Procédé d'injection de fluides dans de la viande.
Il existe des machines destinées à injecter
des fluides, par exemple de la saumure, des produits d'assaisonnement, etc., dans de la viande. La saumure est
injectée dans certaines pièces, par exemple des estomacs,
des jambonneaux, des jambons sans os, des épaules désossées,
des joues, des carrés de lard,etc., de porc pour les saler.
De plus, certains autres fluides sont injectés dans diverses
pièces pour en altérer les protéines, pour les assaisonner,
etc.
Ces machines comportent généralement plusieurs aiguilles d'injection qui exécutent des mouvements alternatifs de manière à percer la viande et à y introduire un liquide. Dans les machines de ce type, le liquide est refoulé en continu vers les aiguilles et il est donc gaspillé en grande quantité lorsque ces aiguilles ne sont pas introduites dans la viande. Il a été tenté de diminuer la quantité de liquide ainsi perdu en le récupérant et en le remettant en circulation à l'aide de la pompe de manière qu'il soit ensuite utilisé. Cependant, ce liquide entraîne du sang et des particules de viande qui risquent de s'accumuler dans la pompe et d'obturer les aiguilles.
Les réglementations concernant de tels procédés de traitement de la viande obligent à des démontages fréquents, espacés de quelques heures, des pompes, tuyaux,etc., de ces machines, de manière que les parties intérieures de ces éléments soient nettoyées afin d'éliminer les risques de croissance de bactéries ou autres. Il est évident que les pompes et tuyaux de ces machines constituent un emplacement idéal de regroupement des bactéries ou autres, en raison de l'accumulation des particules de viande, de sang,etc. Par conséquent, les temps d'arrêt des machines mentionnées ci-dessus sont importants, car il est nécessaire de les démonter souvent pour les nettoyer. De plus, elles ne comportent aucun dispositif convenable interrompant l'écoulement du liquide dans les aiguilles d'injection lorsque ces dernières ne sont pas utilisées lors du passage d'un produit donné.
L'invention concerne un procédé d'injection de fluide dans de la viande et, notamment, d'injection uniforme d'un liquide dans la totalité d'une pièce de viande.. Le liquide ne s'écoule des aiguilles qu'après que ces dernières ont été abaissées et introduites dans la viande. Ces aiguilles sont très rapprochées de manière qu'elles réalisent une in-jection de liquide complète et uniforme dans la pièce de viande.
L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limi- tatif et sur lesquels :
la figure 1 est une vue en perspective avant, avec arrachement partiel, d'une machine mettant en oeuvre le procédé selon l'invention ; la figure 2 est une vue en perspective arrière, avec arrachement partiel, de la machine représentée sur la figure 1 ; la figure 3 est une vue en plan, avec arrachement partiel, de la machine de la figure 1 ; la figure 4 est une élévation, avec arrachement partiel, de la machine de la figure 1 ; la figure 5 est une coupe transversale, à échelle agrandie et avec arrachement partiel, suivant la ligne 5-5 de la figure 4 ; la figure 6 est une coupe suivant la ligne 6-6 de la figure 5 ; la figure 7 est une coupe transversale, à échelle agrandie, suivant la ligne 7-7 de la figure 5 et représente les aiguilles d'injection introduites dans une pièce de viande ;
la figure 8 est une coupe axiale, à échelle agrandie suivant la ligne 8-8 de la figure 7 et représente une aiguille d'injection ; la figure 9 est une coupe axiale partielle d'une aiguille d'injection ; la figure 10 est une coupe transversale partielle, à échelle agrandie, suivant la ligne 10-10 de la figure 3 ; la figure 11 est un schéma du circuit fluidique de la machine mettant en oeuvre le procédé selon l'invention ; la figure 12 est une vue en plan d'un mécanisme à rochet commandant le transporteur de la machine représentée sur la figure 1 ; la figure 13 est une coupe transversale, avec arrachement partiel, suivant la ligne 13-13 de la figure 12 ; la figure 14 est une élévation, avec coupe partielle et représente le montage réglable d'une extrémité du transporteur ;
la.figure 15 est une vue en perspective par- tielle du mécanisme de transmission de la machine représentée sur la figure 1 ; et la figure 16 est une coupe d'une soupape sui- vant la ligne 16-16 de la figure 1.
<EMI ID=1.1>
d'injection selon l'invention, comprend une table 11 qui repose sur des pieds verticaux 12,14,16 et 18 dont les extrémités inférieures comportent des éléments convenables 20 de réglage en hauteur. Des entretoises 22 et 24 sont montées entre les pieds 12 et 14, des entretoises 26 et 28 entre les pieds 14 et 16, des entretoises 30 et 32 entre les pieds 16
et 18 et des entretoises 34 et 36 entre les pieds 12 et 18.
Un montant vertical 38 est disposé entre les entretoises 26
et 28 (figure 1) et un montant 40 entre les entretoises 34 et
36 (figure 2).
Un moteur électrique 42 est monté sur un support disposé entre les entretoises 28 et 36 et comporte une poulie 44 de commande. Comme représenté sur les figures 1 et 2, un bâti 46, monté sur la machine, comprend des parois 48, 50, f
52 et 54. Un arbre 56, tournant par ses extrémités opposées sur les parois 50 et 54 du bâti, supporte deux poulies espacées
58 et 60 avec lesquelles il tourne. Une courroie 62 d'entraînement passe sur les poulies 44 et 58 de manière que le moteur
42 puisse faire tourner l'arbre 56.
Un arbre 64 tourne sur les parois 48 et 54
du bâti et dépasse vers l'extérieur dans un plan situé au-dessus de l'arbre 56. Une courroie 68 d'entraînement passe sur la poulie 60 et sur une poulie 66 montée sur cet arbre 64. Une poulie folle 70 permet de régler la tension mécanique de la courroie 68.
Des tiges 76 et 78, du type réglable en longueur à l'aide de lanternes, sont articulées sur des excentriques 72 et 74 montés sur les extrémités opposées de l'arbre
64. Les extrémités supérieures de ces tiges 76 et 78 sont également articulées sur des bras 80 et 82, entre les extrémités de ces derniers. Les extrémités inférieures de ces bras
80 et 82 pivotent sur des arbres 84 et 86 qui tournent sur des plaques 88 et 90. Un arbre 92, monté entre ces dernières, supporte un rouleau 94 comprenant des couronnes dentées 96 destinées à engrener avec un transporteur 98 à chaînes sans fin et à le supporter. Ce transporteur comprend plusieurs maillons de chaîne reliés les uns aux autres comme représenté sur la figure 14. Des éléments 100 et 102, fixés aux extré-
<EMI ID=2.1>
mécanique du transporteur 98. L'autre extrémité de ce dernier repose sur un arbre 104 qui tourne sur des plaques 106 et 108 et, comme représenté sur la figure 3, qui comporte des couronnes dentées 110 engrerant classiquement avec les chaînes
du transporteur 98.
La figure 12 représente en détail le disposi- tif de commande du transporteur 98. Comme représenté sur la figure 12, une clavette 114 cale sur l'arbre 104 une plaque
112 à laquelle une roue 116 à rochet est fixée par des vis
118. Cette roue comporte plusieurs dents espacées 120. Une extrémité de l'arbre 104 est montée dans un palier 122 fixé à la plaque 108 par des via 124 (figure 12).
Une bague 126 entoure l'arbre 104 entre le palier 122 et la roue 116 à rochet et elle comporte un manchon
128 qui dépasse vers le bas (figure 13). Un axe 130 passe
dans ce manchon 128 (figures 12 et 13). Une goupille 132 d'arrêt traverse son extrémité supérieure, alors que son extrémité inférieure est articulée sur une extrémité d'une
tige 134 à l'aide d'un axe 135. La tige 134 est articulée
par son autre extrémité sur l'excentrique 74. La mobilité
de l'axe 130 dans le manchon 128 peut être réglée à l'aide d'une bride 136 solidaire de cet axe. La position de ce dernier par rapport au manchon 128 peut être modifiée lorsque
la bride 136 est desserrée. Par contre, lorsqu'elle est serrée sur l'axe 130, elle l'empêche de se déplacer par rapport au manchon 128. La goupille 132 empêche cet axe 130 de tomber du manchon 128 lorsque la bride 136 est desserrée.
Un axe 138 tourne sur le manchon 128, comme représenté sur la figure 13, et supporte, à une extrémité,
un cliquet 140 destiné à s'enclencher aveu les dents 120 et
à faire tourner la roue 116 à rochet dans un sens (dans le
sens des aiguilles d'une montre) lorsque la tige 134 se déplace vers la gauche, comme représenté sur la figure 13. Un
<EMI ID=3.1>
128 par son autre extrémité de manière à enclencher le cliquet 140 avec les dents 120 lorsque la tige 134 est déplacée vers la gauche (figure 13) et à permettre à ce cliquet 140 de passer sur les dents 120 lorsque la tige 134 est déplacée vers la droite (figure 13).
Un collecteur 146 comporte deux bossages extrêmes extérieurs 148 et 150 fixés aux extrémités des bras
80 et 82 par des chapeaux 152 et 154. Ce collecteur 146 comprend des extrémités opposées 156 et 158, des parois latérales 160 et 162, une paroi supérieure 164 et un fond 166. Il comporte plusieurs conduits verticaux 168, faiblement
<EMI ID=4.1>
senté sur la figure 5. Les conduits de chaque rangée sont espacés les uns des autres d'environ 20 mm et des conduits des rangées voisines d'environ 10 mm.
Un support 170 d'aiguilles, comportant un alésage 172, est monté à l'extrémité inférieure de chaque conduit 168. Une aiguille 174 d'injection, qui coulisse dans chaque conduit 168, comprend approximativement une extrémité supérieure 176, une extrémité inférieure 178 et un collet extérieur 180. Elle comporte également un alésage 182 dont l'extrémité supérieure 184 est rétrécie (figure 9) de manière à délimiter un orifice 186 d'un diamètre très inférieur à celui de l'alésage 182. Comme représenté sur la figure 9, la zone 188 entourant l'orifice 186 est très petite de manière à empêcher la cristallisation de sels autour de l'orifice. Un joint 190 entoure l'aiguille 174, au-dessus du collet 180, et porte hermétiquement sur la surface du conduit 168 de manière à empêcher toute fuite de fluide.
Un couvercle courbe 192 est fixé sur le
<EMI ID=5.1> <EMI ID=6.1>
<EMI ID=7.1>
<EMI ID=8.1>
le" conduit 168. Un tuyau 206 communique par une extrémité avec le compartiment 202 et par son autre extrémité avec un compartiment 208 d'un distributeur 210. Comme représenté sur la figure 6, une soupape 212, montée sur le couvercle 192 du collecteur, est conçue pour permettre un léger écoulement d'air vers l'extérieur. Bile est du type à clapet anti-retour de manière à empêcher l'air de pénétrer dans le compartiment
202. Elle permet avantageusement la décharge de l'air du compartiment 202 jusqu'à ce que la pression régnant dans ce dernier atteigne environ 0,07 bar.
Le distributeur 210 cbmporte un alésage verti- cal 214 dépassant vers le bas du compartiment 208 et dans
<EMI ID=9.1>
mité inférieure de cette tige 220, coulisse verticalement
dans l'alésage 214. Un ressort 224, dont l'extrémité supérieure porte sur un anneau élastique 216 de retenue, tend à déplacer vers le bas ce piston 222 pour qu'il prenne la position dans laquelle il est représenté sur la figure 10. Un
1 joint 228 entoure la tige 220 (figure 10) de manière à empêcher toute fuite de liquide du compartiment 208 vers le compartiment 214. Un clapet 230 est fixé convenablement à l'extrémité supérieure de la tige 220 de manière à porter hermétiquement sur un siège 234 afin d'empêcher l'écoulement
du liquide d'une chambre 236 vers le compartiment 208 lorsqu'il
<EMI ID=10.1> figure 10. La chambre 236 est délimitée par un élément arrondi 238 monté sur le distributeur 210. Un tuyau ou tube
258 la relie à un raccord 241 en T. Un tuyau 243 relie ce dernier à une soupape 242 qui elle-même est reliée à un réser� voir 248 le liquide par un tuyau 246. Un tuyau 250 ou tout autre conduit convenable relie ce réservoir 248 à un filtre
252, comme représenté sur la figure 11. De même, un tuyau 254 ou autre relie le filtre 252 à une pompe 256 qui elle-même est reliée au raccord 241 par un tuyau 257. Le moteur 42 commande en continu cette pompe 256 (figure 15) pendant toute la durée de fonctionnement de la machine, comme décrit plus en détail ci-après.
La soupape 242, qui assume la fonction de clapet anti-retour, permet le retour du liquide vers le réservoir 248 lorsque le clapet 230 repose sur le siège 234 et lorsque la pression régnant dans la chambre 236 atteint une valeur prédéterminée. Un doigt 259, réglable en hauteur, est fixé à la machine, sur la course de la tige 220, de manière à porter sur cette dernière et à l'élever dans l'alésage 214 afin de placer le clapet 230 en position d'ouverture lorsque les bras 80 et 82 ont abaissé le collecteur
146 et le distributeur 210 dans la position dans laquelle ils sont représentés en trait plein sur la-figure 4.
La figure 16 représente la soupape 242 en détail. Cette soupape comprend un corps 259a auquel des couvercles extrêmes 261 et 263 sont fixés. Ce corps 259a comporte un alésage 265 dans lequel un plongeur 267 se déplace. Une extrémité de cet alésage 265 communique avec le tuyau 243 qui est fixé au couvercle 261, alors que l'autre extrémité de l'alésage 265 communique avec un tuyau 269 fixé au couvercle 263. Ce tuyau 269 est relié à une source d'air comprimé sous une pression prédéterminée. Le plongeur 267 comporte un alésage 271 aboutissant à l'une de ses extrémités
(figure 16). Plusieurs orifices 273, orientés radialement vers l'extérieur, font communiquer cet alésage 271 avec le tuyau 246 fixé au corps 259a (figure 16).
Des joints espacés
275 et 275' sont montés sur le plongeur 267 de manière à <EMI ID=11.1> corps 259a comporte un orifice 277 de décharge qui fait communiquer l'alésage 265 avec l'atmosphère de manière que l'air et le liquide, pouvant provenir d'une fuite, s'échappent ? lorsque le plongeur se déplace. Comme représenté sur la figure 16, une extrémité de ce plongeur 267 est d'un diamètre supérieur à celui de l'autre extrémité. Cette différence de <EMI ID=12.1>
sur un épaulement 281 de l'alésage 265 lorsque le plongeur
267 occupe la position dans laquelle il est représenté sur <EMI ID=13.1>
tissant à l'extrémité opposée à celle de l'alésage 271 et délimitant une chambre à air.
Comme représenté sur la figure 7, l'élément arrondi 238 comporte une chambre 285 en forme de cylindre,
dans laquelle se déplace un piston 287. Une extrémité de
cette chambre 285 comporte une ouverture 289 qui communique avec la chambre 236, alors que son autre extrémité communique avec un conduit 291 d'air relié à une source d'air comprimé sous une pression prédéterminée.
Une plaque réglable 260 de dégagement est disposée, à une certaine distance choisie, au-dessus du transporteur 98 à chaînes, transversalement par rapport à ce dernier. Elle comporte plusieurs trous 262 destinés chacun
au passage d'une aiguille 174, comme représenté sur la figure
7. Les côtés opposés de cette plaque 260 sont fixés aux extrémités supérieures de bras 264 et 266 qui dépassent vers
le bas et dont les extrémités inférieures pivotent sur les premières extrémités de biellettes 268 et 270. Les autres extrémités de ces dernières sont fixées à un arbre 272, tournant entre les entretoises 28 et 36 (figure 1), de manière que les bras 264 et 266 et, par conséquent, la plaque 260 de déga-
1 gement, soient élevés ou abaissés suivant le sens de rotation de l'arbre 272. Le bras 274 est relié rigidement à une extrémité de l'arbre 272. Une tige 276 de réglage est fixée à son extrémité supérieure (figure 4) et traverse l'entretoise 40. Un écrou 278 de réglage est vissé sur cette tige de manière
à la positionner par rapport à l'entretoise 40. La position de la plaque 260 de dégagement au-dessus du transporteur 98 peut ainsi être choisie.
Un bac 280, disposé au-dessous du transporteur
98 est destiné à recueillir le liquide en excès ou provenant d'éclaboussures. Un tuyau convenable, relié à ce bac 280, permet l'écoulement du liquide recueilli vers un élément convenable de vidange placé dans le sol ou autre. Un carter ou capot 282 recouvre une partie de la machine représentée sur les figures 1 et 2. Des tronçons extrêmes 284 et 286 de ce carter 282 pivotent avantageusement sur les axes 84 et 86 de manière que le carter puisse être aisément basculé,dans sa totalité, sur la machine pour des opérations de nettoyage et d'entretien.
Le déroulement normal du procédé selon l'invention sera à présent décrit. Le moteur 42 et la pompe 256 sont mis en marche de manière à alimenter le distributeur
210 en liquide, alors que le transporteur 98 à chaînes entre en mouvement sur la table. La rotation de l'arbre 64, commandée par le moteur 42, provoque un mouvement alternatif de la tige 134 dans le sens indiqué par les flèches sur les figures 13 et 15, de manière que le cliquet 140 fasse avancer pas-à-pas la roue 116 à rochet qui elle-même fait tourner le transporteur 98 par à-coups plut8t que d'une manière continue et constante. Comme mentionné précédemment, il est possible de modifier la longueur de chaque mouvement d'avance du transporteur 98 en modifiant la position de l'arbre 130 par rapport au manchon 128 de manière que la course de ce dernier varie.
La rotation de l'arbre 64, commandée par le moteur 42 comme représenté sur la figure 15, fait exécuter aux bras 80
et 82 un mouvement alternatif, commandé par les excentriques
72 et 74 et suivant la direction indiquée par les flèches
sur les figures 15 et 4. Cette dernière figure représente en trait plein le bras 82 dans sa position d'abaissement et, en trait pointillé, ce même bras 82 approximativement en position d'élévation par rapport au transporteur à chaînes.
Lorsque les bras 80 et 82 sont élevés, le collecteur 146
est placé de manière que les aiguilles 174 soient situées au-dessus de la plaque 260 de dégagement. Lorsque les bras
80 et 82 descendent, les aiguilles 174 passent dans les
trous 262 de la plaque 260 et pénètrent dans la pièce 288
de viande qui, comme représentée sur la figure 7, peut comporter un os 290 sur lequel portent certaines des aiguilles d'injection. Lorsque ces dernières portent sur un os ou
autre, elles peuvent coulisser vers le haut dans les conduits
168 (figure 7) afin de ne pas être détériorées. Ces aiguilles ne peuvent cependant s'élever dans les conduits 168 qu'en portant sur un os ou autre, car la pression du liquide les maintient dans leur position normale d'extension. La faible surface 188 entourant l'orifice 186 des aiguilles 174 empoche toute cristallisation de sels et élimine donc les risques d'obturation de l'orifice. De plus, la surface conique 184 donne à l'orifice 186, situé à l'extrémité supérieure de l'alésage 182, un très faible diamètre de sorte que si des particules passent dans cet orifice, elles ne se bloquent pas dans l'alésage 182, car ce dernier s'évase par rapport à l'orifice 186 et atteint un diamètre très supérieur à celui 1
de ce dernier immédiatement au-dessous de la surface conique
184. Si le diamètre de l'alésage 182 était constant d'une extrémité à l'autre, les particules pénétrant par l'extrémité supérieure risqueraient de se coincer ou d'être bloquées dans l'alésage.
Le mouvement vers le haut des bras 80 et 82 provoque l'élévation du collecteur 146 par rapport à la posi-
<EMI ID=14.1>
manière que les aiguilles 174 soient retirées de la pièce 288
de viande. La plaque 260 de dégagement empêche cette dernière de s'élever avec les aiguilles et permet à celles-ci d'être sorties de la viande. Par conséquent, pour chaque mouvement du transporteur 98, le collecteur 146 est abaissé de manière que les aiguilles 174 pénètrent dans la pièce 288 de viande. Le liquide est ainsi convenablement et uniformément injecté dans cette dernière. Le couvercle 192 du collecteur 146
pouvant être aisément démonté, il est possible de réaliser différents couvercles permettant à plusieurs des conduits 168 d'être obturés dans le cas de produits donnés. Par exemple,
si le produit à traiter est extrêmement étroit, il est possible de monter sur le collecteur 146 un couvercle 192 comportant
des éléments obturant les conduits 168 situés aux extrémités opposées du collecteur 146, de manière que le liquide n'arrive pas aux aiguilles ne devant pas pénétrer dans le produit.
Il est avantageux que les mouvements d'avance
du transporteur 98 à chaînes correspondent approximativement
à la moitié de la largeur de la zone des aiguilles, augmentée ou diminuée d'environ 6 mm, de manière que la viande soit
<EMI ID=15.1>
entre les axes des aiguilles soit de 12 mm. Cette caractéristique permet d'augmenter la surface de la zone de montage des <EMI ID=16.1>
points d'injection de ce liquide dans la viande. Il est notamment avantageux que les aiguilles ne soient pas espacées
<EMI ID=17.1>
traversent la viande en des points espacés approximativement
de 8 mm. En fait, la viande avance généralement d'environ
50 mm à chaque mouvement. En injectant une petite quantité
de liquide en des points rapprochés (espacés de 6 à 8 mm), le liquide ne tend pas à se déplacer à l'intérieur de la pièce
sur une grande distance et, par conséquent, aucune poche de liquide ne se forme dans certaines zones alors que d'autres zones ne reçoivent pas de liquide, comme c'est le cas lorsque ? .� les aiguilles sont très espacées ou lorsqu'elles ne pénètrent - <EMI ID=18.1>
<EMI ID=19.1>
<EMI ID=20.1>
<EMI ID=21.1>
de pénétration se chevauchent. Comme indiqué par la position des conduits 168 sur la figure 5, les positions des aiguilles d'une rangée sont décalées par rapport à celles des aiguilles
de la rangée voisine. Après que la pièce de viande a avancé d'une longueur donnée, le liquide est injecté en des points situés entre les points précédents d'injection.
Comme mentionné précédemment, la pompe 256 fonctionne en continu. Lorsque le collecteur 146 et le distributeur 210 sont abaissés par les bras 80 et 82, le piston
222 du distributeur 210 porte sur le doigt 259 qui provoque l'élévation de la tige 220 dans le distributeur 210, de
manière que le clapet 230 se dégage du siège 234. Par conséquent, le liquide contenu dans le compartiment 236 est refoulé
<EMI ID=22.1>
le compartiment 202 du collecteur 146. Il est également refoulé à force du compartiment 202 dans les conduits 168 et il sort des aiguilles d'injection en passant dans leurs alésages
182. Lorsque les bras 80 et 82 s'élèvent, le clapet 230 redescend en position d'appui sur le siège 234 et interrompt
ainsi l'écoulement du liquide vers le collecteur 146. En d'autres termes, les aiguilles 174 d'injection ne sont ali- mentées en liquide que lorsque le collecteur 146 est abaissé, c'est-à-dire lorsque ces aiguilles 174 sont introduites dans
la pièce 288 de viande. Il en résulte une diminution de la consommation de liquide par rapport à une machine dans laquelle les aiguilles sont alimentées en continu.
Lorsque le clapet 230 est ouvert, la pompe
256 refoule le liquide par le tuyau 257, le raccord 241, le tuyau 258, les compartiments 236 et 208, le tuyau 206 et le compartiment 202, vers les aiguilles 174 desquelles il sort. Lorsque le collecteur est élevé par rapport à la pièce de viande, le clapet 230 se ferme de manière que le compartiment
236 contienne du liquide sous pression. Ce liquide est refoulé ' dans le compartiment 236 jusqu'à ce que-la soupape 242 se déclenche et établisse une dérivation, comme décrit ci-après. Lorsque la pression du liquide augmente dans le compartiment
<EMI ID=23.1>
sur la figure 7, contre la pression prédéterminée de l'air appliquée à l'extrémité de gauche de la chambre 285. En fait, cette chambre 285 et le piston 287 constituent un organe élastique de déclenchement pour le liquide contenu dans le compartiment 236. Le mouvement du piston 287 vers la gauche
(figure 7) comprime l'air'contenu dans l'extrémité de gauche
de la chambre 285. Lorsque le clapet 230 s'ouvre, la pression
de cet air et celle de l'air circulant dans le conduit 291 s'appliquent brusquement sur le liquide se trouvant dans le
<EMI ID=24.1>
<EMI ID=25.1>
lation constitué par le piston 287, la chambre 285 et le compartiment 236 permet un fonctionnement doux et la mise
en oeuvre d'une pompe de dimensions inférieures à celles des pompes généralement utilisées.
La force de l'à-coup de pression appliqué
au liquide dépend de la pression d'air régnant dans les conduits 291 et 269. La pression du conduit 269 tend normalement
<EMI ID=26.1>
est représenté sur la figure 16 de manière que la pompe refoule le liquide dans le compartiment 236. Lorsque la pression régnant dans ce dernier devient supérieure à celle
de l'air du conduit 269, le plongeur 267 se déplace vers la droite (figure 16) de manière que les orifices 273 communi- quent avec le conduit 246 et que le liquide soit ainsi ramené au réservoir 248. Lorsque la pression régnant dans le com- partiment 236 tombe, la pression de l'air du conduit 269 ramène le plongeur 267 vers la position dans laquelle il est représenté sur-la figure 16, de manière que le liquide circule ' de nouveau vers le compartiment 236 du distributeur 210.
L'invention concerne donc un procédé très efficace d'injection de liquide dans des pièces de viande.
Ce procédé permet de consommer peu de liquide et de l'injecter de manière uniforme dans une pièce de viande, en des points très rapprochés.
Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS
1. Procédé d'injection de liquide dans une pièce de viande, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer par mouvements successifs une pièce de viande à proximité d'un dispositif comprenant plusieurs aiguilles d'injection de liquide, à introduire ces aiguilles dans la pièce pendant les périodes comprises entre les mouvements successifs de cette dernière, et à coordonner la longueur de ces mouvements avec la largeur utile du dispositif devant lequel la pièce se déplace, de manière que la zone effective de pénétration initiale des aiguilles dans la pièce de viande soit au moins partiellement chevauchée par la zone suivant laquelle les aiguilles pénètrent dans cette pièce après que cette dernière a exécuté son mouvement suivant d'avance.