis en contact avec un révéla- teur pour provoquer une réaction chimique d'oxyda-réduction entre le révélateur et les parties activées et chimiquement réactives dudit mi- lieu lors de ce contact.
Par exemple, selon l'invention du brevet britannique 1.043.250, un milieu de tirage contenant du dioxyde de titane finqment divisé, par exemple un papier revêtu ou chargé de TiO2, peut être expo- sé à la lumière à travers un modèle d'image à reproduire. L'oxyda pho- tosensible devient activé, c'est-à-dire chimiquement réactif, là où la lumière le frappe. Le milieu est ensuite mis en contact avec des subs- tances formant l'image pour former une image visible, par exemple avec un système révélateur, qui est habituellement une solution d'ion argent, lequel réagit sur les parties chimi@paement réactives du milieu activé.
Ainsi, par exemple, l'ion argent réagit en donnant de l'argent m6talli- que. Le milieu exposé peut être ensuite développé en le mettant en con- tact avec des systèmes connus qui tendent à déposer des solides là où des solides se trouvent déjà sur le milieu. De tels systèmes amplifient les images paies ou invisibles et les rendent visibles. Un système ty- pique d'amplification d'image, par exemple, est un système dans lequel un ion métallique tel que l'argent ou la mercure, coexiste avec un agent réducteur, tel que l'hydroquinone.
Avec un tel système, couramment ap- pelé système amplificateur, il se formera sur le milieu des dépôts de métal relativement lourds, dans les parties qui ont été éclairées et qui contiennent du TiO2 activé et chimiquement réactif, ce-qui conduira à la formation directe d'une image visible dans le milieu de tirage, au contact du système amplificateur.
Les images formées selon la technique qui vient d'être dé- crite seront des images négatives, c'est-à-dire qu'il se formera dans le tirage des parties opaques dans les plages frappées par la lumière, c'est-à-dire les plages correspondant aux plages translucides du modè- le d'image à reproduire. Ainsi, à moins qu'un négatif de l'imago que l'on veut reproduire soit d'abord préparé et employé comme modèle d'i- mage à travers lequel le milieu de tirage est exposé, les tiragos obte- nus selon le procédé qui vient d'être décrit constitueront des négatifs
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do l'image voulue.
La présente invention fournit un procédé pour enregistrer la modèle d'imago d'un rayonnement activant, qui comprend les étapes de @ exposition d'un milieu de tirage uniformément sensibilisé par co- lorants et contenant un photoconducteur photosensible, au modèle d'i- mage d'un rayonnement qui désensibilise au rayonnement activant, au moins en partie, le milieu sensibilise par colorants, dans ses parties qui sont frappées par ledit rayonnements et exposition uniforme du milieu sélectivement désensibilise, à un rayonnement qui active les plages non exposées de la première exposition.
Selon la présente invention, certains colorants connus dans la technique et couramment utilisés comme sensibilisateurs dans la pho- tographie à l'halogénunre d'argent, sont utilises pour traiter des substances photoconductrices dans la préparation de milieux do tirage en vue d'un procédé qui permet la production directe de tirages positifs do bonne qualité, En particulier, les colorants jouent le double rôle de sensibilisateurs et de désensibilisateurs pour les substances pho- toconductrices traitées.
Selon la présente invention, des tirages positifs sont obte- nus en employant un milieu de tirage dans lequel se trouvent un ou plu- sieurs colorants sensibilisateurs, au moins en couche monomoléculaire sur la surface d'une substance photoconductrice présente dans ledit mi- lieu de tirage. Des substances photosensibles convenables comprennent cles éléments et des composés tels que Go, TiO2, ZnO, ZrO2, CoO2, SnO2, Di203' PbO, BeO, Sb2o5, Ta2o, TeO2, B2O3, ZnS, et SnS2, par exemple.
Un grand nombre de ces substances sont des composés photoconducteurs de métaux avec des éléments non métalliques du groupe VIA du tableau périodique, par exemple des oxydes et des sulfures métalliques.
Le milieu contenant un photoconducteur sensibilisé par colo- rants est d'abord exposé au modèle d'image d'un rayonnement activant pendant une période de temps dépendant du type de colorant utilisé et de la source lumineuse, mais dont la longueur moyenne est d'environ trois minutes ou davantage, par exemple quand on emploie une source incandescente de faible intensité, pondant la première partie de cette exposition, le colorant peut jouer le rôle de photosensibilisateur pour la substance photoconductrice, en facilitant le transfert de l'énergie rayonnante incidente à la substance,d'une manière connue dans les techni- ques qui concernent la sensibilisation par colorants des pigments sen- sibles à la lumière de ce type,
ce qui a pour effet d'activer la subs- tance dans les parties exposées. Cependant, par exposition prolongée au rayonnement selon les méthodes de la présente invention, la subs- tance traitée par colorants devient de plus en plus insensible à une ir-
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radiation ultérieure et devient relativement moins activée.
Cet effet de désensibilisation ou désactivation est repré- senté sur la figure 1 des dessine annexes. Sur la figure l, la capa- cité d'impression, ou degré d'activation, d'un milieu de tirage conte- nant une substance photoconductrice et sensibilisée par colorants ty- pique est portée en unités arbitraires et en ordonnées en fonction du temps d'expositon à une source lumineuse activante, porto en abs- cisses. La capacité d'impression du milieu atteint rapidement un maxi- mum, puis décroît typiquement d'une manière jusqu'à présent inconnue des spécialistes de la technique.
La durée relativement longue de l'exposition do l'image mentionnée ci-dessus comme première étape de la méthode de l'invention, doit de préférence être assez longue pour réduire la capacité d'impres- sion des parties activées ou frappées par la lumière du milieu, au moins jusqu'à la moitié de sa valeur maximale sur une courbe analogue à cel- le de la figure 1. La photoconductivitô dans l'air d'un milieu de ti- rage traité par colorants constitue une mesure de sa capacité d'impres- sion, et elle suivra typiquement une courbe identique à celle de la figure 1.
Apres l'exposition de l'image provoquant une d6sacti- vation et une désensibilisation des plages exposées à la lumière, le milieu de tirage traite par colorants est ensuite uniformément éclairé par exposition à une source lumineuse pendant un court laps de temps, atteignant 'habituellement en moyenne trois secondes environ quand on emploie une source incandescente de faible intensité, par exemple,, de façon que le milieu se trouve dans le domaine de sa capacité d'impres- sion maximale, comme le montre la courbe typique de la figure 1.
Les parties du milieu de tirage qui n'ont pas été déjà frappées par la lu- mière pendant ladite première exposition au modèle d'imago d'un rayon- ni=ment désensibilisateur, sont relativement plus sensibles à la lu- mière, et le revêtement de colorants contribue dans ces plages à acti- ver le photoconducteur sensible pour le rendre réactif aux agents oxydants et réducteurs utilisés comme révélateurs. Par contre, les parties du milieu de tirage qui ont déjà. été exposées au modèle d'ima- ge d'un rayonnement pendant une longue période de temps sont devenues désensibilisées, et ne sont pas activées dans une large mesure par la seconde exposition, brève et uniforme.
Ainsi, on constatera que les parties du milieu de tirage exposées deux fois qui demeurent activées, c'est-à-dire qui ne sont pas chimique privées de leur réactivité/par les deux expositions que l'on vient de décrire, correspondent aux parties opaques de l'image à reproduire. au développement, ces parties activées du milieu de tirage peuvent être rendues opaques, par exemple par contact avec l'ion argent, pour
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former des dépôts visibles d'argent métallique, do façon à obtenir un tirage positif de l'image originale.
Un certain nombre de techniques de développement convenant à l'emploi dans la présente invention sont décrites dans le brevet britannique 1.043.250. Par exemple, le développement peut se faire on une seule étape, en mettant d'abord en contact le milieu exposé deux fois avec un révélateur, par exemple avec une solution contenant un ion métallique réductible en métal libre lors de ce contact, par exem- ple l'ion argent ou l'ion mercure, qui sont respectivement réduits en 1 argent et en mercure libres par contact avec les parties activées du milieu. Cependant, un degré important d'activation de surface est en général nécessaire pour produire une imago visible de cette manière.
Il est plus commode de développer le milieu exposé en utilisant un procédé d'amplification d'image du type discuté auparavant ici. Dans l'un de ces procédés, on emploie d'abord un révélateur pour former une ''image développée latente" dans le milieu.
C'est-à-dire qu'on dévelop- pe le milieu exposé deux fois (par exemple par contact avec l'ion ar- gent) pour y produire une image invisible !par exemple un fin dépôt invisible d'argent métallique). Dans une seconde étape ultérieure, l'i- mage développée mais invisible sur le milieu peut être rendue visible par contact avec un système d'amplification. De tels systèmes, tels qu'ils sont connus dans la technique de la photographie à l'halogénure d'argent par exemple, contiennent de préférence un ion métallique com- biné à un agent réducteur, tel que l'hydroquinone, et tendent à dépo- ser un métal tel que l'argent au:c endroits où de l'argent est déjà présent.
Ainsi, une image d'argent latente produite selon le procédé de tirage positif de la présente invention peut être rendue visible à l'aide de tels systèmes d'amplification.
Pour simplifier la formation de l'image visible, on peut mettre directement en contact le milieu exposé deux fois avec le sys- tème d'amplification pour produire l'image visible en une seule étape, sans développement préalable d'une image latente.
En général, l'activation des substances photoconductrices contenues dans les milieux de tirage de l'invention rend les substances chimiquement r6actives avec les agents oxydants qui sont réduits au moins aussi facilement que les ions cuivriques, par exemple le cuivre, le mercure, l'argent, l'or et les autres métaux nobles, ainsi que des substances organiques telles que le bleu de méthylène.
La figure 2 du dessin annexé représente un système pour produire des tirages positifs selon la présente invention. La figure 2 représente un moyen 11 de formation.d'image comprenant une source 12 de rayonnement activant, un objet image 13 tel qu'une diapositive photographique, et un moyen optique classique 14 pour mettre au point
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le modèle d'image du rayonnement sur le milieu de tirage 15, ce dernier étant sensibilise par colorants selon la présente invention.
Dans l'ap- pareil, le milieu de tirage 15 est convenablement transporta par un moyen convoyeur 16 représente sur la figure 2 sous la forme d'un dispo- sitif à banda et à rouleaux, bien que d'autres moyens convoyeurs con- venables soient évidents pour les spécialistes de la technique. Apres exposition au module d'image d'un rayonnement, le milieu de tirage 15 est uniformément éclairé par exposition à une source 17 de rayonne- ment (représentée avec le milieu en position 15a).
Le moyen convoyeur 16a, par lequel. le milieu de tirage 15a est animé d'un mouvement de va-et-vient par rapport à la source 17, peut être le même que le moyen 16, ou bien il peut en âtre distinct, pour permettre par exemple une variation indépendante de la vitesse de déplacement des milieux 15 et 15a.
Apres exposition uniforme à la source 17 de rayonnement, les parties antérieurement-non exposées du milieu 15a sensibilisé par colorants sont alors activées, tandis que les parties dudit milieu exposées à la source 12 de rayonnement à travers l'objet image 13 ont été désensibilisées par cette exposition et ne sont pas sensiblement réactivées par exposition à la source 17.
Le milieu exposa est ensuite convenablement mis en contact avec un bain de développement 18 (posi- tion 15b,)contenant par exemple une solution aqueuse diluéc de nitrate d'argent. A sa sortie du bain 18, le milieu portera une image d'argent latente (c'est-à-dire invisible) qui est convenablement amplifiée par développement ultérieur dans le bain 19 (position 15c) contenant, par exemple, une solution d'hydroquinonc. La présence du système réducteur fourni par le bain 19 provoque un dépôt complémentaire d'argent ioni- que, qui adhère au milieu de tirage 15b à sa sortie du bain 'il,
sous la forme d'argent métallique sur l'image latente formée de dépôts in- visibles d'argent métallique. Le bain 19 provoque ainsi une amplifi- cation de l'image latente, et rend visible l'image latente. Finalement, le milieu de tirage 15d portant une imago d'argent visible est trans- porte dans le bain 20, contenant convenablement de l'eau pour le lava- ge, et/ou d'autres agents fixa cours et stabilisateurs.
Sur la figure 2, comme pour les moyens convoyeurs 16 et 16a, un moyen convoyeur 21 destiné à transporter le milieu de tirage 15a-15d à travers les bains 18, 19 et 20, peut être forme par un seul système convoyeur continu, ou bien par deux ou plusieurs moyens convoyeurs qui peuvent être coin- mandes et réglés individuellement.
La période de temps nécessaire à la première exposition atteint couramment en moyenne plusieurs minutes quand on utilise une source lumineuse incandescente de faible intensité, comme on l'a déjà signalé plus haut. Dans une forme proférée de cette invention, ladite
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période de temps d'opposition peut. être sensiblement réduite par la pré-
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nonce d'un accl.6ataur sur le milieu photographique au moment do la première exposition.
De tels accduratcurs sont désignes ci-après sous le nom d'accé16ratcura de désensibilisation de colorants et contiennent des substances qui, par exposition à la lumière, blanchissent la colo- rant dans les zones du milieu photographique qui sont frappées par la lumière. Habituellement, de telles substances sont des composas orga- niques contenant des halogènes, notamment des composes caractérises par la présence d'au moins trois atomes d'halogène sur un seul atome de carbone, l'halogène préféré étant le brome.
De tels composés com-
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prennent des composes polyhalog6n6a tala que le pentabromo6thnne le tùtrabromure de carbone 3,'ha::a)aro;iothane 1'hexachloroethane le p-nit:alanzatribromura le t6traiodure de carbone le ben2otribromure l'iodoforme, le bromoforme, la chloroforme le . d 3.,1-;aibroma-2.-mthr3. 2-propanol le 2 , , 2ta; .bromaç tharol 1 ' , , d , , ,0( , -< rhexabromo p-xyléna la 1,111-tricliloro-2-n6tliyl 2-propanol 1 '/, CI( t d. -vrich3.orotoluna 1 19(j K # o -tribromoacét :J?hénone
Les composas précédents sont caractérisés par la formule
A-C-X3 dans laquelle chaque X est un halogène, do préférence le brome, et A est un radical organique monovalent, un atome d'halogène ou l'hydro- gène.
Le radical organique monovalent englobe une grande variété de groupements convenables et comprend de préférence des radicaux hydro- carbones tels que les groupements alcoyle et aryle qui peuvent contenir
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divers substituants, y compris les substituants halogènes. D'autres de ces radicaux comprennent les groupements acyle dérivés par exemple des acides alcoyl ou aryl carboxyliques.
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L'accé16ruteur pr6féré est le tétrabromure de carbone qui est le plus efficace, le plus économique et le plus facile à se pro- curer.
La quantité d'accélérateur employée dans le milieu photogra- phique a peu d'importance et peut varier largement, suivant le résultat final voulu. Puisqu'il est habituellement souhaitable de réduire au
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minimum le temps total de la première e:cposition photographique,. 01),. profère augmenter au maximum la désensibilisation du colorant, et c'est
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la raison pour laquelle la quantité d'accélérateur cmployée est mainte-
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nue à un niveau relativement élevé.
En général, la dsansïb.liation est nppr6ciablement remarquée quand la Quantité d!ncc6lÓrûteun'Ótablit entre des parties pondérales à pou près égales jusqu'à environ F3C? par- ties en poids par partie en poids do colorant, bien qu'on doive com- prendre que l'on peut utiliser des quantités d'accélérateur sensible- mont plus grandes,atteignant par exemple jusqu'à 10.000 parties en poids. Il est évident que la quantité d'accélérateur a pou d'importan- ce puisque même do petites proportions ont un effet bénéfique pour ré- duire la longueur do la première exposition.
Les proportions optimales
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d'accélérateur nt do colorant pouvant Strotellement déterminées par los spécialistes de la technique,
L'accélérateur peut être appliqua sur le milieu suivant n'importe laquelle des méthodes connues dans la technique, soit sépa-
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r6mont soit on combinaison avec la colorant sensibilisateur. une mto- thoda commode connLsto à plonger la milieu sensibilisa par colorants dans un liquide contenant l'accélérateur. Quand l'accélérateur est un liquide, il peut ùtra applique par pulv6riention, au pinceau ou par immersion, avec ou sans solvants do dilution. L'emploi d'un solvant permet une application plus efficace sur le milieu photographique.
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Quand l'acc616rataur est présent sur le milieu photographsque, des temps d'exposition de pas plus de 10 à 20 secondes conduisent à une dcsensibilisation du colorant dans ses plages frappées par la lumière,.t4inclii que des périodes c1o temps de deux minutes et même davantage sont nécessaires quand on n'emploie pas d'accélérateur.
Apres la désensibilisation des colorants, il faut laisser
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at5cliner la photoactivation du photoconducteur, par e;emp3c par adaptation à l'obscurité chauffage ou effet corona, comme décrit ici.
L'acc61ùrnteur peut dtro enlevé du milieu avant la seconde exposition, si on le désire, ou autrement, il peut être conservé sur le milieu dans la seconde exposition.
Les colorants employés pour traiter les composés photocon- ducteurs de l'invention sont en général ceux que l'on employait jusqu'à présent dans les techniques photographiques pour sensibiliser les
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hniog6nures d'argent (cf. "The Thoory of the Photographie Process" due C.E. Kenneth Hecs, Thé Macmillan Publishing Co., New York, Edition Revue et corrigée, 1.g51) ou bien des substances telles que l'oxyde de zinc, pour les rendre sensibles et activables par la lumière de longueurs d'onde autres que celles auxquelles la substance non traitée
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serait sensible, normalement la sensibilisation par colorant36toncl la sensibilité ultraviolette habituelle du substrat photoconducteur non traité, à des longueurs d'onde supérieures telles que celles du
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spectre visible.
Ives colorants conprennent les colorants acridiniques
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tels que l'Orangé d'Acridine, les colorants thiaziniques tels que le Bleu de Méthylène, les colorants phthaliniques tels que le Rose B engale et l'Eosine Y, les colorants du triphénylméthane tels que le Vert Mala- chite, ou le viole!: cristallisée et les colorants de cyanines tels que la kryptocyanine, la néocyanine, la dicyanine, et le pinacyanol.
Les colorants peuvent être utilisés en solution pour traiter les substances photoconductrices avant leur incorporation dans un mi- lieu de tirage. Les pigments colorés peuvent être simplement déposes sur un substrat, ou bien être incorpores dans un substrat tel qu'une fouille fibreuse de papier. Autrement, le colorant peut être combiné aux substances photoconductrices dans le milieu de tirage, par exemple par dispersion du colorant dans la même résine que l'on utilise couram- ment pour lier les pigments photosensibles à un support isolant ou con- ducteur convenable tel que le bois, le verre, la papier, ou un métal.
L'emploi des colorants de cyanines comprenant les cyanines simples, les carbocyanines, et les cyanines supérieures, est particu- lièrement préféré dans la présente invention puisque ces colorants fa- vorisent les différences maximales d'activité entre les plages du mi- lieu de tirage dans lesquelles la substance photoconductrice a été désensibilisée par une première exposition prolongée au modèle d'image d'un rayonnement, et les plages qui contiennent une substance photocon- ductrice qui est d'abord activée par l'exposition uniforme ultérieure.
Une autre technique utilisée pour améliorer la discrimina- tion dans le tirage est l'adaptation du milieu de tirage à l'obscurité après la première exposition de formation d'image. Ceci est particu- lièrement indiqué là où le rayonnement de formation d'image tend à activer le pigment isolant photoconducteur même en l'absence de colo- rants sensibilisateurs. Par exemple, l'exposition du dioxyde de titane sensibilisé par colorants à la lumière de formation d'image provenant d'une lampe au tungstène, entraîne la capacité d'impression d'un mi- lieu de tirage qui on contient, à so comporter d'une manière suggérée par la figure 1 des dessins.
L'insensibilité des parties exposées du TiO2 au rayonnement ultérieur est compatible avec une destruction du colorant sensibilisateur là où a ou lieu une exposition prolongée à la lumière, ou bien avec quelque autre interférence avec la capacité du colorant à transférer de l'énergie au pigment. Le pigment sous- jacent de dioxyde de titane, une fois que le colorant est désactivé par l'exposition de formation d'image, no peut être activé un degré appréciable par une seconde exposition à une source au tungstène, puisqu'il est alors pratiquement insensible au rayonnement incident dans les plages frappées par la lumière où le colorant sensibilisateur ne sensibilise plus.
Par contre, si on utilise pour l'exposition de formation
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d'image la lumière ultraviolette, à laquelle le pigment de dioxyde de titane considéré est sensible même en l'absence de colorant sensibili- sateur, le pigment sous-jacent tend à s'activer et à demeurer active un certain temps après l'exposition, malgré que le colorant puisse être détruit ou annihilé d'une autre façon par l'exposition employée. Dans ce dernier cas, il est souhaitable d'adapter le milieu de tirage à l'ob- scurité après la première exposition afin de désactiver ensuite le mi- lieu.
L'adaptation à l'obscurité peut s'effectuer de manière litté- rale en laissant le milieu de tirage demeurer dans l'obscurité par exemple, pendant des périodes de 12 à 24 heures, à la température ambian- te. Avec des périodes de temps de plus en plus longues, les premières parties exposées du milieu deviennent de moins en moins aptes à réagir avec les agents révélateurs après la seconde exposition uniforme à la- quelle le milieu doit ensuite être soumis. On obtient donc un contraste maximal entre les parties du milieu qui sont activées par une telle exposition uniforme ultérieure et les parties qui sont exposées et désactivées pendant l'exposition préalable de formation d'image.
Autrement, l'adaptation à l'obscurité peut s'effectuer plus rapidement par chauffage du milieu de tirage expose à des températures inférieures à la température de décomposition des colorants présents, Par exemple, le milieu de tirage peut être chauffé doucement dans l'ob- scurité et dans une étuve, à environ 250 C pendant des périodes attei- gnant une minute ou davantage, par exemple. Il peut être commode de soumettre le milieu exposé à l'air chaud provenant d'un ventilateur.
Des températures d'environ 300 C sont couramment engendrées par de tels ventilateurs, et les expositions à de telles températures pendant pas plus de 30 secondes contribueront à accélérer la désensibilisation du milieu.
Bnfin, le milieu de tirage expose peut être "adapté à l'obscurité" par exposition à un effet corona, par exemple en faisant passer l'étincelle d'une bobine de Tesla sur la surface du milieu.
Cette technique présente l'inconvénient que la colorant restant dans les parties non exposées du milieu de tirage peuvent être défavorable- ment influencées par l'effet corona, peut-être par oxydation.
La figura 3 représente un autre mode de réalisation de l'ap- pareil selon la présente invention, dans lequel un milieu 31 de tirage sensibilisé par colorants, préparé selon l'invention, est exposé à une source 32 de rayonnement à travers un objet image 33 et un moyen opti- que classique approprie 34. Le milieu 31, transporté par un moyen con- voyeur convenable 35, est ensuite transporté vers le moyen 36 pour adapter à l'obscurité le milieu exposé. Le moyen 35 comprend par exem- ple une source infrarouge 37, représentée sous la forme d'une
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résistance électrique chauffante. Son mouvement étant commando par le moyen convoyeur 35a, le milieu de tirage 31a est adapté à l'obscu- rité pendant une période de temps appropriée.
Ensuite (position 31b) ledit milieu do tirage est uniformément exposé à une source 38 de rayonnement, puis développé. Le milieu 31c, par exemple, peut Etre mis directement en contact avec le hain 39 contenant un révélateur tel qu'un ion métallique en combinaison avec un agent réducteur pour produire immédiatement une image visible sur le tirage 31c par contact avec le révélateur. Le tirage développé 31d est ensuite mis on contact de façon appropriée avec le bain 40 contenant un agent fixateur pour l'ion argent, tel qu'un sel thiosulfae soluble.
Après fixage, le ti- rage 31e est lavé à l'eau dans le bain 41. Comme sur la figure 2, le moyen convoyeur 43 qui transporte les tirages à travers les stades du développement peut être formé par un système convoyeur unique, ou bien par deux ou plusieurs moyens convoyeurs qui peuvent être commandés et réglés indépendamment.
On obtient une discrimination maximale dans les tirages pro- duits par les techniques de l'invention quand on emploie les colorants de cyanines, et quand on utilise une forme quelconque d'adaptation à l'obscurité pour désensibiliser ensuite les parties du milieu de ti- rage qui sont frappées par le rayonnement activant au cours de la première exposition au modèle d'image de cette radiation.
Pour la seconde exposition uniforme préalable au développe- ment, le milieu de tirage est convenablement exposé à une source lumi- neuse qui active seulement les parties du milieu où le colorant est encore présent et qui laisse pratiquement inchangées les parties du milieu où le colorant a été détruit ou rendu insensible.Il est commode d'exposer le milieu à la lumière visible, qui active les parties sen- sibilisées par colorants et non exposées antérieurement, mais qui n'affecte pas les parties du milieu où le colorant peut avoir été dé- truit par l'exposition préalable de formation d'image.
Pour les doux expositions, les relations temps-intensité bien connues dans les techniques photographiques sont applicables, et . les conditions spécifiques d'exposition peuvent facilement être dé- terminées par tout spécialiste des techniques photographiques,
Exemple 1
On a utilisé un mélange de 4 parties en poids de dioxyde de titane et de 1 partie en poids d'une émulsion aqueuse d'une résine acrylate contenant environ 50 pour cent de solides, pour revêtir des feuilles de papier.
On a sensibilisé une feuille du papier revêtu en la plongeant dans une solution contenant 10 milligrammes de Néocyanine dans 100 ml de méthanol, puis on l'a séchée.
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On a exposé le papier sensibiloisé, à une distance d'environ 10 cm, à la lumière de formation d'image provenant d'une ampoule au tungstène de 25 watts, filtrée pour éliminer les longueurs d'onde in- férieures à 460 millimicrons, pendant des périodes do temps comprises entre environ 3 minutes et 15 minutes.
On a exposé immédiatement et uniformément les fouilles expo- sécs à la même source de lumière pondant de courtes périodes de temps, do l'ordre de 5 secondes.
On a ensuite plongé les tirages exposés dans une solution saturée de nitrate d'argent dans le méthanol, puis dans une solution contenant 1 g de phénidone, 8 g d'acide citrique monohydraé, et 100 ml de méthanol. On a obtenu une copia positive de l'imago d'exposition.
On a amélioré le contraste dans le tirage en laissant repo- ser le milieu de tirage à la température ambiante dans l'obscurité pondant 24 heures après l'exposition de formation d'image et avant l'exposition uniforme. On observait aussi un meilleur contraste si on chauffait doucement le milieu de tirage après la première exposition.
Autrement, on a préparé des feuilles de papier chargé conte- nant environ 20 pour cent de pigment de ZoOn ou de TiO2 photoconducteur, dans une machoine à papier classique, par addition d'une bouillie aqueu- se du pigment au broyeur.
On a aussi sensibilisé par colorants des pigments photocon ducteurs, insolubles dans l'eau et finement divisée, en mettant les pigments en contact avec des solutions diluées de colorants sensibili- aateurs, On a décanté l'excès de solution de colorants et on a séché les pgments traités. Il peut être convenable de déposer les pigments sans liant sur un substrat tel que le verre, ou bien de les incorporer dans une matière plastique ou dans une feuille fibreuse de papier, ou encore de les disperser dans un liant tel que le silicate de sodium ou l'alcool polyvinylique et de les utiliser pour revêtir des substrats électriquement isolants ou conducteurs, rigides ou souples.
Exemple 2
On a traité un certain nombre de feuilles de reproduction revêtues de TiO2, comme celles de l'Exemple 1, en les mettant respecti vemont en contact avec une solution méthanolique des colorants indiqués ci-dessous. Après séchage des feuilles, on a les a exposées chacune d'abord pendant 15 minutes au modèle d'image lumineux provenant d'une lampe au tungstène comme à l'Exemple l, puis on les a soumises à une seconde exposition uniforme de 2 minutes. Dans chaque cas, on a obtenu une copie positive du modèle d'image.
Les colorants utilisés étaient
1. Fuchsine basique (chlorure de pararosaniline)
2. "Orthochrome T" (iodure do 1,1'-diéthyl-6,6'-diméthyl-2,
4'-cyaninc)
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3. Rouge de quinaldine
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4. Iodure de diéthyl tliiocarbocyanine 5. Iodure de 3,3'-diéthyl-9-nCthyl-thiocarbocyanino 6. Phàno8Rfranino ioblOrUr6 de 3,7-diamitio-5-ph6nyl ph6nazinîum) 7. Iodure de 1-(p.-dima?iyi.aminosfiyry3)-3.-thy3. pyridinium 8. Indocyanine 9. Iodure de l,l'-di6t:hyl-22'-cyanino 10.
Rouge d'éthyle (iodure de 1,1'-diôthyl-2,2'-cyanine) 11..Kryptocyanine 12. Dicyanine
Exemple
Une fouille de papier revêtre préparée comme à l'Exemple 1 a été plongée et colorée par immersion pendant 2 minutes dans une so-
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lution d'6thtmcInriL de 3,3-c?inGzhy3^2-6-(p^dimfthylaminophnyl)-' l,3,5-hexatri6nyÀJ indolénine (10 ng/200 ml de méthanol) . La feuille séchée a été ensuite plongée dans une solution de tétrabromure de car- bone (2,- g/25 ml d'éther de pétrole) pendant une minute, puis on l'a laissée sécher.
La feuille a été ensuite exposée suivant les contours d'une image à travers un filtre rouge (Wratten 25-A) avec une lampe survol- tée de 500 watts à une distance de 20 en pendant quinze secondes.
L'activation du photoconducteur a été réduite en plaçant le papier ainsi exposé dans une enveloppe de papier noir et en le chauffant en 2 passes à travers une machine de type Thermo-fax (temps total = 10 secondes).
La papier ainsi décomposé a été ensuite uniformément exposé à une lumière rouge pendant 5 secondes avec une ampoule de 40 watts et à une distance de 5 cm à travers un filtre Wratten 25-A.
Le papier a été ensuite développé comme à l'Exemple 1 pour donner une image positive de l'exposition initiale.
Quand on a répété cette méthode avec un autre milieu identi- que, mais sans accélérateur, dans des conditions identiques, la pre mière exposition a pris deux minutes, ce qui illustre l'efficacité de l'emploi de l'accélérateur de désensibilisation de colorants.
On obtient des résultats analogues avec d'autres accéléra- teurs, par exemple avec ceux décrits plus haut, et avec d'autres colo- rants sensibilisateurs, et dans chaque cas une exposition initiale plus courte est nécessaire par rapport à l'exposition demandée par les milieux identiques ne contenant pas d'accélérateur.