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BREVET D'INVENTION Composition pour cicatriser les plaies-
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LESLIEjfmDISLAUS BAL.'lSSA
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Cette invention concerne des méthodes pour favoriser la cica- trisation des plaies, par exemple des tissus de mammifères endom- magés, des ulcères ouverts, etc.., ainsi que des compositions cor- respondantes. la médecine s'intéressa depuis longtemps à l'amélioration de la cicatrisation les plaies. Les patients souffrant' de diabète ou soumis à un traitement extensif à la cortisone présentent des vites- ses de cicatrisation exerêmement faibles pour toute blessure qtai. leur est infligée. Ainsi, l'opération chirurgicale de tels patients implique des risques supplémentaires, inexistants avec les autres patients.
En outre, la cicatrisation rapide des plaies est parti- culièrement souhaitée pour les patients des pays tropicaux où le risque d'infection est grand. Une cicatrisation rapide est égale- ment souhaitée dans le cas de soldats qui ont été blessés dans une zone de combat et qui ne peuvent en être évacués facilement et rapi- dement. L'accélération de la cicatrisation des plaies est fort souhaitable dans le cas de patients qui ne peuvent être facilement immobilises, tels crie les animaux de ferme.
Pour évaluer l'aptitude d'une substance à favoriser la cica- trisation des plaies, un essai reproductible est nécessaire pour donner des résultats comparatifs. Une telle méthode d'essai a été décrite par Prudden et al dans : "The Accélération of Wound Healing with Cartilage", Surgery, Gynecology and Obstetrics. 105:283 (1957). Dans cette méthode, on essaie des rats par paires, chaque paire recevant une incision chirurgicale identique, seul l'un des rats de la paire recevant une dose mesurée de la substance dont on veut déterminer les propriétés de cicatrisation de plaies. On main- tient ensuite la paire dans la même cage et on détermine la résis- tance à la traction des blessures des deux rats en millimètres de mercure.
On exprime la différence entre la résistance à la traction du rat traité et celle du rat témoin en pourcentage d'amélioration obtenu. Compte tenu des variations biologiques on pense que seules des différences d'environ 10 % ou plus sont significatives.
Plusieurs développements récents ont été signalés au sujet de substances qui favorisent la cicatrisation des plaies. A ce sujet le brevet E.U.A. N 3.232.836 décrit l'administration paren- térale de N-acétylglucossamine comme substance de cicatrisation de plaie- Ouand on a utilisé la méthode d'essai de Prudden et al dont il est question au paragraphe précédent, la N-acétylglucosamine a présenté une amélioration de résistance à la traction d'environ 105
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seulament alors que Prudden et ses collaborateurs ont fait état d'augmentations nettement plus grandes de la vitesse de cicatrisa- tion des plaies par emploi de préparations à base de cartilage de divers animaux.
Suivant l'age et ].'espèce de l'animal et la fines- se de la poudre de cartilage, des améliorations allant de 20 à 40% de la résistance des plaies à la traction ont été signalées par Prudren.
Selon l'un des aspects de la présente invention, on a décou- vert que la chitine finement divisée, la chitine partiellement dépolymérisérisée, et les dérivés de chitine possédaient la faculté de favoriser la cicatrisation des plains.
La chitine est un polysaccharide, que 'l'on suppose être la poly-(N-acétylglucosamine) et qui forme les parois cellulaires des champignons et la carapace dure des insectes et des crustacés..
Tel qu'il est utilisé ici, le terme "chitine" englobe la chitine d'origine naturelle, la chitine synthétique, ainsi que la poly- (N-acétylglucosamine) et son épimère/poly (N-acétylgalactinosamine) La chitine partiellement dépolymérisée. le chitotriose par exemple, est une substance qui conserve sa nature polymère mais qui a subi une réfaction de poids moléculaire (c'est-à-dire de longueur de chaîne) à la suite de (1) une action enzymatique telle que celle d'une cbitinase, (2) un traitement chimique tel qu'une hydrolyse acide. ou un traitement alcalin, et (3) un traitement physique.
Les dérivés de chitine envisagés sont des corps tels que les éthers formés avec des radicaux pharmaceutiquement acceptables, et les esters ou les sels formés avec des acides pharmaceutiquement acceptables. Les exemples de dérivés appropriés comprennent les hydraxy(alcoyl inférieur)chitines telles que l'hydroxyéthyl chitine, les carbosy alcoyl chitines telles que la carboxyméthyl chitine, les sels de carboxy (alcoyl inférieur)chitine tels que le sel de zinc, les (alcoyl inférieur)chitines telles que la méthyl chitine et l'éthyl chitine, l'acétate de chitine, le nitrate de chitine, le citrate de chitine, le phosphate de chitine,
les dérivés N- acylés d'acides monocarboxyliques aliphatiques tels que les déri- vés N-formylés. N-acétylés, N-propionylés, N-caproylés. etc..
On préfère utiliser la chitine naturelle comme accélérateur de cicatrisation de plaies. La chitine d'origine naturelle est de préférence la chitine d'origine fongique, à la fois en raison de sa facilité d'obtention et de son haut degré d'efficacité.
Le degré d'amélioration de la cicatrisation des plaies obtenu
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avec les produits à base de chitine est au moins égal, et dans bien des cas supérieur à celui obtenu avec les produits à base de carti- lage de la technique antérieure. L'amélioration substantielle de la vitesse de cicatrisation que l'on obtient en utilisant la poly(N- acétylglucosamine), c'est-à-dire la chitine, par comparaison avec la N-acétylglucosamine monomère. est particulièrement surprenante.
Contrairement aux cartilages, très variables suivant 1'animal, son âge et la méthode de recueil du cartilage, la chitine, notamment la chitine d'origine fongique, est une substance relativement uniforme et facile à obtenir.
Les compositions correspondant à l'aspect ci-dessus de la présente invention sont appliquées en utilisant les mêmes techni- ques et les mêmes procédés développés pour le cartilage et la N- acétylglucosamine. Ainsi, il vaut mieux appliquer localement la chitine finement divisée directement sur la surface de la plaie. On peut préparer cependant des comprimés, des capsules ou des pastillas de chitine à l'aide de mélanges de chitine, de chitine partiellement dépolymérisée ou de dérivés de chitine, avec des excipients pharma- ceutiques bien connus tels que l'amidon, le sucre, certaines formes d'argile, etc... De tels comprimés, capsules ou pastilles peuvent être pris par voie buccale ou être. implantés près de l'emplacement de la plaie.
Autrement, on peut préparer avec la chitine une solu- tion colloïdale, de préférence une solution saline isotonique, ou bien on peut dissoudre un dérivé de chitine soluble dans l'eau, de préférence dans une solution saline isotonique, et on peut admi- nistrer la solution par voie intramusculaire, parentérale ou intra- veineuse.
Comme on l'a déjà dit, lorsque la 'chitine doit être appliquée par infection, c'est-à-dire par voie intramusculaire, parentérale ou intraveineuse, il est nécessaire de préparer d'abord une disper- sion ou une solution de la substance dans un liquide pharmaceutique- ment acceptable.
On peut préparer des solutions colloïdales de chitine en utilisant la méthode décrite par Lingappa et Lockwood dans NATURE. 189, page 158 (1961) , Quand on administre le composé par voie intraveineuse il vaut mieux l'administrer en solution isotoniquel par exemple en solution saline isotonique.
la chitine ou les dérivas de chitine peuvent être utilisés isolément, en mélange l'un avec l'autre, avec du cartilage, cu bien être administrés en compagnie d'autres agents à action thérapeuti- que tels que l'acide ascorbique, le palmitate d'ascorbyle, les
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sels de zinc pharmaceutiquemetn acceptables tels que l'oxyde de zinc l'ascorbate de zinc, le sulfate de zinc ou le stéarate de zic;des antiseptiques tels que le thimerosal ou le chlorure de benzalkonium; des anesthésiques lorcax tels que la lidocaine ou la procaîne;
des antibiotiques tels que le chloramphénicol. le sulfanilamide ou l'ampicilline. On peut utiliser des combinaisons des agents à action thérapeutique décrits ci-dessus avec la chitine et/ou les dérivés de chitine.
Des sources convenables de chitine sont constituées par les homards, crevettes et autres crustacés. Pour utiliser la chitine provenant de telles sources, il est nécessaire de réduire la chi- tine à une taille de particules inférieure à environ 150 microns et de préférence inférieure à environ 50 microns- Par suite de la nature dure et assez fibreuse de la chitine provenant de telles sources, ce broyage est difficile et coûteux. C'est pourquoi on préfère utiliser la chitine d'origine fongique. Les parois cellu- laires des champignons sont faites de chitine.
On a découvert qu'il n'était pas nécessaire d'extraire la chitine du reste de la substance cellulaire. Ainsi, si on le désire, après stérilisation convenable, par exemple à la chaleur ou à l'aide d'un gaz (c'est- àdire à l'aide d'oxyde d'éthylène), on peut broyer la totalité de la matière fongique produite par la fermentation d'un champignon dans un milieu nutritif approprié et on peut l'utiliser pour favo- riser la cicatrisation des plaies. Cependant, on traite de préfé- rence la matière fongique pour en éliminer les matières étrangères en ne laissant que les squelettes de chitine.
En purifiant la substance de cette manière on élimine les matières non "chitineuses', ce qui réduit sensiblement la possibilité d'une réaction allergique et élimine toute interférence avec le processus de cicatrisation qui pourrait être provoquée par de telles matières.
La chitine ou les dérivés de chitine finement divisés peuvent être appliqués localement en insufflant une quantité mesurée de la substance sur la plaie en utilisant un atomiseur à main. Autre- ment, on peut les appliquer par saupoudrage, par exemple à l'aide d'une saupoudreuse, ou encore on peut les placer en compagnie d'un gaz inerte sous pression (c'est-à-dire sous une pression supé- rienre à la pression atmosphérique) dans un récipient de pression.
Dans ce dernier mode d'application, appelé "application en aérosol., la chitine ou le dérivé de chitine finement divisés, facultative- Béat avec d'autres médicaments comme il a été indique, peuvent être'
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''i3,".S' sous la torse d'une pourra 2;;:::h i,.'.'s .'"t'513 'Lt1>':C décrit duasla demande di Brevet wo3^r:.s ; .:....?W publiée le 5 Juillat 1965 (cette demande de Brevet concerne: un Í,dÜ3r.ie:lt pour soigner la mastite des bovins, nais la êth1 ''.' ' ::ï:r:: s. en aérosol qui y est décrite peut s'appliquer à un mYd.:
^e.t ?Th poudre ayant la taille de particules indiquée}, t..'ü bien scuà la ferme d'une moussa d'aérosol.
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Les Brevets E.U.A. 3.194.732 et 3.16.t3S décrivent l'utilisa- tion de membranes de coquilles d'oeufs, sous forme fibreuse ou n'on fibreuse, comme agents efficaces pour stimuler et favoriser les
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processus de cicatrisation dans les tissus de jnatnmifères entonna- gês. Selon les descriptions de ces brevets, on obtient les membru- nes de coquilles d'oeufs par une séparation assez compliquée de cette substance et des coquilles d'oeufs par des moyens mécaniques ou bien par une combinaison de moyens mécaniques et chimiques.
Après cette séparation, on jette les coquilles d'oeufs dépourvues de leur membrane et on utilise les membranes de coquilles d'oeufs comme substances de cicatrisation de plaies.
Jusqu'à présent, on n'a pas essayé d'utiliser les coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane ou les coquilles d'oeufs
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avec leurs membranes comme accélérateurs ou stipulants pour favo- riser le processus de cicatrisation des tissus de mamrafres endom- magés. On supposait qu'aucun effet thêrs.paiutique n'était-à attendre des coquilles d'oeufs car les coquilles d'oeufs se composent prin- cipalement de composés de calcium "inertes", 1 c' est-à-dire d'environ 90 à 97 % de calcium.
Selon un autre aspect de l'invention, on a découvert avec
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surprise que les coquilles d'oeufs f-'s ;'=#r divisées, avec ou sans leur membrane 3.'s.î.'srsi"Lsr étaient efficaces Ç()J:-¯,r:: .<' ,.i:.t c,"a?ili" pour la cicatrisation des plaies.
Tel qu'il esu utilisé ici, le ter:::a "coquilles d'oeufs débar- rassées de leur membrane" désigne la partie calcaire des coquilles
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d'oeufs dont la r...'rane a été enlevé-?. Les coquilles d'oeufs con- venant à l'emploi dxas la présente invention peuvent être obtenues des poulets ou d'autres oiseaux et vol tilles, des canards par exemple.
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En utilisant d3 coquilles ±â G3.'.ti.w: ±1,n i<*rt divisas, on a obtenu des améliorations de résistées à la traction, suivant la méthode de Prudden al, au moins 6gate-i o:l'U.'IC résultats signales par Prudden et ses collaborateurs en utilisant des substances 3.
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base de cartilage..
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Ainsi qu'on 1*a déjà L"1cii..,;:u:j1 '011 peut >Jt:i.1ise'J:" les co.1.\1i1.1e5 d'oeufs isolément ou en ccbinaics a"Jss la m=;;?Jane de la coquille d'oeuf. On peut séparer la F-aIt.1.;:;: calcire de l'cxeuf de la mei1'l.Dral'1e de la coquille d'oeuf da 5,ér.# p#i;=ment Mécanique, par exemple en faisant rouler et en la membrane '3e la coquille d'oeuf lavée après avoir enlevé le jau-ie et l'albunen des oeufs frais ou non cuits. On peut aussi utiliser des oeufs cuits pour obtenir les coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane. Au lieu d'employer des moyens mécaniques pour effectuer la séparation de la coquille d'oeuf de sa membrane, on peut autiliser une combinaison de moyens chimiques et mécaniques de la manière décrite dans le Brevet E.U.A 3.196.075.
Il vaut mieux appliquer localement les coquilles d'oeufs
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débarrassées de leur me.'.!bra.t"1e et finement divisées directement sur la surface de la plaie. Les substances finement divisées de cica- trisation de plaies, utilisées selon l'invention, ont une finesse qui peut atteindre environ 200 microns, et située de préférence dans l'intervalle d'environ 40 à 70 microns,
Les coquilles d'oeuf finemem divisées, avec ou sans leur membrane adhérente, peuvent être appliquées sur la plaie en les saupoudrant sur la surface ouverte de la plaie ou bien en les in- corporant à un excipient approprié, à un onguent par exemple.
Au- trement, on peut préparer avec des coquilles d'oeuf des dispersions ou des solutions colloïdales, de préférence en solution saline
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isotonique, et' on paut les appliquer par voie parentérale au voi- sinage de la plaie.
On peut aussi eff'sct'jer HK'* application locale en insufflant une quantité mesurée de la substance sur la plaie en utilisant un
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atomiseur à main. Autr'sxent, l'application peut se faire en plaçant la substance en compagnie d'un gaz inerte sous pression (c'est-à-
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dire sous une pression s,.lp6rieure à la pression atmosphérique) dans un récipient de pression. Dans ce dernier mode d'application, appe- lé application en aérosol, la poudre de coquilles d ' oeuis fineïsent divisées peut être emballée sous la forme d'une poudre sèche d'aérosol, comme décrit dans le Brevet Hollandais 6.415.252 publié le 5 Juillet 1965, ou bien sous la forma d'une mousse d'aérosol.
Comme les compositions contenant de la chitine, les composi- tions contenant des coquilles d'ceufs de la présente invention
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peavent être utilisées isolément, ou biea avec des agents à action
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thêrapeutiqce tels que l'acida la ça%1=-ato d àsc"vM=àyl.*, des sels de sine yharmaceutîqu u>,m-r a.cceptEbI, par ex.emple X'oiqàa de zinc, le =ît#ate de :i,.."1<:: 0!;1 le due Sj-.nc? des ?:tisepi:i" cmes tels que 13. liùc>ca:t:1 ç;';. la pr.:-,,,;,'11n.,, d,s ant:.biot.i-:I\J.3 tels que la néc:"1ycine le le .s;:lfanilamiàe,. ou la tétracyc-li11e" etc.-; d?s <2r:2ys<s au àanriden-ent d.* la plaie. en peut aussi. les accélérateurs <3s cicarisaticn de plaies à d'autres agent,;
3e cîcat=isation 1io p1.a.ies" par ex<smple à ou carti1açe, de la chitine, etc-.- Dans les exemples or. iiâtermine l'efficacité de ci- catrisaticn de plaies des divines substances chitineuses en utili- sant la méthode de Prudden et al telle 'quelle est décrite ci- dessus. En général. on utilise au soins dix paires de rats pour obtenir une moyenne significative pour chaque substance essayée.
Dans chacun de ces exemples on utilisa un insufflateur de poudra pour appliquer 2 à 10 mg de la substance essayée par cm2 de surface de plaie.
Exemple1
On broye en poudre fine de la chitine commerciale de carapaces de homards dans un vase de porcelaine de laboratoire de 3,8 litres de capacité, chargé de galets de silex de 2,5 cm en moyenne., dans un rapport pondéral chitine-galet de 1 sur 2. On place ensuite de la glace sèche par-dessus la charge du broyeur et on laisse le broyeur ouvert pendant 5 minutes pour permettre au CO2 de déplacer
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l'air dans le broyeur. On ferma alors he1:.1nétiqt1e.r.1en le couvercle du broyeur et on réalise le broyage pendant 96 heures. A peu près 50 % de la chitine pulvérisée passât sur un tamis de 40 microns.
On applique ensuite la chitine pulvérisée entière aux 45 rats d'essai de 45 paires de rats utilisées dans la méthode d'essai de Prudden et al décrite ci-dessus. La pourcentage de cicatrisation de plaies des rats traités, en se basant sur 100 % pour les rats témoins, est de 122 %, c'est-à-dire que l'utilisation de la chi- tine résulte dans une augmentation Moyenne de 22 % de l'activité de cicatrisation de plaies.
Exemples 2-5 On élève divers champignons soit sur une infusion de cervelle et de coeur appelée "BHI" 1200 g de cervelle de veau, 250 g de coeur de boeuf, 10 g de peptone protéose, 2 g de dextrose, 5 g de chlorure de sodium et 2,5 g de phosphate disodique), soit sur un bouillon de Sabouraud appelé "SAB" (40 g de dextrose et 10 g
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de bacto-pqp#one)- <J=1 elèvs -2es cultures dans des couches peu pro- fondes de milie:x contenus dans des baî'nsa et on les ma.intie..'lc au repos A-aeZu*à ce 'q'!'il .ppr&isa une. 'bonne cro5sce et une sporulaticn extensive. Avant de les matières cultivées on tue les cultures r-n plaçant les 1:>al1c:As dans une étuve ferinée sous C02 à 1271 C :,èa."lt trois heures.
On refroidit ensuite les ballons dans l'étuve pendant encore une heure et quinze minutes- On sépare les touillons de culture par filtration sur des enton-
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noirs de Buchner et on lave les ïsatie-res cultivées à 1.eau dis- tillée. Ensuite on congèle et on lyophilise les matières et en broyé les produits secs dans un mortier avec un pilon sous CO2 on n'essaie pas de purifier la chitine. On utilise douze paires de rats pour chaque essai. On observe une certaine inflammation de toutes les plaies traitées et une infection de plusieurs d'entre elles. Les progrès de cicatrisation des plaies obtenus peuvent être d'autant plus appréciables eu égard à ces facteurs dé avorables.
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Exemple <SEP> Champignon <SEP> Milieu <SEP> %de <SEP> cicatrisation <SEP> %d'Amélio-
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<tb> des <SEP> Plaies <SEP> ration
<tb>
<tb> (Témoin <SEP> = <SEP> 100)
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<tb> 2 <SEP> Mucor <SEP> spinosus <SEP> SAB <SEP> 136 <SEP> 36
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3 Aspergill-us niger BHI 118 18
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<tb> 4 <SEP> Penicillium <SEP> BHI <SEP> 146 <SEP> 46
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5 Cryptococcus BEI 128 28
Exemple 5 on dégraisse 100 grandes de substance fongique séchée (tirée du champignon Pénicillium de l'Exemple 4. cultivée sur un milieu BHI.
stérilisée en faisant bouillir le champignon avec le milieu puis en filtrant, en lavant à l'eau distillée et en séchant la substance fongique) en extrayant les matières grasses solubles dans le solvant avec 1000 ml de chloroforme à la température ambian- te. On sépare le chloroforme par filtration puis séchage sous pression réduite dans un dessicateur à vide.
On traite la matière fongique dégraissée par 2000 nl de solu- tion de NaOH 1.0 N pendant 18 heures à la température ambiante.
Ensuite on acidifie la substance à l'aide de HCI. Après quoi on soumet la substance à une dialyse dans de l'eau distillée jusqu'à ce que l'eau de lavage soit débarrassée d'ions chlore. On répète ce processus jusqu'à obtenir une substance pratiquement purifiée.
On sèche la substance sous vide en-dessous de 50 C et on obtient une masse grise et friable.
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On broyé la substance séchée dans un :mortier de laboratoire et on la tamise sur un tamis normalisé de 400 mesh. Quand on applique la substance tamisée aux 20 rats d'essai de 20 paires de rats, on obtient un progrès moyen d'environ 25 % de la cicatrisation des plaies des rats traités par rapport aux rats témoins non traités.
Exemple 7
On purifie de la chitine de carapace de homard en la délayant d'abord dans N,OH aqueuse à 10 d pendant 5 minutes à 80 C. puis on la lave, on l'égoutte et on la délaye dasns HCl à 10 à pendant 5 minutes à 80 C, puis on l'égoutte, on la délaye dans l'eau, on ajuste le pH de l'eau à 6 à l'aide de NaOH aqueuse diluée, et on l'égoutte finement et on la sèche. on pulvérise la chitine séchée jusqu'à une finesse d'environ 40 microns. La substance fait preuve sur les rats témoins non traités d'un progrès moyen de 25 % de la cicatrisation des plaies.
Exemple 8 on On lave les coquilles de 12 oeufs de poule frais, avec leur membrane adhérente mais sans le jaune et l'albumen, avec une solution saline isotonique puis à l'eau distillée.
On sèche les coquilles d'oeufs en atmosphère stérile à la température ambiante. On place les coquilles d'oeufs séchées avec leur membrane adhérente dans un broyeur à billes de laboratoire contenant des billes d'alundum. et on .les broye jusqu'à une fines- se comprise environ entre 40 et 70 microns. Le produit obtenu est une poudre sensiblement non fibreuse et finement divisée. Cette poudre est un mélange de coquilles d'oeufs finement divisées (par- tie calcaire) et de membranes de coquilles d'oeufs.
On applique ensuite localement le produit pulvérisé obtenu. en utilisant un insufflateur de poudre,aux onze rats d'essai de 11 paires de rats et on l'essaye conformément à la méthode d'essai de Prudden décrite ci-dessus. On a appliqué une quantité de poudre allant d'environ 2 à 10 mg par cm2 de surface de plaie.
Le pourcentage de cicatrisation de plaies des rats traités, en se basant sur 100 % pour les rats témoins, est d'environ 135 %.
Ce produit résulte donc dans un progrès moyen de 35 % de la cica- trisation des plaies sur les animaux témoins non traités.
Exemple
On débarrasse de leur membrane adhérente les coquilles de 12 oeufs de poule par des moyens mécaniques, comme décrit dans le Brevet E.U.A. 3.194.732. On place ensuite les coquilles d'oeufs
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débarrassées de leur membrane dans un broyeur à billes de labora- toire et on les broyé jusqu'à une finesse d'environ 40 microns de la manière décrite à l'Exemple 1.
On a appliqué localement la poudre obtenue de coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane. de la manière décrite à l'Exemple 1, aux 40 rats d'essai de 40 paires de rats. On a effectué les essais selon la méthode d'essai de Prudden et on a obtenu un progrès ,moyen de 35 % de la cicatrisation des plaies sur les animaux témoins non traités.
Exemple 10
On a traité les coquilles de 12 oeufs de poule bouillis pour former une poudre finement divisée, de la manière décrite à l'Exemple 8. Cette poudre contient à la fois les coquilles d'oeufs (partie calcaire) et la membrane des coquilles. On a appliqué. localement cette poudre aux 10 rats d'essai de 10 paires de rats, de la manière décrite dans les Exemples précédents. En employant - la méthode d'essai de Prudden, on a obtenu un progrès moyen de 20 % sur les animaux témoins non traités.
Exemple 11
On a lavé les coquilles de 12 oeufs de poule frais. avec leur membrane adhérente, débarrassés du jaune et de l'albumen, avec une solution saline isotonique puis à l'eau distillée, et ensuite on les a plongées dans de l'isopropanol. On a retiré les coquilles d'oeufs de l'isopropaol et on les a séchées en atmosphère stérile.
On a placé les coquilles d'oeufs séchées dans un broyeur à billes de laboratoire et on les a broyées jusqu'à une finesse comprise entre 40 et 70 microns.
On applique localement le produit pulvérisé aux 18 rats d'es- sai de 18 paires de rats et on l'essaye de la manière qui a été précédemment décrite. On a observé un progrès moyen d'environ 20 % de la cicatrisation des plaies sur les animaux témoins non traités.
Une comparaison des résultats obtenus dans cet exemple avec ceux de l'Exemple 8 donne à penser que l'utilisation de l'isopro- panol pour stériliser la substance réduit l'activité du consti- tuant actif des coquilles d'oeufs.
Une poudre finement divisée ou une dispersion des substances de cicatrisation de plaies de cette invention peuvent aussi être utilisées conjointement à des produits servant de bandages ou de pansements, tels que les fibres de coton ou de cellulose, et être
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:'ï s°',, plastique, etc...... en q3t3.- lisant une foriiulation d'adhésif : ;r9kr. par exemple la pectine, la gélatine, l'amidon, ou une g('1.C: véiétale inoffensive. Les ar- ticles manufacturés précédents peuvent être obtenus selon la méthode décrite dans les Exemples du Brevet E.U.A 3.194.732. On peut aussi dissoudre la chitine sous forme de xanthate alcalin de chitine, on peut la filer en .fibres et la régénérer sous forme de polymère théoriquement non décompose, selon les méthodes décrites dans la technique antérieure par Thor et al. On peut préparer des filaments et des fibres de chitine partiellement désacétylée .
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selon la méthode décrite dans le Brevet ,t .A. at' 2.O4O.880.
On peut alors utiliser ces fibres de chitine comme sutures chirurgi- cales ou bien les incorporer à des pansements ou à d'autres bases de support pour pansements chirurgicaux, que ce soit dans une structure de tissu tissé ou non tissé, de la manière décrite dans le Brevet E.U.A. 3.196.075. On peut aussi incorporer la chitine ou les dérivés de chitine à un onguent ou à une pommade. Il vaut mieux éviter d'utiliser des excipients inactifs pour la chitine car la présence de matières étrangères dans une plaie a souvent tendance à interférer avec le processus de cicatrisation par suite de l'effet d'interposition.
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L'utiliJ<tlon de corlitill-cn d'oeufs d6Funmaes de leur f11(>:1Drane ou de c=;;i;1.iu <1 o<uis avec leur =-en;Lr:me ,adh6rr;te C':':M':ie accélé- rateurs de -i.ztitri tzai.- ion d plaies. procure de nombraux avantages sur 1'utilî,aticn de meÀ==hrares <3ia coquilles d'oeufs isolées telle qu'elle est décrite dans les Brevets E.U.A. 3.196.075 et 3.194.732.
En premier lieu, les membranes de coquilles d'oeufs sont relative-
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ubent difficilen à séparer des Oè ::!J, cae il est reconnu dans la colonne 2 du Brevet E.U.A. 1.196.005. sz*1<n la présenta invenhica, il n'y a pas d= rai.on de e4rArer la ar3?rne d la coquilla de l'oeuf pour cttenir un accIï'dtty de cl,-atrisation de plaida très efficace.
Par conéqu.>n , on .fëM d 6one. 9ubtantiell.s que ce soit en ce qui coicerne .le tl)'''' le mtériel ou les subs- tances, car il n'est plus nécessaire de opérer la coquille d'oeuf
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de la me::ibr.,'i. cz plus. 1'3. ::r;:;oiuc-I:i.-;.;< ..1..::'i.!:::s de poule est très Sü' 5.:.t"É.t'.i.>i:, :'':-1.;:' ':(:1S,:i'.î' ':Tf":: 1.,1 ;1.:!I..{.:i';;é t' .'."tFI3.'i..r de coquilles d'oeuf est éJ<lle.lï:i:11t 1.:ùpo.cs .nt par rapçvrt à celle de la Etasbrase adhérente, qu±. ne .:'(?ré!;Z:1i,'::'J; iI'Lv':'-a,.'' t,é# petite proportion de la partie de l'oeuf qui n'est pas utilisée à des fins alimentaires ou.
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industrielles..
Ainsi. la quantité de :: e-: bre de coquilles d'oeufs disponible a. des fins t.hér..J.p.3ui:Ïques est limitée en comparai.son de la quantité de coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane ou de coquilles d'oeufs avec leur membrane adhérente.