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Vitrage chauffant,
L'invention a pour objet un vitrage chauffant cou- vert sur toute sa surface d'une couche conductrice, par exem ple d'une couche d'oxyde métallique, qui convient en parti- culier à l'utilisation de faibles tensions électriques.
De tels vitrages sont d'un grand intérêt dans l'in-
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dustl'1e de 1;atitomobile par exemple. Par temps huinide uu froide les vitres s>ombuent souvent à finterieur et/ou se givrent à l'extérieur, ce qui en cOmprOLl1et cons la transparence et, dans certains cas, la supprime même com- plètement,
Les vitrages chauffants de type courant pont réalisés
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de différentes façons,
Des fils chauffants (résistances électriques) peuvent par exemple être prévus à la surface du verre ou, sil s'agit d'un verre feuilleté, être noyés dans la couche de matière . synthétique intercalée entre deux feuilles de verre..
Généralement, la répartition de la chaleur à la sur- face d'un vitrage de ce genre n'est pas régulière. La tempe- rature atteint son maximum au voisinage immédiat des fils de résistance et est réduite au minimum aux endroits les plus éloi- gnés de ceux-ci.
On a déjà tenté d'éviter ces inconvénients en utili- sant comme fils chauffants des fils très fins, d'un diamètre de quelques microns seulement, étroitement rapprochés les uns des autres. Les'vitrages chauffants fabriqués de cette manière donnent certes des résultats remarquables mais leur fabrica- tion est très compliquée et, par conséquent,- est peu compati- ble avec les exigences de la production en série. De plus, leur prix de revient très élevé limite leurspossibilités d'utilisation.
On a également proposé de couvrir le vitrage à chauffer d'une couche continue de métal ou d'oxyde métal- lique, à laquelle on applique une tension électrique de vol- tage approprié.
En général, toutefois, les couches de métal ne sont suffisamment transparentes que si elles sont, extrêmement min- ces. Hais alors, leur résistance superficielle est tellement .grande que la on doit utiliser des tensionsrelativement 'le- vées pour chauffer des surfaces importantes, ce qui,, dans de.' nombreux cas, est indésirable ou inadmissible,
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Il en est de même des couchas caçab,,c4: w=$<a?1,iqlàe* La résistanco superficielle de vitres couvertes de telles cou- ches est de l'ordre de 200 ohms par carré.
Ceci
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signifie que, pour des tensions atteignant 42 volts, telles que celles qui peuvent se présenter dans le cas des automobiles, on n'obtient pas un rendement thermique suffisant.
La présence de couches continues de métal ou d'oxyde métallique implique en outre l'utilisation d'électrodes rigou- reusement parallèles pour l'arrivée du courant, car autre- ment, il peut se produire que l'énergie électrique se propage par les voies les plus courtes et que, de ce fait, le vitrage soit chauffé irrégulièrement. Cette condition est difficilement remplie dans le cas d'une lunette d'automobile, dont la sur- face développée est en principe trapézoïdale et dans laquelle les ,électrodes sont disposées aux, deux bords latéraux.
L'invention a pour objet un vitrage couvert sur toute sa surface d'une couche conductrice, en particulier . d'une couche d'oxyde métallique, les électrodes fournissant le courant à cette couche étant disposées latéralement, et elle se caractérise en ce que de chaque électrode partent,* en direction de l'autre électrode, une série de fils paral- lèles les uns aux autres,en contact avec la couche conductrice, les fils de chaque électrode étant voisins de fils de l'autre électrode, la distance entre un fil de l'une des deux séries et les deux fils voisins de l'autre série étant sensiblement constante et les fils de l'une des électrodes n'atteignant pas l'autre électrode.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description d'un exemple d'exécution donnée ci-après avec référence au dessin annexé.
Le vitrage représenté au dessin est destiné à servir de lunette pour une voiture automobile. A la surface du vitra-
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ae"est déposée de manière connue" par pulvérisation une sou- tion d'un sel dléta1n - pn:!:' exemple du pentahydmt? de chlorure stannique -du mltha)1.o). et de; li.:\ ph3:hdr 'n
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On soumetensuite le vitrage à un traitement ther- mique à une température de l'ordre de 400 C, ce qui détermine le dépôt, à la surface du verre, d'une couche d'oxyde d'étain.
Pour éviter les phénomènes d'interférence propres aux couches minces, qui ont pour effet de colorer ou mieux d'iriser le verre, on donne généralement à la couche d'oxyde d'étain une . épaisseur ne dépassant pas sensiblement 100 millimicrons.
Sur cette couche d'oxyde, on applique un enduit pâteux à l'argent suivant le tracé des électrodes'et des fils con- ducteurs à obtenir, en utilisant par exemple le procédé à l'écran de soie ou un autre procédé connu, Les pâtes à l'ar- gent utilisées à cet effet sont des frittes de poudre d'ar- gent accompagnée d'un liant, telles que celles qui sont ven- dues sous le nom de "Leitsilber".
Après application de cette couche de pâte, on'soumet le vitrage à un second traitement thermique dans le but de ; fixer le dép8t d'argent.
Dans le dessin, 2 désigne les électrodes, auxquelles sont soudées en 3 les bornes d'arrivée de courant. Les fils conducteurs 4 partent en dents de peigne de chaque électrode, les fils des deux électrodes s'imbriquant en restant parallè- les. Le courant électrique passe donc d'un fil au fil suivant en traversant la couche d'oxyde d'étain.
La distance séparant deux fils voisins détermine donc,. dans le cas d'une couche d'oxyde donnée, la puissance thermique fournie. Cette distance est avantageusement de l'ordre de 30 mm, ce qui signifie que deux fils successifs d'une même électrode sont distants de 60 mm.
Il est recommandable que chaque fil se termine à une distance de l'électrode opposée au moins égale et, de préférence, 'supérieure à l'intervalle compris entre deux fils successifs.
De cette façon, le courant passera de préférence d'un fil à l'autre.
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L'extrémité des fils est avantageusement épaissie au voisinage de leur électrode, de façon à assurer une bonne connexion électrique.
La puissance,électrique nécessaire pour chauffer une lunette de véhicule conforme à l'invention est, de, l'ordre de
3 watts/cm2 dans les conditions climatiques normales, On peut augmenter cette puissance en diminuant l'écartement des fils dans la mesure où la source de courant du véhicule peut sup- porter la surcharge résultante.
Un avantage particulier du vitrage chauffant faisant l'objet de l'invention est que le chauffage ne se produit que dans la zone dans laquelle les fils conducteurs des deux élec- trodes sont'en présence.
Ceci permet de limiter éventuellement la zone chauf- fée à une petite partie du vitrage, par exemple à son milieu.
Il peut en effet être nécessaire de limiter la zone chauffée afin que son chauffage n'exige pas une trop grande puissance.
Mais, même aans ce cas, les électrodes peuvent se trouver aux bords du vitrage, où elles sont masquées par le cadre.
La résistance des fils conducteurs 4 ne doit pas être trop élevée,afin qu'il ne se produise pas de perte,de puissance trop sensible d'une extrémité à loutre d'un même fil; ceci .compromettrait en effet la répartition uniforme du chauffage sur toute la surface du vitrage.
Dans l'exemple d'exécution qui vient d'être décrit, la couche d'oxyde métallique et la couche d'argent formant les électrodes et les fils conducteurs sont déposées et fixées ther- miquement en deux opérations distinctes. Il va de soi que l'on peut inverser l'ordre de ces opérations et déposer la couche d'étain sur les fils conducteurs, préalablement posés.
Dans ce cas, il estnécessaire de protéger l'emplace- ment des bornes d'arrivée de courant de tout dépôt d'oxyde, afin
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de Maintenir une conductibilité suffisante.
On peut aussi, dans ce cas, rappliquer qu'un seul traitement thermique pour fixer à la fois le dépôt d'argent et la couche d'oxyde d'étain,
La présente invention, qui s'applique en particu- lier au traitement de vitres en verre trempé,peut évidemment s'appliquer aussi à celui de la couche intermédiaire d'un verre feuilleté.
Il est bien entendu que l'invention n'est pas limi- tée à la forme de réalisation décrite et représentée au dessin, à laquelle diverses modifications peuvent être apportées.
' C'est ainsi, par exemple, que chacune des électrodes latérales pourrait être divisée en plusieurs électrodes élé- mentaires.